Jamais deux sans trois

Nous voici donc repartis pour un test d’une série que je ne connais pas du tout (ton ironique)… Puisque pour tout vous dire, Kurohyō: Ryū ga Gotoku Shinshō sur PSP en 2010, est le SEUL épisode de la saga auquel je n’ai pas joué ! 😉 Blague à part, c’est donc en terrain très connu que je pars aujourd’hui, puisque ce ne sera pas moins que la 3e fois que je joue à Yakuza 3 ! La première fois sur le jeu original sur PS3 (2009)… La seconde avec la version embarquée dans la Yakuza Remastered Collection de 2020 sur PS4 (qui permettait aussi de jouer aux 4e et 5e épisode remasterisés)… Et donc la troisième fois aujourd’hui, avec ce Yakuza Kiwami 3.

Le mot japonais « Kiwami » peut être traduit en Français par « Ultime » ou « Le Meilleur de » ! On comprend donc assez rapidement l’intention de SEGA lorsque sort, en 2016, Yakuza Kiwami, sur PS4 et XBox One. En fait, il s’agit d’un remake (et non d’un remaster) du tout premier Yakuza, sorti sur PS2 en 2005. Un tout nouveau jeu, plus beau, qui tourne sur un nouveau moteur graphique, et propose donc, en quelque sorte, la version ultime du titre original. Même chose en 2017, avec Yakuza Kiwami 2 (toujours sur PS4 et XOne), qui offre une lecture plus moderne du Yakuza 2 (PS2) de 2006. Des choix qui se justifiaient par le fait que les deux premiers opus, sortis sur PS2, avaient terriblement vieilli !

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Après quelques nouveaux épisodes, remakes, spin-off, et même virage à 180 degrés avec les Like a Dragon et leur gameplay plus orienté RPG au tour par tour… RGG et SEGA annoncent, en septembre 2025, un Yakuza Kiwami 3 sur les machines actuelles. Là, maintenant, on connaît le truc et on sait à quoi s’attendre. Et cette fois, c’est d’un épisode PlayStation 3 dont il est question. Si ce n’est que cette nouvelle version du 3e épisode, injustement mal aimé par certains fans, propose une partie inédite. Avec un nouveau personnage : Dark Ties, qui nous permet d’incarner cette fois Yoshitaka Mine, antagoniste de Yakuza 3… Un nouveau jeu dans le jeu, donc !

En toute logique, le jeu est la suite de Kiwami 2 (oubliez tous les derniers épisodes) : Kazuma Kiryu se range, et déménage à Okinawa, la Côte d’Azur du Japon, pour s’occuper du Morning Glory (l’orphelinat où il a grandi), avec sa fille adoptive Haruka. Mais forcément, rien ne se passe comme prévu : la maison est construite sur un terrain voué à devenir un complexe touristique, sur fond politique… Et pour ne rien arranger, les Yakuzas sont aussi de la partie. Kiryu va donc devoir casser des bouches ! En parallèle, l’antagoniste Yoshitaka Mine a lui aussi son origin-story qu’on vous laisse découvrir, puisqu’elle est totalement inédite ! Notez que, si vous prenez l’histoire en cours de route, une séquence dans un cimetière en début de partie vous permettra, en vous recueillant sur des tombes, de lire les résumés des épisodes précédents… Histoire de ne pas perdre le fil.

Gameplay : le retour aux valeurs sûres

On retrouve les commandes de Kazuma Kiryu : donc, on va aussi retrouver le bon vieux gameplay action/baston à l’ancienne, avec ses styles de combat, ses finish complètement loufoques, ses « fury » survoltées… Et son arbre de compétences à développer. Bref : si vous êtes un vieux de la vieille, alors vous allez rapidement retrouver vos repères, dont RGG Studio s’était écarté avec les deux épisodes mettant en scène Ichiban. Ici, on tape, on projette, on frappe au sol, on envoie par dessus les rambardes… Deux arbres, donc deux styles de combat sont disponibles (Dragon de Dojima et Style Ryukyu), et vous pouvez switcher à chaque instant. Bref, SEGA nous procure les douces sensations du beat’em all arcade « à l’ancienne » comme on l’aime ! Enfin… Pour la partie baston !

Car réduire Yakuza à de la bagarre est une erreur presque aussi grotesque que de le comparer à un GTA Like. Le combat est une boucle de gameplay, mais il en existe des dizaines, dans cette licence qui nous surprend à chaque coin de rue ! Vous pourrez par exemple aussi vous distraire en jouant aux fléchettes, au billard, à des jeux d’arcade SEGA, au baseball, à des jeux de société japonais… Vous pourrez aussi vous régénérer en allant manger un morceau dans les restos, voire vous torcher au bar (attention, quand vous buvez, votre perception est momentanément altérée)… Si cela ne vous suffit pas, vous pourrez aussi chercher des clés de casiers, des mallettes, pêcher ou attraper des insectes, cuisiner (hérité de Pirate Yakuza), voire entretenir votre potager !

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L’autre caractéristique des jeux Yakuza, qui plaît ou pas, c’est sa narration. Ou plutôt devrais-je dire sa construction, sa mise en scène qui comporte de nombreuses cinématiques, mais aussi énormément de dialogues. Vraiment ! Au point de surprendre les nouveaux venus, qui seront sans doute frustrés de devoir attendre un gros quart d’heure avant de réellement prendre les commandes de Kiryu en début de partie. Heureusement, par rapport à la version PS3, cette nouvelle version bénéficie de sous-titres en Français (pour l’original, il fallait comprendre l’Anglais). Avec toujours la possibilité, plus immersive, de mettre les voix en Japonais.

Par rapport au Yakuza 3 original, on sent que tous les épisodes modernes sont passés par là entre temps. Cela se ressent avec tous les mécanismes de gameplay qui ont été ajoutés dans ce remake. Les phases de cuisine par exemple, on en a parlé. Mais aussi le Street Surfer (l’engin électrique qu’Ichiban utilise à Honolulu pour se déplacer dans les rues) dont on découvre ici l’origine. Ou encore le mode LaLaLa Lovelies qui permet de transformer de parfaits PNJ inconnus en amis virtuels via votre téléphone… Le gameplay se modernise donc par rapport à son modèle. Beaucoup moins rigide (il le reste quand même un peu), il se nourrit des mécanismes plus récents pour proposer une expérience plus agréable au joueur. La modernisation ne passe pas que par les graphismes !

De vraies valeurs ajoutées ?

La première (très) grosse nouveauté de ce remake, c’est bien évidemment la partie Dark Ties du titre. Autrement dit, l’ajout d’un arc narratif complet qui n’existait pas dans le jeu de base. Il vous propose d’incarner Yoshitaka Mine, qui n’est autre que l’antagoniste de Yakuza 3. Pour des raisons évidentes, si vous découvrez Yakuza 3 (si vous n’avez pas déjà joué à une édition précédente sur PS3 ou PS4), on vous déconseille fortement d’attaquer par ce Dark Ties. On vous conseille de finir d’abord Yakuza 3, afin d’éviter les spoilers.

Dans cette origin-story, donc, on découvre un peu plus Yoshitaka Mine. De son éviction de la start-up qu’il avait créée jusqu’à son ascension dans le milieu des yakuzas. Sans en dire plus sur ce personnage, sachez que le jeu se joue comme l’autre partie, avec son orientation action/aventure. Mine dispose de ses propres coups spéciaux et styles de combat (pas une simple copie de Kiryu). Il aura lui aussi ses propres missions annexes appelées « SKandales à étouffer« , pour « blanchir la réputation » de sa « famille ». Bonnes actions, aide aux démunis, manipulation, argent à collecter… Enfin, notons que l’écriture de ce récit est plus noire, plus sombre que la partie avec Kiryu, qui sait lâcher la pression avec parfois un ton plus léger.

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L’autre grosse nouveauté, dans la partie Yakuza 3 cette fois, c’est bien évidemment le mode Bad Boy Dragon. Qui vous permet de prendre le lead d’une bande de bikers. Un mode qui rappelle fortement l’équipage de pirates que vous pouviez constituer et gérer dans Like a Dragon : Pirate Yakuza in Hawaii l’an passé. Ou le Majima Construction de Kiwami 2. Ici, concrètement, vous devez protéger Ryukyu Downtown en constituant une véritable armée de motard(e)s, prêts à aller casser des gueules. Et plus particulièrement celles des Tokyo Night Terrors, une sorte de super-gang qui projette de devenir le maître des routes de tout le Japon. Le joueur peut ainsi constituer des escouades, et partir faire des raids pour bastonner des équipes et leur boss… Ou capturer des camps ennemis façon Dynasty Warriors.

Et puis, la nouveauté la plus importante, tellement sous notre nez qu’on ne la voit pas, c’est le remake, le « kiwami » du titre ! Nouvelles cinématiques, nouvelles lignes de dialogues pour être encore plus raccord avec 2026, des scènes entièrement refaites, voire allongées par rapport au matériau d’origine… On est clairement sur une revisite plus alléchante que le Yakuza 3 sorti sur PS3. D’ailleurs, les scènes ont tellement été refaites que RGG Studio a tout simplement recasté les personnages principaux. Certaines têtes, certes plus réalistes, n’ont plus rien à voir avec le jeu d’origine. Rikiya Shimabukuro (Tatsuya Fujiwara est remplacé par Sho Kazamatsu), Goh Hamazaki ou Shigeru Nakahara pour ne citer qu’eux, sont des personnages totalement différents !

Une réalisation qui commence à sérieusement traîner la patte

Alors là, on va aborder maintenant un problème qui est récurrent dans les jeux Yakuza : la réalisation, et plus particulièrement, les petits soucis techniques qui viennent assombrir un tableau jusque là presque parfait ! Le jeu est joli, coloré, fluide, lumineux, ultra-détaillé, tourne en 60fps mais… Sa technique n’est pas celle d’un jeu de 2026 ! Et là, on est clairement dans du début de vie de la PlayStation 4 ! Avec des défauts qui sont hélas récurrents dans la série. Malgré les améliorations régulières du Dragon Engine, on retrouve ces défauts qui sont la signature, en quelque sorte, des jeux Yakuza.

Premièrement, la physique ! On va retrouver la même rigidité que dans les épisodes précédents. Pire encore, on retrouve une nouvelle fois nos grandes copines les collisions ! Comprenez que, quand Kiryu s’élance dans une course poursuite effrénée, il va se heurter à absolument tout ce qui trouve sur son chemin : barrières, PNJ, vélos, véhicules, et même de petits objets au sol… Quand il pourrait tout simplement sauter, sa course est stoppée par ces fichus obstacles. Surprenant quand, dans les épisodes précédents, le héros pouvait enjamber les barrières, ou sauter des balcons. Bien que nous avions déjà ces soucis de collision.

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On retrouve aussi les problèmes habituels de game-design. Certes, les modèles physiques (et notamment les visages) sont superbes, mais… On a quand même tout au long du jeu des textures qui datent de la PS3. Pour ne pas parler des PNJ archi-clonés tout au long du jeu. On note un effort sur les protagonistes des missions secondaires, assez variés, mais… Les simples passants ou les gangsters ont des jumeaux partout aux quatre coins de la ville. Et tant qu’on y est, il est grand temps que les développeurs pensent à mettre autre chose que des onomatopées lors des dialogues des quêtes annexes. « Mmm…Oooh…Ahhh… Humm… Ah ah ah… Gwaaaa !! » ça va un moment mais… Kssss, Ohhh… Huummm !

Chez RGG Studio, on sent le soucis du tout petit détail. Même celui auquel on ne pense pas au premier abord ! Alors, on s’étonne d’un mystérieux phénomène lors des transitions gameplay/cut scenes. Certaines tiennent compte de vos changements vestimentaires (de nombreuses tenues sont disponibles pour votre avatar)… Mais d’autres n’en ont strictement rien à faire. Et contrôler un Kiryu en bermuda/chemise à fleur et, dans la cinématique suivante, le voir retrouver son traditionnel costume blanc sans explication… Ça tue l’immersion, il faut bien le dire ! D’autant plus étrange que, comme je l’ai dit, certaines séquences prennent en compte vos modifications. Il me semble que l’explication est à chercher du côté de la différence entre les scènes refaites et les nouvelles.

Quand version moderne = compromis

Il est grand temps de laisser la parole au très grand fan de la licence que je suis. Celui qui aime les jeux Yakuza (l’une de mes séries de jeux vidéo préférées, maintenant vous le savez)… Mais comme tout fan qui se respecte, celui qui va apporter un regard critique sur ce nouvel épisode. Car s’il coche suffisamment de cases pour en faire un bon jeu… Il n’est pas parfait, loin de là ! Et on ne va pas revenir sur la technique, qui a eu le droit à sa partie un peu plus haut.

Tout d’abord, ce Yakuza Kiwami 3 est une version modernisée du jeu, adaptée aux standards de 2026… Mais je n’irai pas dire que nous avons là la version ultime de cet épisode ! Tout d’abord parce que cette version est privée d’un très grand nombre de quêtes annexes, qui sont pourtant une force de la série. Dans le Yakuza 3 original (PS3), on en compte 119. Dans Yakuza Kiwami 3, certaines ont été fusionnées pour n’en faire qu’une seule, d’autres ont été tout simplement supprimées… Pour un total de 31 missions secondaires. Dommage, car ces quêtes ne sont pas juste des quêtes « fetch this » ! Beaucoup apportaient des liens narratifs avec l’histoire principale ultérieure du Kiryu-verse, des moments drôles ou émouvants, des aperçus de personnages secondaires… Et forcément, la durée de vie s’en ressent.

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Certains éléments de gameplay ont aussi été remplacés ou supprimés. Comme par exemple les Révélations, système d’animations rigolotes où Kiryu vit des petites scènes marrantes ou absurdes dans la ville et gagne des techniques via des QTE. De même, une grosse coupe a été faite sur les mini-games : si on en retrouve une grande majorité, certains ont été enlevés (la gestion d’hôtesses par exemple), sans doute pour faire de la place au mode Bad Boy Dragon. De même, de nombreuses saynètes liées à la vie au Morning Glory, tout au long des chapitres, ont été concentrées dans un nouveau mode secondaire General Store. Qui vous permet de cultiver des légumes, de les vendre et de répondre à des commandes. Enfin, les techniques de combat avec des armes ont été réunies dans le nouveau style de combat Ryukyu, qui permet d’alterner plusieurs armes.

Le gameplay n’est pas le seul à avoir subi de grosses transformations. On pourrait aussi parler de l’écriture. Des personnages marquants comme Mack, le maître Komaki, le Dr Minamida… Sont des personnages secondaires qui se sont tout simplement évaporés dans Kiwami 3. Enfin, le jeu a été aussi critiqué pour une fin modifiée, et qui crée des incohérences avec les épisodes suivants. Certains fans se montrant même scandalisés. En réalité, la modification porte sur la scène post-générique, qui modifie simplement l’avenir d’un personnage secondaire en ressuscitant un mort (on n’en dira pas plus). Mais, comment crier à l’incohérence quand, dans ce même Yakuza 3, on assiste à deux autres morts… Tout en sachant que, dans les Like a Dragon, ces deux victimes, bien vivantes, sont vouées chacune à un bel avenir de barman ?

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Enfin, et ce point découle des précédents, la durée de vie est plus faible que pour les opus précédents. Avec toutes ces substories en moins, la quête de Kiryu et ses 12 chapitres se plient en une trentaine, voire une quarantaine d’heures grand max. Pour le récit de Mine, qui tient en trois chapitres, comptez une bonne dizaine d’heure. Pour vous donner un ordre d’idée, mes parties de Like a Dragon : Infinite Wealth et Like a Dragon : Pirate Yakuza in Hawaii (les deux derniers jeux Yakuza sortis) affichent une centaine d’heures au compteur chacune… Ici, on est sur un titre deux fois plus court que les derniers épisodes. On le comparera plus facilement à un spin-off comme The Man Who Erased his Name qu’à un vrai nouvel épisode complet.

Mauvaise presse

À sa sortie, le jeu a pu décevoir les fans de la première heure, et ce pour plusieurs aspects controversés. Le premier est un choix commercial de SEGA qui, à la sortie de Kiwami 3, a décidé de retirer la version Remastered de Yakuza 3. Qui est pourtant la meilleure version de cet épisode, puisqu’elle embarque la totalité du jeu, y compris les quêtes annexes qui avaient été supprimées dans la version européenne de Yakuza 3 (PS3). Si vous voulez jouer au 3e Remaster, il vous reste l’occasion… Ou une version intégrale de la série qui se vend tout de même 129€.

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Autre polémique ayant fait couler de l’encre… Le changement de modèle physique et de voix pour le personnage de Goh Hamazaki (autrefois doublé par Joji Takahashi, voir les deux photos ci-dessus) a suscité quant à lui une polémique : dans Yakuza Kiwami 3, il est doublé par (et reprend les traits de l’acteur) Teruyuki Kagawa. En 2019, le comédien a été accusé d’agression sexuelle sur une femme. Il a reconnu officiellement son « inconduite sexuelle » en 2022.

Une mésaventure qui rappelle celle de 2019, avec le jeu Judgment : l’acteur Pierre Taki avait été arrêté pour consommation de cocaïne. Sega avait alors retiré le jeu des ventes, le temps de refaire toutes les scènes où il apparaissait… Dans Yakuza Kiwami 3, malgré la demande de nombreux fans de remplacer les scènes de Kagawa… Sega n’a toujours pas pris position. Ces deux points n’influent évidemment pas notre verdict, mais nous nous devions de vous en parler, en toute objectivité.

Au final

Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties est une version modernisée de Yakuza 3, qui permettra aux néophytes de découvrir le jeu dans la version la plus moderne qui soit. Avec un gameplay beaucoup plus dynamique, des bagarres encore plus nerveuses, et des cinématiques magnifiques… On ne peut nier que ce nouveau volet n’a plus rien à voir avec le matériau d’origine, et se rapproche des standards des derniers épisodes en date. Cerise sur le soapland, cette mouture 2026 nous permet même de découvrir un nouvel arc narratif, qui approfondit le personnage de Mine, grand ennemi de cet épisode.

Oui mais… Pour autant, peut-on vraiment parler de version ultime de Yakuza 3 ? Puisque le jeu original est tout de même amputé d’une grosse partie de son contenu ! Oui, on a des nouveaux modes, dont un Bad Boy Dragon très intéressant et qui va vous accrocher un moment… Mais on a aussi près de 80 missions secondaires en moins, des personnages importants qui passent à la trappe… Et une réécriture qui apporte, en l’état, quelques changements sur l’ensemble du Yakuzaverse. Mais sauf changement, les développeurs ont déjà confié que ce Kiwami sera le dernier….

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En toute objectivité, j’ai passé un très bon moment sur ce Kiwami 3. On ne s’ennuie jamais ! Une fois dedans, j’ai oublié tous les autres titres installés sur ma PS5. J’ai aimé retrouver Kiryu, le Morning Glory et les rues d’Okinawa. J’ai aimé retrouver ce mélange entre roman noir et humour déjanté bien japonais… Bref, j’ai aimé plonger dans cette ambiance que seule la série Yakuza sait créer. Pourtant, je reste aussi globalement déçu par la vitesse à laquelle arrive la conclusion, par la coupe à la tronçonneuse dans les quêtes annexes… Et je ne parle même pas de la frustration de la partie Dark Ties, passionnante, mais expédiée en trois chapitres.

En conclusion, Yakuza Kiwami 3 est un très bon jeu vidéo. C’est aussi un bon jeu Yakuza… Mais ce n’est certainement pas la meilleure version du 3e opus. À cause des nombreuses modifications qui le privent d’un contenu conséquent, le meilleur cru reste le Yakuza 3 Remaster que SEGA a eu la délicate idée de retirer des stores. Il est cependant encore possible de le trouver d’occasion sans se ruiner. Si vous connaissez peu la série, ou si vous souhaitez découvrir la version la plus jolie du jeu, Kiwami 3 est néanmoins une option très intéressante… Pas le meilleur Yakuza, mais c’est validé !


Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties

  • Par : RGG Studio, pour SEGA
  • Sur : PS5, XBox Series, Switch 2, PC.
  • Genre : action/aventure
  • Classification : PEGI 18
  • Prix : 59,99€
  • Conditions de test : terminé sur PS5, sur une version fournie par l’éditeur
  • Une, pardon, deux aventures !
  • Des ajouts conséquents pour ce remake
  • Le contenu annexe : c’est généreux, il y en a pour un moment !
  • L’humour
  • Retrouver Kiryu
  • Certains personnages qui valent le détour
  • Les combats encore plus dynamiques
  • Gameplay : le jeu s’est nourri des récentes expériences
  • Découverte d’un nouveau cadre
  • L’écriture digne d’un polar
  • Sous-titres en VF, voix japonaises
  • Une nouvelle scène post-crédits plus profonde
  • L’animation toujours rigide (mais un peu moins)
  • Les bugs « signature » de la série : collisions, murs invisibles…
  • Finalement, on plie rapidement les deux aventures
  • Substories, minijeux ou nombreux éléments passés à la trappe
  • Des personnages marquants supprimés