Judgment : la couleur d’un Yakuza, le goût d’un polar réussi

Testé sur une version PS4, fournie par l'éditeur

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Celui-ci, je peux vous dire que je l’attendais ! Considéré comme un spin-off de la série Yakuza, Judgment nous ramène à Kamurocho. Cette fois dans la peau d’un ex-avocat devenu détective, aux trousses d’un serial-killer. C’est parti pour ce qui est, pour moi, le test le plus éprouvant de 2019. Du moins celui qui m’aura laissé les plus grosses poches sous les yeux ! 

Phoenix Wright, sors de ce corps !

Cela fait maintenant 14 ans que le Ryu ga Gotoku Studio, branche de Sega, nous régale avec l’une des meilleures séries (à mon sens) de la marque, voire toutes franchises confondues : Yakuza (Ryu ga Gotoku en japonais, d’où le nom de son créateur). Une série qui, contrairement à ce que j’ai pu entendre parfois, n’a strictement rien à voir avec un GTA-like (il faut le préciser) ! Quatorze ans et sept jeux canoniques à parcourir les rues bondées de Kamurocho, quartier fictif de Tokyo. Et quatorze années à suivre ce bon vieux Kazuma Kiryu, héros charismatique en costard gris, emblématique de la série.

Alors, lorsque Sega a annoncé, l’an passé, une toute nouvelle licence, ça a pu surprendre les fans ! Exit Kiryu, terminé le monde des Yakuzas vu de l’intérieur… Cette fois-ci, on ne garde que Kamurocho, pour découvrir une nouvelle histoire, un nouveau personnage !

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Le joueur en a donc terminé avec le grand banditisme à la japonaise… Ou presque ! Cette fois-ci, on change de camp, on change de point de vue. Nous allons continuer à parler de yakuzas, mais cette fois du point de vue d’un ex-avocat devenu détective privé : Takayumi Yagami (ou «Tak» pour les intimes). Pour l’anecdote, celui-ci est joué par Takuya Kimura, véritable star au Japon, chanteur, danseur, acteur et ex-membre du boys-band Smap.

Un scénario plus sombre, plus réaliste

Takayumi Yagami était autrefois ce que l’on peut considérer comme un jeune prodige du Barreau. Redoutablement efficace, cet avocat de génie était très populaire, et diablement efficace, suscitant même certaines jalousies dans le milieu. Mais sa vie a changé il y a trois ans, tandis qu’il devait assurer la défense d’un certain Shinpei Okubo. Et forcément, vous vous en doutez, Tak l’a fait acquitter. À peine tiré d’affaire, ce client assassine sa petite amie, et incendie son appartement. Marquant Yagami, devenu «celui qui libère les criminels», au plus profond de son âme, à tout jamais.

Rongé par ses remords, Tak Yagami a alors décidé de tout plaquer, pour devenir détective privé. Il a monté son agence au coeur de Kamurocho. Et est désormais assisté par Kaito, un ex-Yakuza. S’il vit aujourd’hui de petites filatures pour prouver des adultères, Tak a gardé des contacts avec son ancien employeur, qui lui confie parfois des petits boulots, afin d’aider la justice.

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C’est donc ici que débute le jeu, tandis que Takayumi doit « aider » une vieille connaissance : Kohei Hamura, capitaine de la famille Matsugane, un gang de Yakuza. Notre héros doit enquêter dans une affaire de meurtre, afin de fournir à l’avocat de Hamura de quoi innocenter son client. Mais derrière cette enquête se cache une plus sombre affaire, liée à un tueur en série qui assassine des yakuzas et leur arrache les yeux. Ce n’est que le début de l’histoire…

Vous ne serez pas dépaysés…

De manière générale, dans Judgment, vous ne serez pas en terrain inconnu si vous connaissez déjà la série Yakuza. On va en effet retrouver de nombreux éléments de gameplay qui ont fait le succès de ses prédécesseurs.

Ainsi, vous pourrez toujours marquer une pause entre deux missions, en vous baladant à Kamurocho. Et comme dans les titres précédents, il sera toujours possible de s’adonner à de multiples activités : jeux d’arcade, restos, bars, pêche, vidéos, baseball (mais le karaoké a disparu)… Parmi les nouveaux mini-jeux, on retiendra la réalité virtuelle (coiffé d’un casque VR, Tak participe à une sorte de Mario Party avec des cases pour progresser, et des dés à lancer)… Ou encore le drone, accessoire de votre panoplie d’enquêteur, qui va aussi vous servir à participer à des courses contre des geeks passionnés de ces machines volantes. Kamurocho est très riche et va vous proposer une infinité de loisirs. Inutile d’épiloguer sur cet aspect qui multiplie par 25 millions la durée de vie du jeu… Je vous invite plutôt à (re)lire notre dossier consacré à Kamurocho.

Le système de combat (je vais y revenir plus bas), contre les petites frappes qui vont venir vous chercher des noises en pleine rue, est aussi toujours de la partie. Avec ses mêmes codes sonores lorsque les voyous vous ont aperçu et vont vous tomber dessus… Et les mêmes vélos et plots à leur exploser à la figure. Toujours aussi jouissif !

Globalement, le jeu reprend la charte graphique des jeux Yakuza, avec son iconographie matérialisant les restaurants, les bureaux, les différents centres d’intérêt… Sur la map. Et toujours avec l’objectif principal qui s’affiche avec sa flèche rose. Je vous l’ai dit : si vous connaissez déjà Yakuza, vous ne serez pas perdu. Si ce n’est pas le cas, les différents points sont très clairs et explicites.

…En revanche, il y a aussi des nouveautés

Cependant, le jeu apporte son lot de nouveautés, liées entre autres aux activités de détective privé de votre héros. C’est par exemple le cas avec la filature, qui vous demande de prendre une cible en chasse, en toute discrétion. Que ce soit pour filer un bandit, ou pour prendre un mari infidèle en flag’ lors de missions annexes… Tak devra suivre discrètement sa cible dans les rues de Kamurocho. Parfois, notre proie suspicieuse se retourne. Si elle vous aperçoit, une jauge se remplit. Une fois pleine, vous êtes grillé ! Pour éviter cet échec, pressez «rond» au bon moment pour vous planquer derrière une voiture, un panneau… Et attendez que votre cible ne reprenne son chemin.

Autre mécanique liée aux talents d’enquêteur de notre détective : il peut examiner des photos ou la rue, pour y dénicher des indices. Observez, passez minutieusement la scène en revue, pour y dénicher des éléments qui vous permettront de comprendre, voire de déjouer certaines conclusions de vos adversaires. Un mécanisme qui fait clairement penser à Phoenix Wright, que j’ai évoqué plus haut… Vous comprenez maintenant 😉

Autre nouveauté à prendre en compte : les blessures mortelles ! Car dans Judgment, on ne guérit pas comme par magie après un combat, juste en mangeant. Si cela reste néanmoins majoritairement le cas, il arrive qu’un adversaire vous blesse avec une technique spéciale, ou une arme létale. Cette blessure « bloque » une portion de votre barre de vie, et la réduit. Et si vous accumulez ce type de handicap, autant dire que votre jauge va se réduire comme peau de chagrin, de manière permanente. Le seul moyen d’en guérir est de consulter un médecin, ou d’utiliser une trousse de secours.

Course poursuite à pied

Autrefois, Kiryu devait remplir des missions annexes pour obtenir les faveurs de PNJ se mêlant aux combats. Désormais, ces missions annexes, une fois terminées, remplissent une jauge d’amitié, échelonnée sur plusieurs niveaux d’expérience. Et Tak va pouvoir devenir pote avec de nombreux personnages secondaires. Plus les liens seront forts, plus les effets seront intéressants : les commerçants baisseront leurs prix, les plus bagarreurs viendront vous aider… Devenir populaire va vraiment être très utile !

Mécanique déjà apparue furtivement dans Yakuza, la poursuite prend de l’importance dans Judgment ! Lors de ces phases, Tak prend en chasse un brigand à travers les rues de Kamurocho. Si la course est entièrement automatique (vous n’aurez pas à chercher dans quelle rue s’est enfuie votre cible), vous devrez avoir de bons réflexes. En effet, pendant la poursuite, des QTE vous demanderont de presser rapidement les touches qui s’affichent pour éviter des projectiles, des passants et obstacles divers.

Mais la nouveauté la plus visible est la totale refonte qu’a subi le menu du jeu. Celui-ci apparaît d’une pression sur la touche « options » pour s’afficher sur votre mobile, sous la forme d’applications. Un menu plus cohérent, et surtout plus ergonomique. La fenêtre de compétences bénéficie elle aussi d’un lifting bienvenu, avec des upgrades non plus échangeables contre de l’XP, mais contre de l’argent. Ça va vous demander de pas mal économiser, mais cette nouvelle gestion de vos skills est au final beaucoup plus simple.

Et bim, dans ta face !

Un jeu Ryu ga Gotoku n’en serait pas vraiment un sans ses phases de baston rythmées, chorégraphiées et terriblement funs à regarder ! Et notre ami Tak étant un expert en arts martiaux, croyez-moi, ça va envoyer ! Lors des combats, on retrouve un gameplay similaire à celui de la série Yakuza. On spamme les touches pour envoyer des attaques, jusqu’à ce que la touche triangle s’affiche, nous invitant à envoyer un coup spécial dont la mise en scène prête à sourire (Tak qui chope un yakuza par la jambe pour l’envoyer s’exploser le visage contre une voiture… On ne sait pas vraiment si le plus drôle est la scène en elle-même, ou la tronche ahurie du pauvre gars).

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Pendant les combats, Tak pourra activer (croix vers le bas) deux styles de combat, qu’il devra optimiser et maîtriser : la grue (défensif, aura bleue), et le tigre (offensif, aura rouge). Et bien entendu, pendant les combats, votre jauge EX se remplit, pour vous permettre à terme d’envoyer un Action EX grâce à R2 (autrefois appelés heat-action). Là encore, on s’amuse de la mine déconfite des brigands pendant qu’une animation leur fait subir les pires sévices.

Une technique aux petits oignons ?

C’est un peu la marque de fabrique des jeux de la Ryu ga Gotoku Team ! Comme les précédents épisodes de Yakuza, Judgment est visuellement un pur régal pour les yeux… Complètement dopé par un moteur Dragon Engine qui balance du lourd depuis quelques titres maintenant (Yakuza 6, Yakuza Kiwami 2, etc.) ! Les visages sont très réalistes et particulièrement expressifs, les rues de Kamurocho sont tellement détaillées qu’elles en deviennent réalistes… Rien à dire sur l’aspect visuel qui, comme d’habitude, n’a de cesse que de vous flatter la rétine !

En revanche, on retrouve hélas un défaut de Yakuza dans Judgment : sa mauvaise gestion des collisions. Dans la rue, à plus forte raison lorsque vous êtes lancé en pleine course… Vous allez TOUT vous manger dans la poire : les murs, les PNJ, les enseignes, les voitures ou les vélos… Tak ne sait pas contourner, il ne fait que foncer dans ces obstacles qui vont vous stopper en plein run. En mode libre, ça passe… Mais ce défaut devient plus problématique lorsqu’il s’agit de courser un bandit (bien que les poursuites passent toutes seules à l’aide de QTE). De même pendant les combats, il arrive souvent que l’on frappe dans la mauvaise direction, dans le vide. Et ça fait partie des petits défauts qui empêcheront le jeu d’obtenir la note ultime…

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Pour terminer sur les petites pétouilles techniques, on peut aussi parfois s’étonner de voir des transitions étranges, entre les phases de jeu et les cut-scenes. Ou lorsque vous déclenchez l’animation d’un coup spécial. Votre héros collé à un mur qui se retrouve soudainement au milieu de la rue pour les besoins de la séquence… Ou qui se téléporte de quelques mètres entre la phase de jeu et la séquence animée qui suit… Pas vraiment méchant, ça fait davantage sourire, bien que cela fasse un peu tâche dans une mise en scène pourtant maîtrisée le reste du temps.

La musique adoucit les mœurs

Alexandros (ou Arekisandorosu), le très populaire groupe japonais qui signe Arpeggio et Your Song, theme-song et ending du jeu.

 

Alleluia ! On le réclame depuis des lustres, Sega nous a enfin entendus ! Judgment corrige un point qui pouvait rebuter dans Yakuza, puisque le jeu n’est plus seulement disponible en Anglais… Mais bénéficie de sous-titres de fort bonne qualité en VF… Enfin !!! Oui, vous avez bien lu, et par VF, je ne parle pas de version Finlandaise ou de Fidjienne, mais bien de Français ! Pour le reste, du coté des voix, le titre de Sega est jouable, à votre convenance, soit en Anglais, soit en Japonais (la seconde option reste la meilleure, tant le doublage jap est de qualité).

Enfin, j’ai comme une envie de terminer avec la bande-son du jeu, qui est juste géniale ! Quand celle de la série Yakuza reste très générique (bien que sympa à écouter)… Celle de Judgment fait preuve d’une vraie identité ! Des sonorités très jazzy, que certains jugeront sans doute trop caricaturales (référence évidente aux films policiers américains), mais qui fait le job plus que correctement.

Et sachez que les supérettes du jeu ont mis en place un programme de fidélité, qui vous permet de remporter des 33 Tours à écouter sur le tourne-disques de votre agence. L’OST était déjà copieuse, elle le sera encore plus si vous vous lancez dans cette collection in-game.

SEGAAAAAAAAA !! La foire aux easter-eggs !

Comme si je n’avais pas eu mon compte entre l’histoire et les nombreux mini-games du jeu, je me suis rajouté un défi, comme ça, juste pour le fun. Comme par exemple débusquer les nombreux easter-eggs ou références cachées dans Judgment. Je pensais en trouver deux ou trois, mais croyez-moi, si vous avez une bonne culture gaming, vous devriez vous régaler !

Ici, je ne parlerai donc pas du trop évident Club Sega, établissement fidèle aux jeux Ryu ga Gotoku et qui, comme dans la vrai Tokyo, vous permet de jouer à de vieilles bornes d’arcade Sega (Virtua Fighter 5, Space Harrier…). Avec toutefois une nouvelle borne fort intéressante : Kamurocho of the Dead, une copie de House of the Dead, qui s’inspire fortement du spin-off horrifique Yakuza Dead Souls.

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En revanche, il est beaucoup plus intéressant de chercher dans les recoins de Kamurocho, les développeurs ayant planqué des références ici ou là. Un établissement qui se nomme Emerald Hills, par exemple, ça me rappelle quelque chose… Et je vous laisse évidemment chercher le reste 😉

Mais rassurez-vous, les références vont beaucoup plus loin. Judgment se référant même à des titres qui ne sont pas signés Sega. Voir par exemple notre ex-avocat qui pointe le doigt en avant, en criant «Objection !!», oui j’avoue, ça me fait marrer !

Au final

Si Yakuza était un hommage au cinéma de gangsters, Judgment fait honneur aux films policiers. Malgré ses quelques petits défauts, Judgment est le titre qui (pour le moment) m’a le plus captivé cette année 2019 ! Au point de m’avoir poussé à laisser mes autres tests de coté, le temps de bien le poncer comme il faut… Savant mélange parfaitement dosé entre Yakuza et Phoenix Wright : Ace Attorney (de Capcom, pour ses avocats, mais aussi pour ses enquêtes ^^), Sega reprend sa recette à succès et en améliore les ingrédients, pour un menu du chef encore meilleur !

Mon plus grand souhait est désormais que ce Judgment soit le jeu qui vous fasse connaître (si ce n’est pas le cas) le travail de Ryu ga Gotoku Studio… Car si la série Yakuza est, à mon sens, trop injustement méconnue en Europe, elle figure parmi mes licences préférées. Une valeur sûre qui garantit des heures de fun à chaque fois, avec des graphismes dignes des Triple A. Ici, le jeu est beau, mais en plus il est long, et amusant… Et en prime, Judgment ajoute un scénario qui vous scotche à la manette.

En conclusion, faut-il craquer ? Oui, bien sûr que oui ! Certes, tous les goûts sont dans la nature… Et si vous connaissez (et aimez) Yakuza, alors Judgment va vampiriser votre temps libre et votre vie sociale… D’ailleurs, je ne vous l’ai pas dit, mais vous pouvez compter entre 20 et 30 heures pour boucler les 13 chapitres du jeu… Auxquelles il faudra encore ajouter quelques dizaines d’heures si vous souhaitez finir le jeu à 100%. Mais si vous n’aimez pas l’expérience, vous passerez quand même un très bon moment, croyez-moi. Pour ma part, je pense tenir ici mon jeu de l’année 2019 ! Non, ça ne rigole pas !


Judgment

 

Points positifs :

  • Visuellement magnifique grâce au Dragon Engine
  • Un scénario passionnant, un très bon polar
  • Les actions EX
  • Une technique quasi-parfaite, sans bug majeur
  • Une foule de choses à faire : durée de vie colossale
  • Mise en scène réussie
  • Sous-titré en VF
  • Nombreux easter-eggs et références
  • La bande-son excellente

Points négatifs :

  • Les soucis de collision
  • Pas d’environnement autre que Kamurocho
  • Quelques cuts un peu bizarres
  • Quelques temps de chargement un peu longuets
  • On aurait aimé un aspect « détective » encore plus poussé
  • Où sont passées les phases de karaoké ?
  • Impossible de décrocher, le jeu va aspirer votre temps libre !
 .

Si, par le passé, l'excellente série Yakuza (l'une des meilleures à mes yeux) a pu être boudée par les joueurs français à cause de sa traduction uniquement en Anglais, les sous-titres en VF de Judgment vous ouvrent les portes en grand ! Solide durée de vie, intrigue passionnante, graphismes superbes, bande-son réussie, et surtout du fun par remorques entières... Judgment nous offre tout ce que l'on demande à un jeu vidéo. Nouvelle pépite pour les fans, ou occasion de découverte pour les autres... Il est tout simplement impossible de passer à coté !!
90%
Oui, oui et encore oui !!!

Si, par le passé, l'excellente série Yakuza (l'une des meilleures à mes yeux) a pu être boudée par les joueurs français à cause de sa traduction uniquement en Anglais, les sous-titres en VF de Judgment vous ouvrent les portes en grand ! Solide durée de vie, intrigue passionnante, graphismes superbes, bande-son réussie, et surtout du fun par remorques entières... Judgment nous offre tout ce que l'on demande à un jeu vidéo. Nouvelle pépite pour les fans, ou occasion de découverte pour les autres... Il est tout simplement impossible de passer à coté !!

  • Réalisation
  • Scénario
  • Jouabilité
  • Durée de vie
  • Bande-son

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