Days Gone : une exclu générique, mais qui fait le boulot !

Testé sur une version fournie par l'éditeur

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Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on l’aura attendu, ce Days Gone ! Mais il est enfin là, en exclusivité sur PS4 ! Vous êtes fan des Hells Angels, et vous aimez dézinguer du zombie ? Alors voici peut-être le jeu de vos rêves ! Bandana sur la tête et fusil à pompe chargé, nous sommes prêts à vous livrer notre test !

Au départ, j’ai eu peur !

Days Gone nous a été vendu comme un jeu destiné à nous faire peur. Et je dois bien vous avouer qu’avant même la sortie du jeu, j’ai ressenti cet énorme frisson qui vous glace la colonne vertébrale. Non pas que les hordes d’infectés dévoilées par les premiers trailers du jeu m’impressionnaient (je vais y revenir), mais… Sony a réveillé en moi un (très) vieux traumatisme ! Un jeu développé par Bend Studio ? Attendez un instant… On parle bien des développeurs de Bubsy 3D (sans doute le pire jeu PS1, le Joueur du Grenier en parle ici) ? Car on ne me la fait pas ! Et Bend Studio est bien celui qui, autrefois, se faisait appeler Eidetic…

Mais ces mêmes trailers m’ont pourtant aussi rassuré. L’ambiance semblait pesante, les graphismes extraordinaires, le monde glaçant à souhait… Lorsque Days Gone a commencé à se dévoiler, je me suis souvenu que cette autrefois petite équipe, sans doute sans moyens à la fin des années 90, avait aussi réalisé quelques années plus tard les excellents épisodes PS1 de Syphon Filter, ou encore Uncharted : Golden Abyss sur PS-Vita. Titres qui m’avaient réconcilié avec le studio. J’ai commencé à y croire sincèrement, prétextant que, généralement, lorsque Sony mise autant sur une exclu, la qualité est au rendez-vous.

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Le développement du jeu aura duré sept ans, très exactement. Puisque c’est en 2012, après Uncharted : Golden Abyss, que Bend s’est mis à plancher sur le projet. Non sans une jolie augmentation d’effectif en cours de route (+60%). Days Gone a été montré pour la première fois lors de l’E3 2016. Initialement attendu pour 2018, Sony décidera finalement de reporter sa sortie à février 2019. Un mois très chargé en termes de titres Triple A, un Days Gone à finaliser, sa date sera finalement repoussée au mois d’avril… La suite, vous la connaissez !

Tu Deacon, John !

Après nous avoir fait découvrir un Montana pas vraiment accueillant dans Far Cry 5, l’Office de Tourisme des Etats-Unis vous propose aujourd’hui de découvrir l’Oregon… Ses forêts denses, ses montagnes majestueuses, ses stations-service qui parsèment les routes désertiques, ses chalets isolés ou ses usines désaffectées… Et ses gentils animaux sauvages… La brochure touristique a vraiment de quoi vous donner envie de planter la tente dans le monde de Days Gone !

Oui mais voilà : il y a une (grosse) ombre au tableau. Un petit bémol que l’on pourrait classer dans la catégorie «apocalypse». Il y a deux ans, une pandémie mondiale a décimé la majorité de la population. Des millions de personnes ont muté, pour devenir des «Freakers», des créatures aussi violentes que sauvages et vives, qui se déplacent en groupes et déciment les derniers humains dits «normaux».

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Dans ce joyeux merdier, vous incarnez Deacon St-John, un Drifter, un biker chasseur de primes. Cet ex-hors la loi n’est pas ce que l’on pourrait qualifier de modèle de sociabilité. Et notre homme préfère arpenter les routes dangereuses, plutôt que de vivre retranché dans un camp plus sécurisé. Il faut dire que Deacon a de quoi s’enfermer dans sa bulle : il a été séparé des siens dans la violence, et l’être le plus proche de lui est désormais son ami Boozer.

Une réalisation de haute volée ?

Techniquement, le jeu est porté par l’Unreal Engine 4, que l’on connaît désormais plutôt bien. Et je dois dire que cela se ressent ! Même ma bonne vieille PS4 classique m’a flingué la rétine, avec ces environnements somptueux, ce monde ouvert très réaliste, ou encore l’animation très crédible des différents personnages. Qu’ils s’agisse des humains, des mutants ou même de la Horde, qui se déplace comme un seul individu, telle une marée de mort.

Si vous vous posez la question, Days Gone est un jeu d’action/aventure, à la base. Du moins, c’est ainsi que l’éditeur lui-même le classifie, sans parler de « survival-horror » comme on a pu parfois le lire ou l’entendre. Mais il est vrai que le titre de Bend va ensuite s’inspirer de beaucoup d’autres jeux, pour des mécaniques bien précises. De la gestion d’inventaire et du craft, de l’infiltration, du tir… Le No Man’s Land de Days Gone réunit toutes ces recettes à succès, au détriment d’un vrai renouveau dans la jouabilité.

On retrouvera donc de grands classiques comme des phases de shoot à la 3e personne, de l’infiltration à grands coups de pose de pièges et de planque dans les buissons… Et une mécanique efficace qu’est le marquage d’ennemis, afin de nettoyer plus facilement les zones, méticuleusement et sans se faire prendre. Car je peux vous assurer qu’ici, la méthode « Terminator » n’est pas la bonne : tirer dans le tas se solde souvent par l’échec de la mission.

Le jeu se joue en vue TPS (vue à la troisième personne), et vous embarque dans l’exploration d’un vaste monde ouvert, deux ans après une contamination mondiale. Notre héros va donc devoir survivre, d’une part en suivant son arc narratif principal, d’autre part en remplissant une grande quantité de quêtes et missions annexes.

Du coté de la bande-sonore, on notera un chouette casting pour ce qui est de la VF, avec notamment Michel Vigné (voix VF de Mickey Rourke, Patrick Swayze ou Nick Nolte) dans le rôle de Deacon… Seule petit bémol : la syncho labiale étant calée sur la version anglaise, un léger décalage se fait parfois sentir. Pour le reste, les musiques sont discrètes mais plutôt sympas à écouter. Vent, orages, animaux ou respiration des infectés… Les sons atmosphériques contribuent au réalisme du titre !

Ma moto, ma vie, mon amour…

Autant vous le dire tout de suite ! Ici, on n’est pas dans GTA ! Et si vous comptez passer votre temps à piquer des véhicules pour voyager, vous vous fourrez le canon scié dans l’œil ! Alors, on va être clair une bonne fois pour toutes : votre unique moyen de déplacement dans le jeu est votre moto (vous êtes un biker, je le rappelle). Autrement dit, si vous pétez votre bécane, vous finissez le jeu en étant piéton. Et si vous oubliez de faire le plein régulièrement, à vous les joies de la rando en pleine forêt !

Heureusement, les développeurs ont particulièrement soigné cet aspect « gestion » de votre bolide. Et outre les pleins à faire régulièrement, ou les réparations à effectuer à l’aide de matériaux récupérés ici ou là… Vous allez aussi pouvoir customiser votre moto. Ces petits travaux vont apporter d’une part des modifications cosmétiques (couleurs, apparence…), mais plus important encore, vont influer sur ses performances. Il ne tient donc qu’à vous de faire les bons choix, pour rendre votre moto plus rapide, plus solide, plus maniable, plus silencieuse, ou moins gourmande en carburant…

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S’il est un point, souvent décrié, que vous ne retrouverez pas dans notre partie consacrée aux défauts du jeu, c’est bien la conduite de la moto. Car effectivement, certains ont pointé du doigt le manque d’ergonomie de la bécane. Alors une mise au point s’impose. Oui, la jouabilité de votre moto est horrible… Mais seulement si vous n’avez joué que pendant deux heures ! Car c’est justement là la subtilité de Days Gone : votre deux-roues s’améliore avec le temps, en fonction de l’upgrade que vous lui consacrez. Et si vous jouez le jeu du Deacon-bricolo, ça ira beaucoup mieux au bout d’un certain temps… Encore faut-il se donner la peine de faire les choses comme il faut 😉

La Horde, un adversaire trop fort pour vous ?

Je me dois aussi de vous parler d’une expérience particulièrement douloureuse dans le jeu : la Horde ! Une expérience aussi traumatisante que stressante, qui se soldera bien souvent par une mort certaine. Car cramer un nid d’infectés et devoir se débarrasser d’une dizaine de monstres est une chose… Mais faire face à une horde de 500 créatures qui vous pourchassent en courant, en mode World War Z en est une autre !

Armé de cocktails molotov et de chargeurs à bloc, peut-être que vous viendra l’envie de faire un carton en arrosant copieusement vos nouveaux «amis». Mais vos copains sont rapides, méchants, et finissent quasiment tout le temps par vous déborder. Alors, pour éviter de terminer en kébab, la seule solution (du moins la plus sage) reste la fuite ! Days Gone est un titre qui va mettre votre amour propre de coté ! Et vous faire réaliser que, malgré vos «top 1» dans Fortnite, vous n’êtes pas prêts !

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L’expérience est sans doute l’une des plus spectaculaires et stressantes que nous ayons pu voir dans un jeu vidéo. Sans doute parce qu’elle vous balance à la figure que vous êtes un être vulnérable… Que le héros solitaire qui défouraille des armées de zombies les yeux bandés, on ne voit ça que dans les jeux vidéo (oui, je sais…). La horde vous rappelle en permanence votre condition d’humain, fragile et potentiellement exposé à chaque instant au danger. Et c’est bien là la force de Days Gone, que de nous faire ressentir ce sentiment de menace à chaque instant.

Dans la famille Freakers, je voudrais…

L’un des aspects intéressants dans Days Gone est la variété des créatures que vous allez rencontrer. Car le Freaker (ou « mutant » en VF) n’est pas un ennemi générique : il se décline en plusieurs types, caractérisés par le stade d’évolution durant lequel l’humain qu’il fut a été infecté.

L’ennemi le plus commun est le Swarmer (ou Grouilleur), créature mutante et brutale, dont le seul objectif sera de répandre vos organes au grand air. Si l’on croise régulièrement des Freakers plus ou moins isolés sur les routes ou dans les lieux désaffectés, ceux-ci se déplacent généralement en bandes. Plus nombreux et plus forts la nuit, ou lorsqu’il pleut (quand les deux conditions sont réunies, vous allez comprendre votre douleur, et la vraie menace que représente la nuit), il leur arrive aussi de dormir le jour, dans des nids. Que vous pouvez brûler, pour en faire sortir les occupants, pour mieux les canarder.

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Au fil de l’aventure, le bestiaire se complexifie. Notamment avec l’arrivée des Brutes, des Freakers plus musclés, plus résistants, et qui vous mettent la misère dès qu’ils sont au moins deux. Chez les mutants, on croise aussi des Têtards, des enfants mutants, plus petits et plus rapides, mais moins résistants. Les Crieurs sont quant à eux des mutants capables de vous étourdir avec leurs cris (et accessoirement d’alerter les hordes).

Enfin, vous allez aussi devoir affronter des animaux mutants, tels que des loups, des ours ou pire encore… Des corbeaux ! Oui, ça peut faire sourire. Mais je vous assure que, si vous ne détruisez pas rapidement leurs nids, ils vont vous mener la vie dure, en appelant des renforts.

Les Infectés ne sont pas vos seuls ennemis

Vous connaissez la série The Walking Dead ? Alors vous voyez où je veux en venir. Comme dans le programme TV, Days Gone va aussi vous apprendre que les infectés ne sont qu’un prétexte, une simple représentation du monde tel qu’il est devenu… Mais que votre véritable ennemi est ailleurs. Le plus redoutable adversaire du jeu sera… L’humain, et ses comportements dans un contexte de fin du monde. L’instinct de survie conduit parfois au pire, au plus cruel, et Days Gone ne vous épargnera pas cet aspect.

Aussi, vous croiserez, tout au long du jeu, vos semblables. Certains sont amicaux, certains sont des victimes… Mais beaucoup se sont constitués en clans, en bandes, qui tirent à vue sur tout ce qui bouge. Votre vie est décidément bien moins précieuse que les armes ou le carburant que vous transportez ! Et oublier cette réalité est, une nouvelle fois, synonyme de mort certaine ! Six factions se partagent ce monde : les Drifters, les Maraudeurs, les Rippers, la Milice armée… Ou encore le Rest in Peace, une secte qui vénère les mutants.

La prudence sera donc de rigueur à chaque instant, car vos semblables ne se contentent pas de vous attendre dans des campements. Ils savent aussi organiser des avant-postes, ou poster des sentinelles dans les arbres. De manière générale, lorsque vous roulez et que vous voyez le laser rouge de la visée d’un sniper se poser sur votre épaule, tirez-vous, ou planquez-vous (un simple tir vous désarçonne).

Malgré son apparente beauté, le monde de Days Gone est sauvage, brutal. Et votre nom est inscrit sur le tableau de chasse de tout ce qui y vit. Des humains, mais aussi les animaux sauvages. Ces derniers sont dangereux à leur état naturel, je vous laisse imaginer le délire lorsqu’ils sont eux-même infectés.

Un monde ouvert très réussi

Si le monde ouvert de Days Gone est perfectible, et je vais revenir plus bas sur ses défauts plutôt d’ordre technique… Il brille surtout pour sa taille démesurée, et pour son réalisme. Car bien que les openworlds se soient multipliés ces dernières années, peu arrivent à restituer un monde cohérent. Et sur ce point, Days Gone n’a rien à envier à un certain Red Dead Redemption II.

La réussite d’un monde ouvert ne tient pas uniquement à son aspect visuel, mais aussi (et surtout) à sa cohérence. Et sur ce point, on peut dire que l’équipe de Bend Studio a compris ce que l’on attendait d’elle. On constate par exemple que le jeu nous offre une carte où chaque recoin fourmille de petits détails, de scènes qui lui donnent vie. Ici, pas de zone démesurée sans rien dedans, il y a toujours quelque chose à voir, ou à faire, on ne s’ennuie jamais.

Mais le jeu va encore plus loin en créant des interactions entre le décor, et ses habitants. Ainsi, les hordes ne se déplacent pas aléatoirement : elles cherchent des points de ressources (eau, nourriture), ou des abris. De même, Deacon peut effectuer différents jobs pour les différentes factions qu’il croise, indépendantes les unes des autres. Ce qui va instaurer un climat de confiance, et lui permettre de gagner plus d’argent, d’obtenir de meilleurs items, pour mieux crafter ses armes, sa moto, sa santé. Et le joueur ne pourra que constater une évolution dans les comportements. Qu’elle soit positive ou négative, en fonction de vos actes.

La météo elle même contribue à rendre cet univers crédible. Ainsi, par exemple, vous devrez prendre en compte la pluie, qui peut altérer le comportement de votre moto, mais peut atténuer certains sons. De même, les mutants sont plus forts sous la neige, mais leur vue est alors réduite. Je ne reviendrai pas ici sur la nuit qui, une fois tombée, vous fait réaliser que le danger est encore plus grand lorsque les mutants sont dans leur élément…

Envoyez le générique !

Si je devais retenir un terme qualifiant Days Gone, j’aurais tendance à vous dire «générique» ! Qu’est-ce que j’entends par là ? OK ! C’est parti pour une liste à la Prévert : The Walking Dead ; World War Z ; Sons of Anarchy ; Resident Evil ; Red Dead Redemption II ; Horizon Zero Dawn ; Far Cry 5 ; Mad Max ; The Last of Us, et j’en passe… Quel rapport ? Et bien, si vous connaissez ces séries ou ces jeux vidéo, alors on peut considérer que Days Gone va avoir beaucoup de mal à vous surprendre véritablement.

Et c’est d’autant plus troublant que le jeu parvient à nous captiver, avec un scénario intéressant. C’est assez paradoxal, je le reconnais : le jeu de Bend enfonce véritablement des portes ouvertes tant il recycle les clichés du genre, et pourtant on s’accroche, on a envie de connaître l’histoire de Deacon. Il a beau, parfois, nous servir sans vergogne de bonnes incohérences scénaristiques… Mais pourtant, on plonge dans son univers. Un peu comme un film de série B, mais qui ne s’assume pas…

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Cette sensation de « déjà vu » se retrouve également dans les phases de gameplay, et notamment dans la foultitude de missions annexes, pas forcément toujours intéressantes. Outre la quête principale, qui a au moins l’avantage d’être portée par le scénario, le jeu va vous proposer de nombreuses petites missions de chasse, de protection d’habitants des villages… Qui sont très loin d’être les plus originales. Et je dois vous avouer que, très vite, on se demande si on ne va pas tout simplement les zapper. Mais on se ravise en se disant qu’elles vont permettre d’acquérir du matériel non négligeable, dans ce monde de brutes.

Une horde de petits défauts

Il est difficile de comprendre comment un jeu aussi soigné dans son aspect visuel, avec des environnements vivants et très détaillés, peut afficher autant de défauts d’ordre technique.

Ainsi par exemple, j’ai comme une soudaine envie de rappeler ce qu’est un cycle jour/nuit dans un openworld. Afin de nous offrir un environnement encore plus réaliste, il arrive que les développeurs conçoivent une phase qui vous fasse passer du jour à la nuit, progressivement. Avec des phases transitoires, comme un coucher (ou un lever) de soleil, par exemple. Et c’est donc ici que j’ai comme une envie de rappeler ce que je soulignais déjà pour Red Dead Redeption II. Votre héros qui s’arrête en pleine action, pour regarder une cinématique qui fait tomber la nuit en 1 seconde 59, ce n’est absolument pas crédible !

De même, je vous assure que votre moto qui se bloque contre des murs invisibles, contre des nuages de fumée aussi compacts que du béton… Ou contre des rochers qui popent à la dernière seconde sous votre nez… Ça nuit aussi énormément au réalisme du jeu. Et je n’ai pas encore parlé des plans d’eau qui vous font traverser le décor… Quand certains triple A souffrent d’aliasing plus ou moins prononcé (on en a ici, notamment avec les Hordes), Days Gone a le mérite de nous servir de bons gros bugs à l’ancienne. Qu’un jeu soit bugué à son lancement, ça peut se comprendre, à plus forte raison lorsqu’il est soumis à un calendrier de sorties… Mais j’avoue qu’après plusieurs patchs correctifs de plus de 20 GO au total, ça pique ! Je rappelle d’ailleurs qu’un précédent correctif faisait tout simplement planter la console !

Et avec tout ça, j’en oublie de vous parler de l’IA. Ou plutôt devrais-je dire «des deux IA» ! Car vous allez vite apprendre à faire la différence entre les Freakers, particulièrement efficaces dans leur dangerosité… Et les humains qui ont l’intelligence d’un parpaing. Sérieusement ! Que les gars ne vous voient pas quand vous êtes planqué dans les hautes herbes, soit… Mais qu’ils ne vous calculent pas quand vous vous baladez à découvert sous leur nez… Et quand ils daignent tirer, vous allez souvent vous demander sur qui, ou sur quoi ils tirent… Car souvent, ce n’est pas sur vous !

Reste le problème que je qualifierais de «combo» ! Autrement dit, une situation X où vous allez retrouver un mix de deux défauts cités ci-dessus ! Si si, ça existe. Par exemple, un ennemi pas particulièrement futé à la base, et qui va se retrouver bloqué dans le décor à cause d’un bug… En même temps, on ne va pas s’en plaindre, c’est toujours de l’expérience facile de gagnée 😀 Et puis, ce n’est pas comme si cela vous arrivait à vous aussi de vous coincer dans le décor… Je retire ce que je viens de dire…

Au final

Days Gone illustre parfaitement le fait qu’un Triple A n’est pas forcément un hit interplanétaire. Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit : le jeu de Bend Studio n’est pas un mauvais jeu, loin de là ! Je peux même vous assurer que j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre le road-trip de Deacon, à frémir à ses moindres situations désespérées, à stresser comme un damné à chaque apparition de la horde… J’étais dedans ! Ce qui est plutôt un bon signe ! Days Gone est un bon jeu, mais qui marche un peu trop souvent sur des peaux de bananes.

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La faute principalement, comme nous l’avons vu, à une impression constante de déjà vu (et donc un manque d’identité propre), et des bugs qui se corrigent avec le temps et au fil des patchs, mais qui sont bien là ! Pour le reste, le jeu brille par une direction artistique qui n’est pas non plus la plus originale, mais qui est réussie, et par une jouabilité agréable, et un scénario qui nous scotche malgré tout à la manette.

Au final, Days Gone ne sera pas le jeu de l’année ! Mais il a le mérite de faire son job : l’aventure est prenante, la DA soignée, l’ambiance immersive… Malgré ses défauts, c’est une impression majoritairement positive qui se dégage de ce Daryl Dixon Simulator ! Un bon jeu, auquel il manque juste le fameux effet « waow » !


Days Gone

  • par Bend Studio, pour Sony.
  • En exclusivité sur PS4.
  • Genre : Action-aventure.
  • Classification : PEGI 18.
  • Prix : 69,99€.

 

Points positifs :

  • C’est vraiment très beau à regarder
  • La Horde, et la tension qui va avec
  • Deacon, un gros dur auquel on s’attache
  • Les effets météo
  • La mise en scène quasi-irréprochable
  • Les sons réalistes
  • Bonne durée de vie (environ 30h en ligne droite, sans compter les missions annexes)
  • Un openworld immense, et vivant
  • L’importance de la gestion de votre moto

Points négatifs :

  • Un jeu très générique, pas mal de clichés, de « déjà vu »
  • Des hordes de… bugs
  • Des quêtes annexes que l’on zappe
  • Le cycle jour-nuit raté
 .
Malgré ses nombreux soucis techniques et son coté trop générique, Days Gone n'est pas un mauvais jeu pour autant ! Loin de là ! Son histoire est captivante, sa direction artistique soignée, et une fois aux cotés de Deacon, il est difficile de reposer la manette. Notre verdict sera d'autant plus sévère que, avec quelques bugs en moins, avec plus d'originalité et plus d'effet Waow, Sony aurait pu nous servir ce que nous attendions : un hit potentiellement prétendant au titre de jeu de l'année... À défaut d'être un hit, Days Gone devra se contenter d'être un bon jeu...
76%
Oui !!

Malgré ses nombreux soucis techniques et son coté trop générique, Days Gone n'est pas un mauvais jeu pour autant ! Loin de là ! Son histoire est captivante, sa direction artistique soignée, et une fois aux cotés de Deacon, il est difficile de reposer la manette. Notre verdict sera d'autant plus sévère que, avec quelques bugs en moins, avec plus d'originalité et plus d'effet Waow, Sony aurait pu nous servir ce que nous attendions : un hit potentiellement prétendant au titre de jeu de l'année... À défaut d'être un hit, Days Gone devra se contenter d'être un bon jeu...

  • Direction artistique
  • Réalisation
  • Jouabilité
  • Scénario
  • Durée de vie

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