Silly season : un contexte bien particulier en 2024 !

Si vous êtes un fan de F1 et que vous suivez avec assiduité les grands prix, c’est assez drôle de voir à quel point nous nous sommes tous trompés, il y a quelques mois. Début 2024, on imaginait une saison extrêmement plate, sans intérêt, avec un Max Verstappen concassant une nouvelle fois la concurrence. Toute la concurrence, sans exception ! Et puis, le 1er février est tombée une info qui a totalement chamboulé le monde de la Formule 1. Lewis Hamilton sera chez Ferrari en 2025, après une carrière passée chez McLaren puis Mercedes !

Dès lors, tout s’est emballé ! Le monde de la F1 s’est cristallisée autour d’une simple question : qui, en 2025, viendra occuper le baquet vacant d’Hamilton chez Merco ? Et toutes les autres questions qui viennent se greffer à l’équation. Où ira Sainz, puisqu’il ne pilotera plus pour la Scuderia, en 2025 (il pourrait potentiellement signer chez Williams, en remplacement de Sargeant) ? Et on n’a pas non plus évoqué le scandale autour de Christian Horner, team manager de Red Bull Racing. Épisode qui a laissé supposer un temps que Max Verstappen pourrait aussi anticiper son départ de chez Red Bull.

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Vous l’avez compris, on n’était pas prêts à vivre cette « silly season » qui agite le paddock depuis la reprise du championnat en mars. Et pendant ce temps, Red Bull signe une prolongation pour Perez malgré un début de saison catastrophique… Les McLaren de Lando Norris et Oscar Piastri démontrent, ce début de saison, qu’elles sont compétitives et désormais capable de challenger Verstappen. Tout comme les Ferrari, notamment avec un Charles Leclerc qui doit saisir l’opportunité de devenir champion du monde cette saison. Avant que la porte ne se referme pendant quelques années pour lui, à cause de sa future cohabitation avec un Hamilton qui rêve d’une 8e couronne… Bref, vous l’avez compris : cette saison qui s’annonçait plate en début 2024 est finalement passionnante. Et la saison 7 de Drive to Survive (Netflix) s’annonce démente ! Mais revenons à nos boutons (de manettes).

Codemasters et EA Sports ont donc ici la matière première idéale pour nous livrer un jeu officiel du championnat FIA de Formule 1 proche de la perfection. Bien entendu, il ne faut pas perdre de vue que le développement du jeu s’est achevé en tout début de saison. Et ne peut donc tenir compte de tout ce que nous avons cité plus haut. Les développeurs ont achevé leur jeu avant l’explosion interne chez Alpine. Avant qu’Alonso confirme sa prolongation chez Aston Martin, que Norris remporte sa première victoire… Et bien avant que Hulkenberg se place chez Sauber pour 2025, en vue d’un volant chez Audi en 2026… Et avant même de savoir qui sera l’équipier de Russell l’an prochain.

F1 23, mais avec quelques trucs en moins ?

Au regard de ce que l’on a écrit plus haut, c’est la douche froide ! En matière de contenu, F1 24, c’est quasiment le même jeu que l’an passé ! Mais avec du contenu en moins ! Et vous remarquerez donc très vite (sans vraiment le regretter) la suppression par exemple des Supercars, qui n’apportaient certes pas grand chose ! De même, et c’est beaucoup plus fâcheux, le jeu est cette année délesté de son captivant mode scénarisé, Point de Rupture. Qui était un gros morceau l’an passé. Ce mode scénarisé, dont la mise en scène rappelait la série Netflix Drive to Survive, était une vraie plus value. Et on espère donc revoir Callie Mayer, Aiden Jackson et Devon Butler dans F1 25.

Cette année, il faudra donc se contenter des habituels modes Carrière, Multijoueur local (à 2 en écran splitté), Course de Ligue ou F1 World, qui restent solides. Dans le mode Carrière, comme son nom l’indique, vous allez retracer l’ascension d’un pilote, soit bien réel (l’un des 20 pilotes de la grille, quoi), soit créé de toute pièces par vos soins. Dans le second cas, vous devrez aussi créer votre écurie, designer votre voiture, recruter votre équipier… Bref, le jeu vous met dans la peau d’un team manager qui est aussi pilote. Et qui devra donc gérer tous les aspects d’une saison de F1. Si vous optez pour un pilote réel, vous n’aurez à gérer que les courses de la saison. À partir de la F2 (saison 2023), ou directement depuis la F1 pour cette saison 2024 ! Tsunoda ou Bottas champion du Monde ? C’est possible !

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Noyé dans le menu d’accueil, le mode F1 World est en réalité un hub avec de nombreux sous-menus. Il vous permet de designer votre avatar, ses vêtements (pilote et détente), sa voiture, d’exposer vos trophées dans votre showroom… Et bien entendu de participer à tout un tas d’épreuves en ligne, en local, des championnats, des courses simples, des défis… C’est aussi ici que vous pourrez choisir une fan-zone, pour soutenir votre équipe et votre pilote favoris… Bref, si vous avez pratiqué F1 23, vous connaissez déjà ce mode. Dans lequel vous allez passer beaucoup de temps une fois la carrière terminée.

On ne l’a pas encore expliqué, mais sachez que le mode Carrière est jouable en solo, mais aussi avec un ami en tant qu’équipier. Il n’y a pas que les courses rapides qui sont multijoueur, et c’est un bon point ! Enfin, on retrouve aussi les classiques Boutique (pour acheter des tenues, livrées, etc), Salle de Projection (pour enregistrer ou revoir vos Replay)… Et même le Recueil, un album virtuel de stickers à collectionner. Attention, il faut remporter un défi pour débloquer ce dernier.

Les nouveautés de cette saison 2024

Dire que F1 24 enlève du contenu par rapport à son aîné est une chose. Mais il convient aussi de parler des nouveautés de cet épisode 2024. Elles sont nombreuses, mais plutôt discrètes, et sont plutôt intéressantes, à vrai dire ! À commencer par la nouveauté la plus évidente, celle qui vous sautera aux yeux : le plateau et le calendrier officiels de la saison 2024 ! Équipe Alpha Roméo qui devient Kick-Sauber, ou Alpha Tauri qui devient Racing Bulls (ou Visa Cash App RB Formula One Team)… Le jeu tient aussi compte des modifications du calendrier. Comme la Chine (Shanghai) qui fait son grand retour, ou le Japon (Suzuka), grand prix automnal qui est cette année programmé au printemps. Soit 24 GP (dont 6 avec course-sprint) qui attendent nos 20 pilotes.

Autre nouveauté, qui n’est qu’un ajout cosmétique, mais qui reste un bon point de départ, et que l’on espère voir développé dans les prochains opus : les voix officielles des pilotes à la radio ! Auparavant, quand vous franchissiez la ligne d’arrivée, vous entendiez le pilote vous lâcher une phrase stéréotypée du genre « ouaiiiiis génial, on l’a fait !! » Cette petite congratulation est toujours de la partie. Sauf que cette fois, ce sont les vraies voix des pilotes que vous entendrez. Celles de Perez, Norris, Bottas, Tsunoda, Leclerc, Verstappen… Notamment lors des radio-check de début de course, en cas de crash, et lorsque vous passez la ligne d’arrivée. On l’a dit, c’est une excellente idée ! Maintenant, petit message pour EA Sports : on veut aussi des échanges radio pendant la course, lorsqu’il y a un contact entre deux pilotes par exemple 😉

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Au beau milieu des menus, notre attention a aussi été attirée par la Fan-Zone. Et il est inutile de vous expliquer de quoi on va parler ! Dans ce menu de F1 24, vous choisissez votre pilote préféré, et votre écurie favorite. Et votre idole n’est pas forcément le pilote de votre écurie de cœur, vous êtes libre. Vous allez donc rejoindre une communauté de fans, et partager des événements. Objectif : remporter des défis online pour ramener un max de points dans votre fan-zone, pour gagner des bonus. Et ici, avant chaque grand prix (de la vie réelle), vous devrez répondre à une question par un vote. Un peu à l’image des votes Mii sur la Wii, ou dans Splatoon. Par exemple cette semaine, avant le GP de Barcelone, vous deviez deviner qui d’Alonso ou Hamilton marquerait le plus de points. Avec des cadeaux après le GP si vous répondez juste.

Autre petite nouveauté de F1 24 avec les objectifs de courses et la gestion de la renommée de votre pilote. Autrement dit, vous allez devoir gérer la popularité de votre pilote, en faisant évoluer sa note globale, qui est une moyenne de plusieurs autres notes. Vous devrez obtenir un meilleur ratio que votre équipier (il s’ajoute au rival de championnat, que vous connaissez déjà). Auquel cas, vous bénéficierez des améliorations de la voiture avant lui. Différentes statistiques seront à booster en remplissant des objectifs pendant la course, posés par des spécialistes. Votre ingénieur vous challengera aussi pendant la course. En vous demandant de battre un chrono sur un tour, de garder les pneus à température, etc. Mais votre popularité pourra aussi chuter. À cause de votre comportement, mais aussi si votre équipe vous crame à assister à des réunions secrètes avec la concurrence, qui tente de vous débaucher…

En course : des sensations grisantes, quel que soit votre niveau !

Du coté de la jouabilité, c’est du bonheur ! Quel plaisir de piloter ces bolides sur les courbes les plus prestigieuses du monde ! Plus encore que l’an passé, EA Sports joue la carte de l’accessibilité avec F1 24. Avec des réglages qui permettent de configurer le jeu à votre mesure : soit un pilotage ultra réaliste si vous êtes un puriste du sim-racing (mode expert)… Soit une conduite avec un maximum d’aides activées pour foncer sans pression (mode détente) ! Avec cette année une aide à la trajectoire qui simplifie énormément la conduite. Peut-être un peu trop même ! Puisqu’avec toutes les aides activées, il suffit d’accélérer non-stop et de tourner dans les virages, pour gagner ! Pas besoin de décélérer ou de freiner, ça ne sert à rien. Et à contrario, il est possible de choisir un pilotage très réaliste, où la moindre faute vous sanctionne sans préavis par un drapeau ou une casse.

De même, une fois lancé dans le championnat du Monde, il est possible de jouer tout le week-end avec ses 3 séances d’essai, ses qualifs et sa course (et son épreuve sprint sur certaines courses)… Soit d’abréger la partie en zappant les essais, voire la qualif (dans ce cas, vous partez plus loin sur la grille). Manœuvre que l’on vous déconseille toutefois. Puisque participer aux essais libres et décrocher la pôle position en qualification vous octroie de précieux points. Ceux ci vous permettent d’une part de prendre l’ascendant sur votre équipier. D’autre part de gagner des crédits à injecter dans la R&D (recherche et développement). Pour développer de nouvelles pièces, qui seront livrées un peu plus tard dans la saison.

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Si on a eu des épisodes beaucoup plus techniques et complets concernant les réglages de la voiture, F1 24 vous propose toutefois de nombreuses possibilités, si vous jouez en mode simulation. Vous pourrez par exemple allouer vos trains de pneus pour le week-end (surveillez la météo). En mode Carrière, vous pourrez aussi gérer la R&D, vos ingénieurs, directeur de course, sponsors… En affectant divers items dont la rareté peut aller du simple au légendaire ultra-rare ! Du côté de l’IA, pas vraiment d’amélioration, avec soit des adversaires qui vous laissent des boulevards en mode facile… Soit des concurrents qui ferment brusquement les portes dans les virages sans regarder dans les rétros en mode difficile. Avec seulement 19 pilotes IA à gérer, ce serait tellement génial que Codemasters s’inspire des vrais modèles en reproduisant leur style de pilotage et leur comportement !!

Globalement, c’est un réel bonheur de pouvoir jouer librement selon ses envies. Soit en enchaînant simplement les GP en ne participant qu’à des courses en 5 tours… Soit en jouant en conditions réelles, en participant aux essais, en échangeant avec votre team pour régler la voiture de la meilleure façon… Puis en vous lançant dans une course de plus de 70 tours où vous devrez gérer les arrêts au stand, optimiser la température de vos pneus et de vos freins… Et choisir la bonne stratégie pour aller au bout du GP aussi long qu’éprouvant. F1 24 est un parfait compromis entre la conduite et la gestion (si vous préférez l’aspect gestion, ou que vous en voulez davantage, on vous conseille plutôt de regarder du côté de F1 Manager). Avec quand même un curseur qui tend vers l’arcade !

Une animation paresseuse

Visuellement, F1 24 est toujours aussi beau à regarder pendant les phases de gameplay. Qu’il s’agisse des décors, de la modélisation des pilotes, des animations en course, des sensations de vitesse… C’est bon, très bon même ! Les développeurs ont aussi revu quelques portions de circuits, pour coller au mieux à la réalité. Comme par exemple le raidillon de l’Eau Rouge sur le circuit de Spa-Francorchamps. Les circuits sont magnifiques ! Pour s’en rendre compte il suffit, comme nous le faisons systématiquement dans tous les jeux de F1, de lancer une course sur le circuit de Monaco… Certains tracés sont beaucoup plus réussis que dans F1 23 (par exemple Interlagos)…

Pourtant, F1 24 souffre aussi de quelques petites lacunes techniques. Comme des animations saccadées ou ralenties dans les rétroviseurs ou dans les reflets sur le cockpit, par exemple. Bon Ok, ce n’est pas vraiment le détail que vous allez regarder ! On aurait aussi pu parler du fait qu’Hamilton ait changé de couleur de peau lors des intros des courses (photo ci-dessus)… Mais peut-être l’aviez vous déjà relevé… Sur une PS5 qui nous a vendu du rêve avec son disque SSD, on s’étonne aussi de voir des temps de chargement si longs au lancement des courses ou des qualifs.

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Du côté des animations des PNJ, il est un point que l’on rappelle tous les ans, et qui commence à sérieusement devenir lourd : elles sont les mêmes depuis des années ! Lorsque vous remportez la course, les visages et l’animation de votre équipe n’ont pas changé depuis l’époque post-covid. Pour un jeu qui tente de coller autant à la réalité, on s’étonne aussi de constater que l’animation des pilotes sur le podium est toujours la même. Seul le skin change ! Dommage, car il aurait été facile (et visuellement sympa) de créer des animations différenciées. Quand on voit par exemple que Lando Norris a définitivement adopté sa « signature » : claquer la bouteille au sol pour provoquer un geyser de champagne. Aussi drôle dans la réalité qu’absent dans F1 24 !

Et puis, il y a aussi l’épineuse question des commentateurs. Julien Fébreau et Jacques Villeneuve reprennent du service dans F1 24 mais… Comment dire… Là on va vraiment parler de service minimum ! Les dialogues d’introduction sont toujours les mêmes. Et dans un même championnat, sur 24 intros de courses, j’aurai entendu 24 fois « Le journaliste sait ce qu’il doit faire avant la course, mais qu’en est-il des pilotes, Jacques ? » Encore plus surprenant : entendre Julien Fébreau lancer « après une séance sprint complètement catastrophique, il aura à cœur de donner le maximum pendant la course« … Week-end durant lequel vous venez de gagner le sprint et de décrocher une pôle… Soyons clairs : les commentaires sont complètement déconnectés de vos actions en jeu. Et c’est dommage pour l’immersion : le joueur aussi est déconnecté, du coup !

Quelques idées pour améliorer la licence ?

Si la franchise évolue au fil des saisons sur certains points… Il en est d’autres sur lesquels rien ne change d’une année sur l’autre. C’est frustrant, et comme nous le faisons tous les ans, c’est ici que nous allons lister ces petits trucs qui ne vont pas, qui peuvent agacer, et que les développeurs devront revoir au plus vite. On a déjà parlé plus haut des animations, du moteur vieillissant et de la nécessité de redonner du peps à la mise en scène, donc on ne va pas y revenir ! On pourrait aussi parler de l’habillage global, des options finalement assez limitées pour l’outil de personnalisation de pilote… Ou des trophées de votre showroom qui sont tous les mêmes avec le drapeau du pays où s’est tenu le GP, et non les coupes officielles de la saison. Là, c’est du détail, mais qui cumulés peuvent nuire à l’immersion.

En revanche, s’il est un mode qui nous manque depuis que le jeu est édité par EA Sports, c’est bien celui qui nous permettait autrefois de piloter des véhicules classiques. La McLaren M23D de James Hunt, la Ferrari 312 T4 de Jody Scheckter, la Ferrari 312 T2 de Nikki Lauda, la Red Bull RB6 de Sebastian Vettel, la McLaren MP4/4 de Prost et Senna, la McLaren MP4-23 de Lewis Hamilton, ou encore la Ferrari F2002 de Michael Schumacher… Ce ne sont que des exemples de bolides que l’on aimerait retrouver dans un jeu de F1. Et des modèles 3D pas très compliqués à recréer ! Puisque toutes les voitures que nous venons de citer étaient présentes dans les jeux F1 2017 et F1 2018, par exemple.

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D’ailleurs, il est également triste de constater que, pour un jeu qui est aujourd’hui considéré comme une référence pour les fans de Formule 1, cette édition 2024 loupe complètement l’opportunité de marquer les 30 ans de la disparition de l’immense Ayrton Senna. Décédé le 1er mai 1994 lors d’un GP d’Imola qui aura aussi été marqué par la mort du jeune pilote autrichien Roland Ratzenberger. Comme on pourrait aussi rêver de voir la franchise se moderniser et s’ouvrir aux femmes (autrement qu’avec la possibilité de créer un avatar féminin, je veux dire). On a, depuis plusieurs éditions maintenant, de la F2, alors pourquoi pas la F1 Academy (ex W Series) ? Et pourquoi pas l’intégration des pilotes de réserve, comme Liam Lawson, Ollie Bearman ou le très convoité Andrea Kimi Antonelli ? Allons plus loin : pourquoi ne pas s’inspirer du Marché des Pilotes de MotoGP24, qui permettrait des changements pendant la saison ?

Enfin, il faut aussi que l’on parle des statistiques des pilotes, pas toujours réalistes. Et qui nous donnent des situations à des années lumières de la réalité. En matière d’immersion, on peut faire mieux ! Alors certes, le jeu a été développé bien avant le lancement de la saison… Mais il existe des mises à jour ! Car si Max Verstappen et Lando Norris vous contestent plus souvent le podium que dans F1 23 (là, on est raccord avec la réalité)… Il est surprenant de voir Oscar Piastri si souvent dans les choux, ou Carlos Sainz incapable de faire mieux qu’une 8e place quelle que soit la course. Et tout aussi étrange de voir Fernando Alonso ou Lance Stroll s’inviter si souvent sur la 3e marche du podium.

Au final

Comme chaque année, le nouveau jeu d’EA Sports et Codemasters dédié à la F1 est une petite merveille, qui nous a vraiment fait passer un bon moment ! On ne va pas se mentir : F1 24 est généreux, plutôt agréable à regarder, et le changement de gameplay le rend encore plus accessible au grand public… Tout en réservant de bons challenges aux puristes des dépassements sous DRS ! Pour aller plus loin encore, on peut même dire que, plus on passe du temps sur le jeu, plus on prend du plaisir à piloter ces bolides qui coûtent des millions !

Mais paradoxalement, si les nouveautés sont bien présentes dans cette version 2024, elles sont plutôt furtives à vrai dire. Au point que, si on ne met pas trop le nez dans le moteur pour voir toutes ces petites nuances, on aura l’impression de voir un F1 23 mais en beaucoup moins bon ! La faute sans doute à une disparition aussi voyante que le nez au milieu de la figure ! Celle du mode Histoire, autrement dit Point de Rupture. Qui donnait à F1 23 son côté « grand spectacle » comme beaucoup ont aimé le voir avec la série Drive to Survive.

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Partant de ce principe, on pourrait effectivement vous conseiller de ne pas vous précipiter sur F1 24 si vous possédez déjà l’opus précédent. D’autant que le tarif réclamé est un bon 80€ pour la version standard, donc ça peut piquer ! Mais en réalité, ça dépend de vous ! Et uniquement de vous, et de vos envies ! Non, le jeu ne propose pas de grosses nouveautés flagrantes ! Mais ses ajouts peuvent séduire un fan qui désire incarner Valtteri Bottas en vert, ou piloter les Racing Bulls VCard. Si peu vous importe l’actualisation de la saison 2024, alors F1 23 peut vous contenter en attendant une éventuelle baisse de prix… Sinon, si vous voulez profiter des nouveautés de la version la plus récente, alors « Let’s Go ! » comme dirait Pierre Gasly.

Note importante : pendant la rédaction de ce test, début juin, EA Sports a déployé une grosse mise à jour (patch v1.3) qui corrige énormément de choses, et notamment pas mal de bugs, fonctions bloquées, équilibrages, réglages… Voici la liste de ces modifications, ici.


EA Sports F1 24

  • Toujours aussi beau à regarder
  • Une playlist agréable
  • La conduite améliorée, et ultra-accessible
  • Les sensations sur la piste
  • Le plateau et le calendrier mis à jour
  • Certains circuits ont été améliorés
  • Les décisions du pilote (vous) ont un vrai poids sur les stands et la saison
  • Pouvoir vivre un GP complet sans abonnement à Canal+
  • Quelques petites améliorations ici et là
  • La fan-zone
  • Un jeu qui ressemble trop à celui de 2023, mais pas de Breaking Point (mode story) cette année
  • Les commentateurs complètement à la ramasse
  • Les animations inchangées depuis des années
  • Les temps de chargement
  • Un moteur vieillissant
  • L’IA soit complètement idiote, soit trop brusque
  • Les performances des pilotes qui ne correspondent pas à la réalité de la saison 2024
  • Le prix trop élevé pour une simple « grosse » mise à jour