Comme pour la plupart des jeux de sport, chaque année, c’est la même ! Avec la nouvelle saison, une nouvelle version du jeu arrive, avec ses effectifs et son calendrier mis à jour. Alors, comme chaque année, notre objectif sera le même : déterminer si cette nouvelle mouture du jeu officiel du championnat du Monde de F1 n’est qu’une vulgaire mise à jour… Ou si les nouveautés justifient de passer à la caisse… Place au test de F1 22 !

Un sport de plus en plus populaire

La Formule 1 n’a jamais été aussi populaire ! Si ce sport a toujours eu une solide communauté de fans, il a aussi longtemps traîné une image parfois péjorative. Pendant longtemps pour certaines personnes, la F1 était ce sport de voitures devant lequel on s’endormait le dimanche après-midi en écoutant Jacques Laffite et Jean-Louis Moncet… Mais depuis quelques années maintenant, la F1 connaît une hausse significative en matière de popularité. Davantage de fans, plus de téléspectateurs, plus de femmes à s’intéresser à cette discipline autrefois plébiscitée majoritairement par la gent masculine… La série Netflix Drive to Survive n’y est certainement pas étrangère. Une saison 2022 avec quelques rebondissements notables non plus…

La saison 2022 est aussi marquée par un retour à la normale, d’un championnat chamboulé par deux années de crise sanitaire. Une saison qui démarre sans Kimi Räikkönen, retraité depuis fin 2021, mais avec néanmoins quatre champions du monde : Lewis Hamilton, Sebastian Vettel (encore là jusqu’à la fin de la saison), Fernando Alonso (encore chez Alpine jusqu’à la fin de la saison), et évidemment Max Verstappen, champion en titre et actuel leader du championnat. Quatre grands champions qui pourraient se laisser surprendre par la nouvelle garde de la F1 : Charles Leclerc (2e au classement général), Lando Norris, George Russell, Mick Schumacher, Carlos Sainz, Pierre Gasly… Autant de jeunes pilotes qui ne sont pas venus pour enfiler des perles !

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Pour les développeurs de Codemasters, cette nouvelle mouture 2022 aura nécessité une révision du gameplay, pour rester cohérent avec la nouvelle règlementation. Car cette année, elles sont tellement perceptibles que nous aurons l’impression d’avoir bien plus qu’une simple mise à jour de la saison précédente ! Mais nous y reviendrons plus bas.

Pour la deuxième année consécutive, le jeu officiel du championnat du Monde de Formule 1 de la FIA est édité par le géant EA Sports (Electronic Arts). Mais il reste développé par Codemasters, comme tous les opus depuis 2009. Les bases sont posées, pour un F1 22 que l’on pourrait presque ressentir non pas comme un jeu vidéo, mais comme une extension de la saison de F1. D’ailleurs, les fans auront remarqué que l’intro du jeu n’est autre que le générique des GP sur Canal+ : tu le sens le coté « officiel » ?

On est bien en 2022 !

Sans surprise, le jeu développé par Codemasters reprend l’intégralité de la saison 2022, la 73e de l’histoire de la discipline, mise à jour. Avec ses 20 pilotes officiels, ses 22 tracés, ses 10 écuries… Il suit le calendrier, en vous proposant de participer aux 22 week-ends du championnat. Des essais libres en passant par les qualifications (classiques ou sprint), jusqu’au Grand Prix. Ce qui sera d’ailleurs l’occasion de découvrir les nouveautés du calendrier, comme par exemple le nouveau tracé de Miami. Ou les modifications de circuits existants (Albert Park en Australie, Abu Dhabi ou Catalunya à Barcelone).

La sortie du jeu à la mi-saison en cours, le 1er juillet, aura permis à Codemasters d’adapter le calendrier du championnat et le plateau au contexte géopolitique. Car il ne vous aura pas échappé que la guerre en Ukraine a conduit la FIA à annuler le GP de Sotchi en Russie, qui devait avoir lieu le 25 septembre. Et a conduit Haas à évincer son pilote russe, Nikita Mazepin, remplacé au pied levé par Kevin Magnussen. Modifications que le jeu prend en compte, évidemment. D’ailleurs sur les voitures, vous ne verrez pas non plus le sponsor Uralkali, appartenant à papa Mazepin, dont Haas a aussi préféré se priver.

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Le jeu tient également compte de la nouvelle règlementation. Ainsi, les composants sont standardisés, les jantes des pneus passent de 13 à 18 pouces. Un petit détail que les puristes auront sans doute remarqué, et que vous retrouverez fidèlement dans le jeu. Les appuis aérodynamiques ont aussi été réduit, l’appui se faisant majoritairement par le fond plat (effet de sol) et des ailerons simplifiés en 2022. Bref, tout cela est très technique, et pour un simple amateur, tous ces choix n’auront que peu de sens, au final.

Mais la plus grosse révolution, cette année, ce sont les modifications de la motorisation. Grosso modo, on dépoussière l’unité de puissance (c’est comme ça que l’on appelle le moteur en F1) V6 turbocompressé, on fait disparaître le MGU-H (récupération de l’énergie cinétique)… Sans oublier le régime qui passe de 15 000 à 18 000 tours/minute, ou encore la suppression de la limite du débit d’essence (carburant E10) maximum de 100 kg/heure. Pour un non-initié, tout ceci se traduit par un changement du son du moteur en 2022. Pour un gamer qui joue sur F1 22, cela se ressent sur la physique de la voiture, qui semble effectivement plus lourde cette année.

Des nouveautés…

Le changement majeur de F1 22 est l’apparition d’un tout nouveau mode, qui va vous faire voir autre chose que des tours de circuits à bord d’une formule 1. Vie F1, c’est son nom, vous propose d’incarner un pilote de F1 dans un contexte assez inattendu (et anecdotique). Autrement dit, vous vous installez dans sa villa, devez vous charger de sa déco, de la garde-robe de votre avatar, et de l’achat de supercars… Que vous pourrez exposer (dans la limite de six) dans votre villa, vos bolides s’offrant aux yeux de visiteurs. Avec Vie F1, on a cru à un mode Sims (en très light) dans un jeu de Formule 1 ! Mais…

Les supercars sont d’ailleurs la grosse nouveauté de cette édition puisque, outre le fait qu’elles sont en exposition dans votre palace, vous pourrez aussi les piloter. Ceci entre deux grands prix (ou en mode libre), dans le cadre d’épreuves spécifiques : draft, meilleure vitesse moyenne, meilleur chrono… À accomplir sur des portions de circuits de F1 pour décrocher de l’or, de l’argent ou du bronze. Et ainsi gagner encore plus de points de popularité. Une douzaine de supercars sont à débloquer en échange de jetons à gagner au fil de votre progression… Mais obtenir toutes ces voitures de rêve ne vous prendra pas beaucoup de temps, et vous les aurez probablement toutes avant la mi-saison.

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Ce mode, beaucoup plus intéressant que les interviews d’autrefois, qui tournaient vite en rond, est une bonne idée. Hélas, on en fait vite le tour, et une fois obtenus les supercars et décroché l’or dans les différentes épreuves… Seuls les plus acharnés y reviendront pour checker les potentielles tenues ajoutées au fil du temps par EA Sports. En revanche, les fans de la licence F1 regretteront la disparition des modes « Classiques » qui vous permettaient autrefois de jouer avec des voitures légendaires du temps passé. Dommage de ne pas les retrouver cette année !

L’une des nouveautés qui était attendues est l’interaction désormais possible lors de votre arrêt aux stands. Une sorte de QTE qui vient dynamiser vos ravitaillements. Dans les faits, le résultat est un peu décevant. Car cette option consiste simplement à appuyer sur un bouton au bon moment, afin de pouvoir rentrer dans vos marques face aux mécanos, dans votre box. Si vous loupez la manip, la scène se déroule quand même, avec toutefois une courte pénalité de temps. Le freinage devant le box est toujours automatique.

Et ce qui ne change pas

Pour le reste, comme dans les derniers opus, on va retrouver des modes classiques de la licence. Le mode solo vous permet ainsi de courir un GP au choix (ou plusieurs si vous le souhaitez)… Mais le multijoueur n’est pas en reste, et Codemasters a, encore une fois, pensé à tout le monde. En effet, vous aurez ici du local (en LAN ou en écran splitté, ce qui se fait rare de nos jours)… Et bien entendu du multijoueur online, avec tout ce que cela implique. Et selon vos performances en online, vous pourrez débloquer des trophées à exposer dans votre villa, ou gonfler votre Superlicence.

Mais votre progression est agrémentée par quelques options qui évitent d’évoluer dans une saison trop lisse. Ainsi, vous devrez régulièrement choisir un rival, avec pour chaque course, des objectifs à remplir. Si vous êtes meilleur que votre adversaire, vous marquez des points. Et le premier qui arrive à 30 récolte un bonus de points de popularité. Car c’est aussi elle qui fait le pilote : plus vous êtes populaire, plus vous aurez de facilités auprès des ingénieurs, du public… Voire des écuries qui rechigneront moins à embaucher un pilote populaire (et à le payer cher) qu’à recruter un individu à qui on lance des tomates !

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Comme la licence vous le propose depuis plusieurs années maintenant, vous pourrez aussi vous essayer à la F2, avec un calendrier là aussi actualisé. Parfait si vous préférez simuler la progression d’un pilote avant son arrivée dans la catégorie reine ! Attention toutefois, car la F2 comporte un léger décalage : on parle de la saison 2021, et non de 2022 comme c’est le cas pour la F1 !

Comme je l’écrivais plus haut, le mode solo vous propose plusieurs options, assez connues des fans de la licence. Grands Prix de F1 ou de F2, contres-la-montre, épreuves de Supercars (nouveau)… Ou bien entendu le mode Carrière (pilote ou écurie), qui vous propose d’enchaîner la totalité des GP de la saison, des essais à la course. Là encore, le jeu est entièrement paramétrable. Et vous pourrez au choix soit démarrer de la F2 ou directement de la F1, avec une écurie existante ou votre propre team… Notez que l’on parle bien du mode Carrière, et non du mode scénarisé (avec les redondantes interviews), remplacé cette année par le mode Vie F1.

Un jeu « grand public » ?

La série F1 est, depuis quelques années maintenant, reconnue pour sa difficulté, ou plutôt devrais je dire pour son exigence. Gagner un championnat, comme dans la vraie vie, ça se mérite ! Ce n’est pas donné à tout le monde, seulement aux 22 meilleurs pilotes du monde. Donc sans surprise, le jeu vous demande d’être très pointilleux dans votre pilotage : la moindre erreur sur la piste est sanctionnée sans préavis. Et sur ce point, F1 22 est sans doute l’un des meilleurs simulateurs de pilotage du jeu vidéo. Renvoyant même sans aucune difficulté le fameux jeu autoproclamé « Real Driving Simulator » sur le banc de touche !

Mais, et c’est un gros « mais » … EA Sports n’a pas caché sa volonté de faire de F1 22 un jeu grand public. Concrètement, pour l’éditeur, tout le monde doit pouvoir s’amuser, du passionné au parfait débutant ! Alors, le jeu vous propose de (très) nombreuses aides. Vous allez pouvoir paramétrer le niveau de l’IA, l’application ou non (et le degré) des dégâts, la sévérité de l’arbitrage, de nombreuses aides (freinage par exemple), le nombre de tours à boucler… Bref, un débutant va pouvoir se concocter un championnat en pur mode arcade. Une saison entière où il n’aura qu’à accélérer, freiner et doubler ses adversaires… Et profiter de son pilote sur la plus haute marche du podium.

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Tout le monde s’y retrouve donc. Le puriste va pouvoir suer du sang pour marquer des points, tout en essayant d’améliorer sa voiture, pour de meilleures performances, grâce à la section R&D de son équipe… Le jusquauboutiste pourra même choisir entre les départs automatiques ou 100% manuels, avec tour de chauffe à gérer (attention à ne pas caler sur la ligne de départ). Pendant qu’un néophyte va pouvoir rouler sur le championnat en mode relax. Juste pour le plaisir des sensations, et de la découverte des circuits tout autour du monde.

Cette accessibilité passe aussi par une IA qui me semble plus équilibrée qu’à l’accoutumée ! Ces dernières années, la franchise F1 en devenait presque détestable sur ce point : une IA en mode « terminator » qui roule sur tout ce qui bouge. Pas très agréable de se faire défoncer l’aileron arrière, encore moins quand l’arbitrage vous donne systématiquement tort. Heureusement, avec son IA paramétrable, F1 22 est plus réaliste, et surtout moins punitif ! Les adversaires vous chargent toujours, mais font aussi des fautes. On ressent ici moins de pression due à l’IA. La licence F1 se rapproche de la (quasi) excellence de l’A.N.N.A. de la série MotoGP. Même s’il reste du chemin. En revanche, les développeurs nous épargnent l’effet de Marsouinage, réapparu cette saison, et qui fait violemment osciller la voiture de haut en bas.

Réveille le mécano qui sommeille en toi

C’est un peu devenu la marque de fabrique de la licence, pour le plus grand plaisir des amateurs de technique : la section R&D (recherche et développement) est toujours là, pour vous aider à améliorer la voiture, contre quelques points d’expérience. Cette section se partage en quatre catégories : aérodynamique, châssis, chaîne motrice et longévité. Pour chaque, des pièces à améliorer et un peu de temps à attendre : quand vous lancez une amélioration pour la voiture, elle sera disponible un ou deux GP plus tard.

Avant chaque GP, vous pouvez aussi aller bidouiller le moteur de votre voiture, pour remplacer des pièces, ou les améliorer sur plusieurs niveaux. Attention à leur durée de vie. De même, durant les essais libres, vous pouvez soit vous engager sur la piste… Soit lancer une session d’essai automatique : ici, vous ne prendrez pas la piste, mais pourrez choisir de travailler à l’amélioration de diverses parties de la voiture (moteur, pneus, etc), sans avoir l’assurance que la session aboutira à un succès. Avant d’engager une recherche, vérifiez bien le pourcentage de réussite de la section souhaitée.

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Du coté des paramètres en course de votre voiture, le jeu est quasiment le même que l’an dernier, à quelques réglages près. Si vous êtes un acharné de technique et de réglages, sachez que vous pouvez maintenant jouer sur les ajustements d’inclinaisons des ailerons, qui passent de 11 à 50. Du coté de la pression des pneumatiques, les changements passent de 21-25 PSI à 22,5-25 PSI.

Sur la piste, les vibreurs ont été rabaissés. Ce qui est une bonne chose car, nouvelles règles et nouvelles configurations obligent, les voitures ont davantage tendance au survirage. Notez quand même, pour rassurer les débutants, qu’il y a moyen d’atténuer fortement l’effet de glisse en poussant l’antipatinage à fond. Les autres réglages sont peu ou prou les mêmes qu’en 2021. Mais ce nouvel opus est de loin le plus abordable.

Visuellement assez inégal

Visuellement, le constat est assez mitigé : il y a du très bon, et du moins bon (je précise quand même que le jeu a été testé sur PS4). Le très bon, c’est évidemment la modélisation des voitures. Quelle que soit la vue choisie. Elles sont juste magnifiques, et très réalistes, reproduites dans leurs moindres détails. Les voitures sont sublimées par des effets comme les reflets sur la carrosserie, ou les volutes des échappements. On pourrait aussi parler des jeux de lumière, eux aussi très réussis. Les cinématiques d’introduction de chaque GP, et la présentation de chaque circuit sont elles aussi superbes. D’ailleurs, la mise en scène est l’une des plus grosses réussites du jeu, en nous plongeant quasiment dans un GP télévisé (regardez un replay, et vous vous y croirez vraiment).

Et puis, il y a du moins bon, esthétiquement parlant. En modérant toutefois mes propos car le défaut que je vais évoquer maintenant n’est pas le fait des développeurs… Mais se constate sur tous les jeux de courses auxquels j’ai pu jouer (Gran Turismo, MotoGP…). Je parle évidemment des circuits, et de l’ambiance sur la piste. Les sites sont superbes et réalistes… Mais semblent aussi parfois vides et trop lisses. Étrangement, ils manquent de vie, ce qui renvoie au second point : l’ambiance. Un Grand Prix de Moto ou de F1 se passe dans une ambiance folle, devant des milliers de fans survoltés. Dans le jeu vidéo, en pilotant à Monza (par exemple), on se demande où sont cachés les Tifosis. Un détail, puisqu’une fois en jeu, vous serez concentré sur la piste et sur vos adversaires… Mais un détail qui compte pour le coté réaliste du jeu.

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Et puis, il y a le milieu, le passable. On constate par exemple un gros mieux concernant la modélisation des pilotes. On les reconnaît plutôt bien, malgré quelques mimiques parfois étranges. Mais dans l’ensemble, ils sont assez réussis, avec de chouettes célébrations. Qu’il s’agisse des pilotes de F1 ou de F2 d’ailleurs (qui ont pu être par le passé parfois encore plus massacrés). En revanche, j’émets plus de réserves concernant la team qui vous accompagne, et vous applaudit à chaque victoire. Car quelle que soit l’équipe dans laquelle vous choisirez d’évoluer, ce seront les mêmes PNJ, avec des skins (tenue, voire couleur de peau) différents. Le clonage de PNJ a encore frappé !

Puisque je parle de technique, impossible de faire l’impasse sur le son. Rien à dire à propos des sons moteurs (réalistes) ou des échanges radio (en VF, cool). La musique colle parfaitement à l’ambiance, oscillant entre les playlist très « radio » que l’on retrouve dans tous les jeux EA Sports, et un thème planant plutôt agréable pour les menus. Les commentaires, lors des GP, sont assurés par le commentateur de Canal + Julien Fébreau, assisté par l’ancien pilote Jean-Eric Vergne, avec aussi parfois Jacques Villeneuve. Hélas, on aimerait entendre ces commentaires un peu plus souvent.

Au final

Allez : je vais oser la formulation qui risque de choquer les fans de jeux de courses. Oui, F1 22 est perfectible ! Mais en termes de simulation de pilotage, il m’a offert plus de sensations et de réalisme qu’un certain Gran Turismo 7 ! S’il n’est pas le meilleur des F1 en termes de contenu, il est (logiquement) le plus abouti techniquement. Puisqu’il est aussi le premier sur PS5 et XBox Series.

Non ! F1 22 n’est pas le jeu ultime de pilotage. Il a encore beaucoup de points à améliorer : les chutes de FPS pendant les cinématiques (lors des replays, les reflets sur les carrosseries en mode « slow motion », c’est pas beau), le clonage chez les PNJ, le contenu un poil trop maigre… Mais à coté de tout ceci, il est respectueux de la discipline dont il est le porte-étendard officiel, avec ses nouvelles règles, ses nouvelles équipes. De plus, EA nous propose ici un titre qui ravira à la fois les puristes de la mécanique, comme les parfaits débutants. Un jeu pour tous, sans exception !

Après F1 22, la licence a encore des points à améliorer. Mais le nouveau bébé d’EA Sports est juste le meilleur jeu de courses de l’année. Et, je ne l’ai pas encore évoqué, mais c’est aussi un incontournable si vous êtes un vrai fan de Formule 1, au point de ne louper aucun GP à la TV. Au même titre que F1 Manager 22, mais c’est une autre histoire !


EA Sports F1 22

  • Par : Codemasters, pour EA Sports.
  • Sur : PS4/PS5, XBox One/Series X/S, PC (Steam, )
  • Genre : course automobile
  • Classification : PEGI 3.
  • Prix (version standard) : 69,99€ sur XBox One et PS4, 79,99€ sur PS5 et Series X/S, 59,99€ sur Steam. Comptez 20€ de plus pour l’édition Champions
Testé sur PS4, sur une version envoyée par l’éditeur
Les points positifs
  • Visuellement, très joli à regarder en course
  • Les sensations de pilotage
  • La bande-son globalement sympa
  • En VF
  • Le mode Carrière complet
  • TOUT est paramétrable : un jeu à la carte
  • Tracés, nouvelles règles, pilotes… On joue vraiment la saison 2022
  • Piloter les supercars apporte un peu de variété (mais pas longtemps)
  • Jeu à deux
  • La VR sur PC
Les points négatifs
  • « Vie F1 » qui n’apporte pas grand chose sur le long terme, vite superficiel
  • L’habillage graphique du jeu
  • Pas de mode Histoire avec ses interviews (en même temps, ce n’est pas un mal concernant ces dernières)
  • Quelques chutes de framerate lors des cinématiques
  • L’entrée au stand : finalement, un QTE assez simple
  • Pas encore de mode VR sur PlayStation-VR