Saint-Seiya Awakening : le meilleur jeu de la licence ?

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Le titre de ce test pose la question à laquelle nous allons essayer de répondre aujourd’hui. Et si Saint Seiya Awakening, par Yoozoo Singapore, sur mobiles, était tout simplement le meilleur jeu Saint Seiya publié à ce jour ?

Inspiré librement du manga

Saint-Seiya est un excellent manga créé par Masami Kurumada, et publié pour la première fois en 1986. Et si la version « papier » est légendaire, que dire de l’anime, avec son chara-design d’une classe absolue ? Hélas, aussi bonne qu’elle soit, la série n’a jamais été vraiment gâtée sur consoles de jeux vidéo. On passera rapidement sur la version NES très WTF, ou sur les épisodes PS2 qui, à défaut d’être originaux, auront eu le mérite de relancer la licence sur consoles, jusqu’à la PS3/PS4 avec Brave Soldiers.

Saint-Seiya Awakening, uniquement disponible sur mobiles en free-to-play (avec microtransactions), s’inspire très fortement du manga et de l’anime, avec quelques inclusions dans les spin-off (The Lost Canvas, Saintia Shô…). Le jeu, goûté et approuvé par Masami Kurumada (créateur de la saga) himself, reprend les musiques et les voix japonaises de l’anime Saint Seiya.

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Ici, nous allons donc retrouver la trame principale de la série, avec notamment les arcs du Sanctuaire, de Poséidon et d’Hadès. Tantôt de manière assez générique, tantôt en s’inspirant subtilement des nuances qui font la différence entre la version papier et la version TV.

Le jeu prend aussi quelques libertés, en inventant des personnages qui viendront servir de renfort aux adversaires, ou serviront de « chair à XP » lors de l’upgrade de vos persos. Comme par exemple des animaux, des titans et autres créatures qui semblent venir d’une autre licence.

Qu’est-ce que Saint Seiya Awakening ?

Question très difficile, tant il y a de choses à dire. Saint Seiya Awakening pourrait être apparenté à un RPG, qui baigne dans l’univers de Saint-Seiya. Mais un RPG où la stratégie va revêtir une importance capitale. Car votre succès va reposer essentiellement sur la pertinence avec laquelle vous allez constituer votre équipe. En plus d’être beau, SSA est donc un jeu qui va faire travailler vos méninges !

Le jeu vous propose des combats au tour par tour. Dans chaque équipe, jusqu’à six personnages, matérialisés par des cartes. Vous les gagnez de diverses manières : en les invoquant via les constellations grâce à des diamants, en réunissant un certain nombre d’éclats pour chacun, ou en les gagnant au hasard.

Ceux-ci disposent de plusieurs attaques (jusqu’à quatre) : Une attaque de base ; Une compétence ; Une aptitude passive ; Et un quatrième slot qui, selon le personnage, vous permettra d’utiliser une seconde compétence ou une autre technique passive.

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Par la suite, vous devrez upgrader vos personnages. Pour gagner en levels, mais aussi pour optimiser vos techniques grâce au 7e sens, notamment, qui accroît votre puissance et vos capacités. Mais attention : upgrader un personnage coûte extrêmement cher. Alors, réfléchissez à votre future équipe et ne montez pas des personnages inutiles. De base, chaque Saint a un level, un rang (représenté par une lettre, le meilleur étant SS), et un nombre d’étoiles. Deux par défaut, pouvant monter à six.

Un personnage débute au niveau 1, et peut dans un premier temps monter jusqu’au niveau 20. Vous devez alors effectuer une réincarnation, en utilisant des doublons ayant le même nombre d’étoiles. Pour pouvoir monter d’une étoile supplémentaire et monter ensuite jusqu’au niveau 40. À ce stade, une nouvelle réincarnation sera possible, mais vous pourrez aussi éveiller votre avatar au 7e sens. En parallèle, chacune de vos techniques peut augmenter jusqu’au niveau 5 (utilisez une carte doublon de votre chevalier : les doubles sont très utiles dans SSA, ne les jetez pas).

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Les compétences spéciales sont plus puissantes qu’un coup de base. Et l’on pourrait donc être tenté de rusher les combats en envoyant des salves de Météores de Pégase, de Colère du Dragon ou de Lightning Plasma. Mais les développeurs vous ont vu venir. Et ces compétences se déclenchent grâce à des jetons, en nombre limité par tour. Et lorsqu’au premier tour, deux jetons sont disponibles mais que votre attaque en consomme deux… Cela signifie que tous les autres membres de votre équipe ne pourront utiliser ensuite que leurs attaques de base, si vous ne calculez pas au plus juste. L’aspect stratégique de SSA est beaucoup plus complexe qu’on ne pourrait le penser !

La première claque est visuelle

Pour un fan de Saint-Seiya, la claque survient dès le début du jeu, avec les premiers écrans, et les premiers artworks. Le chara-design est tout simplement superbe, dans la veine de l’anime. On pourrait même s’émouvoir du respect dont il fait preuve pour les dessins de Shingo Araki, chara-designer de la série animée, disparu en 2011.

On pourrait aussi s’enthousiasmer face aux cut-scenes animées (avec le moteur du jeu), ou aux cinématiques dignes de la série. On pourrait presque se dire que les développeurs ont mis le paquet, en termes de fan-service, pour séduire ! Et si l’on aime tourner le couteau dans la plaie, on peut même se demander comment un jeu vidéo mobile peut être aussi réussi, quand Netflix se foire aussi lamentablement sur sa série animée Saint-Seiya, et son rendu « cinématiques de PS2 » ! Mais on ne va pas tirer sur l’ambulance 😉

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In game, le chara-design reste fidèle à l’univers de Saint-Seiya, avec des modélisations du plus bel effet. Avec toutefois un bémol : si quelques décors sont agréables à regarder, beaucoup sont vides, voire moches, avec parfois l’addition des deux.

Une construction intelligente de votre équipe

Toute la richesse du gameplay du jeu repose sur la constitution de votre équipe. Et pour avancer dans l’aventure, vous allez devoir cogiter afin de construire une team équilibrée ! Autrement dit, il est inutile de bâtir votre deck avec les Bronze Saints, ou avec six chevaliers d’or ! Ça ne sert à rien, et si vous choisissez de puissants chevaliers, il n’est pas sûr que vous vaincrez !

Car dans Saint-Seiya Awakening, tout repose, comme je l’ai dit, sur l’équilibre. L’équipe idéale comporte un soigneur, des offensifs (cible unique ou multi-cibles), des lanceurs d’effets (bonus pour vous, ou malus pour l’adversaire)…

Il ne faut pas se fier aux apparences ! Car un personnage de prime abord faible peut aussi devenir très puissant une fois que vous l’aurez réincarné plusieurs fois, et que vous l’aurez éveillé au 7e sens.

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Ne vous fiez donc pas à la série animée ou au manga ! Car ici, Marine sera par exemple beaucoup plus intéressante que beaucoup de chevaliers d’Or (avec son sort de soins multi-cible)… De même, Kiki est un précieux allié, qui peut ajouter des jetons de capacité à chaque tour. Ici, c’est la stratégie qui prime ! À l’écran, il en résulte un étrange mélange. Qui vous permet par exemple de voir dans la même team Camus du Verseau, Io de Scylla, Yuzuriha de la Grue (The Lost Canvas), Shiryu du Dragon, Athena et Shaka Arayashiki.

La team idéale existe t-elle ? Difficile de répondre car tout dépendra de vos affinités, de vos préférences. Ainsi, j’ai pu voir dans des vidéos que beaucoup de joueurs déconseillent d’upgrader Jabu de la Licorne, qui devient vite inutile. Pour ma part, poussé au maxi, j’apprécie ce personnage efficace, qui dévaste les rangs ennemis avec son attaque multi-cible.

Gasha et foule de trucs à faire

Au départ, Saint Seiya Awakening est un jeu très sympa, qui vous permet de jouer occasionnellement sur votre mobile, pour meubler le temps. Mais à grands coups d’événements hebdomadaires, de compétitions communautaires ou encore de menus qui s’ajoutent au fil de votre progression… Il finit vite par devenir un aspirateur de temps libre. Et il y a tant à y faire que vos parties rapides du début vont vite se transformer en sessions qui vont vider vos batteries.

Il y a tant de choses à faire, et à dire, que la meilleure solution serait de vous expliquer mon cheminement, lors de mes parties quotidiennes. Tout d’abord, lorsque je me connecte, je file jeter une pièce dans la fontaine à souhaits, pour gagner des bonus. Je passe ensuite faire un tour en boutique, et dans la catégorie événements, afin de voir ce que l’on me propose et s’il n’y a pas quelques bonus à glaner. Puis place aux récoltes diverses, et aux combats de Legion, au scénario à faire avancer… Mince, déjà une heure que je joue…

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L’aléatoire fait partie de l’équation, et cela commence avec tous ces chevaliers à débloquer, à invoquer. Contre des diamants obtenus dans diverses récompenses, vous pouvez scruter le ciel, ses constellations, pour y débloquer des combattants de type C (gardes), B (bronzes et persos mineurs), A (bronzes et argents), S (chevaliers d’or) ou SS (chevaliers d’or puissants comme Shaka Arayashiki, Saga… Ou dieux comme Poséidon, Hadès, etc). Mais l’aléatoire étant au final assez important, vous risquez de choper 45 Nachi du Loup avant de débloquer un Aiolia du Lion.

Les étrennes de mémé vont y passer !

Avant toute chose, et avant de développer cet intertitre… Je me dois de vous rappeler que le jeu est jouable, et parfaitement faisable, uniquement en free-to-play. Il est possible d’avancer, de progresser… Sans dépenser un kopek ! Mais je sais que beaucoup d’entre-vous ne sont pas patients, ou haïssent le farming, alors…

Alors, la tentation sera grande de sortir la carte bleue pour progresser plus vite. D’autant que, pour évoluer dans les plus hautes sphères des événements compétitifs, il va vous falloir pas mal de level. Alors soit vous farmez non-stop pendant trois jours pour passer du niveau 60 à 63… Soit vous revendez votre poumon gauche pour acheter des gems. Mais les micro-transactions, c’est le mal !

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D’autant que la boutique du jeu ne va pas se priver de vous proposer un véritable supermarché du skill. Et le jeu ne se privera pas non plus de vous proposer quelques packs de récompenses payants (1,99€ ou plus). De même, certains items ne sont disponibles qu’en payant, comme Ikki du Phénix (version anime) qui vous coûtera 1,99€. De même, les probabilités d’obtenir des rangs S ou SS via les invocations sont tellement faibles que l’on sera vite tenté d’acheter un petit coup de pouce.

Au final

Si vous aimez la stratégie, et la compétition, Saint-Seiya Awakening est fait pour vous ! Relativement fidèle à l’oeuvre originale (malgré quelques libertés), et doté d’une durée de vie colossale, SSA est tout simplement le jeu vidéo Saint-Seiya le plus captivant, le plus complet et le plus fidèle auquel il m’ait été donné de jouer.

En revanche, si le jeu est d’apparence taillé pour des parties rapides, l’illusion s’estompe vite, au fil de votre progression… Pour au final vous proposer des défis et événements en pagaille, au point que l’on ne sache plus où donner de la tête. Prévoyez de longues pauses si vous espérez upgrader votre deck favori.


Saint Seiya Awakening : Knights of the Zodiac

Points positifs :

  • Une foultitude de choses à faire
  • Adoubé par Masami Kurumada himself
  • Les musiques officielles
  • Les doublages VO de l’anime
  • La direction artistique magnifique
  • De la vraie stratégie qui triture vos méninges
  • Très fréquemment mis à jour
  • Un solide PvP
  • Possible d’évoluer en free-to-play

Points négatifs :

  • Jeu complexe dit prise en main plus ou moins longue
  • Des microtransactions qui coûtent vite un poumon
  • Au bout de quelques niveaux, il va falloir farmer, beaucoup !
  • Pour jouer contre l’élite du PvP, il faut soit sortir la CB, soit passer un temps fou à monter ses persos
  • Des événements qui surviennent alors que vous n’avez pas fini le précédent
La déesse Athena semble avoir touché ce Saint-Seiya Awakening de sa grâce divine ! Le jeu est passionnant, offre un contenu gargantuesque, et vous plonge dans une ambiance fidèle à l'univers du manga et de ses spin-off. Cerise sur le gâteau : il est en free-to-play. Attention quand même à ne pas trop craquer pour ses micro-transactions, qui peuvent vite devenir trèèèès onéreuses.
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La déesse Athena semble avoir touché ce Saint-Seiya Awakening de sa grâce divine ! Le jeu est passionnant, offre un contenu gargantuesque, et vous plonge dans une ambiance fidèle à l'univers du manga et de ses spin-off. Cerise sur le gâteau : il est en free-to-play. Attention quand même à ne pas trop craquer pour ses micro-transactions, qui peuvent vite devenir trèèèès onéreuses.

  • Réalisation, direction artistique
  • Jouabilité
  • Scénario
  • Durée de vie
  • Ambiance générale

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