Yomawari : Lost in the Dark, le chibi qui fout la trouille

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Nippon Ichi Software est de retour ce 28 octobre, pile poil pour Halloween, avec un nouvel épisode de sa série chibi horrifique Yomawari. Après Yomawari : Night Alone et Yomawari : Midnight Shadows, il est temps de vous parler du troisième épisode de la série. Et de voir s’il se démarque de ses prédécesseurs.

Jamais deux sans trois

C’est ce 28 octobre que sort, sur Switch et PS4, le troisième volet de la série horrifique de Nippon Ichi Software pour l’éditeur Nis America : Yomawari. Une série qui ne date pas d’hier, puisque le premier opus, Yomawari : Night Alone, est sorti le 29 octobre 2015 sur PS-Vita et PC. Il y a donc de cela déjà sept ans ! Selon l’éditeur, 48 000 exemplaires de ce premier opus se sont écoulés rien qu’au Japon.

Face à un tel succès, on ne s’étonnera pas que le jeu ait eu une suite, Yomawari : Midnight Shadows, le 24 octobre 2017. Le jeu sort cette fois sur PS4, Vita et PC, mais sa sortie coïncide encore une fois avec Halloween. Il n’y a pas de hasard ! Et en 2018, c’est une compilation de ces deux jeux qui sort sur Switch : Yomawari : The Long Night Collection.

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Le principe reste toujours le même, et comme on ne dit jamais deux sans trois… C’est le 25 mai 2022 que Nis America a annoncé officiellement un troisième épisode, Yomawari : Lost in the Dark. Encore une fois, on respecte la tradition des histoires qui font peur, et NIS America diffuse son jeu pile-poil pour Halloween… C’est à dire ce vendredi 28 octobre, sur Switch, consoles PlayStation et PC.

Comme je l’ai écrit un peu plus haut, le principe n’a pas beaucoup évolué depuis ses débuts. On y incarne un personnage avec des graphismes chibi (qui ressemble à une figurine Pop), plongé dans un jeu de survie et d’horreur. Le but : survivre, dans des rues sombres, à des Yokaï qui peuvent venir vous agresser n’importe quand. Vous pensiez que le jeu était tout mignon ? C’est adorable de voir comme vous vous êtes tous plantés !

Yomawari : Lost in the Dark, ça parle de quoi ?

ATTENTION SPOILER ? Vous ne serez pas étonnés si je vous dit que, dans Yomawari : Lost in the Dark, le scénario tient une place très importante. Aussi, l’éditeur a demandé aux différents testeurs d’être prudents sur les infos qui seront divulguées lors des tests. Voire de vous prévenir que nos écrits peuvent contenir de potentiels spoilers. Pour ma part, je vais éviter au maximum de m’étaler sur le scénario, si ce n’est en reprenant ci-dessous le résumé que vous pourrez lire également sur l’eShop ou le PSN. Et dans le doute, vous pouvez aussi passer directement à notre conclusion « Au Final » qui figure en bas de cet article.

Le résumé fourni par l’éditeur nous explique ainsi que : « Afin de briser une malédiction, une jeune fille doit explorer une ville hantée et recouvrer ses souvenirs perdus. Elle ne pourra compter que sur sa présence d’esprit, son astuce et une bonne cachette ou deux pour échapper aux fantômes tourmentés qui errent dans les rues. »

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La page officielle du jeu précise que cette jeune fille : « se réveille un jour dans une forêt sombre lui étant inconnue, sans aucun souvenir sur la manière dont elle s’est retrouvée là. La dernière chose dont elle se souvient était d’être montée sur le toit de l’école au crépuscule. À la recherche d’un chemin pour sortir, elle croise alors un mystérieux individu qui lui révèle qu’elle a été maudite. Afin de briser la malédiction, elle aura besoin d’explorer les rues de sa ville durant la nuit, afin de retrouver ses souvenirs perdus.

Cependant, des esprits malveillants sont tapis dans l’ombre et la jeune fille devra courir, se cacher et fermer les yeux si elle souhaite survivre assez longtemps pour espérer briser la malédiction… »

On ne change pas une équipe qui gagne

Sans trop vous dévoiler, comme je l’ai promis, d’éléments clés du scénario… On constate dès le lancement du jeu que ce nouvel opus s’inscrit dans la continuité des deux précédents volets. On retrouve ainsi une adolescente, qui passe de la réalité au monde lugubre de Yomawari après un événement très dur. Un événement qui est donc le déclencheur d’une intrigue oppressante du début à la fin. Si vous avez joué aux précédents opus, vous connaissez déjà la construction du récit. Pourtant, il parvient encore une fois à faire mouche. À se demander si, au final, on n’aime pas ça (et vous connaissez la réponse)…

Toujours est-il que le résumé du scénario, ci-dessus, nous donne déjà quelques précieuses indications sur le gameplay du jeu. Ainsi, comme vous pouvez le deviner, notre héroïne étant amnésique, vous allez devoir retrouver ses souvenirs, afin de faire la lumière sur son histoire. La deuxième indication que nous donne le résumé fait référence à la temporalité. Ou plus précisément au fait que vous aurez un chrono au dessus de la tête. Vous devez accomplir votre objectif dans une limite de temps précise. Autrement dit avant le lever du jour.

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Pour retrouver vos souvenirs, vous n’aurez pas d’autre choix que d’arpenter la ville, découpée en zones, d’en explorer les allées et les recoins. Et on se perd souvent ! Ce qui, en soit, ne serait pas trop compliqué si vous n’étiez pas harcelé par de malfaisants Yokaï qui apparaissent un peu partout (et souvent), dans le but de vous choper. Avec évidemment un boss pour chaque zone. Et au moindre contact avec un esprit, c’est la mort pour vous. Alors, une seule solution : fuir ! Dans la limite de votre jauge d’endurance évidemment (qui remplace ici la traditionnelle barre de vie)…

Les commandes sont simples, et les touches sont affectées aux différentes actions possibles : utiliser un objet, interagir avec le décor, allumer ou éteindre votre lampe torche pour dévoiler les spectres, ou enfin (et c’est une nouvelle mécanique) fermer les yeux (ZL+ZR) pour éviter les monstres trop proches de vous. Votre personnage ferme ses yeux et se guide au rythme des battements de son cœur (plus un Yokai est proche, plus ils accélèrent). Et les monstres se matérialisent alors sous la forme d’auras rouges que vous devez éviter.

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Yomawari: Lost in the Dark est un jeu qui, malgré son aspect mignon, ne va pas vraiment vous ménager. Et c’est un point que je n’ai pas encore abordé : nous sommes dans un Die & Retry. Autrement dit, vous allez en perdre des vies ! Et pas qu’une ! Et recommencer et… Recommencer encore, dès lors qu’un Yokai vous chopera. Car ici, pas de deuxième chance, et la mort (ou plutôt le game-over) frappe souvent. Et pas de bol : votre avatar a une fâcheuse tendance à se traîner (ce qui casse aussi le rythme du jeu). Alors un conseil : cherchez bien les (rares) petites statuettes de Jizo dans les niveaux, elles font office de check-points. Au final, comptez entre 6 et 12 heures pour finir le jeu, selon votre niveau. Une durée de vie correcte mais… On n’aurait pas craché sur un peu de rab’ !

Un jeu pour qui ?

Yomawari : Lost in the Dark, comme les autres volets de la série, ne vous fera donc pas de cadeau. Et lorsque je parle de Die & Retry, vous pouvez en déduire que le jeu va jouer avec vos nerfs. J’aurais aussi pu vous parler de ses énigmes, que vous devrez aussi résoudre de temps en temps. Avec certaines qui risquent de vous bloquer un moment. Rien d’insurmontable, mais certaines sont quand même un peu corsées, il faut le dire. Et si vous n’êtes pas familier avec l’Anglais, la barrière de la langue va en rajouter à la difficulté car, hélas, aucune version VF n’est proposée… Ici, vous n’allez mourir que dans la langue de Shakespeare.

Je ne le répéterai jamais assez : ne vous fiez pas au coté kawai du jeu. Car si votre personnage aux allures de Funko-Pop peut vous faire plonger dans la mignonnitude… L’aventure en elle-même, ainsi que la direction artistique justifient à eux seuls la classification PEGI 16 du titre. Et pour un jeu d’Halloween, on aime sacrément !

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Ici, peu de musiques (avec néanmoins de superbes partitions qui semblent s’inspirer de Joe Hisaishi), mais surtout des bruits d’ambiance. Des pas, des grognements ou des cris de Yokai quand ils s’approchent, le cœur de votre héroïne qui bat lorsqu’un monstre est à proximité… L’ambiance oppressante de Yomawari est sacrément bien foutue !!

Inutile de vous dire que, comme tout bon jeu d’horreur qui se respecte, notre petit jeu va aussi vous réserver quelques jumpscares… Plusieurs même… Qui vont contribuer à faire monter le stress et à vous faire transpirer sur la manette. Et je ne parle même pas du scénario, qui vous envoie une histoire à la fois triste et cruelle à la figure. C’est aussi un aspect que l’on aurait presque oublié pour le coup. En plus d’être un jeu avec une ambiance réussie… Yomawari : Lost in the Dark se paie le luxe de nous servir un scénario digne. Un bon jeu, mais à ne pas mettre entre toutes les mains, donc…

Au final

Ma plus grande crainte, en lançant ce jeu, était de me retrouver dans une version 1.5 de Night Alone ou de Midnight Shadows, tant les jeux sont similaires sur de nombreux aspects. Ce qui se vérifie sur plusieurs points. Néanmoins, ce Lost in the Dark se justifie comme la suite qu’il est, avec son lot de nouveautés, avec son récit à la fois touchant et oppressant… Ou tout simplement par l’ambiance générale qui se dégage de ce titre résolument pensé pour être joué pendant l’automne, et pour coller à la perfection à la période d’Halloween.

Si j’osais, je vous écrirais même que Yomawari : Lost in the Dark est peut-être même l’une des grosses réussites de cet Halloween 2022 ! On a parlé de son ambiance unique, de son scénario… Bref, la formule commence un peu à dater, mais on ne peut que constater qu’elle est toujours aussi bien maîtrisée. Alors, si jouer en Anglais ne vous pose pas de problème, foncez… De même, si vous êtes prêts à devoir recommencer encore et encore sans vous énerver, afin d’apprendre les patterns du jeu pour progresser… Yomawari est une pépite à posséder…

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Et si vous décidez d’opter pour une version physique du jeu, un conseil : n’hésitez pas à payer 10€ de plus (soit 49,99€) pour la Deluxe Edition. Elle comprend (en plus du jeu), un mini-artbook et la bande-son du jeu… Un rapport qualité-prix beaucoup plus intéressant, à mon sens, que le jeu de base.


Yomawari: Lost in the Dark

  • Par : Nippon Ichi Software (développeur), pour Nis America (éditeur).
  • Sur : Switch et PS4.
  • Genre : Survival Horror.
  • Classification : PEGI 16.
  • Prix : 39,99€
  • Condition de test : testé sur Switch, sur une version numérique envoyée par l’éditeur.
Points positifs :
  • Graphismes : le contraste entre le coté mignon des personnages et l’horreur de l’aventure
  • Une ambiance bien pesante et stressante
  • Une prise en main pas trop compliquée
  • Des mécaniques de jeu bien utilisées
  • L’écriture, une histoire dure mais touchante
  • Le level-design
  • Les (rares) musiques
Points négatifs :
  • Pas de VF, juste de l’Anglais
  • Du Die & Retry… Il faut aimer… Des morts qui semblent parfois injustes
  • Certaines énigmes un peu corsées
  • Durée de vie un peu courte
  • Votre personnage qui se traîne : ça casse un peu le rythme

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