Le simulateur le plus satisfaisant de l’univers est de retour ! Avec son allure de petit jeu indépendant mais son concept absolument jouissif, Powerwash Simulator était une pépite. Ce n’est donc pas une surprise de voir débarquer, cette fin d’année 2025, une suite sobrement intitulée Powerwash Simulator 2. On prend les mêmes, et on recommence ! PWS2, c’est quasiment le même jeu que le premier, mais avec plein de trucs en plus, et un gameplay amélioré. Et après avoir lessivé, pour ne pas dire rincé le jeu, le moment est venu de vous donner notre avis.
Le nettoyage sans pression
Nous sommes en juillet 2022. Les joueurs sur Windows et XBox découvrent un véritable OVNI vidéoludique ! PowerWash Simulator. Un jeu développé par le petit studio anglais FuturLab. Mais un petit studio indé en qui va croire un géant de l’industrie, puisque le jeu sera édité par Square-Enix. Six mois plus tard, PowerWash Simulator est de retour, mais cette fois sur PlayStation et Switch. Il fait immédiatement un carton. Tellement barré et satisfaisant qu’il est impossible de passer à côté !
Le concept ? Vous incarnez un spécialiste du nettoyage à haute-pression. Vous venez de monter votre société. Et tour à tour, les habitants de la ville fictive de Muckingham vous sollicitent pour nettoyer leur jardin, maison, voiture, skate-park, bateau… Tous plus cradingues les uns que les autres. Équipé de votre jet à haute pression, vous partez en mission pour tout faire briller. Le but du jeu est d’amasser de l’argent, pour acheter du matériel plus performant. Donc progresser en douceur, jusqu’à obtenir un arsenal qui fait trembler la saleté.
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Mais plus vous avancez, plus le scénario part en vrille, avec un humour typiquement british. 38 missions, un mode libre, de nombreux DLC les années suivant sa sortie… PowerWash Simulator est de ces pépites qui, à peine mises en orbite, brillent avec une intensité que l’on n’attendait pas ! Et mine de rien, on observe qu’entre sa sortie et aujourd’hui, le jeu aura continué à vivre. Avec des packs DLC thématiques payants (Bob l’Eponge, Retour vers le Futur, etc)… Mais aussi du contenu saisonnier gratuit pour les fans (pour Noël ou Halloween par exemple).
Le 13 mars 2025 est annoncée une suite : PowerWash Simulator 2. Petite nuance qui a son importance : cette fois, FuturLab est à la fois développeur et éditeur. Cette suite était à l’origine prévue pour PlayStation 5, Xbox Series et PC, avec une annonce ultérieure confirmant aussi une version pour Nintendo Switch 2. Quelques mois plus tard, ce fut à la gamescom 2025 (août) que FuturLab a confirmé l’arrivée du jeu dans le Xbox Game Pass dès le lancement. Un petit bonus qui a fait sourire la communauté. La demo avant la sortie a elle-même récolté plus de 130 000 téléchargements. C’est dire si le jeu était attendu…
Nouveaux outils, nouvelle base



Du côté du gameplay, le jeu est quasiment le même que le précédent, à quelques nouveautés près (notamment des outils et des élévateurs). Le principe est le même : équipé de votre Kärscher, vous balancez un maximum de pression pour décaper les bâtiments, véhicules, structures… En vue FPS. Les plus cradingues du monde (sérieusement, on se demande qui est le goret qui a autant tartiné les WC publics). PowerWash Simulator 2 est presque une forme de méditation interactive. Avancer avec la lance, voir la crasse se dissoudre goutte à goutte, ça détend autant que ça divertit. Un vrai remède anti-stress après une longue journée.
Chaque mission donne un sentiment d’accomplissement clair : tu arrives avec une surface cradingue, tu repars avec une façade immaculée. La courbe de progression, entre nouveaux outils, buses plus précises et zones plus ambitieuses, est bien pensée et jamais frustrante. On comprend même que les développeurs ont tout fait pour que ce second opus soit encore moins frustrant que le précédent. Les outils sont plus efficaces, le shampoing n’est plus limité en quantité… Chaque job nettoyé rapporte de l’XP, débloque de meilleures buses ou de nouveaux chantiers. C’est presque addictif, sans le côté oppressant du leveling compliqué.
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La jouabilité a aussi été retravaillée, pour devenir encore plus précise, encore plus immersive. Même ta grand-mère pourrait comprendre le gameplay en 30 secondes. Passer des allées de jardin aux énormes semi-remorques, des toits aux bateaux… C’est rafraîchissant et on ne s’ennuie jamais. Les surfaces réagissent différemment à l’eau et aux angles de lavage : ce petit souci du détail fait toute la différence et évite de tomber dans la répétition mécanique. Notamment en vous permettant d’approcher un même objectif de multiples manières. En équipe, c’est la fête des bulles, la guerre à la poussière… Et parfois le moment où l’on se dispute gentiment pour savoir qui s’occupe de l’auvent.
Le jeu m’a semblé également plus copieux, avec des niveaux plus longs ! La durée de vie et la rejouabilité étaient de gros points forts du premier volet, ça se confirme avec ce nouvel épisode. Notamment avec un local, faisant office de hub central, que vous pourrez meubler à votre convenance en achetant des décorations. Truffée de nombreuses références au premier opus, votre base dispose aussi d’une carte vous permettant de choisir vos prochaines missions, ou le mode libre… Vous pourrez également dépenser l’argent gagné en achetant de nouvelles tenues, accessoires pour vos jets, couleurs pour votre camion… Parmi les points forts du jeu, on pourrait aussi citer la bande-son douce, les réglages simples, l’interface claire et le tutoriel efficace qui rendent l’expérience fluide…
Quelques taches sur le mur



Malgré ses nombreuses améliorations et nouveautés, Powerwash Simulator 2 peut aussi montrer ses limites. Et la première est évidente : Même si la variété des scènes augmente, à la longue certaines missions finissent par se ressembler. Pour des sessions longues, le côté “rinçage et brossage” peut tourner en boucle, même avec différents environnements. Aussi passionné que vous puissiez être, on vous recommande de faire des pauses, si vous voulez éviter l’overdose de produit nettoyant. Et c’est encore plus vrai dans certains niveaux qui peuvent demander des heures de nettoyage. Tant qu’on y est, on aurait aimé de la pluie, du gel, des aléas qui influencent la pression ou la saleté… Le jeu reste encore trop sage sur l’interaction.
Sur certaines surfaces ou sous certains angles, l’eau réagit bizarrement. Et quand la caméra se coince derrière un objet, ça casse un peu l’immersion zen. Rien de rédhibitoire, mais suffisant pour grappiller l’enveloppe de perfection. Parfois, l’eau “danse” de manière improbable, ou une zone sale refuse obstinément de devenir propre sans raison claire. Si vous pouvez mettre en surbrillance la crasse qu’il vous reste à dégommer, il faut parfois plisser les yeux pour débusquer la petite trace rebelle. D’ailleurs, on note que le jeu se montre très (trop) pointilleux sur certaines zones à nettoyer, et plus permissif sur d’autres.
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L’un des arguments qu’on nous a vendus à l’annonce du jeu, c’est son mode multijoueur. Et c’est un point que l’on peut souligner : il est possible de nettoyer à plusieurs, en ligne (jusqu’à quatre joueurs) ou en local (à deux en écran splitté). Mais ce mode reste cependant encore assez timide (pas d’aspect compétitif par exemple). Si vous espériez un mode multijoueur aussi robuste que dans d’autres jeux de gestion / simulation, la mise en œuvre reste timide ici. On est surtout dans une expérience solo polie. Si vous cherchez une vraie expérience multijoueur solide, on est encore un peu sur la pause café, plutôt que sur la grande fête du karcher.
Ce jeu est ce qu’il est : il ne cherche pas à être un simulateur hardcore avec météo dynamique ultra complexe ou IA excitante. Du coup ceux qui attendent une vraie “challenge sim” pourraient trouver ça un peu trop gentil. Mais sur ce point, peut-on vraiment parler de défaut du jeu ? Pas vraiment, avouons-le ! Plus exactement, PWS2 est un jeu qui s’adresse à un public bien précis, mais peut rebuter d’autres joueurs… Et on en reparle dans notre conclusion…
Au final



PowerWash Simulator 2 n’est peut-être pas une révolution du genre, mais c’est une dose de plaisir simple et propre dans un paysage vidéoludique souvent trop bruyant. Entre la satisfaction quasi tactile de voir la saleté disparaître et l’accessibilité immédiate, c’est une expérience qui démarre relax, reste ludique, et se termine avec le sourire… Même sur les missions les plus cradingues. Dans PWS2, on ne frotte pas juste de la crasse : on se détend. Le simple bruit du jet et la saleté qui part… Clac, ça chatouille l’hippocampe du bonheur.
Mais alors, Powerwash Simulator 2 est-il un jeu à acheter ? Oui, si vous aimez les jeux relaxants, sans pression, qui vous laissent savourer le progrès une zone à la fois. C’est LE remède parfait après une journée stressante, le jeu à “mettre en boucle pour buller” ! En revanche, on vous le déconseille si vous cherchez une simulation ultra-poussée ou une aventure avec rebondissements narratifs : PowerWash 2 reste une expérience zen, pas un simulateur de vie intense, ni une épopée cosmique.
Au final, à défaut de combattre des dragons ou de sauver des galaxies, PowerWash Simulator 2 vous propose de laver le monde… un mètre carré à la fois. Et honnêtement, parfois ça suffit pour être heureux.
Powerwash Simulator 2

- Par : FuturLab
- Sur : PlayStation 5, XBox Series, PC et Switch 2.
- Genre : simulation zen
- Classification : PEGI 3
- Prix : 24,99€ (actuellement gratuit pour les abonnés GamePass).
- Conditions de test : testé sur XBox Series S
Les points positifs
- Toujours aussi addictif
- Grosse durée de vie
- Le local
- L’humour décalé
- Les nouveaux outils
- Un zen vidéoludique rarissime
- Une progression gratifiante
- Variété et détails
- Présence de multijoueur
- Ambiance et ergonomie
Les points négatifs
- Répétitif à la longue
- Tech parfois capricieuse
- Ambitions limitées
- Contenu solo avant tout
