Pokémon Écarlate/Violet : le renouveau tant attendu ?

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Attendue fébrilement par les fans depuis qu’elle a été officialisée en février dernier, la 9G de Pokémon est enfin là. Avec Pokémon Écarlate et Pokémon Violet, a t-on enfin trouvé le binôme qui marquera un renouveau de la série amorcé avec Légendes : Pokémon Arceus ? La réponse, c’est maintenant avec notre test.

Place à la neuvième génération !

Cette année 2022 est particulière, dans le sens où elle nous aura offert deux jeux majeurs de la licence Pokémon. En tout début d’année, nous testions pour vous Légendes : Pokémon Arceus. Un OVNI dans l’univers Pokémon qui nous emmenait dans une région de Hisui (qui deviendra ensuite Sinnoh) s’inspirant du Japon médiéval. Une origin-story qui nous permettait de découvrir les prémices des liens entre les humains et les Pokémon… Et qui nous faisait participer à la création du tout premier Pokédex. Et accessoirement, un jeu qui va planter les bases de Écarlate/Violet, en matière de gameplay.

Car avec Légendes : Pokémon Arceus, l’intérêt était en réalité ailleurs. Et si la série de RPG de GameFreak a toujours, paradoxalement, été soumise à une linéarité qui bloquait votre aventure entre des murs invisibles… Ce nouvel opus introduisait, pour la première fois dans la série, la notion d’openworld. Oui, le jeu a été critiqué pour ses nombreuses lacunes techniques et ses bugs. Mais avec le recul, force est de reconnaître qu’il nous a affranchis des couloirs qui nous conditionnent depuis 1995, y compris dans des aventures récentes, comme Pokémon Épée/Bouclier (la 8e génération sortie fin 2019).

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Alors, quand un nouveau jeu Pokémon, un retour à la formule classique divisée en deux titres parallèles (et complémentaires) était officialisée en février dernier… Les fans étaient rassurés. Cette fois, on ne parlait plus d’une « expérience » qui s’écarte du schéma traditionnel, mais d’un vrai retour aux sources. Un nouveau Pokémon, la 9e génération, mais dans une formule plus connue, plus traditionnelle. En témoigne les deux variantes du titre qui avaient été annoncées, quand Arceus était un jeu seul.

Pourtant, comme je l’ai dit plus haut, ce Pokémon Écarlate/Violet arrive après un Légendes Arceus qui a laissé son empreinte. Aussi critiqué qu’il ait pu être, il a été le terrain d’expérimentations diverses. Et appliquées ici, elles nous conduisent à un paradoxe : Oui, Écarlate et Violet est un vrai nouveau jeu. Mais non, il n’a rien à voir avec Épée et Bouclier.

Bienvenue à Paldéa

Paldéa. Tel est le nom de la Région de cette 9e génération. Paldéa poursuit la tradition des régions qui s’inspirent de la réalité, et poursuit le tour d’Europe de la série. Après Kalos dans X/Y inspirée de la France, après Galar dans Épée/Bouclier qui s’inspire de l’Angleterre… Nous voici donc à Paldéa, le pays des tapas et de la tortilla… Vous l’avez deviné, cette nouvelle région est censée nous faire penser à l’Espagne (par son ambiance plus que pour ses monuments). Des plaines, des plages, des montagnes escarpées, un lac, un désert… Vous vouliez des biomes différents, vous allez être servis.

Comme c’est le cas dans les précédents jeux, le bestiaire de cette version se compose de trois types de Pokémon : ceux que vous connaissez déjà, les petits nouveaux, et les anciens ici présents dans une variante régionale. Au total, le Pokédex régional comporte plus de 400 Pokémon à débusquer sur une vaste map qui se compose de 19 environnements différents. Chacun est habité par plusieurs Pokémon, et certains n’apparaissent que le jour, ou la nuit, et d’autres dans l’autre version que celle que vous possédez (il faudra échanger vos bébêtes avec un ami)… Boucler le Pokédex sera donc un travail de longue haleine. Et encore plus si vous vous lancez dans la chasse aux Pokémon chromatiques (ou Shiny).

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Comme dans tout jeu Pokémon, vous débuterez l’aventure en choisissant votre starter parmi trois créatures. Poussacha est un chaton de type plante, Chochodile un bébé crocodile de type feu, et Coiffeton un canard de type eau. Chochodile est assez fort au début mais lent sur sa troisième évolution, Coiffeton est assez vulnérable au départ mais devient puissant ensuite, et Poussacha est relativement équilibré… Autrement dit, le Pokémon feu correspond plus ou moins à un mode facile, le Pokémon plante à un niveau normal, et l’eau à un mode plus difficile.

Pour terminer sur le lore du jeu, sachez que votre avatar n’est plus un dresseur en devenir, mais un étudiant. Au début du jeu, il intègre l’Université Orange (dans Écarlate) ou Raisin (dans Violet). Après avoir suivi ses premiers cours et rencontré ses professeurs dans ce Poudlard à la sauce Pokémon, notre héros doit réaliser un projet d’étude appelé Chasse au Trésor. Projet qui consiste à parcourir le monde pour trouver son propre trésor. Le jeu commence véritablement…

Ce n’est plus le même jeu

Le jeu débute comme les autres jeux Pokémon : vous créez votre avatar (les possibilités sont nombreuses), vous quittez votre petite maman adorée et… C’est tout ! C’est la première bonne surprise de Écarlate et Violet ! Cet épisode s’éloigne du schéma classique et répétitif des opus précédents. Vous savez : le long couloir qui vous fait passer par huit villes avec huit champions d’arènes à combattre pour gagner des badges… Pour enfin partir affronter la Ligue Pokémon, non sans avoir botté les fesses d’une « Team Machin » aux motivations aussi débiles que mégalomanes… Et en fin de parcours évidemment, un légendaire qui fait son apparition, pour intégrer votre team si vous le battez… C’est la construction vue et revue de quasiment tous les jeux Pokémon depuis le début !!

Dans Écarlate et Violet, les développeurs ont enfin tout remis à plat. Oui, la Ligue et une Team sont toujours de la partie, mais… La linéarité du jeu est de l’histoire ancienne. Car une fois que votre avatar quitte l’Université pour sa Chasse au Trésor, vous basculez dans un véritable monde ouvert ! Et ce n’est pas une image : dès lors, vous pouvez accomplir les missions et les quêtes dans l’ordre qui vous convient, défier les Maîtres dans l’ordre que vous voulez… Après avoir expérimenté cette notion de liberté avec Légendes Pokémon Arceus, les développeurs confirment ! Mais en mieux, à quelques exceptions près. Par exemple, on a du mal à comprendre pourquoi cette version revient à un système de combats (et de fuite) classique, lorsque celui d’Arceus était un vrai point fort, car plus cohérent avec le concept de l’openworld.

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L’histoire du jeu se divise désormais en trois campagnes principales. Un Parfum de Légende vous demandera de trouver et combattre des Pokémon Dominants (de grande taille) ; La Voie du Maître est la quête classique qui vous oppose à 8 champions d’arènes pour gagner leurs badges, pour ensuite défier la Ligue ; Enfin, Objectif Stardust est une quête qui vous oppose à la Team Star, en vous faisant trouver leurs bases pour combattre leur commandant…

Mais encore une fois, tout ceci est réalisable dans l’ordre que vous souhaitez : finissez un scénario précis, ou bien alternez entre les trois à votre guise, réalisez les objectifs dans le désordre… Vous êtes entièrement libres. Les seules limites seront le niveau des ennemis, qui vous demandera parfois de farmer si vous n’avez pas assez d’expérience (car on a ici des niveaux par zone, et pas qui s’adaptent à votre niveau d’expérience)… Et la fin du jeu, qui exige d’avoir achevé les trois quêtes pour débloquer le récit final (et le plus intéressant) de l’aventure.

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Pokémon Écarlate/Violet est un jeu Pokémon qui n’en est pas un. Ou plutôt un jeu qui casse délibérément les codes et les poncifs de la série pour nous surprendre. À tous les niveaux. Deux Légendaires (Koraidon ou Miraidon) qui n’attendent pas la fin de l’aventure pour se montrer, une Team Star qui est autre chose que les antagonistes bêtes et méchants des autres opus… Sans oublier le meilleur rival jamais vu dans un jeu Pokémon : pas un gros lourdingue qui ne pense qu’à vous écraser, mais une personnalité attachante qui vous ferait presque penser à un certain Goku pour son obsession pour le surpassement de soi (un rival, dont je tairai l’identité, qui se moque de perdre du moment que le combat a été captivant)… Et aussi des propos, des thématiques abordées avec un regard plus mature et moins caricatural qu’à l’accoutumée… Pokémon Écarlate/Violet est un jeu qui veut vraiment nous surprendre. Et dans le bon sens du terme.

Piège de cristal

La région de Galar avait introduit la mécanique de Dynamax (des Pokémon qui pouvaient devenir géants)… Aujourd’hui, Paldéa nous permet d’user de la Teracristallisation. Dans les faits, cette mécanique permet à un Pokémon de prendre une apparence plus cristalline. En réalité, cette nouvelle mécanique apporte au jeu une dimension stratégique, de par ses particularités.

Car si l’objectif est de Téracristalliser un Pokémon à un moment stratégique en combat, chaque combattant peut avoir un type Téracristal bien particulier, et pas forcément du type originel du Pokémon. Par exemple, un Pokémon de type feu peut avoir un teracristal de type eau, si vous l’équipez avec le Tera-Éclat correspondant. La Teracristallisation ayant une tendance à augmenter la puissance des attaques du même type que le type Téracristal, votre Pokémon feu peut ainsi devenir un tueur avec des attaques d’eau. Autrement dit, cette mécanique permet de modifier vos faiblesses, en les transformant en atouts !

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Sur le papier, cette nouvelle mécanique est vraiment sympa, visuellement assez chouette… Et avec son approche plus stratégique, elle permet de redéfinir les combats de Pokémon. Dans la réalité, la Teracristallisation est, à mon sens, trop sous-exploitée pour devenir mémorable. Elle n’est pas nécessaire pour gagner, et seuls les boss et quelques Pokémon teracristallisés dans la nature vous feront vous transformer en précieux joyau. Et encore, il n’y a plus de surprise lorsque l’on sait que les dresseurs (votre rivale, les Maîtres ou commandants de la Team Star) dégainent leur cristallisation avec leur dernier Pokémon en combat…

Nouvelle mécanique oblige, la Teracristallisation est aussi le prétexte pour nous offrir des combats en multijoueur, reprenant le principe des Raids Dynamax de Épée/Bouclier. En d’autres termes, vous allez aussi pouvoir chasser, sur la map, des Pokémon Cristallisés (dans de gros cristaux qui brillent à des kilomètres à la ronde. À ne pas confondre avec les Pokémon surbrillants que vous affrontez seul). Le combat se déclenche comme à l’accoutumée, si ce n’est qu’ici, vous combattrez à quatre contre le super-Pokémon. Soit quatre dresseurs humains si vous jouez online, soit trois IA pour vous accompagner si vous jouez en solo (offline). Un mode qui peut sembler anecdotique, mais qui, en réalité, est une bonne manière de farmer en glanant quelques bonbons. Et en capturant des bébêtes…

Une solide durée de vie ?

Je sens que c’est une question qui vous taraude. Alors, je vais y répondre : oui, la durée de vie de Pokémon Écarlate/Violet est conséquente. À mon humble avis, elle est peu ou prou identique à celle des opus précédents pour ce qui est des quêtes principales (car je rappelle qu’ici, la quête principale est scindée en trois). Soit autour de 40 heures pour finir le jeu si je déduis les longues heures de farming pour monter les niveaux de ma team principale.

Comme ses prédécesseurs, le jeu n’est pas vraiment compliqué une fois que vous avez compris comment jouer. Et en vous débrouillant bien, on peut même dire que la progression est assez fluide si vous avez 10 ou 20 niveaux de plus que vos adversaires. Cependant, et contrairement à Épée/Bouclier, j’avoue avoir eu quelques montées de sueur dans les pouces, lors de certains passages. Écarlate/Violet offre quelques pics de difficulté, que l’on ne voit pas forcément venir… Sans doute à cause de la grande liberté d’action laissée par le jeu. Et quand vous vous pointez dans une arène parce que vous avez vu de la lumière… Mais que vos adversaires vous accueillent avec 15 niveaux de plus que vous… C’est toujours douloureux de voir votre équipe se faire « one shot » sans rien pouvoir faire… Heureusement, il y a le farming…

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Après 40 heures donc, il y a de fortes chances pour que vous ayez terminé le jeu. Ce qui ne signifie pas que l’aventure s’arrête. Bien au contraire. Car comme son prédécesseur, Écarlate/Violet vous offre un solide contenu post-game. Pokédex à compléter, Légendaires à débloquer, Boss à re-combattre (mais avec un niveau nettement plus élevé), combattre le dresseur le plus fort du jeu (je vous laisse découvrir son identité), faire de la reproduction de Pokémon, sans oublier les Raids Teracristallisation à effectuer online avec vos amis… Et je dois vous avouer que je ne suis pas allé au bout de cette seconde partie du jeu. Mais je serais prêt à parier que le post-game double la durée de vie.

De plus, on espère aussi voir arriver des DLC. Ne serait-ce que pour compléter nos connaissances du lore du jeu. La Teracristallisation est une notion qui demeure assez floue, malgré quelques explications qui tombent sur le tard, dans la dernière ligne droite du scénario. Et que dire des deux légendaires qui figurent sur les boîtes : Koraidon et Miraidon, le premier renvoie au « korai » japonais qui désigne le passé ou les temps immémoriaux, quand « mirai » désigne le futur… Là encore, quelques indices sont donnés en fin de jeu, mais ouvrent clairement une porte en grand pour du contenu additionnel.

Le GROS bémol : la réalisation

Pokémon Écarlate/Violet est beau, coloré, certaines de ses musiques sont incroyablement bonnes, et l’univers découvert ici est raccord avec l’ambiance générale de la série. Mais, et il y a un gros « mais » , pour nous emmener dans un voyage aussi dépaysant, des sacrifices ont été nécessaires. Et le gros sacrifié de cet épisode, comme pour Légendes Atreus, est le volet technique.

Oui, la Switch est une console moins puissante qu’une PS5/Series X, voire moins puissante qu’une PS4/XBoxOne. Mais quand même ! La console de Nintendo nous a offert quelques merveilles (coucou Kirby et le Monde Oublié, ou Super Mario Odyssey sorti fin 2017), qui démontrent le potentiel de la bête. Mais la réalisation de Pokémon Écarlate/Violet (qui est pourtant un jeu de 2022) ne lui fait pas du tout honneur ! Et je ne sais pas par où commencer. Les décors ? Je l’ai dit, ils sont très colorés, verdoyants, avec des animations fort sympathiques (le vent dans l’herbe, les feuilles qui tombent, etc)… Mais, ils sont aussi sacrément polygonaux ! Des roches avec des angles aussi saillants, on n’avait pas vu ça à un tel point depuis la Wii.

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L’aspect qui m’a le plus choqué, ce sont les chutes de framerate. On ne peut pas les louper lorsque plusieurs ennemis apparaissent à l’écran, mais elles vous font saigner les yeux lorsqu’il s’agit d’animations en arrière plan (voir vidéo ci dessus). Par exemple un personnage ou un Pokémon qui marche au loin, pour lequel l’animation doit chuter au moins à du 10 voire du 5 FPS. C’est simple : par moments, j’ai cru voir de la stop-motion. Alors certes, l’affichage revient à la normale si vous vous approchez, mais quand la scène se passe au loin, c’est vraiment laid.

Et puis, il y a le reste, tout le reste. Clipping et Aliasing ne font pas dans la demi-mesure, tant qu’à faire ! Ce qui est un comble pour un jeu qui prétend que vous pouvez voir les Pokémon sur le terrain. Et donc choisir de les affronter ou pas. Dans les faits, parce que le jeu a du mal à gérer la profondeur de champ, ils popent souvent sous votre nez à la dernière seconde. Vous forçant à combattre malgré vous. Et que dire des bugs récurrents : personnages qui disparaissent pendant un combat lorsque celui-ci se passe trop près d’un mur, textures qui disparaissent…

Durant mes runs pour écrire ce test, j’ai aussi eu à subir un freeze de la console, mais pour ce point, je n’ai pas pu déterminer si cela venait du jeu ou de ma connexion internet. Le jeu souffre sur le plan technique, c’est un fait. Le point positif, c’est que ce type de défauts sont tout à fait corrigibles grâce à la magie des mises à jour. Alors, croisons les doigts !

Au final

Au final, le constat est partagé. Et il sera impossible de ne pas conclure en revenant sur les grosses lacunes techniques du jeu. En 2022, à une époque où la plupart des jeux font dans la démesure visuelle… Il est difficile de fermer les yeux (c’est le cas de le dire) sur ces défauts qui avaient déjà pas mal nuit à Légendes Pokémon Arceus. Et hélas, quelques mois plus tard, Pokémon Écarlate/Violet reproduit les lacunes de son aîné !

Mais, il faut aussi reconnaître que l’aventure est juste incroyable ! L’expérience est d’une originalité que l’on attendait depuis des années dans un jeu Pokémon. Et face aux lacunes techniques, ce nouveau volet nous touche par la justesse de son écriture. Le scénario est passionnant, les personnages à la fois attachants et charismatiques, et le récit aborde des thématiques plus adultes qu’à l’accoutumée. De ce fait, émotionnellement, je dois vous avouer que ce Pokémon Écarlate/Violet est sans doute l’épisode qui m’a fait ressentir le plus de choses. De ce point de vue, quand un jeu continue à vous obséder à ce point une fois la console éteinte… On peut considérer que c’est une énorme réussite.

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Vous l’aurez compris : s’il ne souffrait pas de tous ces problèmes techniques, Pokémon Écarlate/Violet serait tout simplement le meilleur jeu Pokémon jamais sorti, tous supports confondus. Par extension, et comme pour dédouaner ses développeurs, on peut même se demander s’il ne serait pas le meilleur jeu Pokémon s’il était sorti quelques années plus tard, sur une console autre que la Switch. Une console plus puissante, et surtout équipée de processeurs capables de digérer toute l’ambition qui a été placée dans ce jeu. Et si Pokémon Écarlate/Violet était juste un excellent Pokémon sorti trop tôt, sur la mauvaise console ?

Ce qui nous amène à LA question : Pokémon Écarlate/Violet est-il un bon jeu ? Il l’est assurément, et si vous êtes un fan de la saga, il est inconcevable de passer à coté de cet épisode qui brille par ses nombreuses prises de risque : précédemment, nous reprochions à GameFreak de rester dans sa zone de confort, le développeur fait des paris gagnants avec cet opus. Cependant, sa technique est à la traine, le jeu est parfois moche, c’est un fait. Et c’est un aspect qui pourra en décevoir beaucoup. Mais dans la balance des « pour » et des « contre » … C’est tout de même le pour qui l’emporte. Ne serait-ce que pour le plaisir que cette aventure obsédante nous a donné : on a parfois eu un peu mal aux yeux, mais on a passé un putain de bon moment sur Écarlate/Violet !!


Pokémon Écarlate/Violet

  • Par : GameFreak (développeur) pour Nintendo (éditeur)
  • Sur : Switch (lien eShop)
  • Genre : RPG
  • Classification : PEGI 7.
  • Prix : 59,99€ (par jeu)
  • Poids de la version numérique : 6868 MB
  • Condition de test : testé sur une version digitale de Pokémon Écarlate. Quêtes principales terminées.
Points positifs :
  • Enfin un vrai jeu Pokémon en monde ouvert
  • Le scénario plus mature, des personnages plus profonds
  • le créateur d’avatar
  • En VF
  • Un jeu très accessible
  • Un jeu qui a une âme, qui transmet une émotion
  • Un jeu addictif
  • Une map ni trop grande, ni trop petite
  • Les nouveaux Pokémon
  • Le design des nouveaux Pokémon
  • Le multijoueur
  • La bande-son : des musiques excellentes
  • Cette fin !!
Points négatifs :
  • De grosses lacunes techniques : clipping, aliasing, framerate qui se casse la gueule… Juste pas possible !
  • La Tetracristallisation qui manque de background et de pertinence
  • Pour les captures, Écarlate/Violet n’a pas gardé les mécaniques pourtant réussies de Arceus
  • Les boutiques qui manquent de variété : peu de choix dans les produits proposés
  • Paldéa, une map avec des biomes très génériques, finalement…
  • Sans légende pour expliquer ses icones, la map est un peu bordélique

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