(1995) Bust a Move 2 : des bulles, des couleurs, et du fun en grappes

Testé sur une version PS1

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Il est temps de vous faire découvrir un nouveau jeu rétro, dans notre rubrique consacrée aux « oldies » ! Aujourd’hui, un p’tit coup d’oeil dans le rétro qui sera consacré à Bust-a-Move 2. Le puzzle-game légendaire de la PlayStation 1, signé Taito (distribué en Europe par Acclaim), qui a inspiré tant de «match 3».

La galère des noms

Vidéo : chaîne YouTube de Another0rdinary

Bust a Move est de ces titres qui ont occasionné de belles prises de tête, au moment de lui donner un nom. En tout cas, pour les distributeurs européens !

Car au Japon, tout est clair : le jeu s’appelle Puzzle-Bobble ! Mais pour une raison qui nous échappe, le distributeur en Europe, Acclaim, a jugé que le titre n’était pas très vendeur. Il a donc décidé de le rebaptiser « Bust a Move« . Pourquoi pas !

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Mais un petit soucis s’est posé lorsque, en 1998, Enix et Namco ont sorti un jeu de rythme (un jeu de danse plus exactement), appelé « Bust a Move » au Japon… Vous sentez venir le problème ?

Le souci a cependant été vite réglé : le jeu de rythme est bien arrivé sur les PS1 européennes, mais sous le nom Bust a Groove. En même temps, ils ne sont pas allé chercher très loin 😉

Bubble et Bobble, deux légendes du jeu vidéo

Bust-a-Move 2 met en scène deux personnages faisant partie de l’histoire du jeu vidéo : Bubble et Bobble, deux petits dragons vert et bleu (parfois aussi appelés Bib et Bob). Ils sont apparus en 1986, dans un jeu faisant office de véritable légende : Bubble-Bobble, sur Arcade et NES.

Déjà à l’époque, nos deux héros avaient le pouvoir de créer des bulles, pour y enfermer leurs ennemis, dans un jeu de réflexion constitué d’une bonne centaine de tableaux. Culte !

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Bubble-Bobble a alors pris deux chemins différents. Le titre est devenu une série, notamment sur arcade. Il a également accouché d’une seconde série, Puzzle-Bobble (Bust-a-Move chez nous, donc). Avec six épisodes sur bornes d’arcade et plus d’une vingtaine sur consoles (tous supports confondus de la Neo-Geo à la 3DS), il pourrait presque rivaliser en popularité avec un certain Tetris.

Mais c’est donc le second épisode qui nous intéresse aujourd’hui, sur PlayStation 1. Bien sûr, nous aurions pu nous intéresser aux autres volets, tout aussi intéressants, sur Gamecube, PS2 et autres… Mais à titre personnel, ce second opus sur PS1 est un jeu qui m’a marqué… J’y ai passé un nombre incalculable d’heures, en solo ou contre mes amis…

Un concept increvable

Le principe de Bust-a-Move est d’une facilité déconcertante, mais d’une efficacité qui l’est tout autant ! Son gameplay se comprend en quelques minutes, et un joueur néophyte apprivoisera très rapidement le jeu. Ce qui en fait, comme nous allons le voir, un titre idéal pour jouer à l’occasion, avec vos amis.

Votre personnage, en bas de l’écran, dispose d’un « lanceur » qui lui permet d’expédier des bulles de couleur en haut du tableau, où des bulles sont liées entre elles. Il suffit d’en associer trois au minimum pour les faire disparaître. Mais vous pouvez également booster votre score en réalisant des combos, ou en détachant des grappes entières de bulles.

Régulièrement, après un certain nombre de tirs, le plafond descend d’un cran. Et si les billes atteignent le bas du tableau, c’est le game-over ! De même, en mode multijoueur, dès que vous réalisez un combo, vous balancez un handicap à votre adversaire. Des bulles sont alors envoyées sur son tableau, corsant le challenge pour votre ami.

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Le concept vous rappelle quelque chose ? Oui, c’est normal : il a copieusement inspiré King, avec son Bubble Witch Saga ! Pour ne citer que lui, mais on aurait aussi pu se référer à des centaines de clones, sur consoles ou mobiles…

Des qualités

La principale qualité du jeu est son ambiance. Si sa direction artistique semble aujourd’hui très simpliste, on ne peut qu’approuver son coté extrêmement kawaï. La couleur pête de partout, les personnages sont mignons… Et ses musiques sont parfaitement dans ce ton. Avec des thèmes qui vont parfois rester gravés dans votre tête pendant des décennies.

Sa seconde qualité est sa jouabilité. Aussi simple qu’elle soit, elle est juste parfaite et totalement maîtrisée. Au pire, peut-être pourra t-on lui reprocher une certaine lenteur dans le mouvement de votre lanceur… Mais c’est vraiment histoire de chipoter…

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Enfin, s’il est une autre qualité que l’on ne peut contester, c’est bien la convivialité du titre. Car si son solo vous donnera vite l’impression de tourner en rond, il dispose aussi d’un mode deux joueurs réussi. Vous pouvez ainsi défier vos amis, dans un mode qui surcharge le tableau adverse dès lors que vous effectuez des combos. Grosses crises de rire (ou de rage) en perspective, dans ce mode qui deviendra un fondamental dans les épisodes suivants.

… Et des défauts

L’un des défauts majeurs de ce jeu presque parfait ? Ses voix digits, et notamment l’insupportable « Okayyyyyy » qui marque vos choix dans les menus, ou les débuts de partie. Pire encore que la réplique analogue d’un certain Jacquouille dans les visiteurs, c’est vous dire ! Cette agression sonore est un véritable traumatisme pour les oreilles !

Le second défaut du jeu est sa répétitivité en mode solo, comme évoqué plus haut. En effet, si le mode « arcade » est divertissant au départ, le joueur aura vite l’impression de tourner en rond. Le mode solo se contente de vous proposer soit ce fameux mode arcade, où l’on enchaîne des tableaux, avec trois niveaux de difficulté (le mode practice se termine en cinq minutes),… Soit des matchs contre la machine, en versus. C’est le minimum syndical. Les amateurs de défis pourront néanmoins tenter de battre des records dans le mode Time Attack.

Enfin, le jeu aura surpris à sa sortie par une direction artistique en 2D et en gros pixels, lorsque les autres éditeurs se jettent sur cette 3D toute nouvelle, et ses gros polygones. Paradoxalement, quand l’ère 32 bits mise sur un certain renouveau dans les graphismes, Bust-a-Move 2 semble être un vestige tout droit sorti de la génération précédente. Un choix qui nous semble aujourd’hui malin, au regard des premiers jeux 3D qui ont beaucoup plus mal vieilli que les bons vieux 2D old-school. Pas vraiment un défaut, donc, en tout cas plus aujourd’hui !

Au final

Ce n’est pas très compliqué : Bust a Move 2 est tout simplement l’un des meilleurs puzzle-games de la PS1, aux cotés de DevilDice ! Aujourd’hui, ce titre n’est pas forcément le plus connu de la machine, mais nous avons là un incontournable, que tout fan se doit de posséder ! D’autant qu’il n’est aujourd’hui pas très compliqué à dégoter, contre quelques euros selon son état.

La série Bust-a-Move est légendaire ! Sur consoles, comme sur bornes d’Arcade. Et posséder cet épisode, c’est un peu comme replonger aux origines des jeux dits «match 3» ! Sans les Bust-a-Move, Columns, Puyo-Puyo… L’éditeur King n’aurait sans doute jamais pu se forger un empire avec ses nombreux « Bidule-Truc Saga » qui se sont inspirés de tous le catalogue « Puzzle-Game» de cette époque.

L’attachement à ce Bust-a-Move 2 est très personnel, j’avoue (et Bust-a-Move 4, par exemple, est tout aussi bon). Mais ce second opus nous replonge aux prémices de la PS1, avec les souvenirs qui vont avec. Il n’a pas tant vieilli que cela, et reste encore aujourd’hui une référence très abordable financièrement. Si vous êtes rétro-gamer, vous savez ce qu’il vous reste à faire !


Bust a Move 2 : Arcade Edition

  • Par Taito, édité par Acclaim.
  • Sur : PS1, Saturn, Gameboy.
  • Genre : Puzzle-game
  • Prix : entre 5 et 10€.

 

Points positifs :

  • Tout mignon, ambiance enfantine
  • Très coloré
  • Jouabilité simple, mais efficace
  • Difficulté progressive
  • Durée de vie increvable
  • Mode versus idéal pour défier les potes
  • Financièrement accessible

Points négatifs :

  • Certaines voix irritantes 🙂
  • Contenu assez limité
  • Vite redondant en solo
 .

 

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