Beaucoup de contenu… Sur le papier

Soyons honnêtes : Super Limit-Breaking NEO n’est pas un petit DLC vendu au prix d’un petit DLC. Disponible depuis le 30 juillet 2026, l’extension ajoute plus de 30 nouveaux personnages jouables, quatre nouvelles arènes, de nouvelles possibilités de personnalisation et surtout un mode solo inédit baptisé Limit Breaker Journey. Bandai Namco parle même de l’évolution la plus ambitieuse de Dragon Ball: Sparking! ZERO depuis son lancement.

Sur le papier, la fiche produit fait donc plutôt bonne impression. 33 personnages supplémentaires, notamment Super C-17, Champa, Vegeta GT, Bardock Super Saiyen, Tao Paï Paï, Grand-père Son Gohan, Roi démon Piccolo, Zangya, Païkuhan, Fasha ou encore Jaco. Certaines têtes font même leurs débuts dans la série Budokai Tenkaichi (les personnages de DB Super entre autres).

Ajoutez quatre terrains (le Palais du Tout-Puissant, Kame House, Bitter Tundra et la Stratosphère) ainsi qu’une vingtaine de nouvelles options de personnalisation, et vous obtenez effectivement une extension généreuse. Alors où est le problème ? Le prix ! Entre autres…

34,99 euros : là, ça commence à tousser

Le DLC est vendu 34,99 €. Et c’est là que mon enthousiasme retombe légèrement. Parce qu’à ce tarif, on n’est plus dans le petit complément sympathique destiné aux fans hardcore. On commence à s’approcher dangereusement du territoire où l’on se demande si l’éditeur ne pourrait pas simplement appeler ça Sparking! ZERO 1.5 et nous demander de repasser à la caisse pour une boîte.

Le contenu est conséquent, certes. Mais la quantité ne fait pas automatiquement la valeur. C’est particulièrement vrai avec un jeu dont le principal argument commercial était déjà, au lancement, son gigantesque roster. Sparking! ZERO comptait plus de 180 personnages jouables dès sa sortie et dépassait déjà les 200 avec ses premiers contenus additionnels.

Ajouter 33 personnages à un jeu qui en possède déjà une montagne est donc moins impressionnant que d’ajouter 33 personnages à un jeu qui en compte 40. À force d’empiler les combattants, on finit par avoir l’impression d’acheter une extension de catalogue.

33 personnages ? Oui. 33 nouveautés ? Pas vraiment.

C’est probablement le principal reproche que l’on peut adresser à NEO. La communication de Bandai Namco met logiquement en avant le chiffre : plus de 30 nouveaux combattants, c’est vendeur. Mais le mot « nouveau » mérite d’être manié avec des pincettes.

Plusieurs personnages ajoutés sont des absents bien connus des anciens Budokai Tenkaichi. Grand-père Son Gohan, Tao Paï Paï, Roi démon Piccolo, Païkuhan, Zangya, Fasha ou encore certains personnages de Dragon Ball GT ne sortent évidemment pas de nulle part. Pour un fan de la série, les retrouver est même une excellente nouvelle. Mais peut-on vraiment considérer comme une nouveauté absolue le fait de récupérer des personnages que l’on avait déjà dans les anciens épisodes ? C’est toute l’ambiguïté.

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Une partie du public réclame depuis la sortie le retour de personnages absents de Sparking! ZERO. NEO répond donc directement à cette demande. Sur ce point, Bandai Namco fait plutôt son travail.

Mais commercialement, il est assez amusant de voir l’éditeur nous présenter comme une nouveauté le retour de personnages dont certains étaient déjà disponibles il y a près de vingt ans. Le voyage dans le temps est inclus dans le prix.

Le vrai morceau du DLC s’appelle Limit Breaker Journey

Et pourtant, je ne conseillerais pas de réduire NEO à son casting. Le contenu qui justifie réellement l’existence de cette extension est plutôt Limit Breaker Journey.

Ce nouveau mode solo permet de choisir un personnage, de l’entraîner et de progresser à travers différents combats, événements et scénarios à embranchements. La progression permet ensuite d’utiliser le personnage amélioré dans les affrontements en ligne ou hors ligne.

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L’idée est plutôt bonne. Elle donne surtout une raison de revenir dans Sparking! ZERO après avoir terminé les principaux contenus du jeu. Et c’est précisément ce dont le titre avait besoin.

Car le problème de Sparking! ZERO n’a jamais été son manque de personnages. Le jeu en déborde littéralement. Son problème est plutôt celui de l’utilisation de cette gigantesque galerie de combattants. Limit Breaker Journey apporte donc une couche de progression supplémentaire qui donne davantage de sens à cette collection de guerriers. Mais voilà : ce mode aurait très bien pu être une mise à jour gratuite. Et c’est là que le bât blesse.

Le DLC corrige-t-il les problèmes de Sparking! ZERO ?

Pas vraiment. Et c’est probablement ce qui me gêne le plus. Super Limit-Breaking NEO enrichit considérablement Sparking! ZERO, mais il ne transforme pas fondamentalement le jeu de base. Un jeu que j’ai personnellement délaissé deux mois après sa sortie par manque d’intérêt (et parce qu’à mon sens, seule son apparence distingue un personnage d’un autre in game).

Si on n’est pas un fan hardcore de DragonBall, le jeu de Bandai-Namco ne tient pas deux secondes face à des poids lourds tels que Street Fighter 6 ou Tekken 8 (dont les personnages des season-pass apportent vraiment du nouveau gameplay, contrairement à DBZ où tous les personnages se jouent de la même manière).

Les nouveautés gratuites accompagnant le DLC apportent notamment de nouvelles mécaniques comme Sparking Boost et Chain Blast, mais l’extension elle-même reste avant tout une manière d’enrichir le contenu existant.

Si vous trouviez que les combats classés manquaient d’intérêt, que l’intelligence artificielle pouvait encore vous donner envie de jeter la manette par la fenêtre ou que certains aspects du jeu de base auraient mérité davantage de profondeur… NEO ne constitue pas nécessairement la grande refonte que vous attendiez. Il prolonge Sparking! ZERO. Il ne le réinvente pas. Et à 34,99 €, cette nuance devient importante.

Le problème de l’intérêt des joueurs

Il faut également parler de l’éléphant dans la pièce : l’intérêt du public pour le jeu a fortement diminué depuis son lancement. Sparking! ZERO avait démarré très fort. Sur Steam, il avait dépassé les 120 000 joueurs simultanés lors de son lancement, un chiffre exceptionnel pour un jeu Dragon Ball. Mais cette dynamique n’a évidemment pas duré éternellement.

Et les discussions actuelles de la communauté montrent que le problème reste particulièrement sensible pour les joueurs qui souhaitent revenir au jeu principalement pour son multijoueur. Certains rapportent encore, début août 2026, une population Steam assez faible et s’interrogent sur l’activité des serveurs, tandis que d’autres indiquent que la situation est nettement meilleure sur PS5.

Il faut toutefois éviter une conclusion trop facile : les chiffres Steam ne représentent pas toute la communauté. PS5 et Xbox ne sont pas comptabilisées dans ces statistiques, et Sparking! ZERO n’est pas un jeu uniquement PC. Mais le signal reste intéressant : le DLC devait justement permettre de ramener les joueurs. En théorie.

Et si vous achetez NEO principalement pour trouver rapidement des adversaires en ligne, je vous conseille donc de vérifier l’activité de votre plateforme avant de sortir la carte bleue.

Le paradoxe : NEO est meilleur pour les fans… Que pour les nouveaux joueurs

C’est probablement ici que mon avis se précise. Vous possédez déjà Sparking! ZERO et vous êtes encore à fond dessus ? Alors NEO peut avoir beaucoup de sens.

Vous aimez tester des personnages improbables ? Vous rêvez depuis vingt ans de jouer Tao Paï Paï ? Vous voulez entraîner votre Bardock jusqu’à lui faire exploser la moitié de la galaxie ? Vous adorez construire des équipes absurdes et refaire des combats Dragon Ball jusqu’à ce que votre voisin connaisse par cœur votre Ultimate Blast ? Dans ce cas, oui. Vous allez probablement en avoir pour votre argent.

Mais si vous avez abandonné Sparking! ZERO depuis plusieurs mois parce que le jeu vous ennuyait, NEO n’est pas forcément la potion magique. Les 33 personnages ne vont pas soudainement transformer le système de combat. Le nouveau mode solo va prolonger l’expérience, mais il ne transforme pas le jeu en nouveau Budokai Tenkaichi. Et les nouvelles arènes sont sympathiques, mais quatre terrains ne suffisent évidemment pas à justifier 35 euros à eux seuls.

Alors, poudre aux yeux ?

Un peu. Mais pas complètement. Et c’est précisément ce qui rend ce DLC compliqué à noter. Dire que NEO est une arnaque serait franchement exagéré.

Il y a beaucoup de contenu. Les nouveaux personnages sont intéressants. Plusieurs absents historiques reviennent. Le nouveau mode solo constitue une vraie addition et les nouvelles arènes permettent de renouveler les affrontements. Même les joueurs critiques reconnaitront que le contenu est sympathique.

Mais 34,99 € est un prix qui oblige à être beaucoup plus exigeant. À ce tarif, j’aurais voulu davantage de contenu scénarisé, une vraie extension de l’histoire, une refonte plus ambitieuse de certains systèmes ou une évolution plus profonde du jeu.

NEO donne davantage l’impression de rassembler plusieurs améliorations qui auraient pu être réparties entre une grosse mise à jour gratuite et un DLC moins cher. Et c’est là que j’ai du mal à sortir le portefeuille.

Mon conseil : attendez une promotion

C’est probablement la meilleure réponse à la question. À 34,99 €, je déconseille l’achat sauf aux gros fans de Sparking! ZERO. Autour (ou en dessous) de 20 €, en revanche, la question ne se pose quasiment plus.

À ce tarif, les 33 personnages, les quatre arènes, les nouvelles options de personnalisation et le Limit Breaker Journey commencent à former un ensemble beaucoup plus cohérent.

Mais pour le joueur qui hésite après avoir déjà dépensé 70 € dans le jeu de base et éventuellement acheté les précédents DLC, 35 € supplémentaires commencent à faire une addition salée.

Le plus gros problème de NEO, c’est finalement Sparking! ZERO

Et c’est peut-être injuste pour cette extension. Parce que NEO arrive dans une situation où Sparking! ZERO possède déjà plus de 200 personnages, plusieurs DLC, de nombreuses mises à jour et une base de contenu particulièrement importante.

À force d’ajouter du contenu à un jeu qui était déjà gigantesque, chaque nouveau DLC doit désormais justifier beaucoup plus clairement son existence. NEO le fait à moitié. Il apporte suffisamment de choses pour ne pas être qualifié de simple pack de costumes et de personnages.

Mais pas suffisamment de nouveautés fondamentales pour rendre son prix de 34,99 € évident.

Au final

Faut-il acheter Super Limit-Breaking NEO, ce DLC dont le plus gros argument de vente est un casting XXL que l’on connaît déjà à 90% ?

  • 🟢 Oui, si vous jouez encore régulièrement à Sparking! ZERO, adorez son système de combat et voulez absolument enrichir votre roster.
  • 🟠 Attendez une promotion, si vous avez apprécié le jeu mais que vous y jouez occasionnellement. C’est probablement le meilleur rapport qualité/prix.
  • 🔴 Non, si vous avez déjà abandonné Sparking! ZERO parce que son gameplay ou ses modes ne vous convainquaient plus. NEO ne va pas miraculeusement résoudre ces problèmes.

Si je devais noter ce DLC, ma note ne dépasserait sans doute pas le 5/10. Le contenu est généreux. Le prix, lui, est (trop) gourmand. NEO n’est donc pas une arnaque. C’est pire : c’est un DLC plutôt bon qui aurait été beaucoup plus facile à recommander à 24,99 €.

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Si vous êtes un adorateur de la série et que vous recherchez du fan-service avant tout, foncez ! Sinon, votre argent sera sans doute plus utile ailleurs. Pour moi en tout cas, c’est non ! Mais ce n’est que mon avis…


Dragon Ball : Sparking! ZERO – Super Limit-Breaking NEO

Sparking Zero DLC

Par Dimps pour Bandai Namco, sur tous les supports (jeu de base nécessaire), au prix de 34,99€. Le jeu est classifié PEGI 12.

Conditions de test : testé sur PS5, sur une version commerciale qui n’est hélas pas estampillée « satisfait ou remboursé »

  • L’ajout de 33 personnages
  • Un nouveau mode
  • L’ajout de 4 arènes
  • Du fan-service à 300%
  • Beaucoup trop cher
  • 90% des « nouveaux personnages » déjà connus des fans (d’ailleurs, où est Arale ?)
  • Même avec 33 nouveaux skins personnages, le gameplay varie peu d’un perso à un autre
  • Un DLC qui n’améliore pas les défauts majeurs du jeu
  • Au bout de quelques heures, on décroche à nouveau d’un jeu que l’on avait oublié