Resident Evil Requiem, neuvième opus de la célèbre saga de survival horror de Capcom, s’impose comme l’un des jeux marquants de 2026. Ce titre, qui alterne entre horreur pure et action soutenue, se distingue surtout par sa réalisation technique impressionnante et par un gameplay qui réunit le meilleur des deux mondes. Conclusion ou nouveau départ ? On voit cela en détail dans notre test.
Un épisode canonique aux racines du mal
Après un Resident Evil Village un peu clivant, qui faisait suite, il faut bien le dire, au sommet qu’est Resident Evil 7: Biohazard, les premières images de gameplay du nouvel opus de la franchise lucrative de Capcom laissaient plus qu’entrapercevoir un retour aux sources, à la fois bienvenu tout autant qu’un peu inquiétant. Vous me direz, pour une série qui s’est toujours fait fort de nous provoquer des sueurs froides indélébiles, quoi de plus normal.
Beaucoup d’indices révélateurs nous donnaient à penser que l’on allait reparler de la fameuse destruction de Racoon City en 1998 par le gouvernement américain. Et sans divulgâcher, on peut dire que ce Resident Evil Requiem se rattache bien à toute l’histoire de la saga.
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En faisant revenir (d’entre les morts ?) ce bon vieux Leon S. Kennedy, qui a pris quelques discrètes rides au passage, nous sommes en bonne compagnie. Malgré son humour plus que discutable, et ses sentences dignes de feu Chuck Norris, nous sommes en terrain connu.
Mais ce nouvel épisode commence par mettre en scène la jeune analyste du FBI, Grace Ashcroft. Elle va devoir affronter des démons, au sens propres comme au figuré, liés de près ou de loin à la catastrophe d’il y a 28 ans.
Retour vers le futur ?



Deux personnages pour deux façons de jouer, entre jeu de cache-cache avec des monstres et action pure : c’est une affaire entendue. Capcom sait nous caresser dans le sens du poil, pour mieux nous faire dresser les cheveux sur la tête ! Tout en renouvelant sa formule éprouvée (et éprouvante). Mais ce neuvième épisode n’est pas qu’un simple best-of, aussi brillant soit-il.
En s’appuyant sur un savoir-faire indéniable, mais sans trop jamais ronronner, nous sentons que la franchise RE va prendre un autre chemin. Qu’elle commence déjà à tracer de la plus belle des manières.
Claque visuelle et immersion totale



Grâce au RE Engine poussé à son maximum, Requiem est une véritable claque visuelle. Les intérieurs délabrés de l’Hôtel Wrenwood, les ruines de Raccoon City ou les laboratoires souterrains bénéficient d’un niveau de détail incroyable. Moquettes humides, bois vernis écaillé, reflets réalistes et jeux de lumière dynamiques.
Avec le Path Tracing et le Ray Tracing, chaque rayon de lumière crée une ambiance oppressante. Les visages sont d’un réalisme troublant, et le moteur physique renforce la sensation de tangibilité de l’environnement. L’expérience est encore sublimée avec un bon casque, tant le sound design accentue chaque craquement et souffle pour faire monter la tension.
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On constate aussi un effort sur le bestiaire. Capcom réinvente ses zombies, qui poursuivent désormais les tâches qu’ils accomplissaient de leur vivant. Quitte même parfois à prononcer des mots en lien avec leur activité. Au final, c’est assez anecdotique en jeu, mais cette idée contribue à l’aspect immersif. On note cet effort de personnalisation, même si cela ne me semble pas être une nouveauté en soi (coucou Romero, qui adorait d’ailleurs cette franchise de Capcom).
Un gameplay à double visage



Le jeu alterne donc entre deux protagonistes. Avec Grace Ashcroft, les sections misent sur le survival horror pur avec des ressources limitées, des énigmes simples mais immersives. Et une vulnérabilité qui rappelle Resident Evil 7. La gestion de l’inventaire, l’infiltration et des mécaniques originales comme la collecte de sang pour le craft accentuent l’angoisse.
Avec ce cher Leon S. Kennedy, on sait que cela va déporter et déboiter ! Il incarne le versant action avec un arsenal varié, des parades stylisées et des séquences spectaculaires. Ses phases rappellent Resident Evil 4, avec un rythme plus soutenu et une sensation de puissance grisante.
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Cette dualité FPS/TPS est l’une des forces du jeu. Elle offre deux expériences complémentaires qui maintiennent l’intérêt tout au long des 12 à 15 heures de campagne.
Heureusement, car il faut bien reconnaitre que la deuxième moitié de l’histoire patine, surtout par manque d’inspiration. Au point que le final apparait moins flamboyant qu’espéré.
Au final



Resident Evil Requiem est une réussite majeure pour la saga. Magnifique, immersif et varié dans ses approches, il arrive à équilibrer l’ADN horrifique de la série et les attentes d’un public amateur d’action. Si son scénario et certains choix de mise en scène divisent, sa maîtrise technique et son ambiance inégalée en font un incontournable pour tout fan de survival horror.
Resident Evil Requiem

- Par : Capcom
- Sur : PS5, XBox Series, PC
- Genre : survival-horror
- Classification : PEGI 18
- Prix : 79,99€ pour la version standard
- Conditions de test : testé sur XBox Series, sur une version fournie par l’éditeur
Les points positifs
- Des graphismes et effets de lumière exceptionnels, dignes de la plus récente génération de consoles
- Une ambiance sonore oppressante et immersive
- Le gameplay alterné entre Grace (survie) et Leon (action), qui renouvelle la formule
- Un level design interconnecté et cohérent
- Grande rejouabilité avec plusieurs modes et perspectives.
Les points négatifs
- Scénario inégal, avec quelques longueurs et une deuxième moitié moins inspirée
- OST trop discrète, peu de thèmes mémorables
- Certains puzzles répétitifs et transitions abruptes entre les deux héros
- Un rythme qui s’essouffle légèrement dans l’arc final.

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