Une idée qui intrigue

Entre Nintendo et les jeux de simulation de sport, c’est une grande histoire ! Ses équipes ont su nous montrer qu’elles pouvaient révolutionner le genre. Avec la Switch 1, sans tout renverser, Big N a su passer une étape supplémentaire, tirant profit des fameux Joy-Con. Même si Ring fit et surtout Nintendo Switch Sport ont quelque peu déçu (on attend d’ailleurs toujours une mise à niveau pour la Switch 2, car incompatibles pour l’instant), ils ont tout de même assuré. Proposant un savant cocktail d’exercice physique et de fun, accessible à tou(te)s.

À peine était annoncée la nouvelle fonction inédite des manettes de la Switch 2, que l’on se prenait à rêver d’un jeu qui fasse office de game changer. D’autant que le premier jeu Switch 2 censé nous montrer les nouvelles possibilités offertes par celui-ci, s’est avéré être un beau pétard mouillé (oui, je parle de toi Super Mario Jamboree, et son extension qui nous place dans la peau d’un candidat de jeu TV).

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Le mode souris est, pour l’instant, réduit au minimum de ses capacités. Après l’annonce et les premières phases de gameplay découvertes, on était plus que curieux de faire place nette sur la table du salon, et se muscler les poignets avec Drag X Drive. Ce jeu de basket-fauteuil en 3 contre 3, se distinguant par son utilisation originale des Joy-Con 2, utilisés sur leur tranche.

Chaque manette simule une roue du fauteuil, obligeant les joueurs à reproduire les gestes réels pour avancer, tourner ou accélérer. Une approche immersive qui bouscule, à nouveau, les codes de la simulation sportive made in Nintendo. Du moins, une idée séduisante sur le papier.

Un gameplay exigeant et immersif

Après un trop bref tutoriel (coucou Rematch), au vu des nouveaux gestes à adopter, nous voici lâchés dans la nature, ou plus précisément dans une salle de sport qui ne comporte que des terrains de basket.

D’emblée, et le sentiment sera durable pendant les plus de dix heures passées sur ce jeu, la direction artistique étonne, faute de détonner : l’univers de Drag X Drive baigne dans une direction artistique tristoune, même si elle s’explique par le choix de robots en fauteuil en guise de compétiteurs.

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Drag X Drive propose un gameplay exigeant qui mettra à l’épreuve les réflexes et l’endurance des joueurs. Si la reproduction des gestes réels pour contrôler le fauteuil peut s’avérer difficile au début, la sensation de progression et la satisfaction de maîtriser les commandes sont au rendez-vous, peut peu. Le mode multijoueur offre une expérience nerveuse et compétitive, idéale pour les amateurs de défis. En revanche, les modes solo manquent de profondeur : on s’ennuie ferme, bien plus que dans le mode balade de Mario Kart World, c’est dire !

Dès les premières minutes, cette exclu Switch 2 s’impose comme une expérience unique. Les mouvements, exigeants en coordination et en énergie, transforment chaque partie en une miniséance de sport. Les matchs rapides et intenses, d’une durée de 3 minutes avec une possession du ballon limitée à 14 secondes, garantissent un rythme effréné. Les actions clés et spectaculaires, telles que les passes précises, les tirs décisifs et les dunks impressionnants grâce à l’utilisation de rampes, contribuent à l’immersion.

Une démo technique plus qu’un jeu ?

Un nouveau Nintendo Welcome tour ? Avec Drag X Drive, on a, toutes proportions gardées, un peu l’impression de se faire avoir, comme avec le tout premier jeu payant de la Switch 2. Une démo technique, tout au plus, qui aurait mérité au mieux d’être offerte avec notre nouveau joujou.

Nintendo s’aventure hors de sa zone de confort en s’éloignant de sa philosophie du « fun immédiat ». L’effort et la difficulté sont au cœur de l’expérience de Drag X Drive. Si certains applaudiront cette mise en lumière de l’handisport, d’autres regretteront une accessibilité sacrifiée sur l’autel d’un réalisme poussé.

Visuellement, il ne parvient pas à exploiter pleinement les capacités de la Switch 2. Les arènes manquent de caractère et la direction artistique semble terne et peu inspirée. La bande-son, bien que fonctionnelle, accompagne le jeu sans le sublimer ni le marquer. Le gameplay prime clairement sur l’habillage visuel et sonore.

Au final

Drag X Drive est une expérience singulière et audacieuse, qui ne plaira pas à tous les joueurs. Original et parfois déroutant, il s’adresse à celles et ceux prêt(e)s à transpirer autant qu’à réfléchir stratégiquement.

Ce n’est pas un titre fédérateur, mais une curiosité marquante du lancement de la Switch 2.


Drag X Drive

  • Par : Nintendo
  • Sur : Switch 2
  • Genre : Sport
  • Classification : PEGI 3
  • Prix : 19,99€
  • Conditions de test : testé sur une version fournie par l’éditeur
  • Concept audacieux et unique
  • Mise en avant de l’handisport
  • Multijoueur nerveux et compétitif
  • Sensation de progression gratifiante
  • Gameplay épuisant physiquement
  • Direction artistique terne
  • Modes solo peu engageants
  • Courbe d’apprentissage abrupte.