On a joué à Yakuza 7 : nos premières (bonnes) impressions

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Le prochain jeu de la licence Yakuza, autrement dit Yakuza 7 : Like a Dragon, est disponible au Japon. Et la démo du jeu (en Japonais) nous laisse globalement une très bonne impression.

Avant-propos : les conditions du test

Vous vous demandez sûrement comment nous avons pu effectuer cette preview d’un titre qui ne sortira que dans quelques mois en Europe. Et la réponse est simple : le PSN japonais !

Car une démo de Yakuza : Like a Dragon (ou Ryu ga Gotoku 7 en VO… On va dire Yakuza 7) est actuellement proposée gratuitement sur le store japonais. Pour vous la procurer, il vous suffit de vous créer un compte PSN japonais, et d’aller jeter un œil sur le store. Un peu compliqué si vous ne connaissez pas la langue, mais sachez que la disposition des menus est quasiment la même qu’en Europe.

Si la démo vous intéresse, ça se passe ici. Et sachez qu’en japonais, « gratuit » s’écrit 無料 (caractères valables pour tous les articles gratos sur le store japonais).

Le changement c’est maintenant !

Yakuza : Like a Dragon est le jeu du changement, pour la Ryu ga Gotoku Team ! Et si, comme moi, vous êtes un énorme fan de la série, demandez-vous si vous êtes prêts pour des bouleversements de taille. Le studio de Sega dépoussière sa licence en effaçant tout, et en repartant totalement de zéro !

Ainsi, le changement le plus inattendu dans la licence est celui du héros. Kazuma Kiryu, qui nous accompagne depuis le début, tire sa révérence. Il laisse place à un nouveau protagoniste, répondant au nom d’Ichiban Kasuga.

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Autre changement de taille : la série délaisse son gameplay action/arcade pour vous proposer ici un authentique RPG au tour par tour ! À la manière d’un Final Fantasy, vous incarnez un groupe de personnages (quatre jouables), et affrontez vos ennemis à la manière d’un J-RPG. Un choix qui a fait couler beaucoup d’encre.

Enfin, le troisième et dernier changement important est celui du lieu de l’action. Comme pour Kiryu, après sept épisodes canons, la série s’éloigne de Kamurocho pour nous offrir un nouveau cadre, plus grand : le quartier d’Isezakicho à Yokohama.

Un air de déjà vu ?

Puisque beaucoup d’entre-vous ne parlent pas japonais, laissez moi vous toucher deux mots de l’histoire de Yakuza 7. Une histoire qui va vous rappeler certaines choses si vous avez joué au premier opus, ou à son remake Yakuza Kiwami.

Nous allons donc faire la connaissance d’Ichiban Kasuga… Un yakuza qui sort de prison après une peine de 18 ans. Il a été volontairement accusé d’un meurtre commis en réalité par le clan Tojo, pour couvrir son leader Masumi Arakawa... Ça ne vous rappelle rien ?

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Mais nous sommes en 2019. Et lorsque Ichiban sort de prison, le clan a été dissout. Et c’est désormais l’Alliance Omi, d’Osaka, qui tient les rennes. Suite à un coup de feu, Ichiban se réveille dans des détritus. Il est réveillé par un ex-flic infiltré, Namba, qui va devenir votre premier compagnon…

Ça, c’est pour le pitch du jeu… La démo, elle, vous lâche en pleine ville pour débuter direct dans le feu de l’action. De la baston, des missions et encore de la baston… Voilà le programme…

De bonnes surprises

Il est maintenant temps de prendre le jeu en mains ! Avec cette frustration, évidemment, de naviguer en aveugle, l’intégralité du jeu étant en japonais. Mais, à tâtons, il est tout à fait possible de comprendre les différentes mécaniques du jeu. X pour l’action, rond pour passer son tour, carré pour utiliser les items, ou triangle pour les coups spéciaux… Voilà pour les commandes de base pendant les combats.

Je passe rapidement sur les dialogues, sans doute bourrés de punchlines percutantes vu le ton extrêmement décalé du jeu… Et déjà se profile le premier combat. Avec une impression mitigée : les mécaniques de tour par tour sont assez instinctives, elles fonctionnent parfaitement… Pourtant, certains seront sans doute assez réservés à ce sujet, puisque le gameplay date un peu. Il parlera aux « anciens » qui ont connu l’âge d’or du jeu de rôle, mais des joueurs plus récents, habitués à des RPG plus dynamiques, risquent de vite se lasser.

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La démo semble aussi dévoiler une autre nouvelle mécanique, qui sera bien plus explicite une fois traduite. Pour l’heure, voici ce que j’en comprends : Ichiban peut pointer dans une sorte de Pôle Emploi japonais, qui va lui attribuer des petits jobs. En fonction de ceux-ci, il bénéficiera de nouvelles aptitudes. Par exemple, lorsque vous êtes cuistot, vous pouvez saupoudrer vos adversaires avec une poivrière lors des combats…

Une bosse de rire !

Je suis obligé de vous parler des invocations, tant elles m’ont donné des fou-rires. Car oui, comme dans un Final Fantasy, il y a des invocations à déclencher durant les combats. Mais… Les invocations de Yakuza 7 sont complètement barrées, totalement déjantées, délicieusement débiles !

Lorsqu’elles sont déclenchées, Ichiban se met à tapoter frénétiquement son mobile, avec une mise en scène qui nous laisse penser que l’apocalypse va s’abattre sur terre. S’en suit alors une scène totalement WTF durant laquelle une boulangère va préparer sa pâte de l’enfer en pleine rue, des crevettes géantes vont attaquer… Ou un vieux fétichiste déguisé en bébé va pousser un cri dévastateur après une claque sur les fesses de la part d’une hôtesse… Mais pour les activer, vous devrez terminer des quêtes secondaires dans cette démo.

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Du grand n’importe quoi made in Japan, comme on l’aime ! Mais un humour qui ne s’arrête pas là, et le n’importe quoi se cache aussi dans les petits détails de l’animation. Ici, j’ai comme l’envie de vous citer pour exemple ces ennemis, des hommes tout droit sortis de la piscine, en slip de bain avec leur matelas gonflables… Alors qu’ils pourraient vous frapper en vous envoyant une patate, leur attaque nous les montre glissant sur un sol mouillé, et vous frappant en tombant. Génial !

L’humour et les références sont à tous les coins de rue ! Ichiban qui déterre une batte de base-ball en mode « Excalibur » … Hey mais attendez : ce barbelé autour de la batte… Ne serait-ce pas Lucille, l’arme préférée de Negan dans The Walking Dead ? Et bon sang… On peut même faire du kart façon Mario Kart, avec des collectibles et des armes à envoyer sur ses adversaires… Sega a fumé la moquette !

Notre niveau d’attente : très élevé

Cette démo nous montre un jeu absolument génial ! Loin d’être trop choquantes, les mécaniques RPG s’intègrent parfaitement à la série, et l’on prend très vite le coup. On s’habitue rapidement à ce nouveau héros, et sa désormais bande qui le suit partout où il va (terminé le héros solitaire). Mais le plus marquant est le ton extrêmement décalé aperçu ici. Si la série a su, par le passé, nous faire sourire avec quelques fulgurances d’humour entre deux tragédies (et malgré le coté pince-sans-rire de Kiryu)… Yakuza 7 est d’un autre niveau ! Le « portnawak » est partout, j’ai passé mon temps à me marrer sur cette démo totalement déglinguée !

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Mais il faut relativiser : une démo ne peut pas nous donner un aperçu global sur le jeu… Ou sur la qualité de son scénario… Et encore moins sur sa durée de vie. L’éditeur a même plutôt intérêt à nous y montrer le meilleur du jeu, afin de déclencher l’acte d’achat. Ce n’est donc que sur la version définitive que nous pourrons nous faire un véritable avis.

Toujours est-il que, au regard des éléments dévoilés par cette version d’essai… Le jeu semble tenir ses promesses, notamment concernant son virage RPG qui, finalement, passe plutôt bien. L’envie est là, très forte… Et je peux maintenant vous le dire : Yakuza 7 est sans doute l’une de mes plus grosses attentes de cette année 2020 !

Yakuza : Like a Dragon (Sega) est disponible au Japon. Il sortira en Europe au cours de l’année 2020 (date encore indéterminée), sur PS4.

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