On vous l’a dit : en septembre comme chaque année, votre salon se transforme en salle de sport. Et parmi les nombreuses disciplines qui lancent leur nouvelle saison, on attendait particulièrement NBA 2K27, dernier né du studio Visual Concepts, dans le catalogue de 2K Games. On va parler bien évidemment de basket (et plus particulièrement de NBA), avec le nouvel opus d’une licence qui place la barre de plus en plus haut chaque année. La question ne sera donc sans doute pas de savoir si ce cru 2027 est bon, mais surtout s’il est meilleur que ses prédécesseurs. L’arbitre s’apprête à siffler l’engagement de notre test d’un jeu qui met cette année Victor Wembanyama sous les projecteurs (ou sur sa jaquette/page d’accueil)… Et qui est disponible sur PS5, XBOX Series, Switch 2 et PC. Il est temps de vérifier si le slogan du jeu, Ball over Everything, se vérifie !
Un règne en solitaire
Comme chaque année, en attendant le coup d’envoi de la nouvelle saison régulière de la NBA, le mardi 20 octobre en 2026, on va pouvoir s’occuper manettes en main. Septembre constitue la fenêtre de lancement idéale pour 2K, pour son nouveau jeu dédié au ballon orange et à la National Basketball Association. On peut donc désormais enfin lancer NBA 2K27, nouveau cru de la célèbre licence développée par Visual Concepts. Et comme pour chaque édition, les fans de basket savent que ce nouvel opus va les occuper pendant des mois (pendant une saison au minimum). Car comme bien souvent, quand vous entrez dedans et que vous êtes fan, un NBA 2K laisse peu de temps pour jouer à d’autres jeux vidéo…
Dans les magasins ou sur le store, ne vous y trompez pas : après Kobe Bryant (légende des Los Angeles Lakers) en 2024, Jayson Tatum (Boston Celtics) en 2025, ou Shai Gilgeous-Alexander (Oklahoma City Thunder) en 2026… L’édition 2027 est reconnaissable à sa jaquette qui met en avant un joueur Français : Victor Wembanyama (San Antonio Spurs). Enfin, pour ce qui est de la version standard, puisque c’est Caitlin Clark (Indiana Fever, première joueuse de la WNBA à faire la couverture d’une édition globale du jeu) qui illustre l’édition Deluxe, et Derrick Rose (légende des Chicago Bulls) pour l’édition Ultra. Deux éditions plus chères (quasiment 150€ pour l’Ultra), mais qui vont vous permettre de débuter le jeu avec notamment un stock assez solide de loot…
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La série NBA 2K est apparue en 1999, développée par le californien Visual Concepts (aussi les NHL, Madden NFL… Dans les années 90). Le jeu est alors édité par Sega Sports qui, en 2002, solidifie la licence en lui ajoutant un partenaire de choix : le réseau télévisé de sport ESPN. Mais en 2005, ESPN passe chez EA Sports, qui a aussi son jeu de basket, NBA Live. Ce changement pousse Sega à revendre Visual Concepts, racheté par Take Two Interactive. L’éditeur crée alors 2K Games, notamment en charge de l’édition des jeux de sport comme WWE 2K (avec le renfort du studio Yuke’s), ou NBA 2K qui ne tarde pas à s’imposer comme LE basket de référence. Une notoriété face à laquelle son rival historique ne pourra rien faire : NBA Live 19 sera le tout dernier jeu de basket chez EA Sports.
Aujourd’hui, il n’y a donc plus aucun match : NBA 2K règne seul, et c’est tout ! Ce qui n’empêche pas les développeurs de Visual Concepts de plancher pour améliorer la formule. Mais alors, que se passe t-il cette année ? Visual Concepts touche à nouveau au gameplay, particulièrement à la défense, aux contacts et aux déplacements. Le résultat est convaincant. Les matchs gagnent en précision et demandent davantage de réflexion. Mais autour du parquet, la recette devient beaucoup moins enthousiasmante. Alors, NBA 2K27 est-il vraiment le grand cru annoncé ? Je vous explique !
Un gameplay qui gagne encore en réalisme



C’est évidemment sur le terrain que NBA 2K27 marque le plus de points. Le jeu conserve cette sensation de simulation très poussée qui fait la réputation de la série. Les mouvements paraissent plus naturels et les contacts ont davantage de poids. Le rythme est également mieux maîtrisé. On évite ainsi une partie des travers parfois trop nerveux des précédents épisodes. La défense constitue toutefois la vraie réussite de cette édition. La raison ? Les développeurs ont repris et rééquilibré le Shot Contest System. Comprenez la mécanique de jeu qui détermine l’impact d’un défenseur sur un tir adverse, qu’il s’agisse d’un tir extérieur ou d’un panier près du cercle. Cette mécanique est calculée selon plusieurs critères dynamiques (comme la distance, la position des mains, la morphologie du défenseur…) qui rendent la défense plus précise.
Le jeu gagne donc énormément en réalisme, mais aussi en exigence. Car du coup, il vous oblige à calculer vos attaques au millimètre. Un temps de retard ou un mauvais placement, et au mieux la balle loupe le panier, au pire vous devez gérer une contre-attaque fulgurante. Un ajustement qui peut vite devenir frustrant pour un débutant… Mais tellement plus réaliste, immersif et gratifiant : quand vous trompez la défense et que vous marquez, vous savez ici que ce n’est plus le fruit du hasard ! Du point de vue du défenseur, cet ajustement donne réellement l’impression de disposer de plus de possibilités, et que notre présence peut vraiment perturber une offensive. Ce qui oblige aussi à mieux lire le jeu et à éviter les solutions trop faciles.
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Les tirs demandent également davantage de précision. Le système reste exigeant, surtout en ligne. Certains timings peuvent même provoquer une petite frustration (une jauge apparaît au dessus du joueur, et tirer trop tôt ou trop tard se solde par un échec). Mais comme pour la défense, cette exigence renforce aussi la sensation de contrôler réellement son joueur. L’intelligence artificielle profite du même travail. Les équipes se comportent plus naturellement et les systèmes collectifs sont mieux respectés : on voit davantage d’adversaires louper des actions, et on ressent davantage le jeu collectif et la construction dans l’équipe contrôlée par la machine. Les différences entre les profils de joueurs ressortent également davantage. Malgré la frustration qu’il crée, le gameplay est une vraie réussite, et sans doute la meilleure version de NBA 2K à mon goût.
En relisant mon texte, je réalise que je décris depuis le début un jeu exigeant, parfois punitif, qui ne fera aucun cadeau, voire qui rebutera les débutants par sa sévérité. Je me dois donc de préciser un détail : j’écris ce test en me référant à ma pratique. Avec mes réglages, et le niveau de difficulté que j’ai choisi. Habituellement le jeu standard. Mais via le menu d’options, il est tout à fait possible de régler le niveau de l’IA, de son attaque, de sa défense… Bref, de nombreux ajustements de paramètres peuvent être faits pour assouplir le jeu. Et le rendre plus abordable et moins sévère. Il peut donc aussi devenir très accessible… De même, le mode tutoriel constitue une très bonne prise en main pour les nouveaux, une piqure de rappel pour les anciens…
Une réalisation toujours impressionnante



Sur l’aspect visuel, certaines animations faciales peinent à convaincre et semblent tout droit sorties d’un jeu datant de plusieurs années. Mais pour le reste, NBA 2K27 est une claque ! C’est beau, c’est fluide, les jeux de lumière sont réussis, les animations participent beaucoup au réalisme des rencontres… Et le pire, c’est que je joue sur une PS5 de première génération ! Je n’ose même pas imaginer le résultat sur un PC, avec un jeu qui intègre le DLSS 5 (technologie de rendu neuronal guidé en 3D d’NVIDIA, le 3D-Guided Neural Rendering) ! En réalité, le gap n’est pas si impressionnant par rapport aux précédents opus, tant la barre a été placée haute depuis quelques épisodes… Mais plus largement, NBA 2K27 est probablement le plus beau jeu de sport à tourner actuellement !
On peut aussi saluer l’effort sur la mise en scène ! On ne joue pas à un jeu vidéo, on assiste à un match de basket ! Il y a de l’ambiance sur le parquet, mais aussi sur le banc de touche, dans les gradins… La présentation télévisée fait toujours son petit effet. Et on apprécie aussi les cut-scenes entre les joueurs suite à une action marquante (un panier, un hors-jeu, une touche…). L’habillage allant même jusqu’à nous permettre de regarder, lors des pauses, le show des cheerleaders ou le half-court shot (une personne du public tente le tir depuis le rond central pour gagner le gros lot en cas de succès). Bien que ces deux éléments ne soient pas vraiment des nouveautés, ils font toujours leur petit effet en matière d’immersion…
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Du côté du son, on retrouvera une playlist hip hop, rap et R’n B qui colle plutôt bien à l’ambiance, dans les menus. Les joueurs français reconnaîtront sans doute la chanson Parisienne, de Gims (feat. La Mano 1.9). Mais on pourrait aussi citer Snoop Dogg, EsDeeKid, Kehlani, Bad Bunny, DJ Snake, A$ap Rocky, Don Toliver, French Montana & Max B, Bruno Mars, Mary J. Blige… Donc une liste relativement intemporelle (voire intergénérationnelle), qui mêle des morceaux actuels et plus anciens. Intitulée NBA 2K27 Beats, cette playlist peut d’ailleurs être écoutée sur des plateformes comme Spotify. Si vous êtes fan du genre, je pose ça là !
Le jeu conserve une présentation très « broadcast US », avec notamment deux équipes de commentateurs : Kevin Harlan, Greg Anthony et Doris Burke, ainsi que Brian Anderson, Stan Van Gundy et Richard Jefferson. On a donc un système à deux équipes de diffusion, qui permet de varier les commentaires selon les matchs. Un choix qui contribue fortement à l’ambiance télévisuelle évoquée plus haut. Le ton de Kevin Harlan est d’ailleurs un réel plaisir à entendre avec sa voix très radiophonique, théâtrale et son débit énergique, mais avec une vraie maîtrise du rythme. Un enthousiasme communicatif, pourrais-je écrire…
MyNBA : le GM prend enfin les commandes



Il existe deux façons de jouer à NBA 2K. Celle où l’on veut simplement envoyer un poster monstrueux avec Giannis, et celle où l’on passe 45 minutes à négocier le contrat d’un role player. MyNBA s’adresse clairement à la seconde catégorie. Dans NBA 2K27, le mode franchise revient donc avec une philosophie simple : donner davantage de poids aux décisions qui se prennent loin du parquet.
La gestion des effectifs gagne notamment en réalisme avec une meilleure prise en compte du CBA. Les fameux aprons, les contrats de dix jours, les rachats et les subtilités de la free agency sont désormais davantage intégrés. Le marché des agents libres bénéficie aussi d’une phase de moratoire. Il faut convaincre les joueurs avant même que les signatures puissent être officialisées. Autrement dit, le téléphone du GM (general manager) chauffe avant celui du journaliste NBA.
Les échanges deviennent eux aussi plus riches. Les trades à quatre équipes peuvent désormais embarquer jusqu’à neuf actifs. Les prospects internationaux peuvent être conservés dans un système d’Eurostash, tandis que la gestion des jeunes joueurs et des choix de draft gagne en profondeur. MyNBA suit également mieux les évolutions de la NBA réelle, avec la NBA Cup, les nouveaux formats du All-Star Weekend et les modifications apportées à la loterie ou aux playoffs.
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Mais la nouveauté la plus intéressante se trouve peut-être dans le vestiaire. Le système de GM Trust donne davantage d’importance aux promesses faites aux joueurs. Moral, affinités, rivalités et relations entre coéquipiers peuvent influencer la dynamique du groupe. Certains formeront même des duos ou des trios particulièrement soudés. Une petite couche de storytelling qui évite de réduire l’effectif à une simple collection de notes et de contrats.
Et puis il y a MyNBA Legacy, qui joue une autre partition. Le principe consiste à suivre une seule superstar pendant plusieurs générations, tout en continuant à gérer la franchise. Carrière, progression, héritage et descendants peuvent ainsi s’inscrire dans une histoire pouvant durer jusqu’à 100 saisons. De quoi transformer une partie en véritable dynastie familiale. Jordan peut prendre sa retraite, mais votre obsession pour le salary cap, elle, ne connaît visiblement aucune limite.
Au final, MyNBA 2K27 ne réinvente pas le mode franchise. Il fait quelque chose de plus utile : il affine ses mécanismes et les rapproche encore davantage du fonctionnement réel de la NBA. Les plus pointilleux apprécieront la profondeur du CBA et des transactions. Les autres risquent toujours de regarder l’écran avec l’expression de quelqu’un qui vient de découvrir qu’un deuxième apron n’est pas un dessert américain. Le mode reste néanmoins l’un des espaces les plus complets de NBA 2K27 pour ceux qui veulent vraiment jouer les patrons.
The City : le playground se démocratise





The City reste le grand terrain de jeu social de NBA 2K27. C’est ici que le Mon JOUEUR quitte les parquets de la NBA pour affronter la communauté. Et cette année, Visual Concepts cherche clairement à rendre l’endroit moins intimidant. Cet environnement semi-ouvert est vaste, spectaculaire et bourré d’activités. Il y a largement de quoi occuper les joueurs pendant des dizaines d’heures. Mais cette abondance peut aussi donner le sentiment de s’éloigner du basket (on peut même par exemple faire du shoping dans des boutiques de marques, aller à la salle de muscu ou… Faire du kart ! Si si).
La première évolution saute aux yeux : la Ville devient entièrement mixte. Les Mon JOUEUR masculins et féminins peuvent désormais jouer ensemble dans tous les modes multijoueurs. Les deux utilisent exactement les mêmes règles de création et de progression. L’autre nouveauté importante s’appelle Casual Corner. L’idée est plutôt bienvenue : proposer une zone d’apprentissage aux joueurs qui n’ont pas envie de se faire découper en rondelles dès leur première partie en ligne. Les rencontres en 3 contre 3 et 5 contre 5 utilisent un matchmaking par niveau, avec une progression du PvE vers le PvP. De quoi apprendre les subtilités du jeu sans immédiatement subir les foudres du meneur qui hurle « passe ! » après 14 secondes de possession.
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Pour les habitués, le Crew HQ constitue l’une des nouveautés les plus intéressantes. Chaque groupe dispose désormais de son propre point de ralliement, avec terrains d’entraînement, matchs privés, chat vocal, compétitions classées et progression collective. Les Crews peuvent aussi grimper dans des classements et débloquer des récompenses. Le système donne davantage de sens au jeu entre amis, plutôt que de transformer chaque connexion en partie improvisée avec quatre inconnus.
Le reste de la Ville gagne surtout en variété. Le REC propose cinq environnements différents sélectionnés aléatoirement, tandis que le Theater s’installe dans un bloc urbain extérieur. L’Ante-Up prend de la hauteur sur un rooftop et les parcs saisonniers alternent nouvelles créations et versions remasterisées de lieux de 2K17. Les amateurs de streetball retrouveront également Street Kings, avec un nouveau tournoi et surtout un Rucker Park reproduit avec davantage de soin. La dimension compétitive n’est évidemment pas oubliée. Les Daily Rivals proposent des affrontements quotidiens et le système de REP s’étend avec de nouvelles récompenses. Les événements saisonniers continuent également de rythmer la vie de la Ville. Autrement dit, 2K27 assume pleinement son fonctionnement de service en ligne : revenir régulièrement fait partie du principe.
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Au final, The City 2K27 ne révolutionne pas son concept. Il cherche plutôt à résoudre un problème récurrent : comment faire cohabiter les vétérans qui connaissent chaque badge par cœur et le joueur qui découvre encore pourquoi son tir finit dans le parking ? Avec Casual Corner, les Crews et davantage de variété, la formule paraît plus accessible et plus vivante. Reste que le grind, le poids du VC et la culture très compétitive du mode demeurent inhérents à l’expérience. The City n’est donc toujours pas une promenade digestive après le match. C’est le playground, avec ses règles, ses habitués et ses joueurs qui prennent leur pick-and-roll beaucoup trop au sérieux.
MyCAREER : cinq époques pour une seule carrière



MyCAREER prend un virage intéressant dans NBA 2K27. Le traditionnel parcours scénarisé, baptisé Fire & Concrete (ou Feu et Béton en VF), s’étale désormais sur 11 chapitres, soit plus du double de l’an dernier. On suit son MyPLAYER du lycée à la NBA, en passant par le Rucker Park et la G League. Vince Staples prête notamment sa voix et ses traits à Cam, le cousin de MP. Cette histoire plus ambitieuse n’est toutefois pas la principale nouveauté.
Pour la première fois, MyCAREER permet de débuter dans cinq périodes historiques (Eras) : Magic contre Bird en 1984, l’ère Jordan en 1991, Kobe en 2003, LeBron en 2010 et Steph Curry en 2016. Cinq périodes que l’on retrouve d’ailleurs aussi dans MyNBA. Règles, effectifs, présentation et ambiance visuelle s’adaptent à chaque époque. Des objectifs historiques permettent également de progresser et de débloquer des récompenses. Cette approche change surtout la philosophie du mode. On peut désormais créer son joueur et l’inscrire dans une véritable page de l’histoire NBA, plutôt que de systématiquement suivre le parcours d’un jeune prospect contemporain. Pour les amateurs de basket vintage, l’idée a de quoi faire saliver. Et voir son MyPLAYER débarquer au milieu des légendes de chaque époque possède forcément un petit parfum de machine à remonter le temps.
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Autre nouveauté majeure : le MyCAREER en coopération. Un ami peut désormais incarner Trace Miller, le Running Mate qui accompagne MP de la G League jusqu’à la NBA. C’est une première pour la série et une manière intéressante de transformer une aventure traditionnellement solitaire en expérience à deux. Reste une petite contradiction. Autant on apprécie l’ampleur de Fire & Concrete, autant le rythme (et le parcours) est long avant d’atteindre pleinement la NBA.
Finalement, MyCAREER 2K27 gagne surtout en liberté. Les amateurs de narration ont leur grande campagne, les nostalgiques disposent des Eras et les copains peuvent désormais partager l’aventure. Quant à ceux qui veulent simplement jouer en NBA… Ils devront encore prendre leur mal en patience avant de toucher le parquet. Comme quoi, même dans un jeu vidéo, le rookie doit commencer tout en bas.
MyTEAM : chaque carte compte



MyTEAM reste le grand jeu de collection de NBA 2K27. Le principe n’a pas changé : constituer son équipe NBA et WNBA idéale avec des cartes, puis l’emmener sur le terrain. En revanche, Visual Concepts s’attaque à l’un des petits travers historiques du mode : gagner une carte pour finalement la laisser moisir dans la collection dès qu’un modèle plus puissant débarque. La réponse s’appelle EXP de joueur. Chaque carte peut désormais progresser lorsqu’elle est utilisée en match. Ses performances accélèrent même son évolution. Les récompenses peuvent améliorer certains attributs, ajouter un emplacement d’insigne ou permettre de commencer une rencontre avec le Takeover actif. Surtout, cette progression est liée au compte et non à l’exemplaire de la carte. Si vous la vendez puis la récupérez plus tard, son expérience revient avec elle.
Autre changement particulièrement intéressant : l’Échange accepte désormais quasiment toutes les cartes de joueur. Même celles déjà utilisées pour obtenir une récompense de collection peuvent être réutilisées. Une carte devenue trop faible n’est donc plus forcément bonne pour la poubelle numérique. Elle peut servir de monnaie d’échange pour obtenir quelque chose de plus intéressant. Le marché gagne également en ampleur avec un Hôtel des ventes commun à la PS5, Xbox Series X|S et Switch 2. Les joueurs de ces plateformes partagent donc le même marché de cartes. MyTEAM accueille aussi le retour de Triple Threat Online et Clutch Time Online, tandis que les modes multijoueurs tournent régulièrement selon les saisons, événements et règles de composition.
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Le contenu solo n’est pas oublié. Breakout propose une progression dynamique, tandis que le Gauntlet peut désormais se poursuivre tant que votre collection dispose de cartes éligibles. Le Triple Threat Park revient également avec des parties coopératives en 2 contre 2 ou 3 contre 3. All-Star Team-Up, lui, investit les véritables salles NBA et WNBA avec les commentaires officiels.
Sur le papier, MyTEAM 2K27 paraît donc plus cohérent. Chaque carte possède davantage de valeur et les possibilités de jeu sont nombreuses. Le problème reste celui de l’économie générale du mode : la course aux cartes toujours plus puissantes et la pression autour des dépenses n’ont pas disparu. Certains observateurs soulignent déjà ce phénomène de « power creep » qui finit par éloigner MyTEAM du basket traditionnel au fil de la saison. MyTEAM ne change pas de recette, mais améliore sérieusement ses ingrédients.
Une richesse qui devient parfois son propre défaut



NBA 2K27 reste donc une véritable usine à contenu. Entre MyNBA, MyCAREER, MyTEAM, The City, The W (et WNBA pour incarner les féminines) et les différents modes de jeu, les possibilités sont presque vertigineuses. La quantité ne fait cependant pas toujours la nouveauté. Plusieurs modes reprennent largement les fondations des précédents épisodes. Visual Concepts améliore beaucoup de choses, mais révolutionne finalement assez peu sa formule. Le fan qui est toujours sur NBA 2K26 y réfléchira donc sans doute à deux fois avant de passer à la caisse. En revanche, pour un joueur qui découvre, ou qui n’a pas joué aux récents épisodes, ce cru 2027 est juste incroyable pour sa beauté, sa richesse, sa précision : là, il n’y a même pas à discuter une seule seconde !
Mais cela nous amène à notre premier « point noir » du jeu ! NBA 2K27 veut tout faire. Simulation, RPG, jeu de cartes, plateforme sociale, compétition en ligne… Chaque mode empile ses monnaies, badges, quêtes, récompenses et menus. Cette débauche de contenu impressionne, mais finit parfois par noyer l’essentiel. À force, même le fan le plus motivé peut avoir envie de demander un temps mort. MyCAREER illustre parfaitement ce travers. Les cinq époques et la coopération apportent de la variété, mais l’aventure reste parfois trop bavarde et dirigiste. Les activités annexes ralentissent aussi l’accès au parquet. NBA 2K27 reste donc impressionnant par son contenu, mais cette profusion devient parfois sa principale faiblesse. La série ressemble désormais à une immense station NBA où tout est disponible : il reste simplement à retrouver le terrain où l’on voulait jouer.
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The City corrige en partie son manque d’accessibilité avec Casual Corner. Mais son orientation très compétitive peut toujours décourager les nouveaux venus. Quant au grind, il reste omniprésent, notamment lorsqu’il s’agit de faire progresser son MyPLAYER ou d’obtenir certaines récompenses. MyTEAM souffre d’un problème différent. L’EXP de joueur et le nouveau système d’échange donnent davantage de valeur aux cartes, mais ils ne changent pas la logique fondamentale du mode. La course aux cartes toujours plus puissantes reprend rapidement ses droits. Le système économique, les VC et la progression peuvent également donner le sentiment que le joueur doit investir beaucoup de temps, surtout d’argent, pour rester dans la course. Une mécanique particulièrement difficile à ignorer dans un jeu vendu au prix fort.
Avec toutefois un bémol à apporter : il est tout à fait possible de jouer et d’évoluer sans sortir la carte bleue. Mais cela demande de faire des compromis : comme indiqué plus haut, vous progresserez moins rapidement, et devrez investir davantage de temps. Car la durée d’une saison ne vous permettra peut-être pas de récupérer tous les bonus dans le temps imparti. Mais faire évoluer son personnage à la régulière, en ne misant QUE sur votre skill est tout à fait possible. Avec cependant un autre problème : vous rencontrerez (et devrez affronter) sans doute des joueurs qui, moyennant finance, seront d’un autre niveau que le votre.
Au final



NBA 2K27 est un drôle de spécimen. D’un côté, il traîne encore les vieux démons de la série. Son modèle économique reste omniprésent, notamment autour des VC et de la progression du MyPLAYER. Le grind demeure parfois envahissant et l’ensemble évolue finalement assez peu par rapport aux précédents épisodes. 2K empile davantage qu’il ne réinvente, avec cette impression persistante de jouer à une immense mise à jour annuelle plutôt qu’à une véritable révolution.
Mais réduire « The Ball over Everything » à ses défauts serait passer à côté de l’essentiel. Du point de vue du joueur, difficile de ne pas être impressionné. Le gameplay atteint un niveau de précision remarquable, la réalisation est spectaculaire et l’ambiance NBA n’a probablement jamais été aussi bien retranscrite. Surtout, le contenu est absolument gigantesque. Entre MyCAREER, MyTEAM, MyNBA, The City, les nombreuses possibilités de personnalisation et les modes de jeu plus traditionnels, il y a largement de quoi occuper une saison entière… Voire plusieurs.
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C’est finalement tout le paradoxe de NBA 2K27. Il est difficile de justifier certaines de ses pratiques économiques et tout aussi difficile de nier ses qualités manette en main. Pour l’amateur de basket, la proposition est d’une richesse presque indécente. Chaque match fourmille de détails, chaque mode possède sa propre profondeur et l’ensemble donne véritablement l’impression d’avoir embarqué la NBA dans sa console.
Alors oui, NBA 2K27 reprend certains de ses vieux démons et ne bouleverse pas suffisamment la formule. Mais lorsqu’on pose les mains sur le ballon, le constat devient beaucoup plus difficile à contester : c’est un jeu de basket exceptionnel. À ce niveau de réalisation, de contenu et de fidélité au sport, il peut même prétendre au statut de l’un des meilleurs jeux de sport jamais réalisés. Peut-être même le meilleur, allez savoir…
NBA 2K27

- Par : Visual Concepts (développement) et 2K Games (édition)
- Sur : PlayStation 5, XBox Series, Switch 2, PC.
- Genre : sport (basket)
- Classification : PEGI 16
- Prix : 79,99€ (édition standard), 99,99€ (deluxe)
- Conditions de test : testé sur une version PS5, fournie par l’éditeur
Les points positifs
- Visuellement et techniquement, c’est très solide
- Une défense nettement plus convaincante
- Un gameplay exigeant, mais plus précis
- Des contacts plus physiques et crédibles
- Une intelligence artificielle plus convaincante, mais…
- MyNBA toujours exceptionnel
- Les Eras particulièrement réussies
- Une quantité de contenu impressionnante
- Malgré son jeu exigeant, de nombreux paramètres pour le rendre accessible à tous
- La mixité dans The City
- De la co-op dans MyCAREER
- Le multijoueur
- Le système d’EXP dans MyTEAM
- Le marché cross-platform dans MyTEAM
- La bande-son réussie
Les points négatifs
- Les microtransactions beaucoup trop présentes : il faut payer pour être compétitif rapidement
- Une campagne scénarisée qui s’étire inutilement
- … L’IA commet quand même parfois quelques erreurs et incohérences
- Plusieurs nouveautés qui manquent encore de finition
