On y est ! Pour le commun des mortels, qui dit « mois de septembre » dit « rentrée des classes » ! Mais pour un joueur, la rentrée signifie aussi « sortie en pagaille des jeux de sport » ! C’est un fait ! En septembre débutent les saisons sportives. Donc, c’est le moment idéal, pour les éditeurs (principalement EA Sports et 2K), pour sortir leurs grosses licences de football, foot américain, basket, rugby… Et bien entendu de hockey sur glace ! Et aujourd’hui, on va parler d’une licence qui fête ses 35 ans : NHL ! Alors, il est temps d’enfiler ses patins, son plus beau chandail, de saisir sa crosse… Et d’entrée sur la patinoire ! En toute modestie, l’objectif du jour est de brandir la Stanley Cup, rien que ça !
Presque 40 ans de hockey virtuel
NHL 27 sera t-il un bon jeu ? Oui, sans doute même le meilleur opus de la série, puisque sa jaquette met en avant le centre des San José Sharks, le jeune prodige canadien Macklin Celebrini. Un avis sans aucune objectivité et sans aucun détachement, je l’avoue. Puisque depuis que je joue à la franchise NHL, c’est à dire depuis NHL 96 sur Super-Nintendo (exemplaire in-box que je garde encore précieusement), et pour une raison que je ne saurais vous expliquer, j’ai toujours été fan des Sharks. Et de joueurs tels que Patrick Marleau, Joe Pavelski, Joe Thornton, Evgeni Nabokov, Brent Burns… Et bien évidemment ce capitaine de légende que fut Owen Nolan ! Donc c’est un signe !
Plus sérieusement, et plus objectivement, je suis bien conscient que nous allons parler ici d’un jeu de niche ! Car adapté d’un sport beaucoup moins populaire et connu en France que le football ou le basket. Nous allons bien évidemment parler de hockey sur glace, à travers le prisme du championnat NHL (comme National Hockey League, « Chel » pour les intimes). Pour vous faire la version courte, ce championnat (le plus connu) réunit 32 équipes : 25 des USA et 7 du Canada. Elles se partagent en deux associations, Est et Ouest. Ces équipes vont s’affronter tout au long de la saison, en vue de brandir la fameuse Stanley Cup. Cette année, la 109e saison est élargie pour atteindre les 84 matchs au total. Le premier aura lieu le 29 septembre, et le dernier le 10 avril. Dernière info pour les fans : le tenant du titre est l’équipe des Hurricanes (Caroline), qui a gagné son deuxième titre en juin, 20 ans après avoir brandi sa première Stanley Cup en 2006 !
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Du côté des jeux vidéo, la série NHL est apparue en 1991, avec NHL Hockey sur MegaDrive. Et déjà, le jeu est édité par Electronic Arts. En 1992, NHLPA Hockey 93 débarque aussi sur la 16 bits concurrente, chez Nintendo. C’est le début d’une longue liste puisque le jeu sera ensuite publié par EA Sports (la section sportive d’Electronic Arts) tous les ans, avec une saison réactualisée, sur toutes les machines du moment ! D’ailleurs, petite anecdote sur NHL 94, que vous pourrez replacer dans les soirées : au lancement du jeu, on entend pour la toute première fois le légendaire « EA Sports ! Tsénéguaime ! » (EA Sports ! It’s in the game !) que vous entendrez depuis en ouverture de TOUS les NHL, FIFA, NFL, F1… Jusqu’à NHL 27 dont nous allons parler aujourd’hui !
Si j’en crois les différents communiqués que nous avons pu recevoir d’EA Sports, ce cru 2027 va apporter deux grosses évolutions. La première est cosmétique, puisque NHL 27 promet d’être une édition plus visuelle, plus télégénique ! EA Sports Vancouver nous a promis un jeu plus immersif, qui mise plus qu’avant sur le show. Enfin, la seconde grosse évolution est l’arrivée du mode Franchise Connectée. Autrement dit, la possibilité de jouer une vraie saison online, où chacune des 32 équipes est gérée par des joueurs en chair et en os. C’est peut-être un détail pour vous, mais mine de rien, cela faisait au moins dix ans que les fans réclamaient ce mode. Mais il est temps d’appuyer sur « start » et de lancer notre test !
Une jouabilité frustrante, mais gratifiante



Histoire de commencer en douceur, c’est avec le mode Match Rapide que je débute mon test. Pour me remettre dans le bain. Jusque là, rien de bien différent par rapport aux éditions précédentes : on choisit sa ligue, son équipe, la couleur de son « chandail » et sa tactique. Puis, il est temps de sélectionner son adversaire. Une fois le jeu lancé, on entre dans la partie par… Les vestiaires ! Les joueurs les traversent, crosse à la main, et entrent sur la glace dans un véritable show. Spots de couleur, cornes, mascottes… Tout s’agite sous les hourras des supporters. Le stade est en ébullition… Le ton est donné ! NHL 27 introduit ses matchs de manière plus spectaculaire. Les cadrages, les plans de coupe… Tout a été repensé pour vous donner l’impression de regarder une retransmission à la TV.
Puis, l’arbitre donne le coup d’envoi. Je chope le palet, je me déplace et… Je me fais dérober le « puck » par un joueur adverse qui file vers mon gardien. Une passe, deux passe, une troisième passe décisive cette fois, et la sirène retentit, le public s’enflamme. Je viens d’encaisser à la fois un but et une leçon d’humilité. Je viens d’oublier un détail essentiel : NHL ne se joue pas comme un FC ! Ici, on ne passe pas avec une touche, et on ne tire pas avec une autre. Dans NHL, on se déplace avec le stick gauche, et le stick droit fait office de crosse. Face aux cages adverses, on peut soit presser vers l’avant pour tirer, soit faire un mouvement arrière+avant pour armer un tir chargé (avec plus ou moins de puissance). En totale rupture avec le gameplay habituel des jeux de sports collectifs, NHL demande un temps d’adaptation. La jouabilité est technique, mais une fois maîtrisée, elle est d’une précision chirurgicale.
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Et ça tombe bien, puisqu’il est temps pour moi de connaître ma seconde déconvenue dans un même match. Cette fois, je retrouve petit à petit mes réflexes. Je chipe le palet et fonce vers la cage adverse. Une passe, puis une seconde pour tromper le rival… Mais à la moindre erreur, le joueur d’en face subtilise le puck avec une facilité déconcertante. Je retente ma chance, mais cette fois, c’est le gardien qui a décidé que ses buts seraient inviolables. Plus facile de marquer dans un but de football de 7,32×2,44m que dans un but de hockey de 1,83×1,22m ! Ici, marquer demande de la précision : il faut trouver les quelques centimètres carrés libres dans les lucarnes ou entre les mitres !
La jouabilité de NHL 27 est extrêmement frustrante ! À la moindre erreur (et vous allez en commettre), l’adversaire vous dépossède du palet en un clin d’œil. Le gameplay est punitif, rageant diront certains… Mais à bien y regarder, cette punition systématique de votre maladresse le rend terriblement réaliste et gratifiant. Le jeu propose en réalité trois configurations principales que l’on peut changer à tout moment dans les menus. Le Skill Stick, méthode historique et compétitive où tout (tirs, feintes complexes, dribbles) passe par le maniement précis du stick analogique droit ; Le Contrôle Total (Total Control), plus facile, qui associe les feintes spectaculaires et les gestes techniques à des pressions de boutons simples ; Enfin, l’Hybride, juste milieu qui combine des actions au stick et quelques repères sur les boutons pour les joueurs occasionnels de retour sur la franchise.
Une IA plus « collective »



C’est évidemment sur la glace que NHL 27 doit convaincre. Et cette année, EA a décidé de travailler le collectif. Les 32 équipes disposent désormais de leurs propres tactiques. EA s’appuie notamment sur les données NHL EDGE (des données récoltées dans la vie réelle grâce à des capteurs) pour reproduire certaines habitudes observées dans le hockey réel. Le but est simple : ne plus seulement changer de maillot pour avoir l’impression de changer d’équipe. Et le résultat est bluffant : EDGE permet de retrouver les tactiques de chaque franchise, mais aussi les signatures des joueurs, par exemple. On n’incarne pas DES joueurs de la NHL, on incarne LES joueurs de la NHL !
Dans les faits, la différence se remarque surtout dans le placement des joueurs. Les coéquipiers semblent mieux accompagner les actions et reformer leurs lignes (même si j’ai parfois pu observer quelques comportements incompréhensibles). Les déplacements paraissent en tout cas moins artificiels. L’équipe donne davantage l’impression de fonctionner comme un ensemble. Le système n’est toutefois pas magique. Les différences tactiques restent parfois discrètes. Elles sont surtout perceptibles à haut niveau de difficulté. En ligne, certaines habitudes de gameplay des précédents épisodes restent également bien présentes.
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EA a également retravaillé les contacts avec la rondelle. Un simple choc peut désormais suffire à faire perdre le palet. C’est parfois agaçant, mais le résultat est plus cohérent avec les contraintes physiques du hockey (je l’ai déjà évoqué dans la partie précédente). Le gameplay reste surtout très nerveux. Les actions s’enchaînent rapidement et une rencontre peut basculer en quelques secondes. C’est l’une des grandes qualités de NHL 27. On peut mener 3-1 et finir par perdre 4-3. Et parfois, cette petite remontée fait beaucoup plus plaisir que prévu.
Une patinoire où il fait très show !



S’il y a un domaine dans lequel EA a clairement mis le paquet, c’est la mise en scène. Les 32 patinoires officielles ont bénéficié d’un important travail d’ambiance. Éclairages, écrans géants, chants, musiques de but, mascottes et réactions du public participent davantage à l’identité de chaque équipe. Les nouvelles séquences de retransmission renforcent également cette impression. L’entrée des joueurs, les caméras et les réactions autour de la glace donnent davantage l’impression d’assister à une rencontre télévisée. Sur PS5, le jeu est propre et parfaitement fluide dans l’action. Les animations des joueurs sont convaincantes et les stars restent facilement reconnaissables.
Tout n’est cependant pas parfait. Les visages pourraient être plus détaillés. Certains gros plans (joueurs, entraîneurs ou public) nous ramènent parfois quelques années en arrière. Et quelques joueurs sont même assez loin de leur modèle IRL (coucou Cole Caufield, qui l’a bien fait savoir dans la presse). Les spectateurs sont également moins impressionnants que les joueurs. Certains modèles se répètent même de façon assez visible dans les tribunes. On sent qu’ils ont été conçus pour remplir les gradins, et offrir quelques animations. Mais c’est tout. En même temps, on est dans un jeu de hockey sur glace, pas dans Spectator Simulator.
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Du coté de la bande-son, pas grand chose à dire ! Pour les menus du jeu, EA Sports nous a concocté une excellente sélection de titres rock-punk-rap plutôt agréable, et que l’on embarquerait volontiers dans sa playlist personnelle. En jeu, pas de musique si ce n’est l’orgue d’ambiance de la patinoire. En revanche, on a du son particulièrement immersif : des réactions crédibles du public selon les actions de jeu, les joueurs qui se parlent, s’interpellent. On distingue même le son des lames qui strient la glace, des crosses qui s’entrechoquent, du palet ou des joueurs qui s’éclatent dans les plexiglass… L’ambiance pendant les matchs est une énorme réussite !
On observe un gros changement dans la cabine des commentateurs, puisque James Cybulski et Cheryl Pounder cèdent leurs micros. En 2026-2027, les commentaires sont assurés par John Buccigross, célèbre voix de la chaîne ESPN, et Darren Pang, ancien gardien de but des Admirals et des Blackhawks. Les non-anglophones risquent de regretter l’absence de doublage VF. Mais pour un jeu qui se veut immersif, les commentaires dans la langue de Tom Hanks (acteur lui-même fan de hockey et des Rangers de New York) sont un très gros plus. Pour le coup, une version française serait, à mon sens, hors sujet. D’autant que le dynamisme et l’enthousiasme de Buccigross et Pang est particulièrement communicatif… Même si, parfois, quelques unes de leurs remarques semblent déconnectées de l’action à l’écran.
Menus : le patinage artistique est ailleurs



Et puis il y a les menus. Ah, les menus ! Après avoir admiré une magnifique introduction dans une patinoire flamboyante, on retourne dans l’interface, et le soufflé retombe assez rapidement. La structure générale reste très proche de NHL 26. La navigation manque encore de réactivité. Le problème est particulièrement visible dans Hockey Ultimate Team. Ouverture de packs, gestion des joueurs, objectifs et composition d’équipe nécessitent de nombreux allers-retours. Donc aussi de nombreux chargements. Heureusement, les dernières mises à jour ont fait gagner de la rapidité à ces downloads. EA a réussi à moderniser la retransmission des matchs. Il aurait peut-être fallu envoyer la même équipe dans les menus.
Sur le fond, NHL 27 est particulièrement généreux. On retrouve le mode Franchise, Deviens Pro, Hockey Ultimate Team, World of CHEL, NHL Threes, les différents tournois et les parties rapides… Le contenu ne manque donc pas. Le problème est ailleurs : une grande partie de ce contenu ressemble énormément à ce que proposait déjà NHL 26 (voire les précédents). Deviens Pro reste notamment très proche de sa formule antérieure. Les quelques ajouts autour du leadership ne suffisent pas forcément à donner une nouvelle dimension à la carrière. La Franchise classique reste heureusement solide pour les amateurs de gestion. Elle permet de gérer les effectifs, les contrats, le plafond salarial, le recrutement et les différentes étapes d’une saison. Mais là encore, le sentiment de déjà-vu est difficile à ignorer. Le véritable événement est évidemment le retour de la Franchise connectée.
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Après des années de demandes de la communauté, la Franchise connectée revient enfin. Le principe est séduisant : créer une ligue online allant de 3 à 32 équipes humaines. Les joueurs peuvent gérer leurs effectifs, effectuer des échanges, recruter des agents libres et modifier les règles de leur compétition. Les commissaires disposent également d’outils de gestion. Les calendriers et les formats de séries peuvent être personnalisés. Sur le papier, c’est exactement le genre de fonctionnalité que les fans réclamaient, pour pouvoir jouer avec les amis. Et je ne l’ai pas précisé mais, ce mode est crossplay : vous pouvez donc jouer sur PS5 contre des amis sur XBox Series, par exemple ! Et ça fonctionne plutôt bien…
Sauf qu’une grosse limitation vient rapidement refroidir l’ambiance. Les équipes restantes (autres que la votre) ne peuvent pas être contrôlées par l’IA. Une ligue complète à 32 équipes nécessite donc 32 joueurs humains. Avec quatre copains, vous n’obtenez pas une NHL complète avec 28 franchises gérées par l’ordinateur. Et ça ne fonctionne pas non plus avec des inconnus, puisque les salons sont privés, vos amis devront rentrer un code pour vous rejoindre. Le mode ne propose pas non plus de véritable repêchage d’entrée, de progression complète des joueurs ou de conservation des statistiques d’une saison à l’autre. La Franchise connectée ressemble donc davantage à une excellente fondation qu’à une maison terminée. Ça laisse quelques trucs à perfectionner via des mises à jour, ou pour NHL 28…
HUT : toujours la machine à cartes



Hockey Ultimate Team reste évidemment présent. Le principe ne change pas vraiment : constituer son équipe de rêve en récupérant ou en achetant (contre de l’argent réel) des cartes, remplir des objectifs et améliorer progressivement son effectif avec les meilleurs joueurs. Les nouveaux playbooks et entraîneurs apportent quelques éléments supplémentaires. Mais ça reste un jeu de collection de cartes, comme on en trouve aujourd’hui dans la plupart des jeux de sport.
Le problème n’est donc pas que HUT soit mauvais. Il reste efficace et particulièrement addictif pour les amateurs du genre. Et si vous aimez les cartes à collectionner, c’est sans doute le mode qui va vous tenir véritablement sur la durée, à l’instar de FUT chez les footballeurs. Le problème est plutôt que son importance dans l’écosystème NHL donne parfois l’impression que les autres modes avancent moins vite. En même temps, on parle ici de la machine à loot qui génère des revenus toute la saison pour l’éditeur. Bien qu’il soit possible de gagner régulièrement des paquets gratuits ou de les échanger contre des points… Mais vous progresserez moins vite.
Les ligues : beaucoup de hockey, mais pas partout



La NHL reste évidemment la star du spectacle avec ses 32 franchises officielles. Le jeu propose également différentes compétitions internationales et ligues secondaires, notamment des championnats européens et nord-américains. Ainsi que d’autres ligues majeures ou mineures, telles que l’AHL (American Hockey League), la PWHL (ligue professionnelle féminine), la WHL (western hockey league), la LHJMQ (Ligue de hockey junior Maritimes Québec), la OHL (Ontario Hockey League), IIHF (International Ice Hockey Federation) ou des championnats comme la Spengler Cup. championnat du monde junior IIHF, championnat du monde féminin IIHF, Hockeyallsvenskan (championnat professionnel de deuxième division en Suède)…
Les ligues féminines et de développement sont également représentées dans certains modes. Mais il faut surtout parler de la PWHL, le championnat professionnel féminin nord-américain. Au lancement, sa présence dans NHL 27 est particulièrement limitée. Les équipes peuvent être utilisées en partie rapide, mais la ligue n’est pas intégrée aussi largement qu’auparavant. EA a expliqué que la PWHL devait revenir davantage dans le jeu plus tard dans l’automne. On attendra donc d’en voir plus pour juger ce point…
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Néanmoins, cette situation est d’autant plus surprenante que la ligue vient justement de poursuivre son développement avec quatre nouvelles franchises pour la saison 2026-2027 : Detroit, Hamilton, Las Vegas et San Jose. Pour un jeu censé représenter le hockey contemporain, ce décalage entre la réalité et le contenu disponible au lancement fait donc tache.
Autre regret pour certains passionnés européens : les grandes ligues européennes existent, mais elles restent beaucoup moins mises en avant que la NHL. L’Elite Ice Hockey League britannique ou la Ligue Magnus française, par exemple, restent absentes. Ici, la seule équipe tricolore que nous allons croiser sera les Boxers de Bordeaux (champions de France), en Ligue des Champions de Hockey. Mais… Où sont les Dragons de Rouen, les Ducs d’Angers ou les Brûleurs de Loups de Grenoble ? NHL 27 propose donc beaucoup de hockey, mais pas nécessairement TOUT le hockey que les passionnés aimeraient avoir.
Au final



Après des heures entières à retourner tous les modes de jeu, NHL 27 me confirme ce que les premiers trailers m’avaient laissé entrevoir : le gameplay et les menus ne changent pas fondamentalement par rapport à ses prédécesseurs. En revanche, la vraie révolution vient de l’habillage, et d’une mise en scène complètement folle qui vient rivaliser avec les retransmissions des matchs à la TV. Vestiaire, show d’entrée des joueurs dans l’arena sous les spots, réaction du public… Jamais les intros n’ont été aussi vivantes et immersives dans un jeu NHL. La décharge d’adrénaline est bien réelle, et une fois que le joueur prend le contrôle, il ne tient plus une manette ! Il est réellement sur la glace, avec les athlètes !
EA Sports NHL 27 est donc un excellent jeu de hockey. Sur la glace, les améliorations sont réelles. L’IA collective progresse. Les équipes possèdent davantage d’identité. Les contacts sont plus crédibles et les matchs restent particulièrement nerveux. La réalisation fait également un joli bond en avant. Les 32 patinoires possèdent davantage de personnalité et la retransmission gagne en immersion. Mais… Une fois le coup de sifflet final donné, les défauts ressortent. Certains menus restent inutilement lents. La plupart des modes sont quasiment inchangés… Quant à la Franchise connectée, elle constitue une excellente nouvelle… Accompagnée d’une grosse limitation.
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Le principal défaut du jeu est finalement son ambition. EA améliore beaucoup de choses, mais rarement de façon suffisamment spectaculaire pour donner l’impression de jouer à une nouvelle génération de NHL. NHL 27 est probablement meilleur sur la glace que NHL 26. Mais il ne donne pas forcément suffisamment de raisons de quitter NHL 26 pour passer à la caisse. Il ressemble donc davantage à une excellente mise à jour qu’à une véritable nouvelle saison.
Pour un nouveau joueur en revanche, le constat est très positif. Il s’agit d’un excellent point d’entrée dans le hockey virtuel. Si vous recherchez le meilleur gameplay et la meilleure présentation de la série, NHL 27 mérite clairement votre attention. Attention toutefois à un gameplay beaucoup moins simple à prendre en main que dans un FC26 par exemple (malgré les aides). Mais si je laisse de côté le regard critique du testeur, je dois bien vous avouer que j’ai pris un pied énorme ! Manette en main, le jeu est fun, complet, et surtout (et c’était l’objectif des développeurs) terriblement immersif.
NHL 27

- Par : EA Vancouver
- Sur : PS5, XBOX Series
- Genre : sport (hockey sur glace)
- Classification : PEGI 16
- Prix : 79,99€ (standard)
- Conditions de test : testé sur PS5, sur une version fournie par l’éditeur
Les points positifs
- La mise en scène incroyable ! Aussi beau qu’à la TV
- L’ambiance de folie ! Le joueur est DANS l’arena
- Durée de vie de dingue : une seule saison peut vous occuper pendant des mois
- Un gameplay nerveux
- Contenu : un jeu très très généreux
- La Franchise Connectée de retour
- HUT : un jeu dans le jeu
- Le nouveau duo de commentateurs
- Jouabilité adaptable, pour les débutants comme pour les puristes
- L’IA qui joue plus collectif
- Le jeu est crossplay (multiplateforme)
- La playlist des menus : comme d’hab’, de bons choix !
- La bande-son, du public aux commentaires, en passant par le choc des crosses ou les cris des joueurs
Les points négatifs
- Parfois, l’action peut manquer de lisibilité sur la patinoire
- Franchise Connectée : il faut obligatoirement autant d’amis humains que d’équipes
- Des modes qui ont peu évolué depuis NHL26
- Quelques visages moins réussis, beaucoup de clones dans le public
- L’IA parfois incohérente dans certains placements
- Une présence de la PWHL très limitée au lancement
- On veut la Ligue Magnus
