L’annonce par Sega de cet Open network test (un playtest ouvert si vous préférez) de Sonic Racing : Crossworlds, ce week-end du 29 août au 1er septembre, sonnait franchement comme une invitation ! Alors, ni une ni deux, nous avons lancé le téléchargement des 6,99GO nécessaires pour faire tourner la bête sur la PS5 (un peu moins sur la Switch). Dans la foulée, on lance le jeu qui, on le rappelle, sort le 25 septembre sur tous les supports, et pour Noël sur Switch 2. Alors on démarre les moteurs, on fait chauffer la gomme, et… C’est parti pour une preview !!
Et de 10 ! (ou 13, c’est selon…)
Vous souvenez vous du lancement de la PS5 ? Le covid, les pénuries de consoles, oui, c’est vrai !! Mais on ne parle pas de ça ! Je voulais ici faire référence aux teasers des jeux, qui nous en mettaient plein la vue en nous montrant les spécificités de la console. Parmi eux, je me souviens notamment de Ratchet & Clank: Rift Apart, qui nous vantait la rapidité du SSD en faisant basculer ses héros d’un monde à l’autre, à travers des portails, sans chargement. Pourquoi est-ce que je pense à ce jeu en particulier ? Parce que c’est justement la mécanique qui est au cœur du gameplay du bien nommé Sonic Racing : Crossworlds ! Un jeu révélé lors des Game Awards 2024, et prévu pour le 25 septembre.
Autrement dit, on garde la formule des jeux de course mêlant les personnages de la licence Sonic the Hedgehog. Mais ici, comme le nom du jeu le suggère, la course débute dans un monde, mais va vous faire voyager via des portails de téléportation. Vous pouvez ainsi débuter dans un monde verdoyant, puis voyager vers un circuit sous terrain, pour finir la course dans un monde de glace. Et là encore, la bascule entre les cartes se fait sans temps mort, sans aucun chargement. Sur PS5, c’est indéniable. Mais bizarrement, l’open network n’était disponible ni sur PS4, ni sur XBox One. Consoles de la génération précédente, aujourd’hui plus limitées techniquement. Alors forcément, ça nous a donné envie de tester une version moins optimisée que sur PS5 et Series X/S. On a donc aussi joué sur Switch.
► Sur le même thème : Preview. Notre avis sur Les Schtroumpfs: L’Épopée des Rêves
Sonic Racing : Crossworlds est donc un jeu de courses, qui vous emmène dans l’univers de Sonic the Hedgehog. On y découvre un personnage répondant au nom de Do-Don Pa (aucun rapport avec Chaozu et Tien Shin Han). Et visiblement pour se divertir, son altesse royale a décidé d’organiser une giga-compétition. Ici, on n’a pas vraiment besoin d’un bon scénario, puisque vous allez zapper les cinématiques pour filer illico dans les menus, et lancer les épreuves. Dans cette beta ouverte, nous avons accès au tout premier championnat, au time trial, ainsi qu’au mode online. Ce dernier met du temps pour trouver des joueurs, on a un peu plus de lag en course… On va donc attendre la sortie du jeu définitif pour s’engager davantage sur ce terrain… Même si, paradoxalement, c’est justement pour tester ce point que les développeurs ont ouvert cette beta.
Pour le reste, Sega nous permet aussi de jouer avec une bonne moitié du roster (pour le moment, on aura visiblement des DLC ensuite). La formule du Sonic Racing a déjà fait ses preuves. Puisqu’à l’instar de Mario, Sonic et ses amis n’en sont plus à leur coup d’essai, lorsqu’il s’agit de faire la course. De Sonic Drift (GameGear en 1994) à Sonic Racing Crossworlds, en passant par Sonic R (1997, Saturn) Sonic & All Stars Racing Transformed (2012), ou Team Sonic Racing (2019)… Crossworlds sera le 10e jeu de courses Sonic officiel. Ou le 13e si l’on compte tous les spin-offs tel que Rivals, Free Riders et la version Apple Arcade…
Manette en main…



La version que nous avons pu tester nous permettait de jouer en ligne, de faire le premier championnat, ou encore de tenter d’exploser les chronos sur le contre-la-montre. Avec la possibilité de choisir entre 12 personnages (sur les 24 disponibles au final, sans compter les surprises), plusieurs véhicules personnalisables (ils disposent de slots, à remplir avec des effets divers à débloquer)… Comme dans les autres jeux du genre, le mode « championnat » vous propose d’enchaîner quatre épreuves, avec un nombre de points dégressif selon votre position à l’arrivée. Celui qui emporte le plus de points au classement est nommé vainqueur. La dernière (4e) course octroie un bonus de points au vainqueur, et vous devrez aussi composer avec un rival.
Manette en main, c’est du Sonic Racing !! Et si vous ne connaissez pas la licence, dites vous que c’est comme Mario Kart ! Le casting de la franchise Sonic se tire la bourre sur des circuits, avec trois tours à faire, des anneaux à collecter (au lieu des pièces), des power-up à collecter pour balancer des attaques aux adversaires ou pour se défendre, booster… Avec la possibilité de gagner du boost si vous apprenez à bien prendre vos virages en glisse… Les niveaux proposent trois types de conduite : routière (piste classique), aérienne (vous vous transformez en avion) ou aquatique (on se déplace sur l’eau). Cet épisode apporte une nouvelle mécanique : les anneaux dimensionnels, qui vous envoient instantanément dans un autre monde ! Quand deux anneaux sont proposés, c’est le joueur en tête de course qui décide lequel sera activé…
► Sur le même thème : TEST – Donkey Kong Country Returns HD : c’est bon mais ça manque de nouveauté
La prise en main du jeu est un peu perturbante : quand, aujourd’hui, 99,9% des jeux de courses vous proposent d’accélérer avec R2, dans Sonic Racing : Crossworld, on avance avec X (sur PlayStation). Les gâchettes étant affectées aux armes, ou aux dérapages. Une commande plus que nécessaire car, pour ma part, j’ai trouvé les véhicules un poil rigides. Pas toujours évident de négocier proprement les virages sans toucher le bord (et perdre des anneaux). Alors, après avoir galéré sur la première course (on va dire que c’est la prise en main), on glisse à fond dans les virages, on balance salement ses options dans la tronche de celui ou celle qui s’approche un peu trop près… On a évoqué plus haut le online, mais si vous passez outre les chutes de framerate et le temps nécessaire pour trouver des joueurs… Ça reste très proche du solo.
Premier point fort : la prise en main est assez rapide. La première course permet de se plonger dans le bain, et dès la seconde, on a l’impression de connaître déjà le jeu. On négocie tous ses virages en glisse, on chope les rings pour optimiser son véhicule (dans la limite de 100), on apprend les effets des power-ups qui peuvent vous permettre de garder les adversaires à distance… Mais attention, car le jeu étant justement généreux en cadeaux bonus, vous pouvez vite devenir le souffre douleur des autres pilotes ! Sur une même course, j’ai compté : je me suis pris 9 malus dans le derrière coup sur coup, passant de la 1re à la 9e position en moins de 20 secondes. Le jeu est très fun, sauf si vous êtes allergique aux « carapaces bleues » (les vrais comprendront la référence).
Un jeu plutôt bien optimisé sur PS5/Series X/S



On est sur un jeu Sega ! Donc sur un jeu marqué par une très forte identité Arcade. C’est très coloré, avec des musiques pêchues, ça se prend vite en main comme on l’a vu… Et le jeu regorge de bonus à débloquer. Visuellement, c’est vraiment très agréable à regarder, fluide, rapide… La version PS5 testée ici tourne sans problème en 60 fps sans aucun ralentissement, autre que les PNJ dans le public, qui semblent tourner à une frame très inférieure (20fps ?). Les décors sont très détaillés, avec à chaque fois une identité propre. Et si nous n’avons pas pu tout tester, les circuits du premier championnat sont fort jolis.
Sur le plan sonore, les musiques sont agréables sans être mémorables. Autrement dit, ce ne sont pas les morceaux que vous allez écouter toute la journée, mais ils font le job. Ils sont dynamiques, et ne vous donnent qu’une envie : appuyer sur l’accélérateur ! Notez aussi que les voix sont en Français. Il me semble même que les doublages sont les mêmes que ceux de la série animée. Mais n’étant pas un expert de cette dernière, je ne m’avancerai pas sur ce point…
► Sur le même thème : TEST – Deviens espion(ne) avec Totally Spies : Cyber Mission
Au chapitre des défauts, on sent que le jeu peut nous en mettre plein la vue… Donc il veut nous en mettre plein la vue ! Multipliant les effets, les explosions, les trainées de lumières… Quitte à frôler l’indigestion. On a compris : c’est joli, donc pas la peine d’en faire des caisses. Un bon jeu l’est aussi grâce à son gameplay, et plein d’aspects que ce Sonic Racing : Crossworlds possède déjà ! Ici, par cette débauche d’effets visuels, on a l’impression que Sega veut nous démontrer des choses, quitte à devenir lourd… Et franchement, ce n’est pas utile… Cela pourrait même jouer contre le jeu.
Enfin, du côté de la jouabilité, si on aime le côté arcade très prononcé, avec sa prise en main rapide et son fun à 200%… L’expérience est incontestablement gâchée par un point que j’ai abordé plus haut : les bonus qui tombent toutes les 5 secondes. Qu’ils soient offensifs ou défensifs, les power-up sont vraiment trop nombreux ! C’est la foire aux items ! Et le jeu peut vite devenir un supplice ! On ne conduit plus, on subit en permanence les assauts de l’adversaire. Et à ce niveau, il devient vite regrettable que les talents de pilotage ne suffisent plus… Mais que la clé du succès devienne principalement le facteur chance.
Et sur Switch, ça donne quoi ?





Étonnamment, le test sur Switch (première génération) nous laisse une agréable impression. Si les graphismes sont, forcément, moins fins et détaillés que sur PS5, et l’affichage moins véloce (on est sur un bon 30 fps), le jeu tient la route en mode docké comme en mode nomade. En revanche, les défauts du online évoqués plus haut semblent ici exacerbés. Si vous avez prévu d’acheter le jeu pour jouer en ligne, préférez les versions PS ou XBox, ou attendez l’upgrade Switch 2 !
La principale différence étant ces interminables temps de chargement lorsque vous lancez un championnat. Mais le switch entre les différentes zones est assez fluide, même sur la console Nintendo qui n’embarque aucun SSD. On constate aussi un peu de lag sur les PNJ qui animent le niveau en arrière plan (qu’on a cependant aussi constaté sur PS5).


En conclusion, les joueurs qui achèteront la version Switch auront une version moins détaillée visuellement, et moins fluide, que sur PS5 ou XBox Series… Mais une version qui tient la route, avec autant de contenu, des visuels très jolis… Mais des temps de chargement plus présents.
Cette copie Switch tournera aussi sur Switch 2 au lancement du jeu, avec une version native Switch 2 prévue pour décembre. Et une mise à niveau qui vous coûtera 10€. Et vous savez ce que l’on pense des mises à niveau payantes…
En conclusion



Pour le moment, le jeu est assez prometteur, bien que sa jouabilité ne soit pas aussi instinctive que sur un Mario Kart, par exemple. Mais une fois que l’on a pris le coup, que l’on a apprivoisé la conduite plus rigide, le jeu est agréable. Voire carrément fun ! À condition bien entendu de passer au dessus des items qui peuvent ruiner votre course, malgré votre talent, si les adversaires ont décidé de vous mener la vie dure. Le tout nouveau système d’anneaux interdimensionnels est une excellente idée, qui trompe la routine. Si l’on ajoute les nombreux raccourcis, pas un tour ne ressemble à un autre, et on ne voit plus le temps passer.
Comme dans les autres épisodes de Sonic Racing, le jeu est très très proche d’un Mario Kart. C’est à la fois une qualité et un défaut. Un défaut car si vous possédez déjà une Switch avec Mario Kart 8 Deluxe (ou une Switch 2 avec MKWorld), ce Crossworlds est un plan B pas forcément nécessaire, les deux jeux cités précédemment offrant un gameplay plus maîtrisé et beaucoup plus de contenu. À moins d’être un grand fan du hérisson bleu. En revanche, si vous ne possédez aucun de ces jeux, voire si vous ne possédez aucune console Nintendo, Crossworlds est bon, très bon même ! On aime vraiment beaucoup, mais on demande maintenant à voir le produit fini.
Sonic Racing : Crossworlds

- Par : Sega
- Sur : PlayStation, XBox, Switch et PC
- Date de sortie : 25 septembre 2025
- Classification : PEGI 3
- Prix : 69,99€
- Conditions de preview : sur PS5 et Switch, sur l’open network du 29 août-1er septembre
On a aimé
- Plutôt joli, et coloré (même sur Switch)
- Un roster équilibré
- Fluide, en 60fps sur PS5 et Series X/S
- Une bande-son sympa
- La prise en main
- Un gameplay arcade bien fun !
- Le système de customisation des bolides bien pensé
- Pas mal de variété dans les engins proposés
- Le roster et ses invités (pendant la bêta, on a eu Joker de Persona 5)
Il faudra corriger ça
- Un peu de lag sur le bord de la piste sur PS5, plus prononcé sur Switch
- Parfois un peu trop d’effets visuels
- Les engins un peu lourds dans les virages, si on ne les négocie pas en glisse
- Les items trop souvent, les courses tournent vite au harcèlement ou à la roulette russe
- L’affichage qui chute à du 30 fps sur Switch
- Le « rival » qui ne sert finalement pas à grand chose (à part ajouter quelques lignes de texte)

Rétroliens/Pingbacks