Les figurines Schleich sont de retour sur vos consoles préférées, avec une nouvelle livrée de jouets déclinés en jeu vidéo. Et après les dinosaures, ce sont cette fois les chevaux de la gamme Horse Club qui prennent vie. Développé par Wild River Games, Horse Club Ride West vous emmène, comme son nom l’indique, explorer les grandes étendues sauvages du Far West. Votre bande de copines férues d’équitation débarquent dans le ranch de Nayla… Et quelque chose me dit que vous allez vivre l’aventure de votre vie, au grand air, en compagnie de nouveaux équidés (et de Woofy) !
Pérégrinations vers l’Ouest
L’Allemand Schleich fait partie de ces fabricants de jouets qui n’hésitent pas à utiliser le support jeu vidéo pour promouvoir ses produits, au même titre que les pubs ou les catalogues de jouets. Plusieurs collections ont déjà eu le droit à leur adaptation vidéoludique, à l’image de Dinosaurs : Mission Dino Camp. Et s’il est une autre série qui est habituée à glisser une manette dans la main des enfants, c’est bien Horse Club. Une gamme qui cible principalement les petites filles, sur le thème de l’équitation, et de la passion des chevaux. Avec déjà deux jeux Horse Club Adventures, sortis respectivement en 2021 et 2022.
Leur point commun ? Comme Dinosaurs, ils ont été développés par le studio Wild River Games, basé près de Munich. Un studio mid-size (entre l’indé et le gros développeur) qui, dès sa création en 2018, s’est positionné sur un segment plutôt délaissé par les gros studios : les jeux familiaux, et à destination des enfants. Voire des très jeunes enfants. Et l’un de ses plus gros clients, c’est évidemment… Schleich, pour qui Wild River a déjà adapté Horse Club et Dinosaurs, mais aussi Bayala ou Eldrador Creatures. À chaque fois, Wild River Games construit ses jeux sur des valeurs et une philosophie telles que la simplicité et l’accessibilité, la bienveillance, la curiosité et l’exploration… Avec des titres pour lesquels le multiplateformes est privilégié. En 2026, Horse Club est de retour avec Ride West, et autant vous prévenir : cette fois, on sort le chapeau de cowboy !
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En effet, Hannah, Sarah, Lisa, Sofia, les quatre copines passionnées de chevaux, quittent cette fois Riverside pour s’offrir des vacances au grand air, avant de préparer leur grand championnat d’équitation. Et c’est dans un décor de western, au Wild River Ranch (la résidence secondaire des développeurs du jeu ?) que les quatre copines retrouvent Nayla, la maîtresse des lieux. Ici, tout sent l’exploration, la balade et la liberté à pleins poumons ! Et c’est même le nerf du jeu : tout vous incite à monter en selle, et à partir explorer derrière la moindre colline, le moindre cactus. Parfois pour compléter votre journal de quêtes, parfois simplement pour le plaisir de galoper cheveux au vent, juste pour le plaisir de la balade.
La bonne idée est d’avoir créé un fil rouge narratif. Quand le jeu aurait pu se contenter d’enchaîner les mini-jeux, il vous sert aussi une trame, une histoire qui plaira sans doute aux plus jeunes. Avec une conclusion qui laissera cependant les adultes quelque peu dubitatifs. Avec des enfants qui prennent des risques pour régler un problème qui aurait dû l’être par des adultes compétents… Mais qui préfèrent ici laisser des enfants aller au charbon. J’avoue que cela m’a fait sourire, avec mon regard de « grand », même si je sais que nous parlons d’un jeu pour enfants… Qui sont donc au centre de l’intrigue, évidemment. Et puis, force est de reconnaître que cet effort d’écriture permet de nous emmener vers la fin du jeu sans laisser l’ennui s’installer.
Born to be wild !



Le principe du jeu est très simple. Vous évoluez dans un monde ouvert, et vos balades vous permettent de trouver différents points d’intérêt sur la carte, qui sont autant de mini-jeux. Certains sont liés à l’équitation, comme des parcours d’agilité, des courses, des slaloms, ou encore des séquences de brossage… D’autres vont simplement vous permettre de profiter du cadre, comme des peintures à réaliser pour immortaliser des lieux marquants, des morceaux de guitare à jouer en mode « jeu de rythme »… Le tout s’articule autour d’une campagne scénarisée, découpée en journées, qui se ponctuent généralement par un bon repas, avant de passer au jour suivant.
Au total, vous devrez débloquer six chevaux au fil de l’aventure. Galoper, le caresser, vous en occuper ou faire des mini-games permettront d’augmenter ses stats, comme sa vitesse, son endurance, son agilité… Et plus vos stats grimperont, et plus vous aurez de liens avec votre monture. Entre deux virées, un menu de personnalisation assez complet vous permettra de changer de look (coiffures, couleur des yeux, de peau…) ou d’accessoires, des vêtements aux bijoux. De même, votre cheval préféré peut aussi être customisé. Certains items se débloquent en suivant l’histoire, d’autres s’achètent grâce à des points, gagnés lors des mini-jeux… Ou distribués grâce à un système de récompenses qui s’alignent sur les trophées débloqués (pour une fois que les trophées servent à quelque chose dans un jeu…).
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Pour le reste, le jeu est agréable à jouer. Le choix du Far West pour cadre est original et nous emmène loin des manèges girly de la série. Déserts, canyons, cactus, sources chaudes et mines abandonnées renouvellent les paysages des précédents épisodes. Ici, pas de violence, un rythme tranquille et une ambiance centrée sur les chevaux, l’amitié et l’exploration. Les objectifs sont simples à comprendre et les indications accompagnent les joueurs dans leur progression. En moyenne, comptez autour de 5 heures pour finir la campagne. Un peu plus pour remplir tous les objectifs à 100%.
La direction artistique est minimaliste, mais elle correspond parfaitement à l’ambiance colorée recherchée par les enfants. Qui auront ici l’impression d’évoluer dans un dessin animé. Bien que le design des personnages oriente le jeu plutôt vers un jeune public féminin, de jeunes garçons s’y amuseront tout autant. On apprécie aussi la jouabilité une fois sur la selle : le jeu ajoute notamment le sliding stop, une glissade qui facilite les arrêts nets et les virages serrés.
La musique contribue elle aussi à l’immersion. Avec des mélodies qui ne sont pas mémorables, mais qui apportent une couleur « Ouest Américain » supplémentaire au titre. Le tout est cohérent et crédible. D’ailleurs, en parlant de la bande sonore, sachez aussi que le jeu est intégralement doublé en Français. Un point qui le rend encore plus accessible aux plus jeunes. Plus particulièrement les enfants qui ne maîtrisent pas encore parfaitement la lecture.
Des bugs à corriger avec de prochains patchs



Globalement, le jeu est relativement simple, le challenge peu élevé. Une difficulté parfaitement dosée pour les enfants… Ou pour les chasseurs de trophées, qui verront ici un Platine facile et pas cher ! Le gameplay est très accessible, et l’on comprend très vite ce que le jeu attend de nous. Néanmoins, certains aspects auraient pu être améliorés, afin de rendre l’expérience encore plus agréable. Prenons l’exemple de la carte : à mon sens, il lui manque deux fonctions pourtant essentielles dans ce type de jeux. La première, c’est tout simplement la possibilité de pouvoir placer des marqueurs (vous comprendrez quand vous chercherez à terminer les dernières missions annexes). La seconde est le déplacement rapide. Je comprends que le cœur de l’expérience soit la balade, mais à la fin du jeu, quand il faut aller d’un point à l’autre de la map pour la 738e fois…
Et puis, il y a ces « bugs »… Ou plutôt devrais-je parler de « mauvais réglages des PNJ », qui alourdissent encore plus les déplacements. Je m’explique : lors des missions pendant lesquelles vous devez suivre quelqu’un (le chien ou une amie), si vous vous écartez ne serait-ce que de deux mètres de la trajectoire de votre « lièvre » (que vous devez suivre, comme dans les courses de lévriers), il s’arrête net et vous devez alors le rejoindre pour poursuivre. Que vous contourniez un rocher du mauvais côté… Ou même que vous preniez énormément d’avance en sprintant. Par exemple, il m’est arrivé d’atteindre mon objectif, et rien ne se déclenchait. Un bug ? Non, juste mon accompagnateur qui s’était arrêté peu après le lancement de la mission. M’obligeant à retraverser la map pour le retrouver, pour refaire le même trajet à ses côtés. Globalement, l’IA du jeu est très rudimentaire, et tellement automatique que cela se voit.
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S’il est assez simple car destiné à un jeune public, le jeu souffre néanmoins de quelques bugs plus ou moins agaçants. Le premier, c’est évidemment la caméra. Lorsque vous déplacez votre personnage, vous devez constamment remettre la caméra en place, manuellement. Mais avec ses axes inversés, elle n’est absolument pas instinctive. Pour ne pas dire que l’on galère à chaque fois à rétablir l’angle de vue idéal. Au repos, on fait avec. Mais en pleine action (mission ou course), on peut assez facilement s’agacer sur la manette. C’est typiquement un point qu’il faudra revoir en urgence avec un patch. C’est LE point qui change souvent une jouabilité jusqu’alors agréable en calvaire… Et c’est même la principale difficulté du jeu.
Autre soucis relevé pendant ce test : des bugs divers et variés, parfois franchement handicapants. Cela va de la texture qui pope à la chute violente de framerate sur Woofy (le chien) qui court à vos côtés, ou autre accompagnateur. Un peu comme si la fluidité ne se focalisait QUE sur votre avatar… Et quand je parlais de « handicap » peu avant, je fais référence à une situation particulière. Pendant un run, j’ai purement et simplement perdu les commandes. Ma manette était bien connectée. Le jeu n’était pas planté, mais les directions et les touches de commandes ne répondaient plus. Même après avoir coupé et relancé ma DualSense. Pour revenir à la normale, j’aurai été contraint de quitter le jeu, puis de le relancer. Je passerai sur les éventuels passages à travers des textures, ou sur votre canasson qui est bloqué d’un coup par une simple pierre ou branche de 10cm sur la route, sous ses sabots…
Au final



Avec Horse Club: Ride West, les jeunes passionnés d’équitation ont de quoi se rêver une vie de cow-boy ou de cow-girl. Les grands espaces du Far West, les six chevaux à découvrir et les nombreuses possibilités de personnalisation invitent à l’évasion. Entre les courses, les défis équestres et les rencontres, il y a de quoi s’occuper sans quitter sa chambre. L’aventure mise surtout sur la découverte, l’imagination et le plaisir de retrouver ses montures.
Bien sûr, tout n’est pas parfait au ranch. L’histoire principale se termine assez rapidement et certaines missions se répètent. La caméra manque parfois de souplesse, tandis que les animations et l’ergonomie montrent quelques limites. Mais gardons les choses en perspective. Nous parlons d’un jeu destiné aux enfants, pas d’un simulateur équestre conçu pour les cavaliers chevronnés. La simplicité des commandes et l’accessibilité de l’ensemble comptent aussi dans la balance.
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Pour son jeune public, Horse Club: Ride West remplit donc plutôt bien sa mission. Il offre une aventure tranquille, un univers western accueillant et de nombreuses occasions de prendre soin de ses chevaux. Les joueurs plus expérimentés risquent de trouver la balade un peu courte. Mais les enfants qui rêvent de chevauchées et de grands espaces devraient y trouver leur bonheur.
J’avoue avoir plutôt passé un bon moment sur le jeu. Je n’attendais pas une claque, mais je suis plutôt agréablement surpris. Ce n’est peut-être pas la chevauchée la plus spectaculaire de l’histoire du jeu vidéo… Mais c’est une jolie promenade pour les petits cavaliers. Après tout, à cet âge-là, on n’a pas forcément besoin de sauver le monde : parfois, avoir le plus beau cheval du ranch suffit largement.
Horse Club Ride West

- Par : Wild River Games
- Sur : PS5, XBox Series, Switch 2 et PC
- Genre : aventure, minijeux
- Classification : PEGI 3
- Prix : 29,99€ (39,99€ sur Switch 2)
- Conditions de test : jeu terminé sur une version PS5 envoyée par l’éditeur
Les points positifs
- L’univers Western dépaysant
- L’exploration et le plaisir de se balader librement
- 6 chevaux à découvrir
- Une équitation retravaillée
- Des mini-jeux variés
- On a un scénario
- Entièrement doublé en Français
- De nombreuses options de personnalisation
- Une aventure très accessible, bien adaptée aux plus jeunes
- Un petit prix
Les points négatifs
- La gestion de la caméra est juste horrible
- Quelques bugs et chutes de framerate
- Une campagne relativement courte
- Une IA très rudimentaire
- On ne peut pas placer de marqueur sur la map
- Pas de déplacement rapide sur la carte
