A Song in the Void : le titre indé à surveiller, ce mois de mars

Testé sur une version démo du jeu, sur PC

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On imagine facilement la tension, pour le studio français Armogaste ! Non seulement, il lancera son nouveau jeu, A Song in the Void, d’ici quelques jours… Mais de plus, celui-ci est le premier titre PC du studio spécialisé dans les applis mobiles… Et forcément, on a eu envie de tester.

Quelques présentations s’imposent

Avant d’attaquer la preview, à proprement parler, du prochain jeu d’Armogaste, une petite présentation s’impose. En effet, lorsque le studio nous a contactés pour nous parler de A Song in the Void, j’ai eu une curieuse impression. D’une part, je découvrais le jeu, d’autre part, j’avais comme une étrange impression d’avoir déjà entendu le nom d’Armogaste quelque part.

Le studio est une start-up parisienne, créée en 2012 (fameuse année de la soit-disant fin du monde…lol). Jusqu’à présent, il est surtout connu pour ses applications pour mobiles. On lui doit notamment, depuis octobre 2014, pas moins de 8 applications sur les principales plate-formes, Appstore, Google Play et Windows Phone.

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Parmi ses réalisations, on citera par exemple BarTap, Progeny, HypnoQuest 1 & 2, Up in the Heavens, Song Lords, You Shall Not Path, Match Me Up… Des applis que vous avez peut-être essayé un jour…

Le studio est porté par Matthias Crévieaux, mais a surtout pour programmeur principal un certain Loïc Janin. Celui-là même qui, il y a quelques temps, nous parlait de How to shoot a Criminal, du jeune Pandorica (dont vous pouvez retrouver le test ici). Ça me revient, je viens de comprendre où j’ai déjà entendu le nom d’Armogaste

Chouette à regarder et à écouter

Ce cher Loïc Janin, et la team de Pandorica, m’avaient vraiment fait passer un bon moment il y a deux ans. C’est donc une raison de plus pour lancer la démo de A Song in the Void. Qui, au passage, est le tout premier jeu PC d’Armogaste. Avec cette envie de voir ce qu’il a à nous proposer aujourd’hui.

Premier point positif, le pitch du jeu est séduisant. « Seul survivant d’une arche lancée par une civilisation disparue, vous devrez explorer des îles exotiques… Et relever le défi des arènes et préparez la renaissance de votre peuple… »

Ce titre, jouable en solo, est un plateformer à la première personne. Perso, je préfère parler d’exploration-puzzle, ce qui me semble plus approprié. Son originalité est de proposer un gameplay fortement lié à la musique (normalement, je suis déjà conquis). Votre but va donc être de débloquer de nouvelles zones de la map (et faire renaître votre peuple) en collectant des partitions réparties sur les différentes îles du jeu.

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J’adhère aussi énormément à la direction artistique du titre. Le jeu s’affiche dans un style très épuré, en low-poly du plus bel effet. Ajoutez à cela des teintes pastelles plutôt agréables à l’oeil, et vous obtenez un jeu qui, comme beaucoup d’autres indés, nous démontrent qu’il n’est pas nécessaire de proposer des graphismes de folie pour vous faire voyager. J’ai l’impression de revivre ma découverte de Fe ou RiMe, lorsque tant d’autres avaient les yeux braqués sur les triples A du moment.

Pour un jeu basé sur la musique, il serait étrange de ne pas vous parler du sound-design, ici signé par Stanislas de Maintenant. J’avoue ne pas vraiment connaître ce compositeur, mais rendons à César ce qui lui appartient : il signe ici une OST absolument géniale. Difficile à vendre sur un CD Soundtrack, de par sa progressivité, mais qui illustre à elle seule la musique de fonctionnalité dont nous parlait dernièrement Olivier Derivière.

Et en jeu, ça donne quoi ?

Tout d’abord, je dois bien avouer avoir quelque peu galéré en début de partie. Car si le jeu est fluide, et si les commandes répondent plutôt bien (et sur des phases de plate-forme en vue FPS, les développeurs avaient pourtant moyen de bien se louper)… Je ne suis définitivement pas un adepte du combo clavier-souris. Heureusement, il y a toujours moyen de brancher une manette, ce qui à mon sens (mais je ne suis pas objectif sur ce point), ne dénature aucunement le plaisir de jouer.

A Song in the Void se divise en deux phases distinctes. Dans la première, explorez l’île en ramassant les tracks audio, pour faire évoluer le décor. Une fois que vous aurez assez de pistes musicales, vous aurez accès aux monolithes qui parsèment la carte. Il s’agit en réalité de donjons, aux énigmes plus ou moins hardues. Et c’est votre triomphe qui pourra vous ouvrir la voie vers les autres îles…

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Le jeu tient ses promesses : d’un début de partie quasiment sans musique, on le voit évoluer au fur et à mesure que l’on recueille les pistes musicales. La musique se complexifie, se complète avec ces nouveaux samples. Mais plus la musique s’enrichit, plus les niveaux changent. Les décors évoluent, des pièges apparaissent, et par conséquent la difficulté augmente.

Si je puis vous donner un conseil : ne foncez pas tête baissée vers la première track visible. Prenez le temps d’observer, d’analyser. Car ce qui semble être la première piste musicale à votre portée est peut-être aussi celle qui va transformer votre expérience en enfer. D’autant qu’à en croire les programmeurs, il existe parfois plusieurs façon de résoudre les énigmes, qui vont du « plutôt facile » au « réessaye 30 fois avant de réussir » … Et la collecte des musiques n’est pas vraiment soumise à un ordre précis.

Enfin, je terminerai en indiquant simplement que, malgré ses phases qui vont accélérer votre calvitie, le jeu se joue à la cool, en mode « petite balade onirique sans pression » ! Un jeu contemplatif et très family-friendly qui apporte une bonne bouffée d’air frais dans le catalogue des sorties…

Au final

Si je ne vous l’ai pas dit (difficile à jauger sur une démo), les développeurs nous promettent cinq îles au total (avec des environnements tels que l’eau, le désert, l’obscurité…), plus de 40 arènes-puzzles de difficulté croissante… Et entre 6 et 8 heures pour boucler l’aventure. Peut-être la durée de vie estimée par un développeur qui connaît le jeu, car au regard de ma progression sur la démo, je serai sans doute au delà, sur la version définitive 😉

J’ai l’impression de me répéter, mais… Nous voilà à nouveau face à un titre qui nous démontre que les indés ont beaucoup de choses à nous dire. Ces derniers mois/années, la scène indépendante nous a démontré qu’en marge des triples A, elle constitue une véritable alternative à un jeu-vidéo devenu trop académique. La scène indé est devenue une force de proposition non négligeable, en témoigne l’explosion de l’offre indie sur Switch ou sur Steam, par exemple.

Et en la matière, la France a un incroyable talent (oui, je sais, elle était facile)… D’ailleurs, à mon sens, les meilleurs jeux français sont des jeux indés. Aujourd’hui, pour un premier essai, Armogaste peut se targuer de nous avoir bien alléché… Il ne reste plus, au studio, qu’à nous livrer une version définitive de ce A Song in the Void, que l’on a hâte de retrouver. Et ça tombe bien, le jeu arrive en mars !


A Song in the Void

  • Par Armogaste
  • Genre : Aventure/exploration/puzzle.
  • sur PC (lien Steam ici).
  • Date de sortie : mars 2019.

A Song in the Void

 

On aime :

  • La direction artistique
  • La bande-son qui participe à la narration
  • Les énigmes tantôt faciles, tantôt hardues
  • La jouabilité très agréable
  • Un vrai univers, une vraie personnalité
  • Finalement, le jeu nous laisse beaucoup de libertés

À revoir :

  • Un peu de lag et un plantage, mais ça vient (je pense) de mon PC
  • Commandes assez sensibles dans les donjons
  • Parfois, on cherche un peu longtemps ce que le jeu attend de nous
  • Pas de sortie consoles de prévue ?
 .

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