Une narration plus incarnée

Le jeu prend place en 2039. Vingt-cinq ans après la guerre nucléaire, les survivants s’accrochent toujours à la vie sous Moscou. Mais cette fois, les choses ont changé. Les factions se sont regroupées sous une bannière unique, le Novoreich, dirigé par un mystérieux Führer nommé Hunter. Oui, l’ambiance ne respire pas vraiment la joie de vivre.

Le joueur incarne The Stranger, un personnage hanté par ses visions. Contraint de retourner dans le métro, il devient le cœur d’un récit plus personnel. Petite nouveauté notable, le héros sera entièrement doublé. Une évolution importante pour une série souvent marquée par ses silences pesants.

La présentation de 15 minutes, diffusée avec Xbox, montre une expérience toujours aussi immersive. Entre phases de tir tendues, exploration anxiogène et mutants peu accueillants, la formule reste fidèle. On retrouve aussi les éléments iconiques comme la montre-bracelet ou les armes bricolées.

Une direction artistique marquée par le réel

Difficile d’ignorer le contexte. 4A Games, studio d’origine ukrainienne, développe le jeu entre Kiev et Malte. Le conflit en Ukraine a profondément influencé l’écriture. Vous pouvez d’ailleurs apporter votre soutien ici.

Le résultat promet une histoire plus politique, centrée sur les choix et leurs conséquences. Propagande, survie, manipulation… Metro 2039 semble vouloir aller plus loin que le simple FPS narratif. Sans trahir l’ADN de la série, le jeu s’ancre davantage dans une réalité contemporaine troublante. En adoptant notamment un point de vue ukrainien.

Un héritage toujours aussi lourd

Depuis Metro 2033 jusqu’à Metro Exodus, la licence s’est imposée comme une référence du FPS immersif. Ce nouvel épisode semble bien décidé à poursuivre sur cette voie, avec une touche d’horreur psychologique encore plus marquée.

La question reste simple : jusqu’où peut-on descendre… Avant de ne plus remonter ?