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The Lost Canvas

Saint-Seiya : The Lost Canvas Chronicles T11 – Deuteros des Gemeaux

SORTIE LE 10 DECEMBRE. - Avec ce tome 11 de ses Chronicles, la mangaka Shiori Teshirogi arrive au terme de son spin-off de The Lost Canvas, consacré aux Gold Saints (ne reste donc à venir que le douzième, consacré à Shion du Bélier ?). Avec ce volume, elle aborde l'histoire du passionnant Deuteros, le "nemesis" d'Aspros des Gemeaux... A moins que ce ne soit l'inverse... Le pitch Deuteros a toujours vécu dans l'ombre de son frère Aspros, le Chevalier des Gémeaux, car on a toujours dit de lui qu'il était né sous une "mauvaise étoile" et apporterait le malheur. Cependant, lui qui s'était toujours résigné ressent aujourd'hui le doute en son coeur mais aussi le pouvoir des Chevaliers d'Or sommeillant en lui ...! Possèderait-il la puissance nécessaire pour libérer la lumière qui l'habite, après une vie passée dans l'ombre ?! Notre avis Comme dans la série originale, le chevalier des Gemeaux de Teshirogi est en fait "deux chevaliers", deux jumeaux. A l'instar de Saga et Kanon dans la version de Kurumada, l'armure des Gemeaux est ici partagée entre Aspros et Deuteros. Pourtant, la vision de la mangaka est plus profonde que celle du créateur de la série : la dualité entre les deux frères est ici plus intéressante. Car tandis que Saga et Kanon étaient tous deux habités, à un moment, par le mal (malgré eux, mais ils retrouvent le bon chemin), ce n'est pas si simple dans The Lost Canvas, et l'auteure semble nous dire qu'il ne faut pas se fier aux apparences : malgré sa gueule d'ange, Aspros porte le mal en lui, et malgré sa réputation de "bad guy", Deuteros est le bien incarné... Vous l'aurez compris, ce volume basé sur l'un des personnages les plus intéressants de la série part avec un très fort potentiel narratif... Pourtant... Pourtant, l'auteure se rate sur ce coup ! Et c'est bien dommage ! Si le dessin est toujours aussi beau, si les scènes d'action sont toujours aussi captivantes, c'est au niveau du scénario que ce volume loupe le coche ! La trame de fond part sur de bonnes bases, mais aucun des deux angles abordés ne parvient à toucher le lecteur : l'ennemi qui fait face à Deuteros nous offre quantité de clichés qui font que l'on prévoit l'issue du combat dès la moitié du volume. Quant au lien entre Aspros et Deuteros, il se contente lui aussi du minimum syndical, et manque sérieusement de profondeur. Autrement dit, en fermant ce nouveau tome, le lecteur est frustré, et voudrait en savoir plus, beaucoup plus sur ces deux frères... Et sur cette amitié naissante avec Degel du Verseau. Pour cela, il nous faudrait un nouveau volume... Et cela tombe bien car... (allez, je ne peux me retenir plus longtemps) : le tome 12 ne sera pas consacré à Shion (le Bélier fera l'objet du tome 13) mais bel et bien à Aspros !! Contents ? Malgré tout, la dessinatrice parvient tout de même à nous dépeindre un Deuteros vraiment passionnant : avant, on aimait ce chevalier des Gemeaux, il apparaît réellement ici comme l'un des personnages les plus attachants et intéressants de la série ! Dans l'ensemble, la série demeure géniale, et si cet épisode ne restera pas comme le plus mémorable, il s'intègre parfaitement à cette grande saga. Et l'on ne peut vraiment que regretter qu'elle arrive presque à son terme ! Saint-Seiya The Lost Canvas Chronicles tome XI : Deuteros, par Shiori Teshirogi d'après l'oeuvre originale de Masami Kurumada, chez Kurokawa. Genre : shonen. Prix éditeur : 6,80€.

Saint-Seiya : The Lost Canvas Chronicles VII (Regulus du Lion)

SORTIE LE 9 OCTOBRE. - Un nouveau Gold Saint est le héros de ce nouvel épisode de Saint-Seiya : The Lost Canvas Chronicles, dont chaque volume est consacré à un porteur d'armure d'or de la précédente Guerre Sainte, celle qui n'a vu que deux survivants, et que l'on a pu découvrir sous la plume de Shiori Teshirogi dans Saint-Seiya : The Lost Canvas. Et dans ce tome, c'est le jeune Regulus du Lion qui est le héros... Le pitch Regulus le Chevalier d'Or du Lion va affronter le Démon Balor pour protéger une jeune fille et son pays ! La lumière dorée va pourfendre les ténèbres et illuminer le monde ! Regulus qui vit dans l'ombre de son père, va accomplir sa première grande mission !!! Notre avis Comme vous le savez sans doute, si vous avez lu The Lost Canvas, pour Regulus, la chevalerie est une histoire de famille : le précédent chevalier du Lion n'était autre que son père, Ilias... Et comme dans la série d'origine, de Masami Kurumada, il existe un lien de parenté entre le Lion et le Sagittaire, si ce n'est que Sisyphe est l'oncle de Regulus. Comme son père, Regulus (c'est aussi le nom de l'étoile principale de la constellation du Lion) est devenu le gardien de la cinquième maison. Sa particularité est d'être le plus jeune de tous les chevaliers (il s'est entraîné avec ceux qui ne sont restés que de simples "bronze"). Regulus est aussi un chevalier surdoué, qui peut apprendre les techniques de ses adversaires, simplement après les avoir vu exécutées une fois... Voilà qui est prometteur ! Les Chronicles nous font voyager dans les mythologies... Et après l'Amérique précolombienne, la Chine et tant d'autres, Shiori Teshirogi s'inspire cette fois des Celtes, avec notamment un certain Lug, ou des décors composés de croix aux motifs entrelacés... Cool ! Regulus est envoyé dans un pays anglo-saxon, et cette culture est omniprésente, avec des adversaires tels que des druides, ou une banshee... Hélas, si la forme est des plus alléchantes, le fond tourne un peu en rond, et c'est bien dommage ! On retrouve ainsi la construction utilisée dans chacun des précédents volumes. Une jeune fille (ou un enfant) est en détresse, menacé par un adversaire redoutable au coeur noir... Fort heureusement, un héros est de passage dans le coin. Il sauve cet enfant une première fois et, dès que ça se corse... "Tadaaa, je suis en réalité un Gold Saint, envoyé en mission par le Pope qui a deviné qu'il se passe des trucs louches par ici"... Le Gold découvre qu'il n'a pas été envoyé au hasard... Il verse à peu près 16 litres de sang avant de se surpasser et... Tout est bien qui finit bien... Bon, j'avoue, je caricature ! Il n'empêche... Si vous reprenez les volumes précédents des Chronicles, vous remarquerez qu'ils sont tous construits sur le même déroulé ! Chaque histoire n'en demeure pas moins passionnante, mais au fil du temps, trop d'actions deviennent prévisibles... Soyez toutefois rassurés : le manga est toujours aussi classe, je bave toujours autant devant les dessins extraordinaires de Shiori Teshirogi, l'émotion est toujours au rendez-vous, et tout fan qui se respecte se doit de posséder cet ouvrage. Ne serait-ce que parce qu'un volume de Saint-Seiya, on ne passe pas à coté ! Un très bon tome qui donne encore plus envie de s'attacher à Regulus, ici dans sa toute première mission en tant que chevalier, le p'tit "jeunot" de la bande des Gold réserve décidément bien des surprises... Saint-Seiya : The Lost Canvas Chronicles tome VII (Regulus du Lion), par Shiori Teshirogi, d'après l'oeuvre originale de Masami Kurumada. En France chez Kurokawa. Genre : Shonen. Prix éditeur : 6,80€.

Saint-Seiya : The Lost Canvas Chronicles VI (Doko de la Balance)

SORTIE LE 3 JUILLET. - Véritable phénomène émanant de la célèbre série Saint-Seiya, The Lost Canvas (Shiori Teshirogi) sublime en tout point l'oeuvre originale de Masami Kurumada. La saga étant achevée, la dessinatrice s'est lancée dans des spin-off intitulés "Chronicles" (les "Gaiden" au Japon)... Chaque volume est consacré à un gold, et ce mois-ci, Kurokawa nous propose de partir aux côtés de Doko, Gold Saint de la Balance, qui deviendra ensuite le vieux maître des Cinq Pics de Rozan. Le pitch Dôko, Chevalier d'Or de la Balance, est un des deux chevaliers survivants de la Guerre Sainte entre Hadès et Athéna. Il s'est écoulé quelques années depuis la fin de la Guerre Sainte et Dôko continue de méditer sur les montagnes des Cinq Vieux Pics lorsque des émissaires viennent l'assassiner. Dôko a du mal à contenir sa surprise lorsqu'il voit qu'un des émissaires ressemble à Tenma, le Chevalier Pégase, comme deux gouttes d'eau. Dôko va alors se rendre dans une cité légendaire afin de démasquer la véritable identité de cette mystérieuse menace. Notre avis Il faut avouer que cet épisode est mi-figue, mi-raisin ! On va donc commencer par les aspects négatifs de ce volume qui, hélas, commencent à devenir assez récurrents dans la série... A commencer par une construction quasi identique à celle des précédents volumes : un Gold se lie d'amitié pour un "enfant" (ici un clone de Tenma), qui joue un rôle capital dans la narration, et qui sera la source d'une grande puissance permettant au Gold de triompher de toutes les épreuves... Car c'est bien là le second point négatif de la saga : alors que le Gold se retrouve désemparé, dans une situation au bord de la crise, il plie son combat final dans un dernier soubresaut qui expédie son adversaire au tapis avec une facilité déconcertante. Son ennemi qui semblait jusqu'alors tout-puissant sort de l'arène avec une simple "pichenette"... Mais force est de reconnaître que le dessin de Teshirogi est toujours de très bonne facture, permet une lecture aisée, plaisante, sans prise de tête. Le lecteur n'en demeure pas moins captivé du début à la fin du récit... Petite originalité : si les Chronicles proposaient jusqu'à présent des flashbacks, ce volume nous projette après la Guerre Sainte. Tout le monde est mort à l'exception de Doko et Shion. Sans doute pas le meilleur épisode de la série, mais un shonen qui reste néanmoins au dessus du panier, sur la planète manga ! Saint-Seiya : The Lost Canvas Chronicles VI (Doko de la Balance), par Shiori Teshirogi d'après l'oeuvre originale de Masami Kurumada, en France chez Kurokawa. Prix éditeur : 6,80€.

Saint-Seiya The Lost Canvas Chronicles, tome 4 (Manigoldo du Cancer)

SORTIE LE 9 JANVIER. - Pour bien commencer l'année, l'éditeur Kurokawa publie, ce mois-ci, le quatrième tome des Saint-Seiya : Lost Canvas Chronicles, consacré cette fois-ci au chevalier d'or du Cancer, Manigoldo. Ce quatrième tome se déroule en Italie, terre natale de Manigoldo, du signe du Cancer. Le chef suprême du Sanctuaire, le Grand Pope, l'y a envoyé, accompagné d'Albafica des Poissons (héros du premier tome), pour enquêter sur une mystérieuse organisation appelée Nero. Mais très vite, Manigoldo détecte que les membres de Nero disposent des mêmes pouvoirs que les Chevaliers, d'armures puissantes, et que le chef de l'organisation utilise les mêmes techniques que lui... La série gagne encore plus en puissance, avec un tome très intéressant. Comme elle l'avait fait avec son Lost Canvas, la dessinatrice Shiori Teshirogi réhabilite ici complètement le chevalier du Cancer : lorsque le créateur de Saint-Seiya, Masami Kurumada, crée (dans la série originale) un "Deathmask" du Cancer à la fois cruel et insipide, qui joue avec la mort, Shiori Teshirogi imagine un Manigoldo facétieux, blagueur, aussi habile avec ses techniques qu'avec les bons mots... L'un des chevaliers d'or les plus attachants. Le trait de Teshirogi est toujours aussi fin, détaillé, clair... La jeune dessinatrice est passionnée par la série Saint-Seiya, et au regard de ses superbes dessins, on comprend que Kurumada lui ait fait confiance pour réaliser cette préquelle. Les fans, eux, se réjouiront de trouver, dans ce volume en particulier, de nombreuses références à l'oeuvre originale, qui nous captivait à la fin des années 80. Saint-Seiya : The Lost Canvas Chronicles tome 4, chez Kurokawa. Prix éditeur : 6,80€. Autour du Manga Voici quelques anecdotes à savoir sur ce manga : Dans cet épisode, la dessinatrice nous présente une nouvelle technique du chevalier du Cancer : Acubens (qui consiste à attraper un adversaire entre ses jambes pour le couper en deux, renvoyant à l’image de la pince du crabe). Acubens est le nom de l’une des étoiles de la constellation du Cancer. Dans le manga de Teshirogi, Manigoldo est l’élève du grand Pope, Sage, qui était lui-même autrefois chevalier du Cancer. Manigoldo est né en Italie. Enfant, il était un petit voyou des rues, avant d’être recueilli par Sage. En Italien, Manigoldo peut être traduit par “canaille”. Dans cet épisode, Manigoldo fait équipe avec Albafica des Poissons, qui se révèle être un véritable ami pour le chevalier du Cancer. Dans la série originale de Kurumada, les chevaliers des Poissons et du Cancer sont les deux “gold saints” les plus désavantagés par l’auteur. Shiori Teshirogi les réhabilite superbement ici, comme dans le reste de son manga. Le prochain tome de The Lost Canvas Chronicles sera consacré à El Cid, gold saint du Capricorne

Saint-Seiya TLC Chronicles tome 3 : Degel du Verseau

SORTIE LE 10 OCTOBRE. - Ce jeudi 10 octobre sort en librairie, chez l'éditeur Kurokawa, le troisième tome de Saint-Seiya - The Lost Canvas Chronicles. Un volume consacré cette fois à Degel, gold-saint du Verseau. Vous avez aimé Albafica, solitaire chevalier du Poisson ? Vous avez adoré le récit autour de Kardia, impétueux et épicurien chevalier du Scorpion ? Ce mois-ci, Kurokawa continue à nous faire découvrir, en VF, les Chroniques de Saint-Seiya The Lost Canvas, dans lesquelles Shiori Teshirogi nous fait découvrir le passé des douze Chevaliers d'or. Et dans ce troisième tome, nous faisons la connaissance de Degel, le chevalier du froid placé sous la protection de la constellation du Verseau. Changement d'ambiance avec ce chevalier pragmatique, posé... Bref, radicalement à l'opposé de son meilleur ami, le bouillonnant Kardia. S'inspirant très fortement de l'oeuvre originale de Kurumada (créateur de la saga), la dessinatrice nous laisse deviner que, comme Camus du Verseau, Degel est Français. Et c'est en France que débute cette nouvelle aventure, lors d'une soirée très huppée, pour l'anniversaire d'une certaine Madame Grenat. Et c'est avec classe qu'apparaît Degel... Le Quatrième de couv' nous indique que : Un danger à la fois doux et envoûtant  s'approche de Dégel du Verseau ! Qui est cette mystérieuse Madame Grenat  qui est à la fois belle et envoûtante et qui  plus est, semble immortelle ?! Qu'est devenu  Crest, le Chevalier  âgé de 500 ans ?! Bon, vous l'aurez compris, il se trame des choses bizarres dans ce chateau. Si l'intrigue en elle même s'essouffle assez vite (ça démarre bien, mais on devine assez facilement le dénouement), on appréciera davantage les rapports entre Degel et Crest, son maître (promis, je n'en dis pas plus). Contrairement à Camus que j'évoquais plus haut (que Kurumada avait imaginé froid comme la glace, insensible, en référence à "L'Etranger" d'Albert Camus), Degel est un chevalier plus sentimental. L'érudit du Sanctuaire est beaucoup plus chaleureux qu'il n'y paraît ! Le trait de Teshirogi (lien vers son blog, attention, il est en Japonais) est toujours aussi efficace, précis. Les Chevaliers sont sublimés, à la fois par le dessin, mais aussi par le caractère que leur forge la dessinatrice. La série monte encore d'un cran, même s'il est nécessaire de la considérer dans son ensemble. Ce tome consacré à Degel est plutôt réussi, et vous fera refermer le livre avec un sourire satisfait, celui là même qui précède la déception de devoir attendre deux mois pour lire la suite, avec un volume qui sera, si ma mémoire est bonne, consacré à Manigoldo du Cancer ;-) Saint-Seiya The Lost Canvas Chronicles, tome 3. Par Shiori Teshirogi, d'après la série originale de Masami Kurumada. Chez Kurokawa. Prix indicatif : 6,80€.