Un RPG français qui voyage entre Madagascar et le Japon

Développé à Strasbourg, Mirage: Miracle Quest mise sur une direction artistique peinte à la main qui rappelle certains RPG japonais des années 90. Mais le jeu ajoute une identité bien plus rare dans le paysage vidéoludique actuel.

Le continent d’Andafy mélange des inspirations venues de Madagascar, de la France et du Japon. Le résultat possède une vraie personnalité visuelle, entre folklore, couleurs chaleureuses et ambiance rétro.

Les joueurs suivront Mirage, une jeune exorciste dont la vie bascule après l’attaque d’une étrange créature. Avant de mourir, celle-ci prononce le nom de sa grand-mère. Oui, voilà typiquement le genre de phrase qui garantit des nuits compliquées et une aventure de plusieurs dizaines d’heures.

Du tour par tour avec une touche de deck-building

Côté gameplay, Toe Bean Club ne se contente pas du classique “attaque, magie, potion”. Mirage: Miracle Quest intègre aussi des mécaniques de construction de deck.

Les combats permettent donc de créer des synergies, d’adapter ses stratégies et de personnaliser son approche. Une idée qui rappelle parfois Slay the Spire ou certains RPG tactiques modernes, tout en gardant une structure très JRPG dans l’âme.

Les joueurs devront affronter des créatures hostiles, calmer des esprits tourmentés et découvrir les nombreux secrets du monde d’Andafy.

Une équipe venue du cinéma d’animation et du jeu vidéo

Le projet profite aussi d’un casting intéressant côté développement. Plusieurs artistes du studio ont travaillé sur des productions liées à Sony Pictures Animation, mais aussi dans le jeu vidéo avec Classics F5 ou Astra Logica.

Cette double culture animation et gaming saute rapidement aux yeux dans les séquences dévoilées. Les animations possèdent un vrai charme artisanal, avec une mise en scène qui respire le film d’animation indépendant.

Une démo déjà disponible avant Kickstarter

Aucune date de sortie n’a encore été annoncée pour Mirage: Miracle Quest. Le jeu est prévu sur PC via Steam ainsi que sur consoles.

En attendant, une démo jouable en français et en anglais est déjà disponible. Toe Bean Club prépare également une campagne Kickstarter pour soutenir le développement du projet.

Petit aveu personnel : voir un RPG français assumer autant ses influences japonaises tout en intégrant une identité malgache, c’est exactement le genre de mélange improbable qui attire immédiatement l’œil d’un vieux joueur nourri aux JRPG de la grande époque.