Un Party-Game plus qu’une simulation

Pour une fois, je vais écrire ce test à la première personne, tant mon expérience avec le tennis sur les consoles de Nintendo relève de la grande histoire d’amour !!

Après un Mario Tennis Aces qui m’avait laissé sur ma faim, tout comme la simulation de Nintendo Switch Sports, mon impatience était totale depuis l’annonce et les premières images de ce Mario Tennis Fever. Arrivé en exclusivité sur Switch 2, je dois avouer que j’étais partagé entre excitation et appréhension en lançant le jeu pour la première fois.

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Mais dès les premières minutes, mes craintes étaient levées. En partie, toutefois, surtout après un mois de test intense. D’emblée, j’ai senti que ce Mario Tennis cherchait à me faire sourire plus qu’à m’impressionner par sa rigueur compétitive et réaliste.

Contrairement au précédent, Nintendo a choisi clairement de nous plonger dans un pur Party-Game, avec ses atouts mais aussi ses limites.

Un mode Aventure en guise de tuto (ou l’inverse)

Le mode Aventure, que j’espérais plus consistant, m’a tout de suite plongé dans une histoire complètement loufoque : Daisy malade, une pomme dorée, et toute la bande transformée en bébés. Il m’a fallu réapprendre chaque coup à l’Académie de Tennis, entre mini-jeux et combats de boss.

J’avoue que le premier tiers m’a semblé lent et répétitif, mais voir Baby Mario et Baby Waluigi se dépatouiller avec leurs raquettes m’a arraché quelques sourires.

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Ce mode a surtout réussi à me familiariser avec la mécanique des raquettes frénétiques : déclencher une frappe qui gèle le terrain ou recouvre l’écran d’encre est toujours un petit plaisir coupable.

Pour résumer : je n’en attendais pas grand chose, mais j’ai quand même été déçu, comme disait un certain Dewey !

Le chaos règne avec les Jeux libre et spéciaux !

Une fois lancé dans le Jeu Libre, le temps a filé sans que je m’en rende compte. Configurer mes propres règles, désactiver ou activer les raquettes frénétiques, choisir la vitesse des balles… C’est ici que j’ai vraiment pris mon pied.

Les doubles en local, surtout avec des amis, offrent ce chaos délicieux typique des jeux Mario : entre les éclairs, les mini-champignons et les lobs improbables, on rit autant qu’on râle.

Les Jeux Spéciaux ont été une belle surprise également : faire passer la balle dans des anneaux, jouer sur un terrain-flipper ou récupérer des raquettes en plein match casse la routine et donne envie de relancer une partie juste pour améliorer son score.

Avec les Joy-con, c’est pas la joie !

En revanche, le mode Dynamique m’a laissé sur ma faim. Agiter les Joy-Con comme à la grande époque de Wii Tennis amuse quelques minutes, et les enfants y trouveront leur bonheur. Mais j’ai vite eu envie de revenir aux commandes classiques pour sentir un vrai contrôle.

Un multijoueur très Pro(pre)

Techniquement, je dois saluer le travail de Camelot : les graphismes sont éclatants, les animations fluides, et même en double frénétique, l’action reste lisible la plupart du temps. Par contre, la Fleur Cancan qui commente chaque point… Disons que j’ai vite compris qu’il valait mieux baisser le volume.

En ligne, j’ai déjà ressenti la montée d’adrénaline des matchs classés, même si l’IA en difficulté Pro m’a donné envie de jeter la manette, tant elle semble dotée de réflexes surhumains.

Au final

Mario Tennis Fever est définitivement un jeu fait pour les soirées entre amis et les sessions détente, un vrai concentré de bonne humeur. Si vous cherchez la précision et la compétition pure, il faudra probablement désactiver les raquettes frénétiques pour retrouver des échanges plus techniques.

Mais si, comme moi, vous aimez rire, râler et relancer « juste une dernière partie » à 2 h du matin, alors Mario Tennis Fever est un service gagnant.


Mario Tennis Fever

  • Par : développé par Camelot Software Planning, édité par Nintendo
  • Sur : Switch 2
  • Genre : sport/party game
  • Classification : PEGI 7
  • Prix : 69,99€
  • Conditions de test : testé sur une version fournie par l’éditeur
  • Un party-game (qui ne dit pas son nom), fun, déjanté, totalement décomplexé
  • Un gameplay simple à prendre en main, qui procure malgré tout de vraies sensations de simili-simulation
  • Des graphismes époustouflants, des animations fluides, qui tirent pleinement parti des capacités de la Switch 2
  • La belle surprise des Jeux spéciaux, qui rendent les parties encore plus folles, sans perdre en précision.
  • Un multijoueur de très bonne tenue.
  • Un mode Aventure rachitique, qui ressemble plutôt à un tuto géant, qui plus est assez ennuyeux
  • Sans surprise, le jeu avec les Joy-Con est très perfectible, et ne procure pas les sensations de réalisme espérées
  • Des matchs classés très/trop punitifs
  • Une Fleur Cancan, qui porte bien son nom, mais aux injonctions trop répétitives.