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Vivendi

Game over pour Vivendi : Vincent Bolloré renonce à Ubisoft

Après avoir tenté, pendant près de trois ans, de "prendre le contrôle d'Ubisoft" , Vincent Bolloré a jeté l'éponge hier soir, mardi 20 mars. Vivendi a en effet annoncé la cession de sa participation (à hauteur de 27,27%) : pour un montant de 2 milliards d'euros, la société quitte le capital d'Ubisoft. (suite…)

Vivendi augmente sa dot chez Ubisoft et Gameloft

La "petite" entreprise Vivendi ne connaît pas la crise, et sort aujourd'hui le porte-monnaie pour augmenter ses parts chez les deux géants français Ubisoft et Gameloft. Car si le groupe Vivendi détenait jusqu'à présent 5% de parts chez les deux éditeurs, il les monte  à 10,39% pour Ubisoft, et 10,20% pour Gameloft. Dans un communiqué, le groupe Vivendi, qui dit avoir agi seul, précise : "Le 20 octobre, Vivendi détenait 11,60 millions d’actions Ubisoft et 8,68 millions d’actions Gameloft. L’acquisition sur le marché de ces titres pour un montant total respectivement de 244 millions d’euros et 34,41 millions d’euros a été financée à l’aide de la trésorerie disponible du Groupe. Ces investissements s’inscrivent dans une vision stratégique de convergence opérationnelle entre d’une part les contenus et plateformes de Vivendi et de l’autre les productions d’Ubisoft et Gameloft dans le domaine des jeux vidéo". Dès lors, on ne peut que s'interroger sur le rôle que va prendre Vivendi dans l'administration de ces deux entreprises. Et pour cela aussi, le groupe a une réponse : "Le Groupe ne s’interdit pas d’augmenter sa participation dans ces deux sociétés en fonction des conditions de marché et se réserve la faculté, le moment venu, de demander à être représenté à leur conseil d’administration". Il faut dire que la mariée est séduisante : troisième éditeur de jeux vidéo au monde, le breton Ubisoft a réalisé un chiffre d'affaires de 96,6 millions d'euros au premier trimestre (ce qui représente néanmoins une baisse de 73,2% par rapport à la même période l'an dernier, une période qui avait été boostée par la sortie de Watch Dogs). Du coté de Gameloft, la dot est moins juteuse, puisque l'éditeur de jeux mobiles accuse une baisse de 16,6 millions au premier semestre. Reste à savoir jusqu'où les choses évolueront : les deux éditeurs vont-ils être contraints au mariage ? Yves Guillemot devra t-il abdiquer et céder le "trone de fer" à Vincent Bolloré ? Verra t-on une évolution de la politique d'Ubisoft n'allant pas forcément dans le sens des gamers ? Ou bien Ubisoft aura t-il les reins assez solides pour racheter son indépendance, à l'instar d'Activision-Blizzard qui, il y a quelques années, avait racheté son émancipation à Vivendi pour la bagatelle d'un peu plus de 6 milliards d'euros (bien que Vivendi possède encore 41,5 millions d'actions chez Activision-Blizzard, soit 5,7% de son capital). Pour Ubisoft, la réponse est claire : "Nous prenons acte de cette prise de participation non sollicitée. Nous rappelons la volonté du Groupe de rester indépendant, stratégie qui lui a permis, depuis sa création il y a 30 ans, de devenir le troisième éditeur mondial de jeux vidéo".

Une belle histoire d’amour : Activision et Vivendi unis par les liens du mariage

Qui a dit que les jeux vidéo étaient dénués de beaux sentiments ? Cette belle histoire d'amour, qui a débuté il y a un an, vient de trouver une conclusion hier. En effet, la Commission européenne vient de valider le rachat de la société Activision par le groupe Vivendi. L'Europe devait en effet statuer sur cette situation, à condition que celle-ci n'entrave pas les dures lois de la concurrence sur l'Espace économique européen. Bruxelles a estimé que monopole il n'y aura pas, car cette nouvelle entité (la fusion des deux sociétés) sera toujours en concurrence avec des grosses boites telles Ubisoft et Electronic Arts... La Commission européenne a donc prononcé cette union, et a autorisé Activision et Vivendi à s'unir... pour le meilleur et pour le pire !