Du 22 au 25 octobre 2026, la Paris Games Week célèbre sa 15e édition à Paris Expo, Porte de Versailles. Pour l’occasion, le salon adopte la « Playground Edition », avec une ambition : transformer la visite en véritable terrain de jeu. Plus de 100 jeux sont annoncés comme jouables, avec des avant-premières, des compétitions esport, du rétrogaming et des animations pour toute la famille. Les organisateurs attendent 180 000 visiteurs.
Les grosses avant-premières à ne pas manquer
C’est évidemment le nerf de la guerre pour les joueurs : pouvoir essayer les jeux avant tout le monde. Cette année, la PGW aligne quelques belles cartouches.
Parmi les titres annoncés, on retrouve Dragon Ball Xenoverse 3, Mega Man: Dual Override, Alien: Isolation 2, Persona 4 Reviva, Stranger Than Heaven et Total War: Warhammer 40,000. Plusieurs productions sont attendues en 2027, tandis que d’autres doivent arriver dans les prochains mois.
Les amateurs de baston pourront également découvrir Gundam Rogue Orbit. Les fans de Capcom auront, eux, de quoi s’occuper avec Resident Evil Requiem, PRAGMATA, Onimusha: Way of the Sword et Street Fighter 6.
Autre rendez-vous intéressant : Monster Hunter Wilds: Ascendance, la prochaine extension du jeu, sera présentée dans une première version jouable en Europe. Ryozo Tsujimoto, producteur historique de la franchise, et Takuro Hiraoka, directeur du jeu, sont également annoncés sur place.
Enfin, Ubisoft remet Rayman sous les projecteurs avec Rayman Legends Retold, attendu le 3 décembre 2026. Une occasion de retrouver le héros sans bras ni jambes, mais toujours capable de faire courir les joueurs.
Des compétitions esport et un gros rendez-vous avec Inoxtag
La PGW ne se résume pas à des files d’attente devant des bornes de démonstration. L’esport occupe une place importante, avec notamment la finale des EMEA Masters Summer Split 2026 de League of Legends.
Le tournoi VALORANT Project Blender proposera également ses qualifications, avec un cash prize annoncé de 100 000 euros. Les visiteurs pourront aussi assister aux finales de Brawl Stars des BIGG SERIES et à un tournoi d’échecs Blitz Society.
Plus étonnant, les seniors de Silver Geek s’affronteront sur Wii Sports Bowling. Leur finale est programmée le vendredi 23 octobre. Une belle piqûre de rappel pour ceux qui pensent que le jeu vidéo possède une date de péremption.
Le samedi 24 octobre, Inoxtag organisera aussi une grande soirée Fortnite au Dôme de Paris. Trente duos de personnalités s’affronteront pour tenter de remporter 100 000 euros destinés à une association et à un spectateur. L’événement sera diffusé sur ses chaînes Twitch et YouTube.
Le jeu vidéo français à l’honneur
La création française aura son propre espace avec le Pavillon Game France. Sur 300 m², plus de 30 jeux et studios présenteront leurs productions.
On y retrouvera notamment Cairn, Windblown, Astral Ascent et The Witch’s Bakery. Au-delà des démonstrations, le pavillon proposera des rencontres avec les équipes de développement et plus de douze interventions quotidiennes.
L’occasion de découvrir les coulisses de la création vidéoludique, mais aussi de rappeler que le jeu vidéo français ne se limite pas aux grandes productions. Des studios indépendants aux projets plus ambitieux, la diversité reste l’une des forces de cette industrie.
Rétrogaming, cosplay et expériences immersives
Les nostalgiques pourront se diriger vers l’espace MO5, qui occupera près de 400 m². L’association célébrera notamment les 40 ans de The Legend of Zelda, Metroid et Castlevania, les 35 ans de Sonic the Hedgehog et les 30 ans de Pokémon.
Des machines d’époque seront accessibles, avec des parties de Saturn Bomberman jusqu’à dix joueurs et des tournois Mario Kart. De quoi rappeler aux plus jeunes que le multijoueur existait avant les salons Discord.
La pop culture sera également représentée par le cosplay, les cartes à collectionner et le Gala TCG, installé sur 3 000 m². Les amateurs de sensations pourront tester HADO, un jeu collectif en réalité augmentée, ou ZOSH, une expérience de drift électrique sur une véritable piste enrichie d’éléments virtuels.
Un espace LAN Open Gaming proposera par ailleurs 70 PC pour jouer librement et participer à des compétitions. De quoi satisfaire ceux qui préfèrent le clavier à la manette.
Une PGW pensée aussi pour les familles
Cette édition veut réunir toutes les générations. Un espace familial permettra notamment de découvrir Astro Bot, Donkey Kong Bananza, Pokémon Pokopia, Mario Kart World ou encore Tomodachi Life : Une vie de rêve.
Le salon accueillera aussi des animations autour du contrôle parental et de la classification PEGI. Selon les chiffres du SELL et de Médiamétrie publiés en octobre 2026, 38,7 millions de Français jouent aux jeux vidéo. L’âge moyen des joueurs atteint 40 ans et 89 % d’entre eux sont adultes.
Le jeu vidéo est donc loin d’être réservé aux adolescents enfermés dans leur chambre. D’ailleurs, 73 % des enfants joueurs jouent avec leurs parents. Reste à savoir qui tient réellement la manette et qui regarde le tutoriel.
La PGW sort aussi de Paris Expo
Pour ses 15 ans, le salon déborde des halls de la Porte de Versailles. Avec le programme « PGW Hors les Murs », des rendez-vous sont organisés dans différents lieux parisiens, notamment à la Philharmonie de Paris, au Gaming Campus, dans le métro et dans des bars.
Les professionnels auront également leur espace avec PGW Business by CMS, les 22 et 23 octobre. Studios, éditeurs, investisseurs et acteurs du secteur échangeront sur les évolutions du marché, le financement et les nouveaux modèles économiques.
Au final
Pour sa 15e édition, la Paris Games Week mise sur une formule plus participative, entre jeux à essayer, compétitions, culture geek et expériences physiques. Les avant-premières constituent le principal argument pour les joueurs, tandis que les espaces familiaux et rétrogaming élargissent le programme.
La promesse est ambitieuse : faire de la PGW un rendez-vous où l’on vient autant pour jouer que pour rencontrer des créateurs et partager sa passion. Reste le défi habituel des grands salons : réussir à tester les jeux convoités sans passer la moitié de sa journée dans une file d’attente.
