Rockstar confirme que les éditions « physiques » de GTA VI seront soumises à un zonage régional dans le monde entier. Les joueurs japonais auront même le droit à un bonus : une date d’expiration pour les codes du jeu. Une décision qui relance le débat sur l’avenir du jeu vidéo dématérialisé.
GTA VI ajoute une nouvelle polémique à son lancement
Décidément, chaque nouvelle information concernant GTA VI alimente les débats.
Après l’annonce d’une édition physique sans disque, Rockstar a confirmé deux particularités qui font grincer un peu plus les dents : les codes de téléchargement PlayStation 5 inclus dans les boîtes seront zonés partout dans le monde !
Petit bonus pour les Japonais, ils devront être activés dans un délai de 170 jours après leur émission. Soit avant le 8 mai 2027 pour les exemplaires édités au lancement.
Une précision qui peut sembler anodine, mais qui soulève de nombreuses questions sur l’évolution du marché du jeu vidéo.
Le monde divisé en régions de zonage
Avant toute chose, une précision importante. Ici, on ne parle plus des trois grandes zones historiques Japon, USA, Europe. Plus ambitieux, Rockstar a redessiné la carte des zonages. Pour recréer plusieurs régions :
- Europe : France, Belgique, Luxembourg, Allemagne, Espagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Autriche, Suisse, Pologne, République tchèque, Hongrie, Danemark, Suède, Norvège, Finlande, Irlande, Grèce.
- Royaume Uni (les Anglais auront leurs codes à eux).
- Amérique du Nord : USA et Canada.
- Amérique latine (Latam) : Argentine, Bolivie, Chili, Colombie, Costa Rica, Équateur, Salvador, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Uruguay.
- Brésil (Brésil uniquement).
- Japon (uniquement).
- Corée du Sud (uniquement).
- Pays arabes : Arabie saoudite et Émirats arabes unis.
Si l’Europe couvre une large zone, attention : une version achetée sur le PSN anglais ne pourra pas être lu par exemple par une PS5 française.
Les versions Xbox ne semblent en revanche pas concernées par cette restriction régionale.
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Le bonus japonais : la date de péremption
C’est sans doute l’élément qui a le plus surpris la communauté.
Rockstar indique que les codes japonais expireront 170 jours après leur émission, en évoquant des contraintes réglementaires locales. L’éditeur ne détaille toutefois pas précisément les textes qui imposent cette limite.
Concrètement pour les magasins, un exemplaire neuf resté longtemps en rayon pourrait contenir un code devenu inutilisable si celui-ci n’a pas été activé avant la date limite.
Les collectionneurs voient rouge
Pour les amateurs de jeux physiques, cette annonce tombe particulièrement mal.
Les éditions « physiques » de GTA VI ne contiennent déjà aucun disque, uniquement un code de téléchargement. Si ce code est en plus limité géographiquement et soumis à une date d’expiration dans certains pays… Plusieurs collectionneurs estiment que la valeur du produit s’en trouve fortement réduite.
Cette situation complique également l’importation, une pratique pourtant très répandue chez les passionnés.
Une nouvelle illustration des limites du tout numérique
Cette affaire relance un débat beaucoup plus large. Depuis plusieurs mois, GTA VI est devenu le symbole de la transition vers le « code in a box » : une boîte vendue en magasin, mais sans support physique.
Avec cette nouvelle surprise, certains joueurs rappellent qu’un code peut être soumis à plusieurs contraintes : une région, une date de validité… Ou encore la disponibilité des serveurs qui permettent son activation.
Ces restrictions illustrent, une fois encore, les différences fondamentales entre un disque traditionnel et une licence numérique.
Faut-il s’inquiéter en Europe ?
Pour le moment, rien ne permet de l’affirmer. Les FAQ publiées par Rockstar ne mentionnent aucune date d’expiration pour les éditions européennes ou nord-américaines. La limitation de 170 jours est visiblement uniquement indiquée pour le marché japonais.
Autrement dit, les joueurs français n’ont aujourd’hui aucune raison de penser que leur exemplaire sera concerné.
En revanche, cette affaire de zonage rappelle que les conditions d’utilisation d’un jeu peuvent désormais varier selon les territoires.
Et après ?
Même si cette limitation reste locale, elle nourrit une réflexion qui dépasse largement GTA VI. À mesure que les jeux abandonnent le disque au profit du téléchargement, les questions liées aux licences, aux DRM, aux restrictions régionales et à la conservation des œuvres deviennent de plus en plus importantes.
Le cas japonais ne signifie pas que cette pratique sera généralisée. Mais le zonage, lui, montre que Rockstar peut faire la pluie et le beau temps à sa guise. En choisissant son support, puisque XBOX ne semble pas « touchée » par ces mesures (pour l’instant).
Mais ce cas montre qu’un jeu vendu dans une boîte n’offre plus forcément les mêmes garanties qu’il y a quelques années.
Et pour une série aussi influente que Grand Theft Auto, chaque évolution est observée de près par toute l’industrie. Si Rockstar ouvre une nouvelle voie, beaucoup se demanderont combien d’éditeurs choisiront de l’emprunter à leur tour.
