Un gameplay qui sauve les meubles

Décidément, le Japon a le vent en poupe côté simulation de courses automobiles. Alors que le nouvel opus de Forza Horizon, attendu au tournant, prendra pour décor le Pays du Soleil levant, Eden Games a une longueur d’avance en faisant voyager sa licence Gear.Club Unlimited sur les mêmes routes. Du moins en théorie.

Car en pratique, on ne peut pas dire que l’on concourt dans la même catégorie. Ce qui était bien sûr attendu. Mais tout de même, on en attendait plus : on nous promettait monts et merveilles, avec ce portage sur la Switch 2. C’est en grande partie raté.

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Mais commençons par un point positif. Le gameplay est effectivement réussi : les voitures sont simples à prendre en main, et la conduite se veut fun et immédiate. On retrouve une approche très arcade, idéale pour des sessions rapides, avec quelques aides au pilotage qui rendent l’expérience fluide pour les débutants. Les joueurs plus aguerris peuvent désactiver ces options pour ressentir un peu plus de contrôle.

Les sensations de vitesse sont correctes, surtout lors des courses en ligne droite ou sur autoroute. Et les duels apportent un peu de dynamisme, même si la physique reste assez simplifiée.

Marche arrière toute côté graphismes !

Sur le plan graphique, Gear.Club Unlimited 3 déçoit davantage. La Switch 2 propose pourtant des capacités accrues, mais le jeu affiche des environnements peu détaillés. Avec des décors souvent vides et un usage massif du flou pour masquer les textures simples.

Les intérieurs de voitures sont bien modélisés, mais la rigidité du pilote à l’écran et les rétroviseurs non fonctionnels nuisent à l’immersion.

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Deux modes sont proposés : Performance (60 FPS mais graphismes simplifiés) et Graphismes (meilleure qualité visuelle mais 30 FPS). Dans les deux cas, le rendu reste en deçà de ce que l’on attend d’un titre 2026 sur Switch 2.

Des routes en circuits fermés

Côté contenu, le titre propose plusieurs circuits inspirés du Japon et du sud de la France, mais la variété des courses laisse à désirer. On a rapidement l’impression de répéter les mêmes tracés, même avec l’ajout de courses sur autoroute et de duels. Et l’absence totale de véritables épreuves de drift, alors que le jeu se déroule en partie au Japon, est une occasion manquée.

La sélection de voitures penche trop pour les modèles européens. Les options de personnalisation existent bien (tuning visuel et améliorations), mais elles restent limitées pour un jeu moderne.

Malgré ces trop nombreux défauts, Gear.Club Unlimited 3 recèle quelques points positifs : la bande-son offre des effets moteur convaincants et des radios qui dynamisent l’expérience, le garage virtuel est agréable à gérer et la prise en main est immédiate.

Au final

Gear.Club Unlimited 3 est un jeu de course correct pour les amateurs d’arcade sur Switch 2. Mais il peine à s’imposer comme un incontournable à cause de sa technique datée et de son manque de variété.

La répétitivité, la réalisation technique datée et le manque de variété de contenu freinent le plaisir sur la durée.


Gear.Club Unlimited 3

  • Par : développé par Eden Games, édité par Nacon
  • Sur : Switch 2. Aussi annoncé sur PC, PS5, XBox.
  • Genre : courses
  • Classification : PEGI 3
  • Prix : 49,99€
  • Conditions de test : testé sur une version fournie par l’éditeur
  • Gameplay arcade accessible et plaisant
  • Bonne modélisation des voitures et vue cockpit
  • Radios et effets sonores convaincants
  • Gestion de garage et personnalisation intéressantes
  • Graphismes datés, flou et décors vides
  • Rétroviseurs inutilisables et bugs visuels
  • Sélection de voitures trop européenne
  • Absence de drift et répétitivité des courses.