Marcher, c’est tout un art

Dans Baby Steps, on incarne Nate, un loser magnifique à qui rien ne réussit… Sauf peut-être le fait de mettre un pied devant l’autre. Et encore, ça dépend des jours.

Le gameplay repose intégralement sur une physique bancale mais assumée. Chaque pas est un combat, chaque montée une odyssée, chaque glissade une aventure. Vous ne courez pas, vous progressez. Lentement. Douloureusement. Hilarant.

Au fil de vos balbutiements motorisés, vous traverserez des montagnes mystérieuses, des vallées gluantes, des steppes désolées… Le tout au rythme d’une bande-son dynamique, composée à partir de 420 beats – oui, c’est précis – et d’autant de vibrations imprévisibles. Le monde de Baby Steps est étrange, contemplatif, parfois poétique, toujours absurde. Un mélange savoureux entre la lenteur de Death Stranding et l’humour de QWOP.

Nate en pleine évolution textile

Et si vous pensiez que marcher était votre seul souci, sachez que le jeu propose un système de salissure dynamique de grenouillère.

Oui, vraiment. À mesure que Nate avance, il accumule la terre, la poussière et la honte sur son pyjama. En bonus, vous ne collecterez aucun chapeau. Une décision assumée. Une déclaration de guerre au consumérisme cosmétique. Ou juste une blague.

Pourquoi y jouer ? Parce que c’est bête et brillant

Baby Steps est un jeu à la fois frustrant et jouissif, exigeant mais profondément drôle. Il nous interroge sur le sens de la progression, sur l’absurdité de notre monde moderne. Tout en vous forçant à rire devant chaque chute misérable. C’est du Foddy dans le texte, donc ce sera probablement un jeu que les streamers vont adorer… Jusqu’à ce qu’ils lancent leur manette à travers la pièce.

Rendez-vous le 8 septembre 2025. Et si vous avez encore des doutes, marchez (doucement) jusqu’à babystepsgame.com pour quelques infos supplémentaires. Pas trop vite hein, faut garder le rythme.