Quarante ans après avoir traumatisé une génération de jeunes spectateurs, Transformers : le Film revient au cinéma. À partir de ce 17 septembre, le classique animé de 1986 s’offre une restauration 4K et quelques séances spéciales en France. Et cette fois, Hasbro et Fathom Entertainment ont prévu de rester jusqu’au générique. Enfin, surtout après…
Un anniversaire qui commence par un enterrement
Sorti en 1986, Transformers : le Film est réalisé par Nelson Shin, sur un scénario de Ron Friedman. L’histoire se déroule en 2005, alors que la guerre entre Autobots et Decepticons fait toujours rage.
Optimus Prime affronte Megatron dans un duel particulièrement violent. Le combat tourne au drame et change définitivement le destin des Autobots. Pendant ce temps, une menace encore plus gigantesque approche : Unicron, une planète mécanique capable de dévorer des mondes entiers.
Le film introduit alors Hot Rod, Ultra Magnus, Galvatron et plusieurs nouveaux Transformers. Son objectif est aussi très clair : faire passer le flambeau à une nouvelle génération de personnages. Sauf que pour beaucoup de jeunes fans, le passage de flambeau ressemblait surtout à un passage au broyeur.
La disparition d’Optimus Prime reste en effet l’un des moments les plus célèbres de l’histoire de la franchise. Et probablement l’un des plus traumatisants pour les enfants qui pensaient simplement venir regarder leurs robots préférés se mettre sur la tronche.
Un casting vocal quatre étoiles

Le film bénéficie d’un casting vocal assez impressionnant. Peter Cullen reprend évidemment Optimus Prime, tandis que Frank Welker interprète Megatron.
Le générique accueille également Judd Nelson dans le rôle de Hot Rod, Robert Stack pour Ultra Magnus et Lionel Stander pour Kup.
Mais deux noms attirent particulièrement l’attention : Leonard Nimoy prête sa voix à Galvatron, tandis qu’Orson Welles incarne Unicron. Ce dernier signe d’ailleurs sa dernière performance au cinéma. Eric Idle, célèbre membre des Monty Python, participe également au casting dans le rôle de Wreck-Gar.
La bande originale de Vince DiCola contribue elle aussi à l’identité du film. Avec ses guitares et ses synthétiseurs, elle donne à cette guerre de robots une sacrée dose de rock 80’s.
Et derrière l’apparente aventure destinée aux enfants se cache donc un film étonnamment sombre. Les héros tombent, certains méchants changent de forme et l’avenir de Cybertron se joue à coups de Matrix de Commandement.
Pourquoi une « Apology Tour » ?

Si Hasbro parle aujourd’hui d’« Apology Tour », ce n’est évidemment pas parce que la firme souhaite présenter des excuses pour avoir fabriqué des robots géants.
L’expression fait directement référence à (spoiler alert) : la disparition d’Optimus Prime.
Depuis plusieurs mois, Hasbro utilise cette formule pour accompagner différents événements consacrés au traumatisme provoqué par le film de 1986. L’idée est autant de célébrer le souvenir du film que de jouer avec cette vieille blessure de fan : oui, Optimus est mort. Oui, on s’en souvient. Et oui, Hasbro sait parfaitement ce qu’elle nous a fait.
La ressortie constitue donc une nouvelle étape de cette « tournée des excuses ». Une manière plutôt amusante de transformer un traumatisme collectif en rendez-vous nostalgique.
Sauf qu’en 2026, le contexte est forcément différent. Peter Cullen, la voix historique d’Optimus Prime, est décédé le 26 août dernier à 85 ans. Cette ressortie intervient donc quelques semaines seulement après sa disparition.
Et Optimus n’a pas totalement quitté la salle

La grosse surprise de cette nouvelle exploitation se trouve après le générique. Les spectateurs découvriront pour la première fois Optimus Prime: Awakening, un court métrage d’animation 3D inédit réalisé spécialement pour cet anniversaire. Il accompagne les projections du film restauré et constitue donc une véritable extension de l’expérience.
Hasbro et Fathom Entertainment ont ainsi choisi de ne pas simplement ressortir le film. Le public aura droit à un nouveau chapitre, directement conçu pour les salles.
Et forcément, le choix de faire revenir Optimus sur grand écran quelques semaines après la disparition de Peter Cullen donne à ce court métrage une résonance particulière.
Six jours pour ressortir les mouchoirs

En France, Transformers : le Film revient donc au cinéma à partir du 17 septembre à Paris, Torcy, Lomme, La Rochelle, La Mézière, Saint-Saturnin, Tours, Troyes, Vitrolles, Blagnac et Villenave-d’Ornon. Des séances sont notamment programmées dans plusieurs salles partenaires, avec une exploitation événementielle limitée. Et si vous ne pouvez y assister, le site de Hasbro Pulse regorge de figurines du film.
La version restaurée en 4K sera également proposée dans certains marchés en grand format et en 4DX. Des produits dérivés exclusifs sont par ailleurs prévus dans certaines salles, dans la limite des stocks disponibles.
Quarante ans après sa sortie, Transformers : le Film reste donc un objet assez unique. Un dessin animé devenu film culte, une bande-son qui sent bon les années 80, un casting vocal improbable et surtout une scène qui a marqué durablement les fans.
Alors, si vous allez le revoir, petit conseil : restez jusqu’au bout du générique. Cette fois, Hasbro promet quelque chose après. Et après avoir attendu quarante ans, on peut bien rester cinq minutes de plus. Plus d’infos ici.
