Micromania change de mains

Plus de quarante ans après sa création, Micromania s’apprête à changer de propriétaire. L’enseigne française annonce son rachat par un consortium franco québécois.

Le groupe réunit Stephan Tétrault, Jean François Chenail, ainsi que Sandra et Stephen Callahan. Leur ambition est affichée clairement : conserver l’identité de Micromania tout en relançant son activité.

Le projet veut notamment renforcer le lien avec les joueurs, les collectionneurs et les amateurs de pop culture. Les repreneurs estiment que la France reste un marché particulièrement dynamique pour le gaming et les produits dérivés.

Une nouvelle stratégie pour l’enseigne

Le consortium entend s’appuyer sur les équipes de Micromania. Leur connaissance du jeu vidéo, leur expertise et leur proximité avec les clients sont présentées comme des atouts majeurs.

Mais le changement devrait aussi se voir dans les rayons. Les nouveaux propriétaires veulent accélérer le développement des produits dérivés et des cartes à collectionner.

L’enseigne prévoit également davantage d’animations et d’événements en magasin. Les espaces consacrés aux produits dérivés et aux TCG doivent notamment être renforcés.

Un premier flagship près de Paris

La première concrétisation de cette nouvelle stratégie ne devrait pas tarder. Un premier magasin flagship doit ouvrir dès octobre 2026, dans une zone proche de Paris.

Le réseau actuel fera également l’objet d’une analyse. Micromania envisage notamment des relocalisations, des agrandissements et de nouvelles implantations.

L’objectif est d’améliorer la couverture géographique tout en proposant des magasins plus adaptés à cette nouvelle stratégie.

Le modèle EB Games comme source d’inspiration

Les nouveaux propriétaires ne partent pas totalement d’une page blanche. Leur stratégie s’appuie notamment sur leur expérience avec EB Games Canada.

Stephan Tétrault est actionnaire majoritaire de l’enseigne canadienne avec Jean François Chenail. Le groupe affirme avoir notamment accéléré les ventes de produits dérivés et de cartes à collectionner après son acquisition.

Selon les données communiquées par les repreneurs, ces catégories auraient progressé de 74,69 %. EB Games Canada serait également redevenue bénéficiaire en 2025.

Le jeu vidéo, mais pas seulement

Micromania veut donc progressivement dépasser son image de simple revendeur de jeux et de consoles. La feuille de route prévoit huit axes de développement. Elle mise notamment sur les produits dérivés, les TCG, l’expérience en magasin, le numérique et les événements.

Une division dédiée aux événements doit notamment voir le jour. Elle aura pour objectif d’animer les magasins, mais aussi de participer à des salons et de créer ses propres rendez vous.

Avec plus de 300 magasins et plusieurs millions de clients, Micromania dispose encore d’un réseau conséquent. Le consortium veut désormais transformer cette base en véritable communauté autour du gaming et de la pop culture.

Reste maintenant à voir si cette nouvelle stratégie permettra à l’enseigne de retrouver le rôle qu’elle occupait autrefois dans les habitudes des joueurs français. Une chose est certaine : Micromania ne compte visiblement pas rester dans le rayon nostalgie.