Une génération entière devenue joueuse

En vingt-cinq ans, le paysage a été complètement transformé. En 2000, à peine 12 millions de Français touchaient une manette. Aujourd’hui, 88 % des joueurs sont des adultes, l’âge moyen se stabilise autour de 40 ans. Et le smartphone s’est imposé comme premier point d’entrée (59 %), talonné par la console (58 %).

Chez les 10-30 ans, trois quarts des joueurs restent fidèles à leur console, preuve que l’amour du pad ne faiblit pas. Tout comme l’amour du physique, qui reste majoritaire à 67% (72% de la gen Y et 68% de parents). Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’étude en suivant ce lien.

La parité presque parfaite, et même plus chez les jeunes

Les joueuses représentent désormais 49 % des joueurs. Chez les 16-30 ans, elles sont majoritaires (55 %), avec 800 000 nouvelles pratiquantes cette année.

Un renversement historique quand on se souvient qu’elles n’étaient que 10 % au début des années 2000. James Rebours, président du SELL, salue cette évolution comme le signe de la maturité du média et d’un loisir devenu universel.

« Ces chiffres traduisent la maturité du média et la fidélité de publics très divers, qui grandissent avec ce loisir. La place des joueuses, autrefois quasi inexistante, s’est affirmée au point de faire du jeu vidéo un loisir véritablement universel. » 

James Rebours

Des sessions plus longues et plus sociales

Les Français ne se contentent plus de jouer, ils jouent plus longtemps (7h55 par semaine en moyenne). Et surtout, ils jouent ensemble.

  • 65 % partagent leurs sessions avec d’autres
  • 86 % jouent avec leurs amis
  • 79 % avec leurs enfants
  • 76 % en famille
  • 75 % font des rencontres en ligne, dont une majorité directement dans le jeu.

L’étude révèle aussi qu’un joueur sur deux entre 16 et 30 ans s’est fait des amis grâce au jeu vidéo, et qu’un sur trois appartient à une communauté (jeu favori, équipe esport, etc.).

Des parents impliqués et attentifs

Trois quarts des parents jouent avec leurs enfants. Et 95 % connaissent les outils de contrôle parental, dont 51 % les utilisent réellement.

Plus attentifs que jamais, ils surveillent la classification PEGI avant d’acheter un jeu (66 %). Cette approche encadrée contribue à une pratique plus saine et partagée, où le jeu devient un moment familial.

Le jeu vidéo n’est donc plus seulement un divertissement, mais un marqueur culturel et identitaire. Un terrain de sociabilité et d’échange entre générations. En clair : la manette est devenue un objet du quotidien, presque aussi indispensable que le smartphone. Et si la Paris Games Week 2025 venait confirmer que nous vivons l’âge d’or du jeu vidéo en France ?

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