Un trio inséparable depuis 1984

Dans la grande escadrille des Decepticons, Thundercracker a toujours eu quelque chose d’un peu particulier. Dans la série animée originale, il est l’un des célèbres Seeker Jets. En effet, dans les années 1980, Hasbro et Takara recyclent un jouet de la gamme japonaise Diaclone. Un robot se transformant en célèbre avion de chasse américain F-15 Eagle. Pour réduire les coûts de production, ils utilisent le même moule et changent simplement les couleurs. C’est ainsi qu’apparaissent plusieurs personnages presque identiques : Starscream (blanc, rouge et noir), Thundercracker (bleu ciel) et Skywarp (noir et violet). Le trio des Seekers est né !

Les Seekers sont donc nés d’une astuce de fabrication devenue un élément clé de l’armée Decepticon. Car pour justifier leur apparition, ils se font aussi une place dans le scénario de la saga. Ainsi, dans la série animée Transformers (1984), ces robots deviennent une escadrille aérienne d’élite des Decepticons, dirigée par Starscream. Leur rôle : assurer la supériorité aérienne, mener des attaques rapides et soutenir Megatron lors des batailles contre les Autobots.

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Plus réservé que ses camarades, moins « superstar » que Starscream, Thundercracker incarne le soldat discipliné de l’armée de Megatron. Pourtant, il est aussi le Seeker le plus nuancé, pouvant même faire preuve de compassion envers les humains. Pour les fans de la première génération, son apparition dans le film d’animation de 1986 reste l’un de ces moments où les batailles aériennes prennent une dimension spectaculaire, entre vrombissements de réacteurs et lasers traversant le ciel de Cybertron.

Personnage historique de la franchise, et bien qu’il évolue dans l’ombre de Starscream, Thundercracker est populaire, et a connu de très nombreuses déclinaisons chez Hasbro et Takara. Cela s’explique par une particularité historique : les Seekers utilisent presque toujours le même moule de jouet, recoloré pour représenter différents personnages. Résultat : chaque fois qu’un nouveau Starscream sort, des versions de Thundercracker et Skywarp arrivent souvent peu après. Depuis 1984, on compte plusieurs dizaines de figurines Thundercracker, en édition G1 (1984), Generation 2, Machine Wars, Robotmasters, Henkei / Classics, Masterpiece, Generations, Studio Series… Et diverses rééditions et packs collectors.

Transformatioooooonn !

Avec la figurine Studio Series Voyageur Thundercracker – Transformers : le film, Hasbro revisite ce Decepticon classique avec une approche résolument moderne. La figurine mesure 16,5 cm et appartient à la catégorie Voyager Class. Un format qui offre un bon compromis entre taille, articulation et complexité de transformation. Elle passe du mode robot au mode avion à réaction (et inversement) en 27 étapes. Un niveau de transformation relativement avancé pour la gamme, tout en restant assez accessible : la transformation demande pas mal de manipulations, mais n’est pas vraiment complexe. Elle vise clairement les collectionneurs autant que les jeunes fans précautionneux.

Visuellement, le jouet (pour grands) reprend la silhouette emblématique des Seekers : fuselage formant le torse, ailes dans le dos et cockpit au centre de la poitrine. La décoration bleu clair est directement inspirée du film et de l’animation G1, avec un visage gris et des détails sobres qui renforcent l’impression de fidélité à l’écran. La figurine dispose d’une articulation complète pour les poses dynamiques, ainsi que de deux accessoires blaster qui peuvent être fixés aussi bien en mode robot (sur les bras) qu’en mode jet (sous les ailes).

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Outre les deux roquettes/blasters, on trouve aussi dans la boite deux extensions (winglets) pour les ailes avant : attention à ne pas les perdre, ce sont de petites pièces. Enfin, le petit sachet contient aussi les deux ailerons et dérives arrières, à fixer soit sur les jambes (mode avion), soit à l’arrière sur les ailes en mode robot. Enfin, soucis du détail oblige, on constate que le cockpit peut s’ouvrir. Un héritage des premiers modèles Takara, qui pouvaient aussi embarquer des mini-figurines représentant des pilotes humains ?

La transformation est donc assez aisée et rapide. Avec cependant, durant la manipulation, quelques articulations où il faut forcer un peu, au niveau de l’accroche des ailes, ou du clapet des jambes. Personnellement, je ne suis pas fan (toujours la peur de briser le jouet en le manipulant un peu fort). Mais en réalité, on comprend très vite que l’objet est conçu pour : il est tout à fait possible de forcer un peu, sans pour autant y aller comme une brute. Durant mes multiples essais, hormis une partie avant du pied qui s’est décrochée une fois, on sent que c’est du solide ! Les Transformers de Hasbro-Pulse sont plutôt des objets de collection pour les grands fans… Mais on sent cependant que ce Thundercracker peut résister à de petites mains un peu curieuses… À condition qu’elles restent aussi minutieuses.

Une figurine solide

Du côté des qualités, ce Thundercracker se distingue par son design très fidèle au dessin animé, avec son bleu pétant, ses lignes épurées… Et son cockpit qui s’ouvre, avec un siège et un tableau de bord : un détail assez rare avec les représentations de Seekers, On aime aussi son articulation solide et une transformation suffisamment complexe pour donner le sentiment de manipuler un véritable mécanisme Cybertronien. Le mode avion est également particulièrement réussi, avec une silhouette de chasseur crédible et bien proportionnée. C’est une question de goût, mais j’ai même envie d’écrire que ce modèle est aussi plaisant à regarder sous sa forme de robot que sous sa forme de jet.

Alors, bien entendu, il faut aussi relativiser : on a testé ici Thundercracker, mais la boutique de Hasbro Pulse propose aussi, dans la même gamme, Skywarp dans sa version terrienne. Et vu qu’en théorie, seul le coloris change, j’imagine que le Decepticon noir et violet est identique à son frère d’armes. Que ce soit pour son ergonomie ou pour sa qualité. Mais… Il n’empêche qu’à ce jour, Thundercracker est le plus chouette Transformer que j’ai eu entre les mains. Sans avoir bien entendu l’expérience d’un collectionneur hardcore.

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On l’a vu plus haut, mais l’un de ses points forts est sa robustesse. Bien que certains éléments soient plus fins, et que l’on puisse en perdre d’autres. Toujours est-il que notre Seeker peut prendre un nombre incalculable de postures dynamiques dans votre vitrine de collection. Si le sentiment de fragilité peut se ressentir pendant la transformation, une fois en jet ou en robot, l’objet paraît plus sûr en main. De ce fait, une fois en confiance, on a peut-être davantage envie que d’habitude de manipuler ce Transformer. Attention, à voir comment vieillissent les articulations sur la durée.

Si vous êtes, comme moi, un fan des Seeker Jets, cette nouvelle version de Thundercracker est une franche réussite. La bonne nouvelle, c’est que nous avons ici une copie presque parfaite du personnage, et peut-être une de ses meilleures versions. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il risque de vous coûter un bras. Car il risque de rendre indispensable l’achat du trio, avec un supplément Skywarp, et Starscream lorsqu’il sera disponible dans cette gamme. D’ailleurs, je pense que je commencerai par ce dernier, qui manque à ma collection.

Des p’tits défauts pas bien méchants

Quelques défauts apparaissent toutefois à l’usage. Comme souvent dans la gamme Studio Series, certaines parties nécessitent un alignement précis lors de la transformation. Ce qui peut rendre le processus un peu délicat lors des premières manipulations. Je l’ai écrit plus haut, il faut parfois forcer un peu, quitte à s’y reprendre à plusieurs fois. Notamment sur l’assemblage des pieds, ou de l’arrière du cockpit. La transformation comporte aussi plusieurs petits clips et ajustements qui demandent un peu de patience.

On a parlé plus haut des winglets, les embouts que vous devrez fixer au bout des ailes. Ils vous attendent dans le petit sachet fourni dans la boite. Attention à ces pièces plus petites, qui peuvent par conséquent se perdre plus facilement. Une fois fixées sur le robot, normalement, elles ne bougeront plus. Mais en réalité, tout dépend de votre façon de « consommer » cette figurine. Si vous l’exposez dans une vitrine, pas de soucis ! En revanche, si vous souhaitez ranger Thundercracker dans sa boite, et le ressortir de temps en temps… Son envergure avec ces éléments ne lui permet plus de rentrer dans le carton. Vous devrez donc les retirer à chaque fois que vous rangerez le Decepticon dans son emballage. Gardez bien votre petit sachet 😉

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Il me semble aussi que le torse est plus fin que sur les modèles précédents. Mais dans l’ensemble, ce personnage me semble plutôt bien équilibré et proportionné. Les petits défauts suivants sont purement esthétiques. Des mains (non articulées) qui font un peu trop « jouet » ; Un plastique qui, par endroits, fait un peu trop « sorti d’une imprimante 3D » ; L’absence de roues à l’arrière… C’est vraiment histoire de pinailler !

Pour le reste, certains trouveront sans doute à redire au choix du look épuré, un peu lisse. Un effet « métal usé » aurait été classe mais… Ce choix du constructeur offre à cette figurine un rendu proche du dessin animé, comme on l’a dit. Et rien que pour ça, on ne peut que valider, en regrettant nos dimanches midis devant Canal+ dans les années 80.

Conclusion

Franchement, difficile de ne pas avoir un sourire de gosse en manipulant ce Thundercracker. Entre son bleu éclatant, sa transformation fluide et ce mode jet qui semble sortir tout droit du dessin animé ou du film de 1986… La figurine réussit exactement ce qu’on attend d’elle : ramener quarante ans de nostalgie dans la paume de la main. Parce qu’au fond, quand on replie les ailes, qu’on clipse les bras et qu’on entend presque le vrombissement imaginaire des réacteurs… on se retrouve exactement là où tout a commencé : devant la télé, un dimanche ou un mercredi après-midi des années 80, prêt à repartir au combat avec les Decepticons.

Alors oui, il y a quelques petits défauts (un dessous d’avion pas parfait, un effet plastique un peu cheap…), mais une fois posé sur l’étagère aux côtés des Autobots et des autres Seekers, tout ça devient secondaire. Il est sans doute, en ce moment, mon Studio Series préféré (bien qu’il y en ait beaucoup que je ne connaisse pas encore). Ce Decepticon ne va pas vous décevoir… Pour ne pas dire que Thundercracker va vous faire (thunder)craquer !

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Au final, cette version Studio Series Voyageur Thundercracker s’impose comme une interprétation moderne et fidèle d’un Decepticon emblématique. Elle ravive le souvenir des combats aériens de la génération G1 tout en offrant une expérience de transformation plus riche que les jouets des années 80. Preuve qu’après quarante ans, les « bots in disguise » n’ont toujours rien perdu de leur pouvoir de fascination.

C’est validé, et ça file même au premier rang de la collection !


Studio Series Voyageur Thundercracker – Transformers : le film

  • SKU. G21925X00
  • vendu au prix de 42,99€
  • Transformation en 27 étapes
  • 16,5 cm
  • Précommande ici
  • Disponibilité (pour ceux qui l’ont précommandé) : 29 juin
  • Fidélité au dessin animé : l’une des figurines les plus « cartoon accurate »
  • La nostalgie qui frappe à votre porte (monnaie)
  • Le mode avion très réussi : son design, sous les deux formes, est une réussite
  • Son bleu éclatant
  • Articulation solide et poses dynamiques
  • Le cockpit ouvrable
  • Un modèle robuste
  • 16,5cm, une bonne taille pour un beau « joujou »
  • Transformation agréable en 27 étapes
  • Le dessous d’avion un peu creux
  • Un plastique qui fait parfois cheap
  • Attention à ne pas perdre d’éléments (missiles, winglets)
  • Les fixations des pieds et ailes en mode Jet, qui demandent de forcer un peu
  • Le prix correct, mais qui peut sembler élevé pour un personnage qui partage sa structure avec les autres Seekers, ou pour ceux qui l’ont déjà dans d’autres éditions