Pilot Sports : un party-game pas toujours à la hauteur de ses intentions

Testé sur une version Switch, fournie par l'éditeur

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Si un Wii Sports Resort vous manque sur Switch, et si vous n’avez pas adhéré à la blague 1-2 Switch, alors peut-être Pilot Sports est-il le jeu de la situation ? Dans ce party-game, quatre types d’engins vous attendent pour jouer les filles de l’air…

Sans toucher le sol

Sur le papier, Pilot Sports est présenté comme un « party-game familial » ! Autrement dit, il va vous proposer des mini-jeux à faire soit en solo, mais plus sympas à plusieurs. C’est là l’intérêt d’un party-game, quand on y pense. Vous allez y piloter quatre « engins » aériens : un avion, un jetpack, un deltaplane et un parachute.

Quand on poursuit la lecture du communiqué de presse du jeu, on apprend qu’il proposera en outre 8 personnages jouables (on peut jouer jusqu’à 4 en multi-local)… Ou encore 70 courses, pour 7 types de défis… Ça commence à faire pas mal de contenu tout ça !

Le jeu vous emmène sur une île dite « paradisiaque » , aux commandes des engins cités plus haut. Pas grand chose de plus à dire au niveau du scénario… Si ce n’est que différentes missions vous permettront de choper des colis, atterrir en parachute sur des zones à la manière d’un Pilotwings… Ou tout simplement de passer des anneaux en gardant un oeil sur le chrono, l’autre sur votre jauge de carburant.

Un habillage assez limité

Le lancement du jeu annonce la couleur : après l’affichage du titre, on bascule directement sur le menu, assez sobre : partie solo, multi, options… Voilà, vous savez tout, il ne reste plus qu’à lancer le jeu ! Lors de vos parties, vous serez bercés par une musique qui devient vite répétitive. Et pour cause : la playlist du soft ne comporte qu’une dizaine de pistes, montées en boucle.

Le titre joue la carte de la sobriété jusqu’au bout, et une fois en pleine partie, ce ne sont pas les graphismes qui vont rehausser le tout. C’est mignon, coloré, avec un style cartoon assez sympa, mais… Les textures sont grossières, les personnages pas très inspirés (hormis un clone de Magnum qui fait son petit effet). Comme les menus, les graphismes du jeu sont très sommaires. Il y a quelques années, j’aurais écrit que le titre est visuellement au niveau d’un jeu mobile… Mais aujourd’hui, ce n’est même plus le cas. Alors, on va dire qu’il est comparable à un jeu Wii/début de PS3. Malgré un affichage HD qui est pourtant bien là !

Normalement, avec si peu de besoins en termes de ressources, le tout devrait tourner comme une horloge. Mais ce n’est pas le cas. Sur ma Switch, j’ai hélas pu constater de belles chutes de framerate. Et comme si cela ne suffisait pas, on peut aussi ajouter à la liste des soucis de caméra, notamment lors des phases d’atterrissage en parachute !

In-game, c’est la galère !

Après avoir lancé ma première partie, j’avoue avoir sorti les rames, par moment ! Si la prise en main est immédiate (un bon point), la jouabilité du titre est très aléatoire. Ou plutôt, vous allez passer de l’agréable à l’irritant en un instant, selon le véhicule choisi ! Rien à dire pour l’avion, parfois capricieux, mais qui s’en tire le mieux ! Le deltaplane passe encore… Mais pour ce qui est du parachute ou du jetpack, attendez-vous à la crise de nerf ! On comprend très vite comment ça marche, mais au bout du troisième anneau loupé d’un cheveux, ça énerve !

Le principe du jeu consiste à terminer des courses, ou plutôt des tracés, en passant par des anneaux. Parfois en collectant des bonus, des colis ou du carburant, selon les missions proposées sur les quatre zones de cette île tropicale qui fleure bon les vacances. Pas vraiment compliqué, pour tout vous dire. Un concept simple, qui parlera au plus grand nombre, c’est plutôt malin… Mais…

Mais quoi ?

… Et bien, c’est là qu’arrive le second point noir du jeu ! On ne sait à aucun moment quels sont les critères, les conditions ou les chronos qui vont déterminer le métal de votre médaille (bronze, argent ou or). Alors, on y va au pif ! Et on recommence, souvent, si on vise l’or ! Pire : loupez un anneau et de précieuses secondes de pénalité vous sont imposées. Et ce soft à la difficulté mal dosée ne vous fait pas de cadeaux à ce niveau ! Ce jeu, pourtant à destination d’un large public, a ce petit côté punitif qui peut vite faire rager !

Très clairement, sur la durée, ce n’est pas le mode solo qui va vous tenir en haleine ! Reste donc le mode multi, que tout le monde ne trouvera pas fun ! Les courses en écran splitté sont les mêmes qu’en solo… Mais vous y affrontez les fantômes de vos amis. Oui, des fantômes, donc des adversaires que vous ne pouvez pas percuter, juste traverser… Oubliez la possibilité de pourrir vos amis avec des carapaces bleues : les p’tits coups bas, c’est pas très fair-play, mais c’est ce qui donne toute sa saveur à un Mario Kart, par exemple ! Hélas, c’est un autre aspect qu’il faut oublier ici !

Au final

Pilots Sports est un jeu assez agréable a regarder, si on n’est pas trop exigeant, avec toutefois (et sans surprise) un meilleur rendu sur TV que sur la tablette de la Switch. Ses développeurs ont bien compris l’intérêt d’un party-game sur une console qui se veut avant tout familiale, tout public (mais le jeu tourne aussi sur PS4).

Pourtant, il ne nous a pas vraiment satisfaits ! La faute sans doute à un contenu assez sommaire, un menu un poil trop austère… Mais surtout une jouabilité en dents de scie, des épreuves qui manquent de clarté, et qui finissent par vite se ressembler. En solo, le jeu devient vite répétitif et son intérêt limité. En multi, à la limite, il peut offrir quelques belles batailles, mais pas sur la durée (en juillet oui, mais pas en fin d’année face à une rude concurrence).

Pilot Sports est un titre moyen, qui manque clairement de finitions… Et qui a la malchance d’arriver au moment où Nintendo se réveille et s’apprête à dégainer l’artillerie lourde. Et je ne vous parle même pas de la PS4 qui dégouline de triples A en cette fin d’année… Reste donc à savoir si vous êtes client ou pas… On a envie de lui donner sa chance, mais… Il y a la queue derrière lui !


Pilot Sports

  • par Wild River et Z-Software.
  • Sur : Switch et PS4.
  • Genre : party-game aérien.
  • Classification : PEGI 3.
  • Prix : 34,99€ sur Switch, 29,99€ sur PS4.

 

On aime :

  • Pas mal de mini-jeux à boucler
  • Peut être fun en multi-local
  • Prise en main immédiate
  • L’île est sympa à visiter
  • Un prix correct

On n’aime pas :

  • La jouabilité pour certains véhicules
  • Vite répétitif en solo
  • Des soucis techniques
  • Difficulté mal dosée
  • En jeu, conditions de récompenses non précisées
  • Habillage et menus très sommaires
  • Musiques répétitives
 .
Avec ce Pilot Sports, le studio Z-Software ne manquait sans doute pas de bonnes intentions... Mais loupe le coche à cause de cette impression de trop peu qui plane sur l'ensemble du jeu. Oui, il y a du contenu, mais mal exploité. Les développeurs ont de bonnes idées, mais ne vont pas au bout du délire... Dommage, d'autant qu'à cette période, le joueur va avoir pas mal de choix à faire. Pas sûr que Pilot Sports trouve sa place sur la liste du Père Noël... Mais sur un malentendu, ça peut marcher...
50%
Moyen !

Avec ce Pilot Sports, le studio Z-Software ne manquait sans doute pas de bonnes intentions... Mais loupe le coche à cause de cette impression de trop peu qui plane sur l'ensemble du jeu. Oui, il y a du contenu, mais mal exploité. Les développeurs ont de bonnes idées, mais ne vont pas au bout du délire... Dommage, d'autant qu'à cette période, le joueur va avoir pas mal de choix à faire. Pas sûr que Pilot Sports trouve sa place sur la liste du Père Noël... Mais sur un malentendu, ça peut marcher...

  • Réalisation
  • Jouabilité
  • Ambiance
  • Durée de vie solo
  • Durée de vie multijoueur

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