Fifa 18 : son statut de leader ne tient plus qu’à un fil

Testé sur une version PS4 fournie par l'éditeur

Les mois de septembre se suivent et se ressemblent ! Chaque année, ils sont le théâtre d’un affrontement de titans, à coups de crampons et de patates dans la lucarne ! Quinze jours après la sortie de PES 2018, c’est au tour du champion d’EA Sports, Fifa 18, de faire son entrée sur le terrain. Gardera t-il sa couronne cette année ? La réponse avec notre test !

C’est reparti pour un tour !

Pour les amateurs de simulations de football, c’est chaque année le même petit rituel. En septembre, on rassemble ses petites économies pour s’acheter la dernière mouture de son jeu favori. Bizarrement, c’est aussi à cette période que les éditeurs axent leur campagne de communication sur les corrections notables, apportées sur ce qui constituait pourtant les soi-disant nouveautés révolutionnaires l’année précédente… Mais qu’importe : le fan est prêt à dépenser sans compter…

Une fois le nouveau titre acquis, s’impose un détour par son magasin d’occasion préféré, afin de refourguer, contre quelques euros, l’édition précédente (qui trouvera sa place dans une rangée de vingt clones, dans la boutique). Ne reste plus qu’à arracher le blister du jeu avec les dents… à glisser délicatement la galette dans la console, et roule ma poule !

Match préliminaire

Un temps de chargement, une intro rythmée histoire de planter l’ambiance… Tout s’enchaîne avec une séquence qui nous emmène en plein match Real Madrid vs Atletico. Le score affiche 1-1, et face aux buts, ce brave Ronaldo (la tête d’affiche cette année) a l’occasion d’alourdir le score avec un coup-franc. Mais qu’est-ce qu’il fiche ? Pourquoi reste t-il immobile face au gardien ?

Mince, je viens de réaliser que nous sommes furtivement passés en mode jouable… Et qu’il va falloir terminer cette rencontre avant de voir les menus apparaître. Et oui, nous sommes bien dans le fameux match préliminaire de Fifa. Un bon moyen pour le jeu de vous jauger, d’évaluer votre niveau ? Allez ! On écrase l’adversaire d’un sobre 3-1, et on passe à la page d’accueil du jeu !

Un menu qui va vous rassasier pour l’année…

Ce premier match remporté (ou perdu si vous débutez sur la licence, quoi que), voici donc le menu du jeu ! Et croyez-moi, en termes de « menu » on est ici dans du repas de réveillon… Celui qui va durer des plombes et va vous gaver comme une oie tant il est copieux. Vous allez éclater ? Ne bougez pas, le plat de résistance arrive !

Un petit tour vite fait par le roster vous permettra de constater que tout le monde est là ! Tous les clubs et licences officielles, nationalités, joueurs, et même sexes (puisque nous trouverons ici des féminines)… Très clairement, vous aurez beaucoup de mal à essayer toutes les équipes avant la sortie de Fifa 19 ! Tout le monde est là… La grande fête du football peut commencer !

Des menus à gogo

Je passerai rapidement sur les classiques du genre : coup d’envoi (matches rapides), compétition, jeux techniques (entraînement)… On trouvera aussi, évidemment, du jeu online (saisons, clubs pro, saison coop, amical en ligne…).

En revanche, on ne pourra que s’attarder sur les deux modes qui vont procurer à Fifa 18 une indécente longévité. Le premier n’est autre que le mode « carrière », beaucoup plus complet et réaliste que l’an passé. EA Sports nous permet maintenant de gérer plus en profondeur les transferts, en participant notamment aux transactions pour acquérir le joueur de votre coeur.

« Il est beau mon poulain ! »

Vous rencontrerez alors l’entraîneur, avec qui vous allez négocier le transfert. Une fois d’accord sur le prix, vous devrez cette fois rencontrer le joueur et son agent… Et négocier à nouveau, cette fois pour son rôle dans l’équipe, son salaire, ses primes, la durée de son contrat… Bien que si cette étape ne vous intéresse pas, il est possible de déléguer un agent de recrutement qui fera très bien le job.

Sans aucune surprise, le second mode ultra-chronophage sera le désormais célèbre FUT (Fifa Ultimate Team). Ici, il sera toujours question de collectionner les cartes de joueurs, que vous pourrez affecter sur le terrain pour faire des étincelles. La vraie nouveauté de ce coté est le nouveau mode Clash d’Équipes. Il vous permet d’affronter en ligne les équipes d’autres joueurs, dans le but de remporter des points de classement. Et quel plaisir d’aligner une équipe composée de Maradona, Ronaldinho, Ronaldo (je parle ici de Luis Nazario, pas de Cristiano ^^)…

Sur le terrain, on la joue « tactique » ?

Une fois les joueurs sortis du tunnel, une fois les hymnes terminés, il est grand temps de taper la balle… Engagement, première passe, le chrono se met en route… Parlons donc maintenant du gameplay !

Pour un rendu plus réaliste, le jeu a été ralenti. Cela se ressent dès les premières passes, avec un rendu effectivement plus crédible. La jouabilité a encore été améliorée par rapport à l’édition 2017, notamment avec plus de centres, et un contrôle au corps plus abouti. Les dribbles offrent plus de possibilités, et vous pouvez plus facilement vous faufiler entre des défenseurs plus resserrés autour de vous. Après une phase de construction, vous pouvez mener une attaque éclair avec votre buteur, qui va surprendre la défense adverse.

Parmi les nouveautés, on notera l’ajout très malin du remplacement rapide. Autrement dit, par simple pression de la touche dédiée, vous pouvez remplacer un joueur en cours de partie. Plus besoin de mettre le jeu en pause et d’aller dans les menus. Cela peut sembler évident, mais il fallait y penser !

On aimera aussi l’ajout des styles d’équipes. Qu’est-ce qui fait la différence entre le Barça, le Borussia Dortmund ou le Milan AC ? En voici une réponse, tant vous pourrez reconnaître une équipe par son style de jeu.

L’entre-jeu : le grand oublié ?

En revanche, Fifa 18 conserve un défaut inhérent à la série : il priorise les phases d’attaque et de défense. Le joueur a donc l’impression que Fifa18 oublie totalement l’entre-jeu, et que tout se joue dans les trente premiers et derniers mètres. En témoignent les nombreux trous qui permettent, par exemple, à un sprinteur de partir de sa ligne de but, pour aller menacer celle de son voisin sans être véritablement inquiété entre les deux.

Entre la défense dans votre zone de but, et l’attaque que vous pourrez échafauder sur les derniers mètres… On a du mal à s’attarder sur ce qui se passe en milieu de terrain, où l’essentiel de vos actions consistera à dégager la balle vers votre tireur, pour aller planter le ballon dans les cages. On est loin de PES2018 qui vous pousse à construire votre attaque en triangle, pour dégager progressivement une voie vers le camp adverse.

Des coups de pied arrêtés qui pèchent encore

Bien entendu, on ne va pas vous mentir : il est tout à fait possible de construire dans Fifa, et le jeu propose suffisamment de technique pour cela. Mais vos efforts seront vite annihilés par une défense au taquet, sans doute trop punitive, dès lors que vous entrez dans les 22 mètres adverses. Il y a une chance sur deux que votre passe soit interceptée. Et fatalement, vous allez donc préférer les attaques à la construction.

En règle générale, on évitera aussi coûte que coûte les penalties et les coups de pied arrêtés, tant leur système s’avère peu intuitif. Sur un péno, le facteur « chance » est beaucoup trop important. Passée la surprise des quelques nouveautés de gameplay, Fifa 18 finit par trop ressembler à son prédécesseur.

Et bim ! Au fond de la lucarne !

Je suis au regret de vous dire que du coté du portier, il n’y a pas vraiment d’évolution non plus. Pas perceptibles en tout cas. Les frappes bien pêchues, les tirs après un centre, ou les pralines plus acrobatiques finissent neuf fois sur dix au fond des filets. Avec un certain niveau de maîtrise, vous allez même voir s’afficher des scores de basket. Finir une rencontre « En Avant Guingamp – Real Madrid » sur un score de 17-2, c’est certes flatteur, mais pas vraiment crédible.

Et encore, un patch a déjà été déployé pour endurcir les gardiens, qui laissaient autrefois passer les tirs cadrés. Maintenant, vous devrez faire l’effort de centrer votre tir (avec, toutefois, encore des chances que cela passe sur un malentendu).

Si Fifa s’est toujours distingué par le nombre hallucinant de techniques possibles, il renforce encore cette année le champ des possibles. Sur le gazon, le jeu vous permet ainsi de tirer avantage de l’agilité des petits gabarits. De même, il améliore son jeu physique, poussant encore plus loin les subtilisations et les protections de balle.

Les tribunes en folie

Voici une grande qualité de Fifa 18 : il y a une ambiance de tous les diables dans le stade. Dans les tribunes, ça chante, ça gueule, ça encourage, ça explose lorsque le cuir se plante dans les filets… La tribune est vivante ! Sur ce point, comme chaque année, Fifa vous propose une ambiance incomparable.

Du coté de la cabine des commentateurs, les rencontres sont décryptées par Hervé Mathoux et Pierre Ménès. Bien que n’étant pas un grand amateur de football, j’apprécie vraiment la verve de ce dernier, dont je suis particulièrement fan ici. Ses répliques sont à la fois drôles et pertinentes. Bien que l’on puisse reprocher une certaine redondance dans les répliques. Il m’est arrivé d’entendre deux fois la même dans une même mi-temps.

Dans les menus, le soft vous propose une playlist très agréable à écouter, qui varie les plaisirs. Ce n’est certes pas le premier point que l’on regardera dans un Fifa, mais, il fallait le dire…

Globalement, qu’il s’agisse de l’ambiance, des commentaires, de la construction visuelle des matches avec leurs nombreuses scènes animées, de l’affichage des données… Le jeu reproduit à la perfection l’ambiance d’une retransmission télévisée. Mais ne vous y trompez pas : ici, c’est bien vous qui avez le contrôle !

The Journey 2 : le retour d’Alex Hunter

C’était LA grosse nouveauté l’an passé, portée par un moteur Frostbite tout neuf. Un mode « histoire » intitulé The Journey (L’Aventure en VF, mais avouez que ça a plus de gueule en anglais) vous permettait de suivre les débuts d’un certain Alex Hunter. Un jeune joueur en devenir, que vous deviez aider à gravir les échelons, jusqu’à la prestigieuse Premier League anglaise.

C’est désormais chose faite, puisque The Journey 2 : le retour d’Alex Hunter s’ouvre tandis que notre joueur démarre une nouvelle saison, cette fois en tant que titulaire (pour l’équipe de votre choix si vous débutez avec cet épisode). Comme l’an passé, on appréciera les nombreuses options proposées. Vous pouvez interagir avec vos fans. Ce via les réseaux sociaux (vous devez gérer votre popularité), changer votre look, et bien entendu faire des matches. Ou remplir de nombreux objectifs.

L’histoire est aussi rythmée par de nombreuses séquences cinématiques, avec parfois des séquences de dialogues où plusieurs réponses vous seront proposées. Vous devrez alors choisir rapidement entre une réponse arrogante, neutre ou pragmatique. Bien entendu, vos choix auront des conséquences sur votre popularité, votre efficacité, sur la suite des événements.

Hunter… à terre ?

À mon sens (mais c’est une histoire de goûts), ce mode The Journey reste la plus grosse réussite du jeu. L’écriture a été affinée, et bien qu’encore assez classique, le scénario va vous tenir, de rebondissements en rebondissements. Vous apprécierez aussi de croiser de chouettes « guest » comme Ronaldo, Thierry Henry, ou ce cher Zizou.

Ceux qui ont joué à la démo savent déjà qu’il sera question d’une rumeur de transfert qui vient altérer les rapports entre Hunter et son manager… Et je m’arrête ici pour ce qui est du pitch ! Ne souhaitant pas vous gâcher ne serait-ce qu’une seule des surprises qui vous attendent… Cerise sur le gâteau, il vous est possible de récupérer ici vos données de Fifa 17 !

Toujours est-il que ce mode va vous tenir pendant six chapitres, durant lesquels vous aurez à jouer environ une cinquantaine de matches. Ce qui assure un mode solo avec une durée de vie conséquente. Ce sera peut-être un point anecdotique pour certains… Mais cet aspect est plutôt rare dans les simulations sportives (bien qu’il se développe de plus en plus), et doit être salué.

Égalité des sexes ?

S’il est une qualité que l’on ne peut pas enlever à Fifa, c’est bien que la licence est hélas la seule à proposer des sélections féminines. Et ce depuis Fifa 16. L’éditeur retire ainsi une étiquette « exclusivement masculine » trop souvent collée au football.

En effet, à une époque où 46% des joueurs français sont des femmes, il apparaît aujourd’hui nécessaire de ne pas laisser ce public féminin sur le banc des remplaçants. D’autant que, pour ne parler que d’elle… L’équipe de France Féminine de Football n’a pas à rougir face à ses homologues masculins.

Sélections nationales

Bien sûr, on pourra reprocher à Fifa de ne proposer ici qu’une douzaine de sélections nationales (celles inscrites dans la Coupe du Monde). Mais elles ont le mérite d’être présentes. C’est un bon début, mais peut-être serait-il intéressant d’introduire plus de clubs féminins, la prochaine fois ?

Pour le reste, ces équipes ne sont techniquement que des skins, et on ne relèvera quasiment aucune différence de gameplay : les femmes se jouent exactement comme les hommes.

Le point Nintendo Switch
Bien que la version Nintendo Switch ne soit pas celle que nous ayons pu tester, voici quelques points que les possesseurs de la console doivent savoir ! Et je ne parle pas de la superbe faute d’orthographe visible sur la jaquette (« Votre Fifa, votre Syle » ). Une version identique aux opus PS4/Xbox One ? Hélas on en est loin ! Tout d’abord, il faut savoir que la version Switch n’utilise pas le moteur Frostbite de EA Sports.

Ce qui aura pour effet de diminuer le rendu visuel, notamment au niveau des textures, et des visages moins détaillés (ça reste beau, le plus beau jeu de foot portable, mais avec quelques textures en moins). De plus, le nombre de boutons des JoyCons étant plus limité, vous allez devoir réapprendre la jouabilité du soft.

Enfin, absence de Frostbite oblige, la version Nintendo Switch est privée du mode Histoire (The Journey). Ici, pas d’Alex Hunter, qui apporte pourtant toute sa saveur au titre d’EA Sports.

Carton jaune !

Le jeu a donc beaucoup de qualités… Mais il se prend toutefois quelques cartons au passage. Et c’est ce que nous allons tenter de synthétiser maintenant.

Et j’ai envie de commencer par la modélisation des joueurs. Il y a certes un léger mieux par rapport aux éditions précédentes. Le rendu des maillots, les animations, les grains de peau ou la sueur qui ruisselle sur les fronts sont du plus bel effet. Mais… Les joueurs ont toujours ce regard bovin, parfois même vitreux lors des gros plans.

De même, les animations en gros plan font trop souvent apparaître des joueurs trop rigides, trop virtuels… Avec des bouches qui nous rappellent les meilleures heures de la série Thunderbird.

Malgré les nombreuses petites nouveautés glissées ici et là, Fifa 18 a trop souvent tendance à se reposer sur ses acquis. On ne change pas une équipe qui gagne, on ne change pas non plus des mécanismes à succès. Il en résulte une impression de voir ici une grosse mise à jour de Fifa 17. Le fan pur et dur se jettera sur l’occasion sans hésiter… Mais ces nouveautés de Fifa 18 ne sauteront pas forcément aux yeux du joueur moins « footeux ». Qui y réfléchira à deux fois.

Au final

Ajouter quelques nouveautés à un Fifa 17 qui était une référence pour beaucoup de joueurs… C’est bien mais, est-ce suffisant ? Oui, Fifa 18 est encore plus beau. Ses modes Carrière et FUT beaucoup plus riches. Et quelques gestes techniques viennent affiner la jouabilité sur le terrain. Mais au bout de quelques heures, ces nouveautés s’avèrent bien légères : Fifa 18 tient plus du jeu de transition que du titre véritablement fondateur. 

Initialement, je ne comptais pas comparer, dans ce test, Fifa18 et PES 2018, mais le comparatif est pourtant inévitable. Oui, Fifa18 garde l’avantage, et reste cette année le numéro 1 des jeux de football !

Mais le bond en avant est tellement énorme chez Konami que Fifa ne doit plus son avance qu’à son mode carrière plus développé (et son mode The Journey). Et au fait qu’il possède toutes les licences officielles. Si PES avait aussi bénéficié de ces atouts, l’égalité aurait sans doute été parfaite, cette année. Peut-être même le géant d’EA Sports aurait-il été détrôné. Avec leurs différences, les deux jouabilités se valent aujourd’hui. Avec à mon sens des constructions plus fun chez la concurrence. Le statut de leader de Fifa ne tient cette année qu’à un fil !


Fifa 18

Par EA Sports, sur PS3, PS4, X360, Xbox One, PC et Switch. Pegi : 3. Prix généralement constaté (pour l’édition standard) : 69€.

 

Buuut ! :

  • Toutes les équipes officielles
  • Des nouveautés visuelles intéressantes
  • Un contenu de dingue
  • Le moteur Frostbite fait des merveilles
  • Le mode carrière bien fichu et très complet
  • Le remplacement rapide, une bonne idée
  • Les styles d’équipes
  • Plus de centres
  • Le mode FUT plus chronophage que jamais
  • Commentaires d’Hervé Mathoux et surtout… Pierre Ménès !
  • Une pu… d’ambiance dans le stade
  • The Journey 2, un solo vraiment génial
  • La présence des sélections féminines
  • Un jeu abordable par les néophytes, et parfait pour les techniciens

Poteau ! :

  • Joueurs encore un poil trop rigides
  • Un gameplay (trop) proche de celui de Fifa 17
  • Une défense punitive
  • Mais des scores de malade
  • Les joueurs manquent encore d’inertie
  • Ça coince au niveau des coups de pied arrêtés
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Vous l'aurez compris, Fifa 18 reste le jeu de foot numéro 1 cette saison ! Et ce en se contentant de faire quelques petits efforts par rapport à l'opus précédent. Et en se confortant sur les licences officielles, et sur ses modes particulièrement chronophages (FUT, Carrière, The Journey). Pourtant, EA Sports doit être bien conscient que "l'adversaire" est revenu à niveau. Le voilà donc contraint d'envisager un renouveau plus probant l'an prochain, s'il veut garder la tête du championnat...
95%
Très bon !

Vous l'aurez compris, Fifa 18 reste le jeu de foot numéro 1 cette saison ! Et ce en se contentant de faire quelques petits efforts par rapport à l'opus précédent. Et en se confortant sur les licences officielles, et sur ses modes particulièrement chronophages (FUT, Carrière, The Journey). Pourtant, EA Sports doit être bien conscient que "l'adversaire" est revenu à niveau. Le voilà donc contraint d'envisager un renouveau plus probant l'an prochain, s'il veut garder la tête du championnat...

  • Direction artistique
  • Jouabilité
  • Ambiance
  • Durée de vie
  • Multijoueur
  • Scénario (The Journey)

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