Goat Simulator Bundle : une chèvre au royaume du « Portnawak »

TEST. – Un simulateur de chèvre ? C’est un peu barbant comme concept, non ? Si vous vous posez cette question, alors vous ne connaissez pas encore Goat Simulator ! Sans doute le jeu le plus barré de ces dernières années ! Et la sortie de Goat Simulator Bundle sur PS4 est l’occasion de revenir sur cet Ovni vidéoludique !

Quand un gag devient un jeu-gag

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Et bien oui ! Derrière cet intertitre se cache une réalité ! Goat Simulator est, à l’origine, une blague , une bonne grosse vanne de programmeurs !

Ou pour être exact, tout est parti d’une simple vidéo humoristique, réalisée afin de parodier le jeu Dead Island, en testant au passage l’Unreal 3. Mais avec une chèvre comme héroïne !

La vidéo postée sur YouTube fait tout d’abord rire. Mais le concept est tellement WTF que de nombreux joueurs se prennent de passion pour notre biquette déjantée.

Les joueurs insistent, et quand la vidéo dépasse le million de vues, Coffee Stain se dit que ce ne serait pas idiot de développer un véritable jeu. Goat Simulator est né !

Il sortira sur PC, puis sur consoles, en téléchargement. Face au succès de Goat Simulator, l’éditeur signe pour une extension plus axée MMORPG, puis pour un GoatZ en mode « zombies ». Il y a quelques mois sortait Goat Simulator Bundle, sur PC et Xbox One, réunissant ces trois épisodes sur une seule galette. Cette compil’ physique arrive aujourd’hui sur PS4, dans une version identique.

Vous allez devenir chèvre !

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Je réalise en écrivant ces quelques mots que la question du scénario va vite être expédiée. Il n’y en a tout simplement pas ! Toi être « chèvre », et toi tout péter en réalisant des défis ! Nous sommes ici dans un vrai openworld : à vous le monde, et le choix d’y faire ce qu’il vous plait !

Cette absence de scénario est cependant fortement compensée par une foultitude d’easter-eggs, qui vous conduiront à imaginer votre propre histoire. Chèvre extra-terrestre ou créature démoniaque ? A vous de voir !

Comme un certain Tony Hawk’s en son temps, Goat Simulator va vous proposer de réaliser de multiples défis, dans un open-world suffisamment grand pour s’éclater. Rider un skate, conduire un vélo, défoncer une fête foraine. Vous pourrez aussi charger les humains ou les objets pour les envoyer sur orbite, ou agripper ce qu’il vous plait à l’aide de votre langue… Comment allez-vous maltraiter votre chèvre et les habitants de la ville ?

Pour rendre le jeu encore plus drôle, de nombreux cheats sont déblocables. Ils vous permettent par exemple d’être plus puissant, d’utiliser un jet-pack, de planer, ou de puer la mort pour incommoder les habitants de la ville.

Chaque mètre carré peut faire l’objet du chaos le plus désopilant. Cerise sur le gâteau, plus vous vous conduisez en chèvre psychopathe, plus vous engrangez les points ! Et c’est bien là l’objectif principal du jeu, qui drague ouvertement les amateurs de scoring.

Ces défis sont totalement barrés, et semblent avoir été imaginés après une grosse soirée de concours de shots 😉 Pire encore lorsque vous aborderez les deux extensions du jeu.

En mode MMO ou en mode zombies

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La première se veut être une parodie de MMO-RPG. Mais en mode Goat Simulator : les quêtes sont complètement barrées, les classes décalées, les objectifs bien débiles. Mais on aime et on en redemande.

Et ça tombe bien, puisque vient ensuite GoatZ. Notre chèvre est désormais affublée d’une barre de vie et d’une barre de faim qu’il faudra surveiller. Vos bêlements auront alors la faculté de changer les humains en morts-vivants. Ah ok, c’est ainsi qu’a débuté The Walking Dead ?

Si la version de base du jeu s’avère vite assez répétitive (bien qu’il y ait toujours quelques bêtises à faire), ces deux extensions apportent une plus-value indéniable à cette galette. D’autant que le bundle complet est vendu à petit prix. Soit environ 20€. On aurait tort de s’en priver !

Des bugs élevés en batterie

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Voici l’un des plus gros reproches que l’on pourra faire au jeu ! Goat Simulator est un festival du bug : affichage, problèmes de collisions, aliasing… Les bugs sont de chaque instant, impossible de les louper tant ils vous sautent au visage.

Ceci dit, je vous parle ici d’un défaut qui est pleinement assumé par les développeurs. En même temps, aussi grossiers qu’ils soient, je ne me souviens pas être tombé sur un bug bloquant ma progression dans le jeu. Goat Simulator est très buggué, mais ont finit par s’en foutre royalement tant l’intérêt du jeu est ailleurs.

De même, une fois lancé dans le jeu, on remarquera à peine le grand écart graphique qui sépare Goat Simulator et les productions actuelles. Pas vraiment beau, le jeu semble parfois faire l’apologie du cubisme. Mais encore une fois, on s’en tape !

En revanche, on se moque un peu moins de l’ambiance sonore ! Les cris sont toujours les mêmes, et la playlist du jeu doit se limiter à trois morceaux qui tournent en boucle. Sympa cinq minutes, mais au delà, le joueur coupera le son.

Mais Goat Simulator assume son coté « nanard » qui, au final, lui donne un charme fou. Y jouer devient un « plaisir coupable », et on adore ça !

Au final

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On ne va pas vous le cacher : Goat Simulator n’est pas très beau, affiche plus de bugs que de raison, s’avère relativement répétitif au bout de quelques heures de jeu, la musique vous vrille la tête… Bref, il a tout ce qu’il faut pour être sanctionné d’une note assassine. Alors pourquoi lui met-on une telle note ?

Et bien tout simplement parce que, à coté des défauts listés plus haut, Goat Simulator est fun, vraiment très fun. Et totalement déjanté aussi ! Ça pète de partout, dans tous les sens, les humains comme votre chèvre valdinguent à tout va…

Si bien que, avec un tel festival du portnawak, on en oublie vite les défauts du jeu. On se focalise sur nos bosses de rire. Les plus sadiques iront même jusqu’à inventer des tortures encore plus tordues pour les pauvres victimes. Reste à savoir si vous êtes client de ce genre d’humour décalé.

Au final, si tout est parti d’une blague, le jeu finit par en être une. Et finalement, elle ne fonctionne pas si mal que ça ! Goat Simulator ne se prend pas au sérieux, et joue la carte du « What the Fuck » le plus total pour vous dérider. Et vous offrir un défouloir très réussi. Et ça marche… trois fois plus avec ce bundle !


Verdict

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Du grand portnawak, totalement débile ! Et ça tombe bien, on adore ! S’il souffre d’une réalisation (très) datée, il constitue un défouloir génial pour les enfants « pas sages » 😀

14/20

Les + :

  • Trois jeux pour le prix d’un
  • L’ambiance déjantée
  • Les missions débiles
  • La chèvre la plus WTF du monde !
  • L’open-world assez sympa
  • Du easter-egg comme s’il en pleuvait
  • Le coté « nanard » franchement assumé
  • Le meilleur défouloir du moment
  • Vendu à bas prix (20€)

Les – :

  • C’est le festival internationnal du bug !
  • Une réalisation qui date
  • On aurait aimé quelques bonus
  • On tourne vite en rond
  • Les musiques très (et trop) répétitives
  • Pour apprécier le jeu, il faut aimer le second, voire le dixième degré ; ce ne sera pas le cas de tout le monde.

Goat Simulator Bundle, par Coffee Stain studios et Double Eleven, distribué par Deep Silver. Pegi 12. Egalement disponible sur Xbox One et PC.

Jeu testé sur une version fournie par l’éditeur.

Site officiel

 

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