Yo-Kaï Watch : mes potes les monstres !

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TEST. – Sachez que, si la France découvre Yo-Kai Watch, la série est devenue ultra populaire au Japon, depuis le premier épisode sorti en 2013. Avec un temps de retard, donc, on découvre le « raz de marée », on tombe dedans, et il est difficile d’en sortir…

Série déjà culte !

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Comme écrit plus haut, Yo-Kai Watch n’est pas vraiment une nouvelle série, puisque le premier épisode est sorti au Japon en 2013, et le troisième épisode (cartouches Sushi et Tempura) devrait sortir en juillet sur l’archipel. Mais nous devrions refaire rapidement notre retard, puisqu’à peine quelques semaines après la sortie de ce premier volet en Europe, Nintendo a annoncé lors de l’E3 2016, la semaine dernière, que le second épisode (en deux cartouches) arrive fin septembre.

Yo-Kai, premier du nom, vient donc d’arriver en France, mais pour vendre son dernier bébé, Nintendo a sorti l’artillerie lourde : une grosse campagne de communication, une série TV diffusée sur Boing, des goodies et objets divers pour les enfants collectionneurs… Notez que, si vous n’avez pas la chaîne Boing, vous pouvez également voir les épisodes sur les chaînes de manga en streaming de votre 3DS (Nintendo Anime Channel) ou de votre Wii-U (Crunchyroll).

Mais ne brûlons pas les étapes : nous nous intéressons aujourd’hui à Yo-Kai, premier du nom. Oui, je sais, je ne suis pas très « en avance » sur ce test, mais je tenais à aller suffisamment loin dans le jeu pour pouvoir vous en parler.

Le jeu, disponible depuis le 29 avril en France, est signé par l’équipe de level-5, connue pour les séries Professeur Layton et Inazuma Eleven.

Mes potes-kémon ?

On ne va pas se mentir, et je pense que Nintendo s’y attend, mais je suis convaincue que tout le monde a fait, fait et fera encore longtemps la comparaison avec Pokemon. Les deux licences se ressemblent, mais diffèrent également…

Dans les deux titres, on incarne un enfant, garçon ou fille, qui va découvrir un item magique lui permettant de se lier avec des créatures fantastiques qui vont se combattre. Dans les deux titres, on a de la couleur, c’est mimi, on se déplace dans un jeu typé RPG, dans une ville qui fait penser au Japon contemporain, et le héros est la bonne poire qui veut rendre service à tout le monde.

Mais ça s’arrête là ! Quand Pokemon aligne des créatures imaginaires et toutes choupinettes, Yo-Kai s’inspire très fortement de la culture et des mythes japonais. Les Yo-Kai sont des êtres bizarroïdes, drôles et assez farceurs envers les humains, et dont les noms semblent issus de l’imaginaire du Dieu des jeux de mots, mais si vous connaissez les légendes du Pays du Soleil Levant, beaucoup d’entre eux vous rappelleront des choses.

Le casting de Yo-Kai n’est pas la seule chose qui le différencie des jeux de Game Freak : contrairement à Pokemon, ici on ne « capture » pas les Yo-Kai ! On pactise avec eux, on gagne leur respect, et ils vous accompagnent seulement s’ils découvrent des affinités avec le héros… On ne capture pas un Yo-Kai, on devient son ami.

Et justement, si vous rêvez d’avoir plein de potes, jouez à Yo-Kai watch : plus de 220 créatures attendent de devenir votre ami.

Si à 40 ans tu n’as pas une Yo-Kai Watch…

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La partie commence en vous offrant le choix : vous pouvez incarner soit Nathan, soit Katie. Autrement dit, personnalisez votre avatar : un gars ou une fille.

Lors d’une balade en forêt de Granval, vous allez découvrir sur votre chemin un mystérieux distributeur de capsules. Et c’est là que toute votre vie d’écolier va basculer, grâce à la montre Yo-Kai. J’ai vraiment eu du mal a lâcher la console tellement j’étais plongée dans le jeu, si addictif !

La montre vous dévoile ce qui était auparavant invisible à vos yeux. Aidés de vos amis, Jibanyan, Granpapétit et Lulugubre. quand vous vous baladez en ville, votre montre vous indique, tel un radar, où trouver les Yokai.

Mécaniques simples mais efficaces

Tiens, voici une autre différence avec Pokemon. Ici, pas question de calculer vos coups ou d’opposer les éléments dans du tour par tour. Yo-Kai est beaucoup plus spontané, plus dynamique, et se joue en 3 par 3. On envoie ses Yo-Kai au charbon : trois bataillent, trois sont en réserve, et il vous appartient à tout moment de réaffecter l’ordre de vos créatures, rangées sur une roue de six combattants.

Vous avez dit combat ? comment procéder : un combat se déroule donc en 3 contre 3 Yo-kai, grâce à l’écran du bas. Sur la roulette, on peut choisir par quel Yo-Kai on va débuter. Sur le menu, on a le choix entre âmultime, purifier, objet et cible… Mais à quoi ils servent ?

Amultime déclenche une méga attaque, en faisant un mini-game (forme à tracer sur l’écran) ; cible permet de choisir quel Yo-Kai combattre ; purifier sert à soigner (empoisonnement, etc) ; objet pour donner des aliments ou talisman à votre Yo-Kai ou à l’ennemi (pour avoir plus de chance de l’attirer vers nous).

La difficulté est progressive, et les boss sont là pour nous le rappeler et pour corser le jeu : si le jeu est simple au départ, plus vous avancez et plus les boss vous demandent d’avoir de l’expérience, donc de vous entraîner si besoin.

Mais avec de la technique et de la patience, on les passe les doigts dans le nez !

Dans l’histoire du jeu, on doit également accomplir de nombreuses missions et quêtes. Dans l’ensemble le gameplay est vite addictif. Les mécaniques sont simples, et efficaces !

Vélo et canne à pêche

Au niveau des graphismes, le jeu me fait beaucoup penser à Pokémon ou même à Fantasy Life, pour son côté mignon, coloré et son orientation RPG (on se balade, on discute, etc).

Mais j’avoue que je préfère jouer à Yo-Kai, ayant littéralement craqué pour ce monde étrange et merveilleux, où se cachent tout plein de Yo-Kai, ces petites créatures issues des contes populaires japonais.

Petit plus que j’apprécie : les développeurs ont eu la bonne idée de proposer une rotation de caméra, en utilisant les touches L et R : on peut ainsi faire pivoter l’image pour un meilleur angle de vue.

Petit à petit, on découvre d’autres similitudes avec Pokemon, comme le fait de pouvoir se déplacer à vélo pour aller plus vite, ou d’utiliser une canne à pêche pour attraper les Yo-Kai aquatiques.

Psychopathe !

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Une séquence récurrente dans le jeu va vite devenir un vrai cauchemar : gare a vous si vous rêvassez trop en flânant dans les rues ! La « Ter’Heur » peux arriver à tout moment, de jour comme de nuit, pour vous poursuivre inlassablement tel ce psychopathe de Nemesis dans Resident Evil 3 (les connaisseurs reconnaîtront).

Pour échapper à ce Yo-Kai géant et tout rouge, vous n’avez qu’une seule solution : courir en évitant les Egaroni qui, dès que l’on passe devant eux, lui indiquent votre présence. Alors foncez vers le portail, qui vous emmènera dans le monde réel !

Et ne tentez pas de le combattre : vous n’avez aucune chance ! Et je sais de quoi je parle, j’ai essayé !

Au final

Gros carton assuré pour ce Yo-Kai Watch ! Ultra-populaire au Japon, il a tous les atoûts pour le devenir aussi en France. Destiné à séduire les plus jeunes, il atteint aussi les parents…

Le comparer à Pokemon est légitime. Pourtant, Yo-Kai Watch réussi son pari : s’imposer avec son univers, son caractère, son identité, son ambiance, son casting de joyeux drilles issus du folklore japonais…

Les enfants vont se l’arracher, mais pas que ! Le jeu est excellent, mais vous devrez aussi composer avec le dessin-animé, les figurines, les cahiers, les t-shirts, les cartables… et tous les produits dérivés qui vont avec ! Dans le coeur des enfants, Yo-Kai a tout pour reléguer les Super-Héros ou Violetta à la poubelle.


Verdict

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Un univers addictif, qui déchire et qui s’impose au sommet !

17/20

Les + :

  • Le générique trop kawaï qui te reste dans la tête toute la journée 😀
  • Joli, coloré, candide
  • Musiques entraînantes
  • Le design des Yo-Kai (certains sont mignons, d’autres ont la gueule de l’emploi)
  • Jeu en Français
  • Trois sauvegardes possibles
  • Le système de combat
  • Très longue durée de vie du jeu grâce aux multiples quêtes et missions
  • Gameplay très simple, convient aux jeunes enfants (sachant lire)

Les – :

  • Map pas assez précise à mon goût (on cherche parfois longtemps une rue ou un point sur la carte )
  • Parfois obligé de farmer pour battre des boss
  • Parfois de la frustration pour choper les Yo-Kai
  • La recherche des objets
  • Va vous priver de vie sociale pendant un moment

Yo-Kai Watch, par Level-5 pour Nintendo, sur consoles de la famille 3DS. Pegi : 7.

Test réalisé sur une version fournie par l’éditeur.

Site officiel

 

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