The Legend of Legacy

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Aujourd’hui 5 février sort The Legend of Legacy, le nouveau RPG de Furyu pour Atlus. Il vous propose d’incarner sept personnages lancés dans une grande quête sur l’île d’Avalon. La 3DS se dote ainsi d’un nouveau J-RPG, ma foi fort agréable !

Vous aimez les RPG ?

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Si je vous dis « Atlus« , vous allez instantanément penser « J-RPG » ! Et vous auriez raison, tant l’éditeur est prolifique en la matière, tout comme son camarade Nis America. En fait, c’est simple : sans Nis America et Atlus, les fans de RPG s’ennuieraient sur leur console. « Il faut rendre à César… » comme on dit…

Et s’il est une console sur laquelle Atlus se sent « comme à la maison », c’est bien la 3DS, qui fait preuve d’une certaine ouverture concernant l’hébergement de jeux de rôles. A l’heure actuelle, en termes de quantité et de qualité, je pense que seule la PS-Vita peut rivaliser avec la portable de Nintendo (je ne dis pas qu’il n’y a pas de bons RPG sur les autres consoles, mais il faut reconnaître qu’ils y sont beaucoup moins nombreux).

Aussi, en attendant la sortie de Etrian Odyssey 2 Untold : the Fafnir Knight le 12 février, licence beaucoup plus connue, Atlus nous propose aujourd’hui The Legend of Legacy… Moins médiatisé, mais un jeu au charme certain !

C’est l’histoire de sept gars…

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Dans The Legend of Legacy, vous allez faire la connaissance de sept explorateurs, et allez devoir en choisir un comme personnage principal :

  • Meurs, « élémentaliste » qui est aussi le dernier représentant de son clan
  • Bianca, une jeune fille souffrant d’amnésie
  • Liber, « chasseur de trésors », un grand idéaliste
  • Garnet, « templière », présentée comme déterminée et loyale envers son royaume et l’église
  • Owen, un mercenaire dont la réputation n’est plus à faire
  • Eloise, « alchimiste » plutôt canon mais on sent qu’elle cache un truc
  • Filmia, un prince grenouille tout mimi et attachant qui recherche des survivants de son espèce

Ils débarquent sur l’île mystérieuse d’Avalon, apparue il y a dix ans. De nombreux aventuriers s’y retrouvent afin d’en percer les mystères, à l’appel du Roi des Aventuriers.

Très vite, ils vont être amenés à s’associer à deux autres aventuriers pour mener à bien leurs différents objectifs (pour faire simple, déterrer des trésors, découvrir le « dieu » de l’île ou tout simplement retrouver leurs souvenirs perdus).

Jusqu’ici, le scénario est assez classique. Mais leur histoire va prendre un nouveau tournant quand ils vont découvrir une pierre chantante, leur permettant de tuer leurs adversaires avec des chansons de Lara Fabian voir des réminiscences du passé oublié d’Avalon.

L’aventure commence

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Assez parlé, il est temps de partir à l’aventure. Pour cela, vous devrez commencer par choisir un personnage parmi les sept cités plus haut, chacun ayant ses spécificités, ses armes de prédilection. Deux autres persos vous accompagneront, constituant ainsi un trio d’aventuriers que vous contrôlerez. Vous pourrez par la suite recruter les autres personnages, mais toujours avec l’obligation de constituer des équipes de trois.

Très vite, vous remarquerez que, comme par exemple dans Children of Mana (excellent jeu DS), vous n’allez pas visiter plusieurs villages puisqu’il n’en existe ici qu’un seul, qui fera office de zone de repos, d’achats, etc. Tout se passe sur différentes régions disséminées autour de ce village.

Et le principe du jeu est justement de visiter ces zones, de les explorer à 100% afin de revendre ensuite leurs cartes ainsi complétées. Pour cela, il suffit de visiter les différents terrains afin que la carte se dessine en temps réel sur l’écran inférieur de la 3DS. Le moins que l’on puisse dire, c’est que The Legend of Legacy vous propose beaucoup d’exploration, et vous allez devoir fouiller chaque recoin des maps pour pouvoir avancer.

Dans ces zones, vous trouverez des ennemis, matérialisés à l’écran et donc que vous pouvez éviter, des ruines et des statues qui vous en apprendront plus sur l’histoire, mais surtout vous donneront des « whispering shards » qui vous permettront d’apprendre des sorts de magie, ou les « singing shards » qui vous donnent le contrôle sur les éléments (air, eau et feu).

Une fois la carte complétée et revendue, vous devrez cependant y revenir pour y chercher un PNJ (on ne le trouve pas systématiquement) qui aura pour rôle de vous apprendre une « Stance » (l’équivalent des « Jobs » dans Final Fantasy). De trois stances au départ, vous en aurez au total 13 à trouver.

Ce sont clairement l’exploration et l’action qui priment ici. Le scénario s’en retrouve relégué au second plan, et il ne se dévoilera que timidement, grâce à quelques répliques ou saynètes lâchées avec parcimonie, ou grâce à des statues, dans les zones à explorer, qui vous révèlent le background au compte-gouttes. The Legend of Legacy ne s’embarrasse pas de longues cinématiques ou d’interminables dialogues !

Un système de combat plutôt bien vu

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Forcément, pour un jeu qui fait la part belle à l’action et aux combats, on peut dire que l’éditeur a soigné ses joutes. Si le système de combat peut sembler très technique au premier abord, avec l’expérience il s’avère plutôt malin et bien senti. Et si je vous disais plus haut que les nombreux monstres (représentés sur la carte par des ombres d’oiseau, de fauve, de diablotin…) peuvent être contournés, ils vous détectent de loin et vous tomberont souvent dessus sans crier « gare ».

Lorsque le combat s’engage, le menu est assez classique, avec du tour par tour comme on en voit dans la plupart des J-RPG. Mais ici, vous remarquerez une nouveauté avant chaque tour : vous devez choisir votre formation. Ces formations influencent les actions de votre équipe : en choisissant Attack vous serez plus forts tandis qu’avec Guard, votre garde sera renforcée, et Support boostera votre vitesse et vos soins. Ces options sont conditionnées par les différentes stances à trouver. Cette possibilité est précieuse car elle vous permet de souffler et vous régénérer lors de combats difficiles, ou de mettre le paquet en fin d’affrontement… Un plus stratégique !

Lorsque je parlais précédemment de « singing shards » pouvant jouer sur les éléments, sachez que l’air, l’eau, le feu et l’ombre ont un rôle très important lors des combats. Une sorte de boussole divisée en quatre couleurs s’affiche sur l’écran tactile, et selon l’élément qui domine, des bonus ou des malus seront appliqués à tous, héros comme ennemis : l’eau divise de moitié les effets des « charms » (sorts magiques), le feu multiplie par deux les effets des « arts » (attaques physiques), et ainsi de suite…

Et c’est là qu’entrent en jeu ces singing shards : leur rôle ? vous permettre de passer un contrat avec l’élément correspondant. Car sans contrat, il n’y a pas moyen d’utiliser cet élément. Il n’existe que trois singing shards donnés par trois statues précises (un par élément, sachant que le quatrième, l’ombre, est réservé aux monstres).

Si à la fin de chaque combat, des points viennent augmenter vos HP, vos points de magie ou votre résistance, il en est de même pour vos compétences (magies, attaques) qui gagnent elles aussi de l’expérience. Autrement dit, plus vous les utilisez, plus elles deviennent puissantes et efficaces.

Des points plus mitigés

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A chaque fois que je teste un jeu Atlus ou Nis America, j’ai l’impression de me répéter. Mais c’est le premier défaut que je relève, à chaque fois : le jeu est en Anglais, et ne bénéficie d’aucune traduction en Français. Un détail pour les « anglophones » tant les dialogues sont accessibles. Mais tandis que j’allais dire que nous avions ici un titre idéal pour initier les plus jeunes au RPG, je me suis souvenu qu’un élève de 6e qui va se payer un contrôle d’Anglais à la rentrée aura sans doute du mal à suivre la trame principale…

Le second point négatif (à mon sens) concerne les graphismes, parfois un peu trop sommaires. Les persos sont mimis, le jeu est très colorés, mais les décors sont parfois un peu vides, et certains tableaux nous offrent une véritable foire aux polygones. Le choix artistique de faire apparaître les arbres (et les décors en général) au fur et à mesure que vous avancez sur la carte est lui aussi un peu perturbant au début.

De manière générale, le jeu n’est pas très beau et semble accuser le poids de deux ou trois ans de retard face aux poids-lourds qui s’annoncent sur 3DS. Il n’empêche qu’il rattrape le coup avec une direction artistique plutôt sympa et variée : suffisamment en tout cas pour faire en sorte que la lassitude ne s’installe pas au fil de votre progression.

Totalement « random » ce jeu !

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Enfin, je terminerai sur les « défauts » en vous parlant d’un système que je trouve complètement aberrant : le RNG ou « Random Number Generator« . Autrement dit, un système certes original, mais qui rend tout, absolument tout (combats, équipement, récompenses, levels…) aléatoire !

Pour finir le jeu, votre meilleur ami sera donc « le bol » ! Si vous en avez, et si le RNG vous aime bien, le jeu sera pour vous d’une grande facilité. Mais si le RNG vous a dans le pif, vous n’imaginez pas à quel point vous allez en baver ! Et c’est de lui dont va dépendre l’intérêt que vous allez porter à ce titre. Je m’explique :

Dans The Legend of Legacy, ne comptez pas acheter de l’équipement chez le marchand du village, il ne livre que des objets de base. Les objets les plus intéressants sont lâchés au hasard par les monstres vaincus (bien qu’ils soient plutôt radins), ou par des bateaux que vous pouvez louer pour aller chercher des trésors (choisissez les plus gros montants pour des objets de meilleure qualité)… Mais dans les deux cas, vous allez au hasard récupérer soit des objets complètement surpuissants, soit de l’équipement totalement nul… Espérons que vous êtes chanceux aujourd’hui.

Et il en va de même pour les PNJ vous offrant les fameuses « stance » qui apparaissent si le jeu le veut bien, ou l’expérience gagnée à la fin des combats : plus ou moins de points dans telle ou telle aptitude, ça change tout le temps. Et ça change aussi en fonction des affinités qu’aura votre personnage avec telle ou telle compétence… Bref, ici, tout est aléatoire, et très vite le jeu va vous donner l’impression que c’est lui qui dirige l’aventure, que vous n’êtes qu’un pion…

Au final

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Ce Legend of Legacy se révèle être un petit RPG très sympa sur 3DS. Et plus on y joue, plus on a envie de s’y accrocher. Tout mimi, coloré, et avec un système de combat très intéressant, ses limites graphiques se font vite oublier grâce à une direction artistique intéressante. Le jeu évite de vous faire tomber dans la routine de par sa diversité.

La question qui demeure est « à qui s’adresse t-il ? » Difficile de répondre, tant les pro-gamers comme les néophytes pourront être déstabilisés par un système qui laisse une trop grande part à la chance et à l’aléatoire : ce n’est pas votre talent qui vous aidera à finir le jeu, mais le fait d’avoir du bol, beaucoup de bol !

Tout ne dépend donc que de vous, et le meilleur conseil que l’on puisse vous donner, avant d’acheter, est de tester la démo, disponible sur l’eShop de la 3DS.


Verdict

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The Legend of Legacy est une très bonne surprise ! La 3DS nous prouve encore une fois que, si ses graphismes sont aujourd’hui quelque peu à la traîne, elle peut encore nous surprendre avec des jeux de qualité. Un titre que les fans de jeux de rôle se doivent d’essayer, en attendant Bravely Second ou Etrian Odyssey 2 Untold…

14/20

Les + :

  • Graphismes tout mignons
  • Plein de bonnes idées
  • Le système de combat très complet
  • Les musiques de Masashi Hamauzu (Final Fantasy XIII)
  • De l’exploration à 200%

Les – :

  • En anglais seulement
  • Manque parfois de finition
  • Le « Random Number Generator »
  • Le scénario en retrait

The Legend of Legacy, par Furyu pour Atlus. En exclu sur 3DS. Genre : RPG. Pegi : 12.

Testé à partir d’une version commerciale fournie par l’éditeur.

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