Dragon Ball Z : Extrême Butôden

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S’il est une série ultra-populaire qui manquait sur 3DS, c’est bien DragonBall Z. Voilà qui est corrigé ce mois-ci : Bandai-Namco ouvre la saison de la chasse aux boules de cristal sur la portable de Nintendo, avec DBZ : Extreme Butôden. Ce sont les amateurs de cheveux qui brillent dans le noir qui vont être contents !

Indémodable !

DBZ ExtremeButoden (1)Si vous vous demandez ce que j’entends, très exactement par « série populaire », j’aurais tendance à vous répondre que, lorsqu’une série, qui fédère des millions de fans de par le monde, continue à mobiliser le même public (si ce n’est plus) 20 ans après son dernier épisode, alors oui, on peut parler de série populaire 😉

Qu’il s’agisse de redifs à la TV, d’animes en DVD, ou encore de jeux vidéo, je pense que chaque être humain a, un jour ou l’autre dans sa vie, entendu parler de Sangoku et de sa bande de potes. L’éditeur Bandai-Namco l’a bien compris puisque, depuis le début de la série, il accompagne la série de sorties de jeux vidéo. Chaque console a eu son épisode (plusieurs pour certaines).

Toutes ? Non ! Il est une console qui résistait encore (sans doute malgré elle) à la vague des Super-Saiyen : la 3DS brillait jusqu’à présent par l’absence de super-guerriers sur ses deux écrans.

Il y a quelques mois, en début d’année, DragonBall Xenoverse a confirmé à Bandai-Namco que le public de DBZ était toujours là, prêt à en découdre et à lâcher du « Kamehameha », manette en main. Une valeur sûre qui, visiblement, n’est pas prête de tomber dans l’oubli.

Aussi, on ne pourra que remercier Bandai-Namco Europe : lorsque j’ai appris l’existence de ce Extreme Butôden, j’ai franchement craint que cet épisode ne sorte pas de l’archipel nippon. Que nenni : Shenron a entendu notre souhait, le jeu est bien là, en France, traduit dans la langue de Molière !

Un plan à trois… ou plus si affinités

DBZ ExtremeButoden (14)Si en grande majorité, les jeux DBZ sont des versus-fighting en un contre un, la série nous a offert quelques petites originalités. Je pense notamment à l’excellent Tag Team, sur PSP, qui vous permettait de combattre à deux contre deux simultanément.

Cette version 3DS va encore plus loin, puisque pour chaque combat, vous devrez choisir trois combattants (switchables à tout moment), pour défaire vos adversaires. A noter que, dans le mode story, il peut arriver que vous vous battiez à un contre trois.

L’idée est franchement excellente ! On regrettera néanmoins que le roster soit aussi limité : à peine une vingtaine de personnages jouables, avouez que l’on est loin des monstrueux castings des versions « consoles de salon » !

En revanche, cet aspect est très largement compensé par les « assists », des personnages secondaires que vous pouvez faire intervenir en plein combat, lors de courtes séquences animées, afin de vous épauler le temps d’un coup spécial. Eux, en revanche, sont très nombreux. Ils montent donc le nombre de personnages à plus d’une centaine… Tout de suite plus intéressant !

Au début de chaque match, lors de votre choix de personnages, vous placez vos champions dans trois cases. Une case peut contenir un combattant ou deux assists. A vous de définir votre stratégie : allez vous envoyer trois combattants au front, ou un combattant et quatre assists ? Toutes les combinaisons sont possibles, à condition que vous respectiez le nombre de points (DP) requis : chaque soutien vous coûte en effet des points, limités à 35 par match.

Prise en main

DBZ ExtremeButoden (8)La prise en main est rapide. Les menus sont clairs, et les développeurs utilisent avec justesse les capacités de la 3DS : les techniques se déclenchent à l’aide des touches, et l’écran tactile vous sert à faire intervenir vos assists.

En solo, deux modes s’offrent à vous : le mode « Histoire Z » propose 10 combats par personnage, étalés entre l’arc des Saiyen et la saga Buu. Une fois que vous aurez fait le tour des « gentils », il faudra remettre ça avec les « méchants ».

Le second mode solo est le « Mode Aventure », des maps ponctuées de combats qui vont vous permettre de gagner des zenies (de l’argent) et de débloquer les assists. Vous pourrez aussi jouer contre l’ordi, ou en ligne en créant votre salon ou en vous invitant dans celui des autres (ce mode n’est pas encore accessible).

A défaut d’être spectaculaires, les attaques spéciales sont de bonne facture. Une réserve toutefois pour les animations des attaques ultimes : pas très jolies et lentes, vous ne pourrez pas les zapper !

On retrouve les impondérables des jeux de baston (garde, rush, chopes, esquives…) auxquels s’ajoutent des commandes propres à la série (charge de ki, échange de coups rapides, combats sur deux niveaux – au sol et aériens-,…). Du DBZ pur jus, dans la lignée de Supersonic Warriors 2, sur Nintendo DS.

En revanche, quelques petits loupés viennent gâcher la fête. A commencer par les combos ultimes, qui vont vous demander, pour les déclencher, d’avoir une barre de ki gonflée à bloc. Sachant que celle-ci se remplit trèèès lentement (sauf si vous vous équipez d’un item permettant d’obtenir du Ki plus vite), vous n’allez donc pas les envoyer aussi souvent que vous le voudriez !

Autre petite lacune du jeu : le déséquilibre entre les personnages. Autrement dit, des persos comme Cell ou Piccolo, qui bénéficient à la fois de force et d’allonge, ne peineront pas vraiment à finir leurs chapitres. En revanche, pour Krilin ou Gohan enfant, ce sera une autre paire de manches, ces poids plumes étant contraints au corps à corps.

Ceci dit, rien n’est impossible ! Si obtenir le « rang Z » à la fin de chaque combat est un exploit en soi, le jeu n’est pas particulièrement difficile ! Il m’aura fallu très exactement deux jours (en faisant des pauses), pour finir tous les modes solo… Et sans aucune défaite, s’il vous plait !

La revanche des « nuls » !

DBZ ExtremeButoden (9)Le système d’assists offre des tableaux qui vont souvent vous faire sourire ! Comme je l’ai dit, leur nombre est conséquent, et sont ici représentés des personnages secondaires dans la série (voire complètement anecdotiques), que vous avez sans doute oubliés.

Vous ne pourrez que sourire car vous aurez devant les yeux (et en 3D) une véritable « revanche des nuls » ! Imaginez Broly se faisant rosser par Oolong, Bulma envoyant un pain monumental à Cell, ou Buu humilié par Tao-Paï-Paï, Mamie Voyante ou même le commentateur du Tournoi d’arts martiaux ! (voire les trois en même temps).

Leur apparition ne dure que quelques secondes, et vous ne les contrôlez pas (ils manquent d’ailleurs souvent leur cible). Vous ne pouvez que les appeler, par une pression sur l’écran tactile, et devrez attendre que leur jauge se remplisse à nouveau pour les rappeler pour un second tour.

Mais pour débloquer ces assists, il va falloir le mériter ! Pour cela, il vous faudra parcourir la carte du « Mode Aventure », où chaque étape est un combat. Pour débloquer le personnage correspondant, il faudra finir le combat avec la meilleure note (rang Z), et croyez moi, ce ne sera pas une partie de plaisir (notez que pour quelques assists, il suffit de regarder une séquence de dialogue pour débloquer le personnage associé, mais ce fait reste rare). Car même avec une grande maîtrise des techniques, il est quasi surhumain d’obtenir la note ultime.

Hommage à la période 16 bits

DBZ ExtremeButoden (12)En revanche, vous aurez plus le temps d’admirer vos héros : les sprites sont plutôt jolis (en cohérence avec les performances de la 3DS), et prennent surtout une bonne partie de l’écran. Leurs animations font dans la sobriété, mais encore une fois, sont de bonne facture pour un jeu 3DS.

En fait, (mais ce n’est qu’un ressenti très personnel) par ces graphismes sobres et sa 2D, ce nouveau DBZ semble être un véritable hommage à la douce époque des consoles 16 bits (Super-Nintendo et Megadrive), et aux longues heures passées sur les titres de l’époque…

D’ailleurs, l’éditeur pousse cet hommage jusqu’à offrir, pour ceux qui ont précommandé le jeu ou qui ont acquis la New 3DS édition limitée DBZ Extreme Butôden, un code de téléchargement pour Dragon Ball Z2 : La Légende Saiyen, le jeu sorti sur Super-Nintendo en 1993 (Je n’ai pu vérifier cette info pour le test, mais il semblerait que ce jeu « Console virtuelle » soit en japonais : une bonne chose, tant la traduction en version française sur Super-Nintendo était une catastrophe).

L’analogie avec les jeux « retro » va même jusqu’à ressusciter les « cheat-codes » : des manips à l’écran d’accueil vous permettent de débloquer des assists assez puissants (voir ces codes ici).

Quoi qu’il en soit, à défaut de proposer un jeu qui suive au mot près le scénario d’origine (que l’on a déjà fait un million de fois en jeux vidéo), ce nouveau DragonBall Z offre beaucoup de libertés sur le plan scénaristique. Du pur « fan-service » développé pour combler les amoureux de la série.

Quelques défauts

DBZ ExtremeButoden (15)Comme je l’ai dit plus haut, le jeu est simple, et vous terminerez très rapidement le mode « Histoire Z » ou « Mode Aventure ». Avec ce type de softs, le meilleur moyen de rallonger naturellement la durée de vie est de proposer un mode en ligne digne de ce nom : le mode « online » existe, le menu est là, mais il n’est pas encore activé.

Frustrant car vous pouvez d’ores et déjà créer des groupes, mais pas encore « aller au charbon ». Mais cela va venir : une prochaine mise à jour devrait vous permettre d’aller vous mesurer aux autres joueurs.

Bien que le jeu ne soit pas très abouti techniquement, on sent que le processeur graphique de la 3DS crache ses poumons ! Cela se traduit par des ralentissements lorsque trop de personnages sont à l’écran, par des sprites qui se chevauchent, quelques légers bugs… Rien qui ne nuise véritablement au jeu, mais des bugs qui sont quand même là…

Si je devais vraiment pinailler, je vous ferais également remarquer l’absence d’un mode « entrainement », comme on peut en voir aujourd’hui dans la plupart des jeux de combat. Pas un drame en soi, mais cette absence permet de réaliser à quel point ce mode aurait été utile pour apprendre les commandes du jeu, que vous devrez par conséquent assimiler ici contre l’IA, ou dans les modes « aventure » du soft.

Au final

DBZ ExtremeButoden (2)DragonBall Z Extreme Butôden est un titre plutôt bon dans l’ensemble, qui s’inscrit dans la lignée des Supersonics Warriors sortis il y a quelques années sur DS. Les Saiyen reviennent donc enfin chez Nintendo, dans un titre destiné aux fans de la saga.

Si le jeu peut sembler frustrant à cause d’un casting de « playables » assez limité, le nombre conséquent d’assists vient palier ce manque, tout en offrant du pur fan-service aux amoureux de la série ; le mélange des deux offre les scénarii les plus « WTF » jamais vus dans la galaxie DBZ. Pour l’heure, le jeu est très court, puisque vous ne devrez vous contenter que du mode solo ; le mode online, curieusement oublié, devrait faire son entrée prochainement dans l’arène, bien qu’aucune date officielle n’ait été communiquée par Bandai-Namco.

Ce DBZ est clairement perfectible sur plusieurs points, techniques pour la plupart. Mais ce n’est pas pour autant que l’on incrimine l’éditeur, et l’on en arrive vite à se demander si ce n’est pas simplement la 3DS elle même qui est en peine. Quoi qu’il en soit, le jeu fait son taff ! Il honore son contrat, et nous permet de passer un bon moment. Et c’est plutôt une bonne chose !


Verdict

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Enfin un DBZ sur 3DS ! Sans être un jeu révolutionnaire, il remplit son contrat et offre du pur fan-service aux amoureux de la série !

14/20

Les + :

  • Des sprites énormes !
  • L’ambiance DBZ est là
  • Une manière originale d’approcher un scénario plié maintes fois
  • Combats bien pêchus, nerveux
  • Gameplay qui colle parfaitement à la 3DS
  • L’idée du 3 vs 3
  • Une quantité incroyable d’assists
  • L’intervention des assists qui offre des situations très « LOL »
  • Du pur fan-service !

Les – :

  • Hyper-chaud de débloquer certains « assists » (il faut des notes « Z » pour ça)
  • Peu de persos jouables
  • Le mode online pas encore disponible
  • Les attaques ultimes, pas très belles, qui se traînent à l’écran et qu’on ne peut pas zapper.
  • Quelques ralentissements

DragonBall Z : Extreme Butôden, par Arc System Works et CriWare pour  Bandai-Namco, sur 3DS. Pegi : 12.

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