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Avec la sortie, ce 11 septembre sur Wii-U, de Super Mario Maker, Super Mario fête ses 30 ans. L’occasion de revenir sur une véritable icône, non pas de la culture « jeux vidéo », mais de la culture tout court… Pourquoi le « plombier » de Nintendo est-il aussi populaire depuis trois décennies ? Pourquoi ce personnage de jeux vidéo est-il parfois plus connu que Mickey Mouse ? La réponse tient en 30 années qui constituent une saga qui n’est pas prête de s’arrêter…

S’il est un personnage de jeux vidéo qui peut se vanter d’être universel, c’est bien Mario (ne cherchez pas son nom, il n’en a pas, ainsi l’a voulu son créateur, Shigeru Miyamoto). Salopette, casquette rouge, gants blancs et surtout épaisse moustache noire… Son look suffit à lui seul à identifier celui qui nous scotche devant nos écrans depuis maintenant 30 ans… Un succès qui se chiffre à plus de 310 millions de jeux vendus.

Première étape identitaire pour ce héros de pixels, se trouver un nom ! Car Mario ne s’est pas toujours appelé ainsi. Lors de sa première apparition, en 1981 dans Donkey Kong, il s’appelait « Jumpman » (et sur les premiers concept-arts, il était chauve). Très vite, Miyamoto cerne le potentiel autour de ce personnage, et envisage de le faire réapparaître dans d’autres jeux. Il le surnomme alors « M. Jeu Vidéo »…  Mais son véritable nom, c’est en réalité Nintendo of America qui va le lui trouver…

En effet, à cette époque, la branche américaine de Nintendo loue un entrepôt. Son gérant se nomme Mario Segale, et les employés lui trouvent un vague air de ressemblance avec le personnage créé par Miyamoto. La référence est vite trouvée. Et comme Nintendo souhaite rebaptiser son personnage avec une consonance plus européenne… « Mario » est validé ! Mario est prêt pour sa véritable « naissance » en tant que vedette de jeu vidéo : nous sommes en 1983, et Mario Bros va y contribuer. Deux ans plus tard, c’est Super Mario Bros qui va faire exploser les ventes de la NES.

T’as le look, Mario !

ci16_amiibo_mario_30th_anniversary_marioclassic_image510hComme on l’a vu, Mario est vêtu d’une salopette, d’une casquette, de gants, et porte la moustache. Une fantaisie de son créateur ? Pas exactement ! Ou plus précisément une obligation liée aux contraintes de programmation de l’époque. Les jeux vidéo n’en sont encore qu’à leurs balbutiements, et les programmeurs ne connaissent pas encore la « motion capture ». A cette époque, un personnage se crée avec des pixels… Avec peu de pixels !

Alors, pour concevoir un personnage qui soit à la fois fluide et identifiable, Shigeru Miyamoto pense à cette tenue astucieuse : un pull marron sous une salopette rouge, voilà qui permet de mieux distinguer le mouvement des bras… Une casquette permet d’éviter de représenter des cheveux… Même remarque pour les gants qui solutionnent le problème de représentation des doigts, ou de la moustache qui permet de simplifier la bouche… Mario est né, son look aussi, et il le gardera jusqu’à aujourd’hui.

On remarquera cependant quelques légères évolutions. Dès 1989, dans Super Mario Bros 2 (ou Super Mario USA, je vais y revenir), les couleurs changent : son pull devient rouge et sa salopette vire au bleu… Ce sont, encore aujourd’hui, les couleurs que nous lui connaissons. En 2014, dans Mario Kart 8, les plus observateurs auront remarqué que sa moustache s’anime, vole au vent… C’est peut-être un détail pour vous, mais pour lui ça veut dire beaucoup…

La série, comme l’ensemble des jeux Nintendo, joue la carte de la bienséance. Pas de violence, pas de sang, pas de sexe… Mario n’a pas de copine (sur toute sa carrière, il ne s’est contenté que d’un bisou de Peach sur le nez), est plutôt sympa et pas du tout haineux, est toujours de la partie pour aider les autres… Bref, c’est typiquement le héros fait pour plaire aux enfants : il n’est jamais méchant, mais est quand même hyper-fort !!

Le pitch général est on-ne-peut plus simple : La Princesse Peach se fait enlever par Bowser, et c’est à Mario qu’il incombe de la délivrer… Pour cela, il doit traverser différents mondes pour atteindre la forteresse de Bowser. Il traverse toujours les mêmes mondes thématiques : le « vert », le désert, la glace, le ciel, la lave, etc. Chacun étant gardé par un boss… Simple, mais efficace, donc adapté à chaque épisode.

Un héros polyvalent

1989_Super Mario Bros 2Voici venu le moment de vous poser une question piège : Quel est le métier de Mario ? Et vous allez me répondre que, c’est évident car tout le monde le dit : Mario est plombier !!! En réalité, ce n’est pas si évident !

Mario est, en effet, présenté comme plombier dans Mario Bros, sur arcade en 1983, et doit lutter contre des tortues dans les égouts (elles n’ont rien de « Ninja », nous parlons bien des fameux Koopas). Une reconversion, puisqu’il était charpentier, armé de son marteau, dans Donkey Kong.

Et dans Super Mario Bros, est-il toujours plombier ? Si vous avez un doute, je vous invite à relire la notice du jeu (en VF), dans laquelle on nous parle de plantes Piranha qui sortent de pots de fleurs verts, de Royaume Champignon… Bref, dans Super Mario Bros, on est clairement dans un jardin et il est sous-entendu que Mario est jardinier. Théorie renforcée par Super Mario Bros 2, où le héros à moustache arrache carrément des plantes ! Mais je vais revenir sur ce titre « à part » !

Au cours de sa longue carrière, Mario aura pratiqué bien des métiers : pilote dans la série Mario Kart, médecin dans Docteur Mario, démolisseur dans Wrecking Crew en 1985 sur NES…

Et quand il a du temps, Mario fait du sport. Dans ce domaine aussi, il est multi-tâches : du foot dans Mario Smash Football, du golf dans Mario Golf, du tennis, du baseball… et pour se détendre, de la baston avec Super Smash Bros 😉

Et Luigi dans tout ça ?

il_570xN.448540852_7fqeBein oui, c’est vrai ça ! On n’a pas encore parlé de Luigi, le frère de Mario ? A l’origine, dans Mario Bros, les développeurs décident de créer un deuxième personnage pour le mode multijoueurs, avec des couleurs alternatives afin que les joueurs puissent faire la différence. Le personnage reste le même, mais le rouge et marron est remplacé par du vert et du blanc.

Mais Nintendo reconnaît que, présenter ce personnage comme une alternative n’est pas très glamour… Et créer un frère à Mario est plus sexy, et alimente de surcroît l’univers qui est en train de naître. Mario est Italien, son frère le sera aussi, avec pour prénom « Luigi », un mot qui, en japonais, se prononce phonétiquement comme celui qui signifie « identique ». Rien n’est laissé au hasard !

Si dans les premiers jeux, Luigi est un clone de Mario, mais avec des couleurs différentes, son apparence va changer dès Super Mario Bros 2 : il devient plus grand, avec un visage plus long, et avec une moustache légèrement différente.

Comme la plupart des personnages principaux de Super Mario Bros, Luigi aura son Spin-of (Luigi’s Mansion en 2001 sur Gamecube, puis sa suite sur 3DS en 2013… Je ne compte pas les party-games dans lesquels le « frangin vert apparaît)… Cette fois, c’est lui qui doit sauver Mario, et mener l’enquête dans un manoir hanté. Un jeu à classer dans le Top-5 du Cube !

Une mythologie

2260514-super_mario_3d_land_wallpaperDu génial cerveau de Miyamoto, ce n’est pas un simple jeu qui sort, mais toute une mythologie. Enfantine et naïve, elle est aussi complexe et très codée, et chaque nouvel épisode contribue à enrichir un vaste univers.

Dans ce monde fantastique, les champignons font grandir et les fleurs vous permettent de tirer des boules de feu. Les items sont planqués dans des briques, et le mal est incarné par une créature mi-dragon mi-tortue du nom de Bowser, dont la principale préoccupation n’est pas de conquérir le monde, mais d’enlever Peach, la jeune souveraine du Royaume Champignon.

Au fil des épisodes, cet univers s’est peuplé d’êtres plus étonnants les uns que les autres. A l’origine, la tribu était très limitée : Mario et Luigi d’un coté, qui tentaient de délivrer Peach et ses serviteurs, les « Toad » (mot qui signifie « crapaud » en anglais). En face, Bowser et ses sbires : les Koopas (tortues), les Goombas (champignons), plantes Piranhas ou encore Bill-Ball, Bloobs, Lakitu…

Puis, de nouveaux personnages sont apparus, et sont devenus récurrents dans la série : Toad a pris du galon, Yoshi est apparu dans Super Mario World sur Super Nintendo, Bowser s’est trouvé une descendance dans Super Mario Sunshine (sur GameCube), Harmonie est apparue dans Super Mario Galaxy (Wii)… Aujourd’hui, la famille s’est agrandie, et il serait fastidieux de lister ici le casting complet de la saga Mario.

Le cas « Super Mario Bros 2 »

super_mario_bros_2_anniversaire-2Je vous parlais plus haut de Super Mario Bros 2, dans lequel Mario rêve et se bat non plus en sautant sur la tête de ses ennemis, mais en leur lançant des navets à la figure… Alors, attention ! Pour le deuxième épisode de Super Mario sur NES, c’est un peu compliqué, car il y a en réalité DEUX jeux !

Super Mario Bros 2 est sorti au Japon sous le nom « Super Mario Bros : The Lost Levels ». Ce jeu reprend les codes graphiques, ressemble à s’y méprendre au premier SMB, si ce n’est que les niveaux sont plus difficiles.

Mais Nintendo America estime que ce produit ne marchera pas sur son territoire, et c’est un tout autre jeu qui sort, tout d’abord aux USA (d’où son nom de « Super Mario Bros USA » au Japon), puis en Europe. Il s’agit en réalité d’un autre jeu de Miyamoto, Yume Kôjô : Doki Doki Panic, un jeu sorti au Japon en 1987 sur Famicom Disk System. On garde les décors, le scénario, les ennemis… Et on remplace les quatre personnages principaux (un fakir, une magicienne…) par Mario, Luigi, Toad et Peach…

Cette « pirouette » sera sans précédent dans la série ! Car si elle fait apparaître de nouveaux personnages dans la mythologie Mario (Birdo, Maskass, Bob-Omb…), elle plante également les aptitudes que l’on retrouvera ensuite dans d’autres jeux licenciés « Mario » : Luigi qui saute plus haut, Peach qui peut planer, Toad plus rapide et plus costaud… Dernier jeu à reprendre ces standards : Super Mario 3D World sur Wii-U.

Roi du déguisement

41250[1]Très vite, Mario apprend à utiliser autre chose que ses boules de feu pour traverser les niveaux. Et l’une des marques de fabrique de la série, ce sont les costumes qui octroient de nouveaux pouvoirs à Mario et à Luigi.

Ainsi, dans Super Mario Bros 3, Mario peut voler grâce au costume de Tanooki (un raton-laveur japonais), nager grâce à sa tenue de grenouille, ou sauter en pilotant une botte. Dans Super Mario World, il vole toujours, mais cette fois à l’aide d’une cape.

C’est désormais un standard pour la série, et dans chaque épisode, Mario aura ses costumes : pingouin, fantôme, métal, arc-en-ciel, chat… qui lui octroient à chaque fois de nouveaux pouvoirs. Avec une exception pour Super Mario Sunshine (sur GameCube) : dans cet épisode, Mario ne se change pas, mais dispose de trois buses, chacune avec des aptitudes différentes.

Ménage ta monture !

2010_Super Mario Galaxy 2 KopieTrès vite, Shigeru Miyamoto imagine Mario se baladant sur une monture. S’inspirant des « oiseaux-chevaux » de Nausicaa (tout comme le créateur des Chocobos d’ailleurs), il imagine une créature proche du  Gastonis, un oiseau préhistorique ressemblant à une autruche. Mais la NES ne permet pas une telle prouesse, qui ne pourra se concrétiser, pour des raisons techniques, qu’avec la Super-Nintendo. Voilà LA grosse nouveauté de Super Mario World ! Nom de code : T. Yoshisaur Munchakoopas ! Et dans cet épisode, les joueurs n’ont d’yeux que pour « Yoshi » !

D’ailleurs, en parlant de monture, une légende raconte que Shigeru Miyamoto imaginait Mario à cheval dans Super Mario 64. Cela n’a pu se faire, et c’est finalement Link qui joue les cavaliers dans Ocarina of Time, toujours sur N64. Mais Mario apparaît néanmoins dans cet épisode: je ne parle pas du portrait de Mario accroché dans la chambre de Zelda, mais de Talon, le responsable de la ferme Lon Lon, celui-là même qui remet Epona à Link 😉

Ce n’est d’ailleurs pas la seule passerelle avec l’univers de Zelda, puisque dans Super Mario Bros 3, la flûte qu’utilise Mario pour passer d’un monde à l’autre (warp-zone) joue un air de Zelda, que l’on retrouvera plus tard dans Ocarina of Time/ Mais, je m’égare 😉

Des « ratages » indépendants

Super Mario BrosImpossible de parler de Mario sans parler des « loupés » qui gravitent autour de la série. Soyez rassurés, je ne parlerai pas ici de jeux, et ces fameux ratages sont bien indépendants de Nintendo. Mais ils font partie de l’univers Mario, même s’il s’agit de « produits dérivés »…

A commencer par la série TV, américaine, apparue sur les écrans sous le nom Super Mario Bros Super Show, en 1989. Mario y est joué par Lou Albano et Danny Wells lui donne la réplique sous les traits de Luigi. En France, nous avons découvert la série l’année suivante dans Cabou-Cadin (sur Canal +) et elle a été rediffusée à de nombreuses reprises. Dans cette série, Mario est Américain et vit à New York… Et oui… Bon, j’avoue que, lorsque l’on est enfant, la série est quand même sympa à regarder, même si elle se situe à des années lumière de notre héros préféré. Mais le pire reste à venir !

Car quitte à massacrer Mario, les Américains nous ont également pondu un film, en 1993, avec Bob Hoskins et John Leguizamo dans les rôles des deux frères, et Denis Hopper qui campe un Bowser pas crédible pour deux sous. Mario est toujours New-Yorkais, mais le scénario joue ici dans la catégorie « WTF », un gigantesque « n’importe quoi » qui n’aura pas trompé les fans un seul instant !

Dans la famille « Mario », nous avons aussi eu le dessin-animé : dessins et animations moches, bruitages des items utilisés jusqu’à l’écoeurement, scénario « gnan-gnan »… Dans cette série datant de 1986 et produite par Toei-Animation, si l’on reconnaît les personnages au premier coup d’oeil, les scénaristes se sont accordé beaucoup de libertés, déroutantes pour le fan de la série : Mario et Luigi sont commerçants, Luigi est obsédé par l’argent et se moque complètement de sauver le Royaume Champignon, Bowser est un sorcier complètement idiot, et Peach passe son temps à crier toutes les cinq secondes… Encore une fois, voici une adaptation à oublier, même si vous pourriez être tentés d’acquérir l’intégrale, depuis ressortie en coffrets DVD.

On récapitule !

J’en vois quelques uns qui dorment au fond de la classe, alors, on récapitule. Sortez vos stylos et vos frises chronologiques !

  • 1981 : Mario apparaît sous le nom « Jumpman » dans Donkey Kong.
  • 1983 : Mario Bros arrive sur Arcade. Le 2e joueur, Luigi, nait avec cette version.
  • 1985 : grosse date pour Mario, qui va connaître un succès planétaire avec Super Mario Bros, sur NES.
  • 1986 : Sortie de The Lost Levels au Japon.
  • 1988 : sortie de Super Mario Bros 2 (Super Mario USA au Japon).
  • 1989 : vous pouvez désormais emmener Mario partout avec vous, avec la sortie de Super Mario Land sur GameBoy.
  • 1990 : Super Mario Bros 3 arrive en Europe. Sur NES et GameBoy, Mario devient médecin dans un jeu de réflexion, avec Dr Mario.
  • 1991 : Nouvelle ère pour Mario, qui passe en 16bits : Super Mario World débarque sur Super-Nintendo. La même année, on découvre sa passion pour le golf, sur NES, avec NES Open Tournament Golf, qui engendrera les futurs Mario Golf.
  • 1992 : l’année suivante, toujours sur Super-Nintendo, Mario devient pilote dans Super Mario Kart. Cette même année, la Gameboy accueille Super Mario Land 2.
  • 1993 : Les épisodes de Mario sont compilés, sur Super Nintendo, dans Super Mario All Stars.
  • 1994 : Super Mario Land 3, sur Gameboy, voit la naissance de l’anti-Mario prénommé Wario. Voici Super Wario Land.
  • 1995 : Voici « Baby Mario », version bébé de Mario sur Super-Nintendo. Mais ce Super Mario World 2 est finalement baptisé « Yoshi’s Island« .
  • 1996 : Nintendo et Sony divorcent : il n’y aura pas de lecteur CD pour la Super-Nintendo. Sony développe donc sa PlayStation, et Nintendo mise sur la cartouche, avec sa N64. Dans le monde des jeux en 3D, Nintendo dégaine le premier avec Super Mario 64 ; Mario est le premier héros de jeux vidéo à explorer un monde en 3D. Mais la Super-Nintendo n’est pas morte, et quand Nintendo et Square-Enix se rapprochent, cela donne Super Mario RPG : Legend of the Seven Stars, un jeu hélas jamais sorti chez nous.
  • 1999 : une nouvelle licence à succès est créée. Mario Party lance sur N64 un Party-Game dont le succès est incontestable, encore aujourd’hui. Autre concentré de fun : cette même année, sur N64 toujours, Super Smash Bros invite Mario et ses amis dans de grandes parties de baston. Sur GameBoy Color, Super Mario Bros Deluxe est le portage « portable » du premier jeu Super Mario Bros. Dans Mario Golf 64 et Mario Golf sur GameBoy Color, Mario confirme son talent sur le green.
  • 2001 : La GameBoy Advance aura son Mario, avec Super Mario Advance.
  • 2002 : Après Léon, voici « Mario le nettoyeur » ! Avec Super Mario Sunshine, l’épisode GameCube, Mario nettoie l’île Delphino à grands coups de jets d’eau.
  • 2003 : Mario Kart revient, mais cette fois, vous pilotez en binomes, dans Mario Kart : Double Dash !! sur GameCube ! Et sur la même console, les clubs de golf sont de sortie dans Mario Golf : Toadstool Tour. Sur GameBoy Advance apparaît une nouvelle licence : Mario & Luigi : Superstar Saga instaure un nouveau type de RPG, avec la collaboration des deux personnages.
  • 2004 : Super Mario 64 DS est le portage sur DS du hit de la N64. Cette fois, quatre personnages sont jouables !
  • 2005 : Voici du foot futuriste et pêchu avec Mario Smash Football, sur Gamecube. Et le plombier est un sportif : même année, même console, il s’essaye au baseball dans Mario Superstar Baseball.
  • 2006 : Girls Power !!! C’est cette fois au tour de Peach de sauver Mario, dans Super Princess Peach, sur DS ! En parallèle, Nintendo sort un reboot de Super Mario Bros sur DS : New Super Mario Bros est un succès avec plus de 30 millions de cartouches vendues ! Pendant ce temps sur DS, Mario joue au basket dans Mario Slam Basketball.
  • 2007 : Grosse année pour Mario et ses amis ! Super Paper Mario amène une version toute mimi de Mario sur Wii. Les fans de plate-formes vont découvrir l’extraordinaire Super Mario Galaxy, toujours sur Wii. Et à l’occasion des J.O., Mario se réconcilie avec son concurrent de toujours, Sonic, pour participer à Mario & Sonic aux Jeux Olympiques.
  • 2008 : Cette année 2008, la Wii est gâtée : Super Smash Bros Brawl, et un nouveau Mario Kart… Les fans sont aux anges !
  • 2009 : New Super Mario Bros a été un carton, voici sa version Wii, avec cette fois des parties à 4 ! Dans Mario Power Tennis, la wii-mote devient raquette. Mario et Sonic se retrouvent, mais cette fois dans la neige avec Mario & Sonic aux JO d’Hiver.
  • 2010 : Après le succès de Super Mario Galaxy, Mario retrouve Yoshi dans Super Mario Galaxy 2, sur Wii. Dans Mario Sports Mix, les personnages de Nintendo affrontent ceux de Square-Enix au volley, basket, hockey, dodgeball… sur Wii. Et pour les 25 ans de Mario, un collector de Super Mario All Stars est réédité.
  • 2011 : Avec Super Mario 3D Land, le joueur découvre le plombier en relief sur 3DS. Dans Mario Kart 7, sur 3DS, Mario sort une aile de delta-plane et découvre les fonds marins.
  • 2012 : New Super Mario Bros aura sa version Wii-U cette année… Et un peu plus tard, une alternative est proposée avec New Super Luigi Bros. Une « suite » sort sur 3DS, avec New Super Mario Bros 2.
  • 2013 : Retour à la 3D avec Super Mario 3D World, sur Wii-U. Les fans apprécient la naissance de « Mario-chat ». Sur 3DS, les deux frères reviennent dans un RPG frais et rigolo, Mario & Luigi : Dream Team Bros.
  • 2015 : aujourd’hui, sur Wii-U, devenez programmeur et créez vos niveaux avec Super Mario Maker.

Evidemment, cette liste est loin d’être exhaustive, et des jeux Mario, il y en a encore plein d’autres. Nous avons simplement recensé ici ceux qui sont marquants, fondateurs, ont initié de nouveaux genres dans la série.

Des hommages

Mario est une icône, une référence qui aura marqué tous les joueurs… Et forcément, un tel monument ne peut qu’appeler des hommages et des références dans d’autres jeux. Bercés par ce héros emblématique, les développeurs se sont lachés en « easter-eggs » !

Ainsi, dans Dying Light, si vous trouvez la bonne bouche d’aération, vous y trouverez un tuyau vert. Entrez dedans, et vous pourrez traverser le premier niveau de Super Mario Bros ! Dans Assassin’s Creed II, lorsque Ezio retrouve son oncle, qui se prénomme Mario, celui-ci se présente avec le désormais célèbre « It’s me, Mario ! » Ou dans Angry Birds Space, le second Eggstéroïd est une référence au monde 1-1 de SMB.

Dans Alex Kidd in Shinobi World (Master System), un ennemi à moustache se nomme Mari-Oh.

On pourrait aussi citer des références qui sont totalement assumées par Nintendo, comme le fait d’installer une statue géante de Mario dans votre ville, dans Sim City (Super-Nintendo), de vêtir Bayonetta de tenues Mario et Luigi sur Wii-U… Dans Tekken Tag Tournament 2, version Wii-U, les personnages emblématiques de Bandai-Namco peuvent aussi s’habiller en Mario, Luigi et Bowser !

L’énigme « Bowser Jr »

Mario - Bowser JrFinissons sur une anecdote, qui titille depuis des années l’imagination des fans… Oui, c’est une véritable énigme, et vous verrez dans la vidéo ci-dessous que Miyamoto-san lui-même ne donne pas de réponse : si Baby Mario et Baby Luigi sont des représentations « bébé » de Mario et Luigi, Bowser Jr, lui, est un vrai fils génétique de Bowser (contrairement aux sept boss de Super Mario Bros 3 qui ne le sont pas, comme l’a confirmé S. Miyamoto). Alors, la question est : qui est la mère de Bowser Jr ?

Et la réponse, au risque de vous choquer, pourrait être tout simplement… Peach !!

Sur quoi m’appuis-je pour faire une telle spéculation ? Tout simplement sur un dialogue de Super Mario Sunshine ! Pendant la scène où l’on découvre qu’Anti-Mario est en réalité Bowser Jr, ce dernier n’a pas encore dit qui il était. Il indique simplement qu’il est venu pour délivrer sa « maman » des mains de l’infâme Mario. En effet, Bowser manipule son fils en lui faisant croire que Peach est sa mère, ce qu’il lui dément plus tard ! Donc, ça, c’est réglé !

Si ce n’est que, lorsque Peach entend Bowser Jr l’appeler « Maman » la toute première fois, la réaction normale aurait été de démentir, de tenter de lui expliquer le contraire. Mais la Princesse est plus ambigue ! Elle ne manifeste pas la moindre expression de surprise. Pire, elle ne sait pas encore qui est cette petite créature, ne connait pas son nom, mais lui répond : « Alors, tu dois être le fils de Bowser ? » Si ça ne sonne pas comme un aveu !… A cet instant, soit la princesse trahit le fait qu’elle a eu un enfant avec Bowser, soit elle est la confidente du Roi Koopa… En tout cas, on ne nous dit pas tout !

Et pour finir avec Miyamoto-San

Afin de promouvoir Super Mario Maker, Nintendo vient de poster une vidéo dans laquelle le papa de Mario, Miyamoto-san, répond à quelques questions sur le mythe de Mario. On vous laisse apprécier ce trailer, en attendant notre test d’ici quelques jours 😉

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% s Commentaires

  1. Nori Mariofan dit

    Génial ce jeu, par contre le nom en VF, pas terrible, ça fait « Super Mario m’écoeure » 😀

  2. Super Mario Maker | Level 1

    […] du moment : Super Mario fête ses 30 ans cette année (nous y consacrons d’ailleurs un dossier ici). Et pour marquer le coup, Nintendo se devait de proposer un nouveau jeu à la hauteur. Voici donc […]

  3. BleurBullix dit

    mdr, je savais que princesse peach était une cochonne

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