F1 2015 (testé sur PS4)

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Alors que, aux quatre coins de la planète, la saison 2015 de Formule 1 bat son plein, Codemasters s’installe sur la ligne de départ avec le jeu officiel de cette nouvelle édition. Cerise sur le gateau, ce nouveau jeu propose également de jouer la saison 2014. La F1 arrive en trombe sur consoles « new gen » avec pour objectif de contenter les millions de fans de la discipline… F1 2015 sera t-il sur le podium ?

Sur un plateau…

S[TEST] F1 2015 (testé sur PS4)i les fans de Formule 1 sont assez nombreux sur la planète, bien que ce soit assez difficile à imaginer, nous allons considérer qu’il existe parmi vous des personnes qui ignorent encore de quoi nous allons parler ici…

Pour faire court, la F1 est tout simplement considérée comme la crème du sport automobile. Chaque année, sur les cinq continents, vingt pilotes de dix écuries s’affrontent : pour l’anecdote et pour les fans, alors que j’écris ce test, c’est Lewis Hamilton (202 points) qui devance son coéquipier Nico Rosberg (181pts), tous deux chez Mercedes, au classement général des pilotes.

Cette année, 19 dates sont au calendrier (le prochain Grand Prix aura lieu le 23 août en Belgique). Un grand prix dure généralement tout un week-end, avec des phases d’essai, de qualifications, et la course du dimanche.

Si vous pensez que la F1 est un sport peinard où il suffit de tourner un volant, détrompez-vous : piloter une monoplace lancée à plus de 300 km/h est extrêmement physique, et à cela s’ajoutent des règlements très pointus… Et le jeu F1 2015 est là pour nous le rappeler !

Premier tour de piste

[TEST] F1 2015 (testé sur PS4)Car c’est justement ce que va vous proposer le jeu officiel du championnat FIA : tenter de remporter le titre de champion du Monde au volant de votre monoplace, après avoir choisi votre écurie et l’un des deux pilotes de cette équipe.

Qui dit « nouvelle édition » dit « mise à jour 2015 », et de ce coté là, le jeu remplit son contrat, avec les écuries officielles, les pilotes et les sponsors, sans oublier le calendrier officiel de la saison, qui va vous permettre entre autres de vous essayer sur les petites nouveautés 2015, telles que le Grand Prix du Mexique, qui fait son grand retour après des années d’absence.

Idéal pour commencer, le mode « course rapide » vous propose de vous lancer sur le circuit de votre choix, avec ou sans aides au pilotage. Comme dans beaucoup de jeux du genre, le tracé idéal apparaît sous forme de ligne verte à suivre; qui devient orange ou rouge lorsqu’il faut appuyer très fort sur les freins…

La conduite est agréable, la voiture répond au quart de tour, et si vous optez pour la vue intérieure, la sensation de vitesse est très bonne.

Graphiquement, le jeu est beau mais reste néanmoins en dessous des capacités « new-gen », d’un Project Cars, par exemple. La faute à des environnements parfois dénués de vie. Mais votre attention se portera sur la modélisation des voitures, et des détails forts agréables comme la distorsion de l’air au niveau des échappements.

Comme à la télé !

[TEST] F1 2015 (testé sur PS4)Dans F1 2015, on appréciera une mise en scène qui évoquera aux fans les retransmissions TV : présentation des circuits, informations sur l’évolution du championnat, commentaires en course assurés par Anthony Davidson et David Croft pour la version anglaise. On passera sur la VF, dans laquelle le commentateur donne l’impression de jouer au sudoku pendant qu’il parle, sans grande conviction.

On retrouve cependant toute la volonté de l’éditeur de vous immerger dans l’ambiance des grands prix. Tout y est, et dans les paddocks, des animations vous font vivre l’avant et l’après course. En course, on appréciera également les interactions avec vos ingénieurs, avec des animations très chouettes lors de vos passages aux stands.

Comme à la télé, et comme dans beaucoup de jeux du genre, vous pourrez revoir votre course avec le ralenti qui, une fois encore, propose des angles de vue très télévisuels.

En revanche, on regrettera la modélisation des pilotes qui, il faut le dire, est parfois ratée. Pourquoi, à l’écran de choix des pilotes, ne pas avoir gardé les photos des pilotes ? Mais le pire vient avec les cinématiques.

Ici, la ressemblance est parfois (très) vague, il faut chercher un peu. Sur ce point, c’est assez inégal : les pilotes ressemblent parfois à leur modèle d’origine, mais lors de certaines scènes, la ressemblance est plus lointaine… Dommage, d’autant que les mises en scènes dans lesquelles interviennent ces pilotes sont plutôt sympas… Bon, on ne va pas chipoter, d’autant que, ce qui nous intéresse vraiment, c’est la course !

Pas de jeune rookie !

[TEST] F1 2015 (testé sur PS4)Au niveau des menus, F1 2015 propose des choix assez classiques dans ce type de jeux : course rapide, contre la montre, mode multijoueurs, saison 2015, My F1 (les paramètres), « Saison pro » (j’y reviens plus bas)… L’essentiel est là !

On regrettera néanmoins l’absence de « mode carrière », ce mode qui, dans les précédents volets, vous proposait une alternative scénarisée, dans laquelle vous incarniez un jeune rookie en devenir, commençant tout en bas et devant gravir les échelons pour devenir champion du monde.

Ici, vous incarnez l’un des vingt pilotes chevronnés (et officiels), dans le but de remporter la saison (classements « pilotes » et « constructeurs »), que ce soit en « saison », ou en « saison pro » pour les plus aguerris.

Pour le multi, plus d’écran splitté en local, mais un mode multijoueurs en ligne que l’on oubliera vite. Pour faire simple, je n’ai pu tester que quelques rares parties (avec énormément de lag) car, pour jouer en ligne, il faut trouver des joueurs, et de préférence que le jeu ne décroche pas en cours de partie…

En revanche, on appréciera de retrouver également ici, sur consoles new-gen, la saison 2014, disponible sur la page d’accueil. Choisissez quelle saison vous souhaitez démarrer, avec les noms et circuits officiels bien sur… Notez que F1 2014, sorti en octobre dernier, n’était disponible que sur PS3 et X360… Un bonus donc assez plaisant, il faut le dire !

La voix des stands

[TEST] F1 2015 (testé sur PS4)Comme vous l’aurez compris en lisant ce test, la volonté de l’éditeur est clairement de vous immerger totalement dans la course. Alors, je vais maintenant revenir sur deux aspects plutôt sympas allant dans ce sens.

Le premier est la barre lumineuse de la DualShock 4, qui change de couleur en fonction de l’état de la piste. Une petite particularité fort agréable !

La seconde nouveauté est l’interaction grâce au casque-micro de la console : vous pouvez entendre les conseils et les renseignements de votre stand pendant la course (vous pouvez aussi avoir ces infos à l’écran en pressant la touche O).

Sur le papier, vous deviez pouvoir dialoguer à l’aide du micro de votre casque, mais j’avoue que je cherche encore cette fonction.

Le mode « saison pro »

[TEST] F1 2015 (testé sur PS4)Voici le mode qui va sans doute le plus vous en faire baver. « Carrière pro » est un mode de jeu qui a été conçu pour les fans purs et durs de simulations, pour les champions de la conduite… Un mode bien épicé, qui place haut la barre du challenge et de l’immersion.

Car dans ce mode, vous allez jouer dans des conditions extrêmes : afin de vous immerger dans la course, seule la vue pilote est disponible, sans aucune autre indication à l’écran. Pour connaître votre position, l’état de vos pneus ou de votre carburant, tendez l’oreille et écoutez ce que vous disent vos ingénieurs…

Dans ce mode, les épreuves se jouent en temps réel : essais, qualifications, course… Pas moyen de zapper une phase ; vous êtes un pilote de F1, et vous devez passer par là pour décrocher la couronne mondiale. Vous ne serez donc pas effrayé, non plus, de devoir faire la course dans son intégralité, avec le même nombre de tours que dans la réalité.

Trop facile ? Petit malin ! Ici, les règles sont appliquées à la lettre, et la console se révèle très exigeante. Mordez un peu trop sur le bas coté, et la sanction tombe… Touchez un adversaire d’un peu trop près, et vous êtes puni instantanément, au mieux d’une pénalité, au pire d’un drapeau noir si vous êtes coutumier du fait…

Suivre les règles de la F1 sans erreur est déjà un challenge en soi… Mais comme si cela ne suffisait pas, il y a aussi la conduite. Et finir la course ne sera pas de tout repos…

Je vous l’ai dit, on est dans la simulation extrême. Donc, vous ne serez pas surpris de jouer intégralement en manuel. Ici, pas d’aides au pilotage, et vos nombreux freinages impliqueront une totale maîtrise du circuit, et nécessiteront une grande dextérité sur les commandes de vitesses.

Et votre voiture aussi aime vous punir ! Si vous roulez dans l’herbe, c’est la perte de contrôle instantanée… Vous pensiez « rattraper le tir » tout en ayant oublié de rétrograder ? Vous voilà en train de tracer de magnifiques cercles sur le tarmac… Inutile de vous préciser que la moindre collision engendre de gros dégâts sur votre monoplace, et donc dans 99% des cas l’abandon…

Au final

F1_2015_July_026_1436458884F1 2015 joue ouvertement les cartes de la simulation de Formule 1, présentée comme un show TV, et de l’immersion totale dans cet univers à 300 à l’heure. Le pilotage est très réaliste, et les options de réglages de votre monoplace, du carburant aux pneus vont vous occuper un bon moment… Restera à piloter comme un chef pour vous en sortir…

Car le pari est réussi, peut-être même un peu trop : au final, l »aspect simulation est tellement réaliste qu’il pourra rebuter les débutants, qui souhaitent seulement faire quelques tours de circuits pour se détendre. Ils joueront donc en difficulté « facile » avec toutes les aides au pilotage possibles (pour le test, nous avons joué en « intermédiaire », la difficulté moyenne).

Mais dès que vous jouez dans une difficulté « normale », F1 2015 n’est plus un jeu d’arcade, et se destine avant tout aux passionnés de jeux de conduite. Je ne parle même pas du mode « Saison pro », qui se destine quant à lui aux « as » du pilotage.

Si le contenu reste assez sommaire dans l’ensemble, l’essentiel y est. F1 2015 est de ces jeux qui compensent leurs petits défauts par un contenu qui, malgré tout, vous en donne pour votre argent.

En résumé, F1 2015 est une simulation réussie et complète, mais cependant assez exigeante dès lors que vous jouez en difficulté autre que « facile ». Une galère pour les amateurs de jeux d’arcade, mais un vrai challenge pour les ténors des jeux de pilotage…


Verdict

 

F1-2015-jaquette

Un peu « moyen » sur la forme, un excellent jeu de course sur le fond, cependant très (trop) exigeant !

15/20

Les +

  • Deux saisons pour le prix d’une
  • Une infinité de possibilités en termes de réglages
  • L’IA se montre assez nerveuse et combative, voire sadique
  • Une mise en scène très « retransmission TV »
  • Certaines vues offrent de bonnes sensations de vitesse
  • Interaction avec les ingénieurs
  • La barre de la Dualshock qui change de couleur selon l’état de la piste
  • Le mode « Saison pro » propose un vrai challenge pour les as de la conduite

Les –

  • Des pilotes pas toujours ressemblants (ou alors de loin)
  • Quelques micro-bugs en course
  • En VF, le commentateur donne l’impression de s’en foutre
  • L’IA n’est pas pénalisée lorsqu’elle vous défonce sur la piste
  • Absence de mode « carrière »
  • Le mode multijoueur en ligne pas au point
  • Une intro très light
  • La Safety-Car a disparu
  • Le mode « Saison pro » rebutera sans doute les « casual gamers » par son coté trop exigeant

F1 2015, par Codemasters Racing, distribué par Bandai-Namco, sur PS4, Xbox One et PC. Pegi : 3.

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