The Elder Scrolls Online : Tamriel Unlimited

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 Même pas encore eu le temps de décrocher totalement de Skyrim ! Et voilà qu’il faut désormais se remettre en route. Bethesda et ZeniMax nous proposent ce mois-ci d’explorer, en multi, les contrées de Tamriel. Je pensais il y a quelques années, qu’aucun RPG ne pourrait surclasser Skyrim… Et si ce Elder Scrolls Online était encore meilleur ? Voici le moment de répondre à cette question !

Du PC aux consoles

Screenshot_20150408_163523_1428915961Si vous êtes un fan de « The Elder’s Scrolls » sur consoles, alors sans doute êtes vous de ces joueurs qui gardent encore pour référence l’excellentissime Skyrim, une véritable bombe sortie sur la génération précédente de consoles, et qui reste à ce jour une référence du genre.

Les joueurs PC quant à eux, ont pu il y a un an, s’essayer à une toute autre dimension avec The Elder’s Scrolls Online : alors que le jeu est une référence du RPG, il s’essayait au MMORPG.

Aujourd’hui, Bethesda et ZeniMax mettent cette nouvelle version à la portée des joueurs « consoles », en proposant TESO sur PS4 et Xbox One, mais cette fois dans sa version « Tamriel Unlimited » (le jeu dans sa version d’origine, complété par six DLC de la version PC).

Un exercice périlleux tant le MMORPG et les consoles sont deux univers qui ont du mal à se marier. L’éditeur mise cependant sur un argument de poids : ici, l’abonnement mensuel n’est plus requis (il vous faudra néanmoins avoir un compte PSN+ ou Xbox Live pour jouer en ligne).

C’est parti pour une grande aventure épique, qui vous entraîne sur le continent de Tamriel, environ 1000 ans avant les événements de Skyrim…

Il était une fois…

11696417_10207237232187864_820645244428307103_o (1)​Vous l’aurez compris, ce nouvel épisode vous emmène à Tamriel, 1000 ans avant les événements de Skyrim. Vous pourrez parcourir librement ce vaste monde, en traversant des sites biens connus tels que Bordeciel, Le Marais Noir, Blancherive, Daguefilante…

Trois alliances se sont formées pour conquérir Cyrodil. Mais une menace plus grande encore pèse sur ce monde : le prince Daedra Molag Bal étend son pouvoir sur Tamriel. Son but est d’attirer tout le monde sur son domaine, à Oblivion, afin de prendre le contrôle de toutes les âmes mortelles.

Je viens de passer un long moment à créer mon personnage, grâce à un éditeur assez complet. Homme ou femme, chevalier Dragon, sorcier, templier ou lame noire, Bréton, Orque, ou Rougegarde… Vous n’avez que l’embarras du choix.

Mon humaine est enfin créée, et elle se réveille dans une prison, au coeur d’un monde sinistre. Visiblement, elle a été tuée et n’est plus qu’un esprit damné parmi tant d’autres. Maintenant, elle doit s’évader, et trouver le moyen de retrouver son corps pour revenir à Tamriel et tenter de sauver le monde, rien que ça…

Prise en main immédiate

11041141_10207237229627800_5482560265823793199_oAu niveau de la jouabilité, rien ne change, et les fans de la série retrouveront instantanément leurs marques. Pour les débutants, une brève adaptation sera nécessaire, mais le tuto de départ est suffisamment complet pour adopter très vite les bons réflexes. D’autant que le jeu s’avère agréable à la manette, utilisée ici idéalement.

Vous dirigez votre personnage à la première personne (une autre vue est possible), et une simple pression sur la touche adéquate suffit à dégainer votre arme principale : plutôt pratique, car hors de la ville, les routes ne sont pas sûres.

Comme dans un RPG classique, les combats vous rapportent de l’expérience, afin de monter votre niveau général ou vos compétences. Le menu principal, bien que sobre, est assez complet. Cependant, une gestion plus claire des quêtes aurait été une bonne chose : lorsqu’elles s’accumulent, ça devient vite un peu confus.

Dans les villes, vous avez la possibilité de discuter avec les PNJ, afin de déclencher les épisodes, les missions, ou tout simplement de commercer (acheter de l’équipement ou vendre ce que vous avez collecté sur vos ennemis).

Attention toutefois à ne pas trop vendre, car le jeu vous propose de nombreuses phases de « do it yourself » (cuisine, forge, tannerie, etc), et pour cela, des objets bien précis seront requis.

Comme dans les autres Elder’s Scrolls, ne comptez pas piller allègrement les coffres ou les armoires, comme vous le feriez dans n’importe quel RPG : ici, si un PNJ vous voit faire, vous serez étiqueté comme un délinquant, votre tête sera mise à prix et vous serez traqué…

A noter que dans ce nouvel opus, un nouveau menu apparaît, vous permettant d’afficher le profil des joueurs que vous croisez, de les enregistrer comme « ami », de dialoguer, ou de les signaler s’ils vous ont fait de grosses misères.

Un voyage inattendu

Art_3Graphiquement, le jeu (et la licence en général) tranche totalement avec les J-RPG que vous avez peut-être l’habitude de voir. Ici, nous sommes dans un univers qui s’apparente davantage au médiéval occidental, les Orques et les Elfes en plus : c’est plus poisseux, plus sombre que dans un Final Fantasy, mais toutefois avec des environnements qui transpirent la majesté. Les fans de Tolkien vont adorer.

On regrettera une certaine inégalité dans les graphismes : si les matières ou les villes sont de toute beauté et d’un réalisme saisissant, certains décors de forêt ou de plaines semblent tourner sur une console de la génération précédente : des rochers aux contours trop polygonaux, des textures parfois sommaires… De tout petits détails qui arrivent à surprendre.

Bien qu’elle soit correcte, la profondeur de champs semble, elle aussi, parfois un peu limitée. Aussi puissantes qu’elles puissent être, les « bécanes » ont sans doute un peu de mal à gérer à la fois cet aspect et l’affichage tout en 3D de ce gigantesque monde ouvert.

Je tenais également à revenir sur un dernier élément qui est capital à l’immersion du joueur dans un tel univers : la bande-son. Si Jeremy Soule (Skyrim) signe le thème principal, c’est Brad Derrick qui se lâche sur les autres morceaux de l’OST (47 pistes, avec également Malukah ou Rik Shaffer). Le résultat est dans la veine des précédents opus : tout simplement superbe.

Les voix sont en Français : un gros plus, d’autant que le doublage est relativement bon !

Au final

11258362_10207237230907832_2849872373942540108_oA titre personnel, si je suis un grand fan de RPG, je ne suis pas trop client des MMO. En proposant un jeu « hybride », Bethesda et Zenimax parviennent à trouver un compromis qui ravira les amateurs des deux genres, et je valide !

La carte est immense, l’ambiance est tout simplement excellente et fidèle à l’univers The Elder’s Scrolls, la musique est (comme d’habitude) à tomber, le portage « consoles » a été fait dans le respect des joueurs « consoles », et le nombre de missions vous promet de trèèèèèèès longues heures de jeu.

Pourtant, le titre a ses limites : au bout d’un moment, c’est un peu le foutoir pour s’y retrouver dans lesdites missions, et si les décors sont sublimes, on remarque parfois quelques « baisses » graphiques, quelques éléments qui nous donnent l’impression de venir de la génération précédente.

Si ce « Tamriel Unlimited » m’a moins accroché que Skyrim, il demeure un excellent titre, qui se hisse direct parmi la crème du RPG sur consoles. Attention toutefois : si l’abonnement au jeu n’est pas requis, prévoyez de souscrire au PSN+ ou au Xbox Live si vous ne l’avez déjà fait, sinon, vous ne pourrez pas jouer !

 Verdict

Une valeur sûre : l’essayer, c’est l’adopter !

Les + :

  • Pouvoir se balader dans l’univers de The Elder’s Scroll librement même si on n’a pas de PC
  • Jouabilité à la manette vraiment top
  • Pas besoin d’abonnement mensuel payant
  • Son coté « hybride » entre MMO et RPG-Coop
  • Déluge de quêtes très immersives et bien scénarisées
  • Très grande impression de liberté, univers vaste
  • Artisanat vraiment sympa et complet
  • Interface intuitive
  • Bande originale épique
  • Doublage en Français

Les – :

  • Disparition des canaux de discussion écrits
  • Pas d’abonnement, mais un compte PSN+ ou Xbox Live nécessaire
  • Beaux graphismes, mais pas toujours à la hauteur de cette génération de consoles
  • Le patch d’installation pèse plus de 15go
  • Mode « Player vs Player » inexistant hors de Cyrodill
  • Journal des quêtes un peu fouillis
  • Un cross-play PS4/X1 aurait été le bienvenu

The Elder’s Scrolls Online : Tamriel Unlimited, par Bethesda et ZeniMax, sur PS4 et Xbox One. Pegi : 18.

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