DragonBall Xenoverse peut-il dépoussiérer la licence DBZ ?

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Créée en 1984 par Akira Toriyama, la série DragonBall est l’une des plus populaires depuis des décennies. Aussi, il n’est pas surprenant qu’elle ait été adaptée un nombre incalculable de fois sur consoles. Mais suivant, en toute logique, toujours la même trame scénaristique, elle semble s’essouffler depuis plusieurs années… Pourtant, le 27 février, Bandai-Namco et Dimps pourraient complètement révolutionner la série avec DragonBall Xenoverse.

Vous avez dit « DragonBall » ?

DOSSIER : DragonBall Xenoverse peut-il dépoussiérer la licence DBZ ?Le 3 décembre 1984, les jeunes japonais découvrent une nouvelle série, DragonBall. Ils font la connaissance de SonGoku, un enfant à queue de singe qui part à la recherche de sept boules de cristal ayant la réputation de réaliser des voeux…

La série évolue, le héros grandit, et si le manga (papier) gardera toujours le même titre, la version TV se voit quant à elle affublée d’un Z !

DragonBall Z (comprenez « DragonBall 2) nait avec SonGohan, fils de Goku qui devait initialement prendre la relève de son père à sa mort. Mais le public ne suit pas, boude Gohan et réclame le retour de Goku, qui ressuscite comme par magie au bout de quelques épisodes de DragonBall Z.

DragonBall Z marque un changement dans le fond et dans la forme de la série : DragonBall misait sur l’aventure et sur l’humour, « DBZ » s’oriente très vite vers l’action, la baston à outrance et vers les héros bodybuildés qui peuvent exploser les planètes avec un simple coup de poing.

Bien qu’elle soit complètement massacrée en arrivant en France (générique et scènes censurées notamment), la série est ultra-populaire dès sa sortie dans l’Hexagone, en 1988… Sangoku et ses amis sont partout, sur les trousses, les pyjamas, accrochés aux murs des chambres d’ados… Et forcément, ils sont aussi sur consoles de jeux…

Il serait très long d’énumérer ici les différentes versions de DBZ sur consoles. Mais des débuts à nos jours, on retiendra notamment un DragonBall sympa (mais mal traduit) sur NES, une série DragonBall Z Butoden au contenu très limité sur Super-Nintendo, une révolution DragonBall Z Budokai sur PS2, Xbox et GameCube, puis les excellentissimes Budokai Tenkaishi…

Mais avec néanmoins une certaine lassitude s’installant avec le temps chez les fans… Difficile pour l’éditeur de se renouveler avec un cahier des charges se limitant à une demi-page : jeu de baston, trame de la série… Et débrouillez vous avec ça !

Au fil des épisodes, les graphismes et les cut-scènes s’affinent, mais le scénario est toujours le même. Le joueur sait qu’il achète un jeu DBZ pour se retaper encore une fois de plus un combat contre Radditz, revivre la première transformation de Goku en Super-Saiyen, faire fusionner Trunks et Goten ou en baver contre Majin-Buu…

Bref, un long mode scénario à chaque fois, mais avec une très grosse sensation de déjà vu, qui vous donne l’impression d’incarner le personnage joué par Bill Murray dans « Un Jour sans fin« …

Xenoverse révolutionne le scénario

DOSSIER : DragonBall Xenoverse peut-il dépoussiérer la licence DBZ ?Mais cet aspect pourrait bien disparaître avec DragonBall Xenoverse ! Tout simplement parce que le jeu de Dimps et Bandai-Namco propose cette fois un vrai scénario original, basé sur des situations alternatives aux scènes que vous avez tous vécu maintes fois par le passé.

L’éditeur brise ce mythe de Sisyphe en s’appuyant quand même sur le scénario, mais en vous proposant un mode « histoire » évolutif, constitué à 90% de séquences alternatives dépendantes de vos choix, de vos actions. Autrement dit, il vous propose tout simplement de réécrire la saga DragonBall Z.

Tout est dans le pitch du jeu : pour pouvoir affronter les deux grands méchants de l’histoire, Mira et Towa, Trunks décide de partir voyager dans le temps, à la recherche du Kaio suprême. Mais cette fois il ne sera pas seul : il repart avec… Vous !

Vos ennemis envisagent de changer le cours de l’histoire. Mira est une créature artificielle ivre de pouvoir, et Towa un scientifique d’un monde démoniaque. Comme Babidi, ils ont besoin de collecter beaucoup d’énergie, et ça tombe bien : les « Z Warriors » (comme on disait autrefois) sont de véritables centrales à « Kili ».

Dernièrement, nous avons appris que, outre leurs formes habituelles et leurs transformations, certains personnages du jeu pourront être possédés par vos ennemis… Yeux rouges et eyeliner à outrance, quels seront leurs nouveaux pouvoirs ? Réponses prochainement.

DragonBall Sim’s

DOSSIER : DragonBall Xenoverse peut-il dépoussiérer la licence DBZ ?Aspect plutôt sympa, et qui rappellera bien des souvenirs aux joueurs de DragonBall Online, vous allez pouvoir créer votre avatar de A à… Z.

L’interface de création vous offre de nombreuses possibilités… Choisirez vous un Humain, un Namek ou un Saiyen ? Portera t-il le blouson de Trunks, la cape de Piccolo ou l’armure de l’armée de Freezer ? Pourra t-il se transformer en super-saiyen ? Tout est permis !

Choisissez son sexe, sa corpulence… Dernièrement, l’éditeur révélait qu’il vous sera également fortement conseillé de vous entraîner après avoir choisi un « sensei » (un maître) parmi les personnages originaux de la série (Goku, Vegeta, etc). Ce choix influera sur vos techniques, et vous pourrez changer de sensei, ou demander à votre maître de venir vous soutenir…

Une fois que vous serez prêts à être lâchés dans le monde très vaste de DB-XV, vous devrez accomplir des missions : certaines, intitulées « Patrouille temporelle », constituent le mode « Story » du jeu. Les « Missions parallèles » sont quant à elles destinées au mode « coop ».

Evidemment, ces missions vous imposeront des objectifs précis, notamment de croiser et combattre les personnages emblématiques de la série. Et coté casting, il y a du lourd, puisque l’éditeur pioche à la fois dans DragonBall Z, DragonBall GT et dans les OAVs (Beerus et Whis, de l’OAV « Battle of Gods » seront de la partie).

Le retour de Budokai Tenkaichi !

DOSSIER : DragonBall Xenoverse peut-il dépoussiérer la licence DBZ ?S’il est un élément qui est au centre de la série DragonBall, au même titre que la quête des sept boules de cristal, c’est bien le « tournoi d’arts martiaux », le fameux « budokai tenkaichi », que l’on retrouve au centre de l’intrigue à de nombreuses reprises au fil de la BD et de la série.

D’ailleurs, les éditeurs de jeux vidéo ne se seraient jamais risqué à occulter un mode « tournoi d’arts martiaux », mode qui est bel et bien présent dans chaqsue volet de la série, depuis le premier volet sur Super-Nintendo. Dans ce mode, vous affrontez un certain nombre d’adversaires, classés en « poules »… Les vainqueurs passent au match suivant (quarts de finale, demi-finale, finale…), les perdants sont éliminés…

Dernièrement, Dimps et Bandai-Namco ont annoncé que pour mieux renouer avec le gameplay qui a marqué les origines de la licence, ce Budokai Tenkaichi est lui aussi dépoussiéré, pour proposer un mode de jeu inédit dans lequel vous pourrez retrouver d’autres combattants pour élire le guerrier le plus fort de l’univers.

Ce mode inédit, accessible depuis la ville de Toki Toki City, vous permettra de participer à un vaste tournoi d’arts martiaux frénétique dont le vainqueur empochera de prodigieuses récompenses ! Vos avatars seront-ils assez puissants pour l’emporter face à des champions en titre comme Hercule et Tenshinhan, sans oublier des personnages récurrents très appréciés des fans : Vegeto ou encore Goku en Super Saiyan 3 et Super Saiyan 4 ? A voir !

Bandai-Namco pense aussi aux collectionneurs

DOSSIER : DragonBall Xenoverse peut-il dépoussiérer la licence DBZ ?

Le fan absolu possède toute la panoplie DBZ. Bandai-Namco l’a bien compris. C’est pourquoi l’éditeur a pensé à plusieurs petits cadeaux, afin de récompenser les ceusses qui pré-commanderont le jeu. Voici le moment de parler des éditions spéciales !

A commencer par le collector « de base », qui comprendra :

  • un steelbook (boitier métal) aux couleurs de Shenron
  • Le jeu
  • un perso jouable exclusif « Vegeta SSJ4 »
  • deux tenues exclusives des soldats de Freezer pour personnaliser votre avatar (armures de couleur « or » et « cristal »).

L’éditeur précise que, pour ceux qui pré-commanderont le jeu en version dématérialisée (PSN, Xbox Live ou Steam), les bonus seront les mêmes, mais sans le steelbook.

Et si vous êtes un fan de figurines, alors sachez que le jeu sera également vendu dans une version « Trunks Travel Edition’, mais uniquement pour les versions consoles, avec :

  • Le jeu DragonBall Xenoverse
  • Une statuette « Trunks Master Stars Piece » (couleur exclusive) de 25cm.

Pour le moment, nous attendons encore des indications sur les prix de ces collectors.

Des DLC à venir

Afin de prolonger l’expérience DragonBall Xenoverse, des DLC sortiront un peu plus tard. Il faudra compter une vingtaine d’euros pour le traditionnel « season-pass », et le prix des trois DLC annoncés reste à confirmer :

1er DLC en mars

  • Trois persos jouables venant de DragonBall GT : Goku, Pan et Trunks
  • Quatre quêtes « Patrouille temporelle »
  • 15 nouveaux mouvements spéciaux pour vos avatars
  • Cinq costumes

2e DLC (date à confirmer)

  • Persos jouables
  • Quêtes,
  • Costumes et mouvements spéciaux

3e DLC (date non précisée)

  • Patrouille Ginga Jako
  • Kame Sennin (Tortue Géniale) Set
  • Contenu exclusif supplémentaire

Conclusion

Au final, DragonBall Xenoverse est de ces jeux que nous attendons avec impatience et fébrilité. Si l’on occulte complètement le coté « fan », que nous sommes depuis le milieu des années 80, cette attente s’explique par de nombreuses promesses qui, sur le papier, ont tout ce qu’il faut pour combler le plus féru des DBZmaniaques.

Une multitude de petites choses qui apportent véritablement une plus-value à la licence, et qu’on ne peut que souhaiter à la hauteur de nos espérances. Mais les deux aspects les plus alléchants sont la grande richesse du titre, et son scénario entièrement remis à neuf.

Grande richesse en effet tant ce titre avance de possibilités. Le titre risque fort de vous tenir un petit moment, tant les missions semblent nombreuses. Des menus à gogo, une foultitude de choses à faire… Et enfin la reconnaissance pour une communauté de fans, qui entrent véritablement dans l’univers de DBZ par le biais de leurs avatars.

Enfin, le second point répond à lui seul à la question posée par le titre de cet article. Si Dimps et Bandai-Namco tiennent leurs engagements, alors « oui » la saga légendaire va connaître un véritable dépoussiérage, une totale remise à neuf. Du neuf avec du vieux, mais amené de manière judicieuse, tout simplement en s’accordant quelques libertés par rapport à un scénario vu et revu, usé jusqu’à la corde.

Sans trahir l’esprit de la série, Bandai-Namco casse enfin la routine et nous propose ni plus ni moins qu’une redécouverte de l’univers de DragonBall, une véritable révolution. Inutile de préciser que nous avons hâte de mettre la main sur cette perle !

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