The Civilization Blaster vol. 7 : bientôt le calme après la tempête ?

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Derrière ce titre qui peut vous sembler un poil énigmatique, une triste réalité : si l’on se fie à la parution japonaise (chez Monthly Shônen Gangan – Square-Enix) de The Civilization Blaster (Zetsuen no Tempest en VO), la série tient en 8 volumes, et c’est bien le 7e, déjà, que vous tenez entre les mains, fraîchement édité en ce mois de juin par l’éditeur Kurokawa… Le temps passe toujours trop vite lorsque l’on est en bonne compagnie, et là, c’est le cas ! Ce fut un réel plaisir de suivre cette saga signée Kyo Shirodaira (scénario original), Arihide Sano (supervision) et Ren Saizaki (dessins) ! Mais bon ! Stop ! La série n’est pas encore finie ! Et avec ce tome 7, ce ne sont pas moins de 250 pages qu’il va nous falloir décortiquer…

Tout d’abord, pour ceux qui n’ont pas suivi, un petit résumé de The Civilization Blaster s’impose : Yoshino Takigawa et Mahiro Fuwa, deux amis très différents et solitaires, voient leur vie complètement chamboulée le jour où Aika Fuwa, la sœur adoptive de Mahiro, est retrouvée morte, visiblement assassinée dans des circonstances plus que louches. Après une petite excursion « on ne sait où », Mahiro réapparaît doté de pouvoirs.

Et c’est grace à ces pouvoirs qu’il sauve Yoshino d’une sombre organisation paragouvernementale, enquêtant sur la « maladie du fer » (une maladie fort sympathique qui transforme en fer tous les êtres vivants inspirant les particules émises par de gigantesques fruits ; Iron Man adore le concept à ce qu’il parait). Les deux amis ont aussi la faculté de communiquer à distance avec une sorcière, Hakaze Kusaribe…

Enfin, elle a quand même le lourd handicap d’être privée de ses pouvoirs, isolée sur un paradis fiscal une île déserte… Qui, pourquoi, quand, comment ? … On ne va pas tout vous dire, car franchement, si vous ne connaissez pas ce manga, jetez vous dessus ! Sachez juste que l’intrigue tourne autour d’un « arbre de la Destruction » censé tout détruire… et que, bien évidemment, les deux amis ont pour but de sauver le monde, et accessoirement de résoudre le mystère de la mort d’Aika…

Pour ceux qui ont suivi, et afin de bien spoiler ceux à qui je viens de donner envie de lire le manga, voici ce que nous dit le 4e de couv’ (à vous de zapper si besoin la partie en bleu) : « Alors que Hanemura et Hakaze, qui apparaît aux yeux des médias sous le nom de « la danseuse », s’entraînent toujours aussi régulièrement en public, Hayakawa et Fräulein continuent leurs recherches visant à trouver l’origine de l’arbre des origines. Pendant ce temps-là, Mahiro et Yoshino se retrouvent par hasard au cimetière, devant le tombeau de la famille Fuwa. L’affrontement annoncé n’ayant pas lieu, les deux groupes qu’ils représentaient, et qui faisaient bande à part jusqu’alors, se regroupent et décident de travailler ensemble. C’est le moment choisi par la princesse pour tenir la promesse qu’elle avait faite auprès de Mahiro et qui consistait à retrouver l’identité du meurtrier de sa sœur en faisant un bond dans le passé, au moment du crime ».

Comme toujours, les dessins sont superbes, agréables et très lisibles. Dois-je vous parler du scénario ? (on pourrait en parler des heures, en particulier de la (très) forte influence de Shakespeare dans ce récit, à qui l’auteur fait de nombreuses références, rien que le titre par exemple qui se réfère à « La Tempête », dernière pièce du dramaturge Anglais… D’où mon titre un peu tiré par les cheveux ;-).

Et bien, le scénario est tout simplement fidèle à lui-même, captivant, passionnant. Je n’avais pas autant accroché à une histoire à ce point depuis Death Note, c’est dire ! On approche du dénouement, ça se sent ! Et il est assez pénible d’arriver à la fin du manga en se disant qu’il va falloir attendre, en résistant à la tentation d’aller s’auto-spoiler sur le net ! Non, je ne craquerai pas !!

Plus sérieusement, si on regrette d’arriver bientôt à la fin du récit, je pense néanmoins que le choix des auteurs est plutôt judicieux : trop de volumes auraient tué la série. Comme pour Waltz, le choix d’une série courte en fait une série intéressante, sans longueurs, sans lassitude pour le lecteur, tout simplement le format idéal pour une saga que vous garderez probablement dans votre bibliothèque, rangée à coté de Death Note que je citais plus haut !

Encore un très bon manga à lire ou à découvrir ce mois-ci… Goûté et approuvé par LV1 !

The Civilization blaster 7

  • The Civilization Blaster, par Kyo Shirodaira, Arihide Sano et Ren Saizaki, en France chez Kurokawa depuis le 13 juin. Prix : 7€.

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