Resident Evil : 14 anecdotes à connaître sur la saga de Capcom

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La série Resident Evil fête cette année ses 20 ans. Vous êtes fan ? Mais êtes vous sûr de tout savoir sur la série ? Nous vous proposons aujourd’hui une série d’anecdotes qui vous permettra de vous faire remarquer dans les soirées mondaines, dès qu’un convive abordera la question de Resident Evil 😉

1 – Trois noms pour un même jeu

Biohazard, le groupe de métal
Biohazard, le groupe de métal

Resident Evil ne s’est pas toujours appelé ainsi. Fan des films d’Alfred Hitchcock, le créateur de la série souhaitait tout d’abord l’appeler « Psycho« .

Pas vraiment au goût de l’équipe de développement, qui lui préfère le nom « Biohazard » (de son nom japonais, prononcez « Baiohazado »). Oui mais voilà : Biohazard est déjà le nom d’un groupe de métal américain. Voilà qui va poser problème lors de la sortie du jeu aux USA. Alors, l’équipe propose de rebaptiser le jeu « Resident Evil » (nom aux USA et en Europe), un nom que Shinji Mikami trouve « stupide ». C’est vrai que « résident méchant », ça ne claque pas des masses ! 😉

Plus tard, Mikami reviendra à ses premières amours, pour le film « Psychose », dont il s’inspirera énormément pour Resident Evil : Code Veronica.

2 – Un développeur fan de Queen ?

C’est la question que l’on peut en effet se poser, tant les références au groupe anglais sont nombreuses dans les jeux !

Ainsi, dans Resident Evil 0, Billy porte un tatouage « Mother Love« , titre d’une chanson de la « bande à Freddy », tout comme le « Made in Heaven » inscrit sur le blouson de Claire dans Resident Evil 2. Dans le premier opus, sur une tenue de Chris, on retrouve la même référence.

Dans Resident Evil : Code Veronica, elle porte une autre veste, qui fait cette fois apparaître « Let me Live« , troisième chanson du dernier album de Queen.

3 – Jill-Sandwich

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Voilà le « meme » le plus connu à propos de Resident Evil, premier du nom. Lorsque Jill manque de se faire écraser par un plafond. Ce petit plaisantin de Barry rétorque qu’elle aurait pu finir en garniture pour un Jill-sandwich (« You were almost a Jill-sandwich ») … ah ah… Humour noir… En tout cas, un meme est né !

La réplique devient culte, virale, la scène est détournée et les hommages pleuvent… Dans le jeu DeadRising, on peut trouver un magasin qui se nomme Jill-Sandwich !

Capcom assume le meme, et dans Resident Evil Revelation 2, dans une situation analogue, c’est Claire Redfield qui lâche un « I was almost a Claire-sandwich« … Référence !

4 – Resident Evil 4 accouche de deux nouvelles licences

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Après Resident Evil 3, Capcom cherche des pistes pour son futur 4e épisode. Les développeurs commencent à concevoir plusieurs scénarii ! Deux nous intéressent particulièrement.

Dans le premier, le joueur incarne un inspecteur de Police nommé Dante, devant infiltrer un manoir infesté de démons, fantômes. Le jeu mise davantage sur l’action. Mais au bout d’un moment, l’équipe reconnaît que le jeu s’éloigne trop de la série. Il ne sera pas perdu pour autant, et sera recyclé pour devenir Devil May Cry, en 2001 sur PS2.

Parallèlement, les développeurs travaillent sur un « Resident Evil Sengoku ». Cette fois, le jeu nous entraîne dans le passé, au Japon, au temps des Samouraïs, aussi pour combattre des démons. Même remarque que pour le premier essai : pas assez « Resident Evil » ! Et comme pour le cas cité plus haut, tout n’est pas perdu, et ces recherches aboutiront à un certain « Onimusha« .

5 – Inspiration : pas celle que l’on croit

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Si vous posez la question autour de vous, dans 99% des cas, on va vous répondre que le jeu s’inspire de « La Nuit des Morts Vivants » de George Romero… Et bien, non ! Ou, pas exactement !

Resident Evil s’inspire d’un autre jeu vidéo, « Sweet Home » (Capcom, 1980), lui-même inspiré d’un film d’horreur japonais, « Suito Homu » (oui, c’est la même chose, ça veut aussi dire « Sweet Home »). Ceux qui connaissent noteront d’ailleurs de nombreuses similitudes entre les deux titres de Capcom, comme l’agencement du manoir, les phases de casse-tête ou encore la page d’accueil.

Maintenant, je vous le concède, le film « Sweet Home » s’inspire beaucoup de « La Nuit des Morts Vivants », de Romero. Donc, c’est presque ça, mais ce n’est pas pareil !

6 – Puisque l’on parle de Romero… Bein non en fait !

George Romero reste cependant associé à la saga : c’est à lui que Capcom fait appel pour réaliser la pub du second Resident Evil. On y reconnaît la patte du maître !

Fort logiquement, Capcom le sollicite pour réaliser l’adaptation au cinéma de sa série. Romero se penche sur le dossier, et rédige un scénario (avec un peu de persévérance, vous pourrez le trouver sur Internet). Mais Capcom juge que l’histoire s’éloigne trop de l’esprit de Resident Evil, et Romero est tout simplement viré comme un malpropre !

En même temps, Romero n’a pas non plus que ça à faire, puisqu’il travaille sur son quatrième film de zombies, « Land of the Dead ». Donc, tout le monde est content, sauf les fans, puisque c’est Paul Anderson qui hérite du bébé.

7 – Des fans du jeu au cinéma

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Restons le temps d’un paragraphe sur les versions cinéma de RE ! Dans les films, le rôle phare est interprété par Milla Jovovich… ça, vous le saviez déjà !

Mais peut-être ignoriez-vous que la belle est une fan inconditionnelle du jeu vidéo. Elle avoue avoir passé des heures, pour ne pas dire des journées entières, sur les premiers opus, avec son frère. Et avant même que ne naisse l’idée de porter le jeu au cinéma, elle rêvait de l’adapter pour le grand écran.

Le réalisateur de plusieurs opus (dont le premier), Paul Anderson, est lui aussi un fan de jeux vidéo. C’est d’ailleurs à lui que l’on doit un autre nanard : Mortal Kombat ! On aurait dû se méfier !

8 – Resident Evil en 3D

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C’était le rêve initial des développeurs : le tout premier Resident Evil devait au départ être un jeu faisant évoluer le joueur dans un univers 3D, à la première personne, afin de l’immerger dans un climat encore plus flippant, plus oppressant.

Hélas, les concepteurs ont vite réalisé que la PlayStation (la première) ne permettait pas de telles prouesses techniques. Du moins, pas à la hauteur du résultat escompté. Aussi ont-ils finalement opté pour des décors fixes constitués de photos. Avouez que le résultat n’est pas mal non plus !

9 – Lutte contre des fantômes

Initialement, les personnages de Resident Evil devaient affronter des fantômes, des spectres. Mais George Romero ayant ouvert, au cinéma, la porte aux zombies, devenus depuis un véritable phénomène de mode, les développeurs ont estimé que, par leur lenteur et leurs mouvements atypiques, ces zombies mettent encore plus la pression sur le joueur. C’est donc cette option qui a été retenue pour le jeu…

10 – L’incroyable Hunk

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Comme on a pu le voir, chaque épisode de Resident Evil débute toujours par des idées originales, qui sont au final recyclées, ou tout simplement abandonnées.

Ainsi, au départ, Resident Evil 2 devait vous permettre d’incarner un mercenaire d’Umbrella ayant survécu à une opération suicide dans le manoir. Comme vous vous en doutez, je vous parle ici de James Cooper, plus connu sous le nom de Hunk Death.

Finalement, Hunk ne sera pas le héros du jeu, mais aura son mode à lui, « the 4th survivor », un bonus en mode « speedrun ». Véritable star malgré lui, Hunk devient vite populaire et le mode bonus le mettant en scène devient un clin d’oeil dans plusieurs opus : après Resident Evil 2, il apparaît dans la scène d’intro de Resident Evil Outbreak, dans le mode « mercenaire » de Resident Evil Revelation, est jouable dans The Umbrella Chronicles, ou fait une brève apparition dans Operation Raccoon City.

11 – Exclu… pas exclu ? RE4, la « girouette »

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Au moment de sortir Resident Evil 4, Shinji Mikami en a marre de Sony, et songe à proposer le jeu en exclusivité à la concurrence. Il pense à Microsoft, qui commence à tirer son épingle du jeu avec sa Xbox. Mais face au long silence et au manque de réactivité des dirigeants de Microsoft, il claque la porte de l’entreprise américaine !

Allant ensuite frapper à la porte de Nintendo, beaucoup plus réceptif, l’entrevue débouche sur une sortie de Resident Evil 4 en exclusivité sur la GameCube !

Mais Sony refuse de laisser passer cette opportunité (et de laisser filer une telle licence au passage), et c’est avec un chèque comportant beaucoup de zéros que se négocie le portage, quelques années plus tard, de Resident Evil 4 sur PlayStation 2. Le jeu reste néanmoins moins joli que sur GameCube, et Nintendo se paiera le luxe, quelques mois après la sortie PS2, de ressortir RE4 sur la Wii.

12 – Vous voulez encore des projets avortés ?

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Je réalise qu’en rédigeant cet article, je ne suis aucune cohérence chronologique. En même temps, me direz-vous, la série elle-même voyage beaucoup dans le temps, donc vous ne serez pas trop dépaysés 😉

On a vu plus haut que les projets ne débouchent pas forcément sur les jeux définitifs. Et il existe deux versions dont j’aurais également pu vous parler dans ce contexte. Car Resident Evil 2 ne s’est pas fait du premier coup !

Capcom a, par exemple, envisagé un « Resident Evil Dash« , se déroulant trois ans après Resident Evil, racontant comment des plantes envahissaient la ville de Raccoon, faisant muter ses habitants. Mais ce projet n’était qu’un prétexte pour recycler le manoir en y ajoutant juste quelques toiles d’araignées… Une ficelle un peu grosse à vous faire avaler, les développeurs s’en rendent comptent et abandonnent le projet.

L’équipe de développement se tourne alors vers une vraie suite. Cette fois, on change le lieu, on change les mécaniques de gameplay, et on introduit deux nouveaux personnages, une femme et un homme : Eliza Walker (qui deviendra Claire Redfield) et Grant Blitman (qui deviendra Léon Kennedy).

Mais étrangement, l’équipe n’est pas séduite par ce projet, connu sur la toile sous le nom de Resident Evil 1.5, et décide de tout reprendre à zéro. Pour faire digérer aux fans le report du jeu, Capcom édite un Resident Evil Director’s Cut contenant la démo de Resident Evil 2, et se met au boulot pour finalement accoucher d’un vrai Resident Evil 2, avec Claire et Léon, et un tout nouveau cadre : le commissariat de Raccoon.

13 – Une manette qui tranche

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Si vous êtes collectionneur, peut-être possédez-vous cet objet ? La version Gamecube de Resident Evil 4 est en effet sortie en version collector, avec un pad quelque peu original : pas facile à manier, il n’empêche que cette tronçonneuse est du plus bel effet, posée à coté de la TV 😉

14 – Deux chiffres

Pour terminer ce dossier, je vous donnerai deux chiffres à retenir sur Resident Evil :

90. – C’est, en minutes, le temps mis par les meilleurs speed-runners pour terminer le premier volet du jeu.

21. – Ne vous y trompez pas : si Capcom s’apprête à sortir, en janvier 2017, le 7e épisode de Resident Evil, l’éditeur a publié à ce jour 21 jeux « Resident Evil », sur 17 machines, de la Nintendo 64 aux consoles actuelles.

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